Participants :
Pour
accompagner et donner un coup de main au portage : Patrick S. & Ulysse
(individuels) ; Alex L. Hugues P. Jean-Jacques A. Phil H. et Juna (Masc).
Pour
l’explo : David B. (Geckos) et Olivier S. (Masc).
Suite à une première tentative, en solitaire,
rapidement arrêtée dès la sortie du premier siphon sur manque de matériel et de
confiance, je restais convaincu que nous reviendrions rapidement en équipe voir
ce qu’il y a un peu plus loin. C’est finalement David B, éminent plongeur
vertacomicorien, qui se propose de m’accompagner en ce dimanche ensoleillé sous
ce petit bout de karst d’Ardèche méridionale. A près une rapide description
faite de ce que je connais et ai pu voir de la cavité, David me convainc qu’il
est plus prudent de prendre tout le matériel nécessaire pour équiper à neuf le
puits qui fait directement suite au S1 et qui remonte sur une bonne dizaine de
mètres. Nous décidons donc d’emmener avec nous un perfo, des amarrages et 20 ml
de corde en 8 mm .
Précieusement aidés par quelques camarades
Masciens (toujours à peu près les mêmes) nous garons les voitures au-dessus du
village de Rochecolombe en fin de matinée et atteignons l’entrée de la Baume Claire après 40 mn de
marche d’approche plutôt agréable.
Nous nous équipons et glissons par l’étroit boyau jusqu’à la vasque.
Je pars en premier pour reposer le fil que je n’avais
pas laissé en place la dernière fois. David me suit de près avec le matos prévu
pour l’équipement du puits.
Nous faisons surface très rapidement (23 ml de fil
déroulés). La dernière fois j’avais hésité à sortir de l’eau avec les blocs
n’ayant rien pour m’accrocher sur la corde en place, dont je ne connaissais
d’ailleurs ni l’âge exact ni la solidité résiduelle. David se montrera plus
entreprenant, il s’extirpe de l’eau et grimpe jusqu’à un petit palier 3 mètres plus haut sans se
poser plus de question que cela. Je le suis et me rends compte qu’effectivement
ça se grimpe assez facilement même avec les blocs sur le harnais (c’est juste
une histoire de confiance…). Heureusement qu’il ne faut pas trop tirer sur la
corde car en montant on se rendra compte qu’elle est bien abîmée en son milieu.
Par contre ce que j’avais ressenti également
la première fois se confirme brutalement : l’atmosphère est bien chargée
en CO2 et la petite grimpette me vaut un premier essoufflement bien
disproportionné eu égard à l’effort réellement fourni. David semble moins
sensible au gaz et s’affaire déjà à l’équipement du puits, avec certes plus ou
moins de dextérité (Aïe ! pas sur la tête, comme dirait l’autre ;-).
Peut-être juste de petites maladresses sans conséquence comme effet secondaire
du gaz ?...Pour ma part j’essaie, entre les projectiles, d’établir le
contact avec l’extérieur à l’aide d’un talkie que Jean-Jacques a conditionné
dans un tube étanche de sa fabrication ; malheureusement sans succès. Le
tube fonctionne bien, mais pas le talkie qui pourtant n’a pas pris l’eau :-/
Une fois l’équipement du puits en place, nous
allons voir le départ du deuxième siphon, mais le passage par l’inconfortable
boyau qui lui donne accès nous vaut une nouvelle crise d’hypercapnie, certes
modérée mais suffisante pour nous dissuader d’un nouvel aller retour pour
récupérer les blocs restés en bas du puits et plonger le deuxième siphon.
Nous
convenons avec un peu d’amertume qu’il est plus sage de ressortir et de revenir
une autre fois maintenant que l’équipement du puits est sûr ; ce qui en
soi reste déjà une bonne chose de faite.
Nous redescendons sur cet équipement tout neuf,
reprenons nos bouteilles et repassons le S1 pour enfin retrouver nos amis et une
atmosphère, si ce n’est vraiment pure, quasi exempte de gaz carbonique.
Paracétamol afin de dominer une céphalée naissante pour mon camarade qui
pourtant sous terre semblait moins affecté que moi qui préfère une bonne clope
faite main pour ralentir les effets d’une arrivée trop massive d’oxygène dans
mon organisme.
Un bilan mitigé pour cette sortie, l’objectif
de départ étant d’aller jusqu’au terminus connu (du moins décrit), mais mieux
vaut pécher par excès de prudence dans ces circonstances et nous avons tout le
temps pour y revenir (avec un oxymètre) et poursuivre alors derrière le S2…
Olivier.
(Patrick, Olivier avec la GOPRO donc avec un son pourri du au caisson étanche et Alex pour les photos et vidéos).
