Fin 2013, nous étions montés avec Christine sur le plateau
des Coulmes pour donner un coup de main à Pierrot Garcin (ancien GSV, Furets
Jaunes de Seyssins, etc) pour le démontage de leur monumentale désobstruction
au Clos de la Bosse, un départ de puits avec courant d’air sur le flanc d’une
de ces monstrueuses dolines qui défonce le plateau. Objectif : rejoindre
les amonts du réseau de Gournier (pourquoi pas ? il y en a bien qui
essayent de rejoindre les amonts de St-Marcel J. Cela permettrait de
poursuivre les explos et de faire une traversée de près de 800 m de dénivelé.
A l’énoncé des participants, les connaisseurs auront reconnu
des pointures (une fois passé le premier nom) qui tous ont peu ou prou sévi
dans Gournier. Le chantier est le deuxième sur le plateau pour cette équipe.
Précédemment, ils ont vidé le scialet du Garidon sur plus de 40 m (en dénivelé !)
mais sans tomber sur une suite.
En arrivant sur le camp de base, on sent tout de suite que l’équipe
est rodée : abri spacieux, sièges, barbecue, réserve de bois, tire-bouchon,…
Le chantier est impressionnant : grue avec moteur
électrique, boisages, coffrage en glissière de sécurité,… Le tas de déblais est
éloquent
En 2013, une première « fosse » a été creusée le
long de la paroi de droite et avait donné accès à une galerie en laminoir avec
quelques concrétions mais sans suite évidente.
En pistant le courant d’air qui sort à travers l’éboulis,
cette année le choix s’est porté sur l’autre paroi et déjà la nouvelle fosse
est bien avancée. La trace claire sur les parois donne une idée du volume qui a
été sorti.
Une vue de la plate-forme « sommitale » avec la
grue (ancrée sur son bloc de béton). Au premier-plan, attentif et soucieux,
Pierrot Garcin, en stand by après s’être mis un méchant coup de masse sur le
pied (une fracture tout de même !).
La journée a été consacrée à sécuriser la fosse à renfort de
glissière. Un long travail de mécanicien qui a donné lieu à des discussions
techniques animées comme on peut le voir.
Une fois tout en place, nous avons encore eu le temps de
descendre de près de 80 cm, toujours dans un éboulis mélangé à de la terre
végétale et de l’argile. Bref, on ressort de là bien tartiné.
Retour en fin de cette journée ensoleillée, tout en faisant
quelques clichés des diverses orchidées présentes le long du chemin.
Yves B.







