Présents : Jean-Jacques et Hugues puis René.
Quand on file sur les chantiers ardéchois on passe toujours par les résurgences de Bourg St Andéol pour voir combien on y trouve de plongeurs dans les deux gouls et comme pratiquement à chaque visite on y a trouvé du monde. Bon ce coup ci à cause du niveau d'eau personne ne plongeait mais on on y est resté quand même un bon moment pour discuter avec des connaissances à Jean-Jacques bien sympathiques. Les plongeurs ne sont pas tous des gens qui ne parlent avec les spéléos de base uniquement quand ils ont besoin qu'on leur porte leur matériel (on n'a pas ce phénomène au club et heureusement !) mais comme on en rencontre régulièrement sur ce site de plongée maintenant je me méfie.
Une fois sur place on a installé la chèvre ramenée la semaine passée par Jean-Jacques et René et on a fait les essais de remontées de bidon.
Etant que tous les deux on n'a pas pris l'option de remonter des seaux de terre mais plutôt d'élargir le passage. Au départ on envisageait d'ouvrir la faille du coté où le courant d'air est le plus évident mais devant l'ampleur du boulot j'ai préféré choisir la facilité et donc d'attaquer de l'autre coté où un courant d'air est aussi présent mais moins virulent. Pour cela il fallait éliminer un gros bombé qui empêche de passer.
Ayant descendu un thermomètre j'ai pu mesurer la température au dessus de la faille soufflante, ça s'est stabilisé assez rapidement sur 11 degrés alors qu'à l'extérieur on avait juste 4,7 degrés.
Avant de manger on s'est donc occupé du bombé mais sans grand résultat, on a surtout profité des fumées pour se rendre compte du gros courant d'air sortant.
Pendant qu'on cassait la croûte on a entendu des chiens de chasse et des chasseurs qui se rapprochaient de plus en plus, étant dans un espace dégagé on ne risquait pas trop mais bon ...
finalement au moment où René venait nous rejoindre on a vu aussi arriver une meute de 6 chiens de chasse. Il y en a un qui était plus intéressé par nos restes de nourritures que par la piste des sangliers.
Je suis redescendu au fond et là je me suis rendu compte que rien n'avait bougé sur les parois du coup j'ai fait descendre le kit avec les cartouches et avec 5 tirs j'ai ouvert le passage, le calcaire compact réagit bien c'est agréable.
Le bombé supprimé j'ai pu descendre de deux mètres environ au dessus de la suite mais en bas je ne pouvais pas regarder à moins de m'y mettre tête en avant chose que je n'ai pas osé faire de peur de ne pas arriver à me relever. Etant seul au fond je n'ai pas voulu prendre le risque de mal le vivre, René a bien tenté de me rejoindre mais étant plus grand que moi il n'a pas réussi à se plier pour descendre par l'échelle, il coince au départ du trou.
En supprimant une ou deux bosses on devrait pouvoir y voir plus clair, j'ai fait ce qu'il fallait avant de partir pour la prochaine fois. J'ai l'impression que ça continue à plat en méandre, c'est plein de terre, peut être du remplissage arrivé de l'extérieur avec la pluie. A voir si c'est intéressant de continuer de là ou si c'est plus judicieux de rester du coté de la faille où le courant d'air est vraiment plus important. Si on reste un peu de ce coté on doit pouvoir ouvrir directement en surface pour se mettre à l’aplomb du trou car une cheminée remonte presque jusqu'au plafond.
En ressortant du petit méandre je me suis aperçu que je n'étais pas tout seul, un beau scorpion promenait juste là où je m'appuyai pour bosser.
La prochaine fois il va falloir ouvrir un peu plus l'entrée pour que tout le mode puisse descendre au fond. Il y a une lame qui dépasse à faire tomber et peut être le bombé en face à réduire aussi. Il faut penser à prendre une grosse barre à mine.
Hugues.



