Ce WE à l'initiative de la CRPS (Commission Régionale de Plongée Souterraine) RABA (Rhône Alpes Bourgogne Auvergne) de la FFESSM (Fédération Française d'Etudes et de Sports Sous Marins) était organisé un chantier de désobstruction de l'étroiture d'entrée du Goul du Pont à Bourg Saint Andéol. En effet la vasque de cette résurgence, située en plein centre ville, a été autrefois partiellement comblée à l'aide de galets et gravois de construction divers pour semble t'il en interdire l'accès au plongeur. Depuis le passage a été rouvert et plusieurs chantiers de désobstruction ont déjà été entrepris (Yves B a déjà donné ;-). Nonobstant, la quantité de matériaux est telle qu'ils ont une fâcheuse tendance à redescendre et restreindre le passage qui n'est pas toujours facile selon la configuration, notamment pour les adeptes du recycleur. De surcroit, ce site constituant également un lieu phare pour l'initiation à l'activité, il est préférable que l'étroiture ne soit pas trop sévère pour les néophytes. Reste également qu'une fermeture plus ou moins intempestive est toujours à craindre, et mieux vaut être du bon côté à ce moment là...
Donc sous la haute autorité de Claude B. président de la CRPS, et opérateur sur treuil électrique hors paire, les équipes se sont gentiment mises en place. Le niveau d'eau relativement bas dans la vasque compliquait encore un peu plus les manips, et alors que l'importance de l'effectif pouvait laisser craindre des problèmes d'organisation et de logistique, c'est assez spontanément que le chantier s'est mis à tourner, et avec une redoutable efficacité les équipes se sont relayées et les poubelles de
Deux plongeurs étaient à poste dans la vasque et quelques paires de bras solides à son bord pour tirer les poubelles jusque sous la potence. Les galets sont ensuite rejetés directement dans le ruisseau et les déchets, triés, mis dans des poubelles, spécialement apportées pour cet usage.
Pour ma part j'ai tiré quelques poubelles une partie de la matinée et j'ai plongé une bonne heure en début d'après-midi. Dans l'eau, le remplissage de la poubelle se fait essentiellement au toucher. On devine à peine le fond et dès que l'on remue un peu les cailloux la visibilité devient complètement nulle. Dès que l'on estime que la poubelle est suffisamment remplie, on gonfle le parachute de relevage, deux coups secs sur la corde et on reste bien accroché à la poubelle pendant que les copains la hisse hors de l'eau. C’est d'abord pour accompagner la remontée et éviter un renversement accidentel du chargement avant qu'il n'ait rejoint la surface, mais aussi pour ne pas se perdre et se retrouver tout seul dans la touille. L'un d'entre nous en fait l'expérience le matin et semblait avoir assez mal vécu l'évènement :-0
Je ne pouvais malheureusement être avec eux le dimanche, mais les averses du matin n'ont pas su décourager les copains qui ont continué de trimer toute la matinée. Je ne sais pas, vu les conditions météo, combien de poubelles supplémentaires ils ont encore sorti, mais voilà le résultat final :
Reste plus qu'à aller constater de visu ce que ça donne au fond. Les prochaines crues (attendues !) finiront le travail.

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