dimanche 1 avril 2012

COMPTE RENDU DE LA DESOB DU 01 AVRIL 2012

Présents : Philippe, Alexandre et Hugues.

Philippe ayant trouvé un trou souffleur vers chez lui on est allé aujourd'hui y jeter un coup d'oeil. Avec Alexandre la nouvelle recrue du club en renfort on est parti voir de plus près si ça soufflait toujours autant. En effet dés qu'on met le nez devant on ressent un bon courant d'air froid sortant mais avec le vent violent qui soufflait on avait encore un petit doute et donc il fallait ouvrir pour voir la suite.

Avant de s'attaquer aux choses sérieuses on a passé la caméra à l'intérieur mais malheureusement on n'a pas pu voir bien loin malgré la rallonge qu'on a bricolé sur place. Il a bien fallu passer à la solution détonante pour ouvrir plus l'entrée.


Les premiers tirs n'ont pas donné grand chose et on s'est vite aperçu qu'on allait galérer pour passer. En fait on a une grosse couche de calcite collées sur de la terre et derrière ça un rocher très dur que les cartouches rouges ne font que chatouiller. A force de batailler avec le marteau et le burin on a réussi à décoller la calcite sur une petite longueur.






Au bout d'un moment on a pu se glisser dans la faille pour en retirer des pierres du sol, pour faire ça on a utilisé une technique très spéciale : je me suis allongé dans la pente et pour pas que je tombe au fond du trou Philippe et Alexandre me retenaient par les pieds. J'ai ainsi réussi à voir la suite, ça part sur au moins 5 ou 6 mètres à plat mais c'est toujours aussi étroit.

J'avais l'impression qu'on pouvait descendre et s’asseoir juste à la base de l'entrée, ainsi on pourrait retirer la terre et les cailloux du sol pour pouvoir continuer à avancer. Pour descendre il fallait encore élargir l'entrée et donc on s'est remis au travail. Avec ce gros courant d'air ce n'est pas facile de bosser car on prend toutes les poussières dans les yeux mais bon pour une fois qu'on a autant d'air on ne va pas se plaindre.

J'ai enfin pu descendre mais malheureusement ça ne s'élargit pas assez en bas pour qu'on puisse se poser et on se retrouve coincé debout, j'ai juste réussi à faire une photo de la suite.


On va devoir revenir avec des moyens bien plus détonant que les cartouches mais avant cela Philippe va revenir observer le courant d'air un jour où le mistral ne soufflera pas.

Hugues.

samedi 31 mars 2012

COMPTE RENDU DESOB A L'AVEN MICHÈLE DU 31 MARS 2012

Présents : Jean-Jacques, Silvère, Alexandre, Hugues puis Pierre JT.

On avait prévu une grosse journée de boulot à l'aven Michèle donc on est parti avec tous le matos : perfo, cartouches, groupe électrogène, transmissions, rallonge électrique ... mais la ventilation est restée à Montélimar. On a décidé de faire sans car pour un aller retour sur Montélimar il faut deux heures.
On voulait aussi tester notre nouveau système de transmission car quand la ventilation tourne c'est devenu impossible de communiquer entre le fond et la surface, surtout maintenant qu'on est à 30 mètres de profondeur. J'ai équipé le puits et Silvère a suivi, une fois au fond on a récupéré le fil que Jean-Jacques et Alexandre ont fait descendre à l'intérieur de la gaine de ventilation, ainsi on est sur de ne pas l’abîmer. On s'entend très bien par les interphones, ça va bien nous rendre service pour les prochaines sorties.

Silvère a profité d'être en bas pour visiter la petite salle sur le coté du puits, moi j'ai essayé et je me suis coincé donc je n'ai pas insisté, le passage du bas n'est pas grand et ça accroche bien avec les concrétions en choux fleur.

C'était l'heure de casser la croûte du coup on est remonté et pour la première fois à l'aven Michèle on a cherché l'ombre pour s'installer tellement il faisait beau. Le plus dur a été de se motiver pour redescendre et bosser un peu. N'ayant pas d'apport d'air on a préféré rester avant l'étroiture pour agrandir le passage. Ayant laissé l'interphone plus bas Silvère a du redescendre pour le récupérer puis il est remonté. Quand on le voit passer on se rend bien compte que l'agrandissement n'est pas inutile.



aven Michèle 31 mars 2012 1 par MASCDU26

Une fois tout seul j'ai attaqué les tirs pour élargir le passage mais avant ça on avait mis un "barrage" au dessus de l'étroiture pour éviter au maximum que des blocs tombent jusqu'au fond et bouche le puits. J'ai fait une vingtaine de tirs au total, Pierre est venu me rejoindre pour évacuer les pierres dans la petite alcôve sur le coté. Maintenant on descend sans pb jusqu'en bas, on passe de face et non plus allongé sur le coté, c'est quand même bien plus agréable.




aven Michèle 31 mars 2012 2 par MASCDU26

On n'a pas travaillé au fond mais au moins le passage est ouvert pour descendre jusqu'en bas, quand on sera plus nombreux on pourra se relayer plus facilement.

Hugues.

jeudi 29 mars 2012

DESOB A L'AVEN MICHELLE SAMEDI 31 MARS 2012


Pour une fois je ne mets pas une jolie photo pour illustrer l'article mais c'est une photo de l'objectif à vider samedi à l'aven Michèle. On en discutera plus sur place mais la tendance est plutôt à essayer de continuer à vider le puits qui est sous la coulée et à stocker les gravats dans la petite salle qui est sur le coté.

Départ à 10h00 du Quick ou 11h00 sur place. On amène le groupe électrogène pour assurer la ventilation jusqu'au fond.

Hugues.

mercredi 28 mars 2012

VOILA ENFIN LES VIDÉOS DE LA PLONGÉE AU GOUL DU PONT DU 23 MARS 2012

Je reconnais que je suis un peu têtu donc je n'ai pas lâché l'affaire avec les vidéos de la plongée d'Olivier au Goul du Pont de vendredi dernier. Elles sont un peu longues, la première partie fait presque 35 mn et la deuxième 4 mn 30. C'est intéressant de voir arriver le nuage de touille quand Olivier est en attente juste derrière l'ancien passage étroit.


La deuxième vidéo est moins nette car l'eau était rentrée dans le caisson et de la buée s'était formée devant l'objectif.


Hugues.



lundi 26 mars 2012

Le savoir faire de Jean-Jacques


Le week-end dernier c'était topo !!! Moi (Ludwig) j'ai eu l'immense chance de faire partie de l'équipe de jean-Jacques notre guide à tous. Pendant ce week-end, il a pu me transmette tout son savoir faire sur les subtilités de la topographie efficace. Je vous propose donc le résultat des notes et croquis pris par l'équipe des Topolocos du point D au fond de la cavité.
J'invite donc les deux autres équipes a faire de même.
Je suis impatient de voir le résultat de l'équipe des Toporep !!!

dimanche 25 mars 2012

COMPTE RENDU DU WEEKEND TOPO DU 24 ET 25 MARS 2012

Présents : Colette, Cathy, Yves, Jean-Jacques, Philippe, Pierre D., Olivier S., Coco, Nassim, Claude, Ludwig, Silvère et visite d'Amélie dimanche.

La première chose qu'on a fait en arrivant à St Remèze a été de s'installer dans le gite et d'essayer de le réchauffer en faisant rentrer le soleil car il y faisait un froid glacial. N'ayant pas de bois pour alimenter la cheminée on ne pouvait pas faire grand chose.



Voyant qu'il faisait bien meilleur dehors on a même pris l'option de sortir les bancs pour boire l'apéro et manger en s'installant directement sur la petite place devant le gite.
Avant de nous lancer sous terre Yves tenait à nous faire une présentation afin de nous donner les bases de la topographie. Il nous avait préparé un diaporama pour bien nous expliquer les différentes étapes et méthodes qu'on peut appliquer.

Avec ces informations théoriques il ne nous restait plus qu'à nous tester sous terre. Yves nous a réparti en trois groupes avec chacun un secteur bien défini à topographier. On a rejoint la grotte puis on s'est mis au boulot. Yves nous avait donné un petit challenge facultatif : repérer un dessin de chat et le placer sur la topo de la grotte. Ludwig n'a pas mis longtemps à le retrouver et il nous a fourni quelques explications sur sa présence dans la grotte.

Notre équipe était composée de Jean-Jacques pour nous conseiller, Coco, Nassim, Ludwig et moi, on avait pour mission de faire la topo de la galerie finale. Sur le terrain on fait uniquement les relevés et on commence à dessiner la grotte puis une fois à la maison ou là au gite on s'occupe du reste.






we topo 24 mars 2012 3 par MASCDU26

Comme on ne tenait pas à se geler encore au gite on a ramassé du bois sec sur le chemin du retour afin de se faire une bonne réserve pour tenir jusqu'à dimanche après midi.

Après un petit apéro on s'est mis à table pour se régaler avec un excellent couscous préparé par l'épouse de Coco, elle s'était gentiment levée à 5h00 du matin pour nous préparer tout ça.

Bien sur le couscous a été accompagné de spécialités liquides blanches ou rouges mais vraiment avec modération et après le repas on a mis les ordinateurs en route afin de faire les reports de données sur le logiciel Visual Topo. C'est le travail le plus fastidieux à faire mais on doit vraiment y prendre soin car la moindre erreur pour mettre en l'air une topo. Une fois tout rentré dans le programme on a pu découvrir le résultat en voyant apparaître les volumes de la grotte. Et c'est là qu'on a pu juger du travail de chacun, je ne vais pas m'étendre sur le sujet mais il y a eu quelques surprises qui ont amené des commentaires taquins.

Après une petite nuit de sommeil pour tout le monde (pas de bol on s'est choppé le changement d'heure), on est reparti dans la grotte avec pour certains un nouveau secteur à relever et pour d'autres le même secteur afin de ne pas rester sur un échec.



On a bossé pendant deux bonnes heures puis on est rentré au gite. Petit apéro puis il restait suffisamment de couscous pour que tout le monde puisse encore en profiter. Après ça les ordinateurs ont refait leur apparition et tout le monde s'est mis à rentrer les mesures afin de voir le résultat. A nouveau la même équipe a eu des résultats très étranges, à nouveau je ne citerai pas de nom, ça va rester en interne et de toute façon on se chargera de leur rappeler assez régulièrement ...

On a passé vraiment un super weekend, on ne prétend pas être des pros de la topo maintenant mais au moins on a les bases pour comprendre ce qu'il faut faire et donner un coup de main en cas de besoin. Il reste encore à savoir dessiner les topos pour les rendre lisibles et agréables, ça viendra avec l'expérience.

Un grand merci à Yves pour sa patience et sa pédagogie car il n'avait pas un groupe facile, à Colette et Jean-Jacques pour l'intendance, à Coco et surtout son épouse pour le couscous vraiment Royal.

Hugues.

samedi 24 mars 2012

COMPTE RENDU PLONGÉE A BSA DU 23 MARS 2012

Présents pour la plongée : Olivier S., JB et Jérémy
Présents pour les accompagner : Amélie, Claude et Hugues.

Nous revoilà au bord des vasques de Bourg St Andéol et une fois de plus le niveau d'eau est au plus bas, par contre grâce au super boulot de nettoyage fait la semaine dernière le coin est bien plus accueillant. JB est venu avec Jérémy, un collègue qui débute en plongée souterraine, donc l'objectif est raisonnable : juste un petit tour après le passage étroit et plus si tout va bien.



A nouveau Olivier est chargé de tourner des images de la plongée mais ce coup ci il a un éclairage plus approprié pour la vidéo, ça lui fait quand même un casque bien chargé entre les lampes et la caméra.

Avec le beau temps la mise à l'eau s'est faite tranquillement et pour Amélie, Claude et moi c'était bien agréable de rester dehors à les attendre.
Pour les gens qui connaissent le coin ça fait vraiment bizarre de voir le niveau d'eau aussi bas en plein mois de mars, on a actuellement l'équivalent d'un mois d’août. Le niveau bas va poser un souci pour la plongée, les sédiments ne sont pas vraiment déposés depuis le chantier de la semaine dernière, il aurait fallu une bonne crue pour bien nettoyer la vasque.


Olivier est parti en premier pour attendre Jérémy et JB au niveau de l'étroiture afin de filmer leurs passages. C'est toujours un peu impressionnant de les voir disparaître et aujourd'hui encore plus avec cette eau trouble.



Très vite on a vu des bulles remonter en surface et on s'est douté qu'il y avait un petit souci. Heureusement ce n'était pas grave, un pb d'oreille qui n'a pas voulu se déboucher a contraint Jérémy a abandonner la plongée après un deuxième essai et c'est un peu dégoutté qu'il a regardé JB repartir rejoindre Olivier.


La plongée a duré une vingtaine de minutes, la visibilité était vraiment très mauvaise au départ puis après ça s'arrangeait bien. Olivier a ressorti son bambou, la dernière fois il l'avait déjà promené un moment.


Quand Olivier est sorti de l'eau j'ai vu de suite que l'objectif de la Gopro était plein d'humidité ce qui n'était pas bon signe. Elle fonctionnait toujours alors je l'ai vite arrêtée pour éviter les cours-jus. Après avoir ouvert le caisson en principe étanche j'ai vu en effet un peu de l'eau dedans mais vraiment rien à voir avec le bain de la dernière fois, ça ne semble pas être rentré dans la caméra mais s'être juste mis entre la caméra et le caisson. Pour assurer le coup je l'ai vite ouverte et j'ai retiré l'accu, je vais laisser tout ça à l'air quelques jours avant de faire un essai.
J'ai visionné la vidéo tournée par Olivier, en effet c'est impressionnant le peu de visibilité qu'il y avait au départ. Il va falloir attendre un peu pour que la vidéo soit mise en ligne sur le blog car je dois la travailler pour l'adapter à Dailymotion et avec le weekend studieux qui nous attend je ne vais pas m'en occuper avant lundi.

Hugues.

jeudi 22 mars 2012

PLONGÉE A BOURG ST ANDEOL VENDREDI 23 MARS 2012

Vendredi après midi Olivier plonge à Bourg St Andéol avec JB, je vais les accompagner pour leur donner un coup de main et surveiller les affaires et les voitures pendant qu'ils seront sous l'eau. Olivier va reprendre la caméra Gopro, on devrait à nouveau avoir des images sympas de leur plongée.

Départ à 14h00 du Quick ou RDV sur place vers 14h30.

Hugues.

mardi 20 mars 2012

FROCHET : NOUVEL EPISODE VENDREDI 16 MARS 2012

Participants : David B. (Geckos), JB.C. (Geckos) et Olivier S. pour le MASC

A l’initiative de David B. nous nous retrouvons une nouvelle fois au QG de Saint Jean en Royans en début de matinée pour une nouvelle sortie au Frochet. Je fais la connaissance de JB qui est avec nous aujourd’hui. Comme il n’y a que David qui a des blocs à monter nous sommes vite rendus à l’entrée de la grotte. Et nous voilà reparti, franchissement du S1, crapahut jusqu’au S3, gros débit, ça pousse un peu dans les ressauts. Devant le S3 je récupère mes 3 litres qui sont restés là depuis un petit moment. David me confie un bloc de 7 litres que je dois convoyer dans le S3. Au lieu de prendre le temps d’accrocher convenablement le bloc sur moi, je décide de le tenir à la main. Mauvais choix, je galère un peu dans les passages étroits (c’est-à-dire assez souvent), résultat je surconsomme un peu (beaucoup), et comme il n’y avait déjà plus énormément d’air dans mes blocs ça devient un peu limite. David reprend donc le bloc pour passer le S4. Mais ça n’est que provisoire parce pour la partie exondée, mais guère plus haute de plafond, je récupère mon fardeau. Cette fois je l’attache en « bandoulière » et finalement cela s’avère beaucoup moins pénible que je l’imaginais au départ.



C’est au bout de deux heures de progression que nous arrivons tous les trois au-dessus du S5 de la boussole. David s’équipe rapidement, bi 7 « bien » gonflé et relais EAN 40%. Cette fois il ne semble avoir oublié aucun des ustensiles qui lui sont indispensables, et hop il disparait joyeusement dans la vasque. Objectif dérouler le plus de fil possible au-delà du dernier terminus et pourquoi pas faire la jonction avec le S5 du Cavalier seul qui sur la topo ( ?) ne serait pas très loin…


Pendant ce temps avec JB nous préférons patienter à proximité de la vasque plutôt que d’aller balader dans les puits et grandes salles qui sont juste au-dessus de nos têtes. Nous avons bien fait car David ressort au bout de 42 mn d’immersion. Il a rajouté 35 m de fil, et malgré un nouveau souci technique avec le mano de son relais qui écourtera un peu sa progression, il refait un levé topo détaillé sur le retour.

Nous prenons le chemin du retour et sortons sans encombre vers 17h00. Avec toujours autant de plaisir à franchir le S3 qui nous offre un joli spectacle et un bon moment de répit car les parties exondées restent toujours aussi fastidieuses.

Retour au QG pour débriefer la journée autour d’un verre. Conclusion : plus ça va et plus il faut mener d’air, conditionné dans des emballages de plus en plus pesants et encombrants…Il apparait qu’il serait peut-être plus judicieux d’avancer par étape les prochaines fois. D’abord apporter les blocs (les candidats sont priés de se faire enregistrer au guichet ; leur dossier sera traité au fur et mesure des demandes) pour permettre au plongeur de pointe de ne revenir que pour cela, frais et dispo avec de l’air en veux-tu en voilà. Bon sinon « Echange Bi 10 contre Joki… »


Bon voilà, bilan de la journée est relativement maigre. Mais comme dit l’autre ; « c’est toujours ça de pris. ».

TPST : 6 H

Olivier S.


PICT0010 par MASCDU26



DESOB AU GOUL DU PONT LES 17 ET 18 MARS 2012

Présent pour le MASC : Olivier S.

Ce WE à l'initiative de la CRPS (Commission Régionale de Plongée Souterraine) RABA (Rhône Alpes Bourgogne Auvergne) de la FFESSM (Fédération Française d'Etudes et de Sports Sous Marins) était organisé un chantier de désobstruction de l'étroiture d'entrée du Goul du Pont à Bourg Saint Andéol. En effet la vasque de cette résurgence, située en plein centre ville, a été autrefois partiellement comblée à l'aide de galets et gravois de construction divers pour semble t'il en interdire l'accès au plongeur. Depuis le passage a été rouvert et plusieurs chantiers de désobstruction ont déjà été entrepris (Yves B a déjà donné ;-). Nonobstant, la quantité de matériaux est telle qu'ils ont une fâcheuse tendance à redescendre et restreindre le passage qui n'est pas toujours facile selon la configuration, notamment pour les adeptes du recycleur. De surcroit, ce site constituant également un lieu phare pour l'initiation à l'activité, il est préférable que l'étroiture ne soit pas trop sévère pour les néophytes. Reste également qu'une fermeture plus ou moins intempestive est toujours à craindre, et mieux vaut être du bon côté à ce moment là...

Donc sous la haute autorité de Claude B. président de la CRPS, et opérateur sur treuil électrique hors paire, les équipes se sont gentiment mises en place. Le niveau d'eau relativement bas dans la vasque compliquait encore un peu plus les manips, et alors que l'importance de l'effectif pouvait laisser craindre des problèmes d'organisation et de logistique, c'est assez spontanément que le chantier s'est mis à tourner, et avec une redoutable efficacité les équipes se sont relayées et les poubelles de 100 litres à moitié pleines de cailloux se sont mises à sortir à bon rythme de la vasque (pas moins de 67 rien que pour la journée de samedi, soit 67 x 50/1000 = près de 3,5 m3 !).


(photo Michel Conte)

Deux plongeurs étaient à poste dans la vasque et quelques paires de bras solides à son bord pour tirer les poubelles jusque sous la potence. Les galets sont ensuite rejetés directement dans le ruisseau et les déchets, triés, mis dans des poubelles, spécialement apportées pour cet usage.

Pour ma part j'ai tiré quelques poubelles une partie de la matinée et j'ai plongé une bonne heure en début d'après-midi. Dans l'eau, le remplissage de la poubelle se fait essentiellement au toucher. On devine à peine le fond et dès que l'on remue un peu les cailloux la visibilité devient complètement nulle. Dès que l'on estime que la poubelle est suffisamment remplie, on gonfle le parachute de relevage, deux coups secs sur la corde et on reste bien accroché à la poubelle pendant que les copains la hisse hors de l'eau. C’est d'abord pour accompagner la remontée et éviter un renversement accidentel du chargement avant qu'il n'ait rejoint la surface, mais aussi pour ne pas se perdre et se retrouver tout seul dans la touille. L'un d'entre nous en fait l'expérience le matin et semblait avoir assez mal vécu l'évènement :-0

Je ne pouvais malheureusement être avec eux le dimanche, mais les averses du matin n'ont pas su décourager les copains qui ont continué de trimer toute la matinée. Je ne sais pas, vu les conditions météo, combien de poubelles supplémentaires ils ont encore sorti, mais voilà le résultat final :

(photo Michel Conte)

Reste plus qu'à aller constater de visu ce que ça donne au fond. Les prochaines crues (attendues !) finiront le travail.

Olivier S.

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