lundi 27 avril 2026

Compte rendu de la 88ème séance à l’aven de la Poule Rousse du samedi 28 mars 2026

L’équipe du jour : Claire et Gilles, Janine et Pierrot, Sylvane et Baba, Marcel, Thierry, Victor, Ghislaine et Gérard.

La veille, Thierry (sans Sylvie qui avait peur d’avoir froid), Ghislaine et Gérard se retrouve pour dormir sur place. C’est vrai qu’il y a beaucoup de vent, et malgré le ciel dégagé, il fait froid.

Ce samedi, il fait encore froid et le vent, même moins fort que la veille, est toujours là.

Les premiers arrivent vers 9 h.

Nous serons 4 pour descendre au fond, Victor, le jeune venu nous aider, est de ceux-là. IL y a aussi Marcel, Thierry et Gérard.

Les femmes investissent le fourgon, pendant que Pierrot, Gilles et Baba, restent près du généphone pour les appels venant du fond.

Dans l’aven, à -20 m, le tir de la dernière fois a fait de la gravette et n’a pas bouché le passage pour descendre plus bas.

L’équipe arrive au fond sans constater la présence de CO2 ! Ce qui en Ardèche, est très rare, surtout à cette profondeur (presque - 100m) !

Nous avons descendu le burineur SDS Max, un nouveau perforateur acheté par le MASC et un tube IRL de 2 m.

Marcel s’engage dans le méandre, pour voir le résultat du tir (24 février). Une grosse lame est tombée au milieu du méandre, elle fait 1 m de long sur 70 cm de hauteur. Il va falloir la dégager.

Thierry est sur le tas des gravats sortis, Victor et moi sommes dans le méandre pour tirer les bacs.

Victor fait la majeure partie des navettes (sans genouillère!), le bac est juste rempli qu’il est déjà revenu au bout des 30 m de méandre pour ramener le bac vide.

D’ailleurs, il y a un bac qui est percé par l’usure, il faudra le changer. Jean-Jacques est notre fournisseur pour ce matériel (pour d’autres aussi), il faudra lui dire pour la prochaine fois.

Une vingtaine de bac sortie, nous amenons le burineur sur le front de taille.

Marcel a cassé la lame qui était au milieu avec la massette, mais il faut la finir avec cet instrument. Encore 5 bacs de sortis.

Mais ce que nous voyons, après ce nettoyage, n’est pas très encourageant : certes le méandre est plus haut qu’à son début, le tir nous a fait gagné 1 m, et nous voyons sur 2 m dans la partie haute, mais pour la première fois il n’y a pas de virage au fond, juste une coulée de calcite qui obstrue le conduit : dimension du conduit : 35 cm de haut et 25 de large. Au bas de cette partie haute (je me comprends!) : de la glaise. Son épaisseur fait 40 cm d’épaisseur . Sa partie inférieure est arrêtée par un plancher stalagmitique d’une couche de 2 cm. Dessous c’est très propre, mais les dimensions sont encore plus réduite : 15 cm de large pour 25 cm de haut et au milieu coule une pissarelle (non, non pas une rivière!). Contrairement à ce que nous supputions, lors de la dernière séance, il n’y a pas de pente plus prononcée du fond du méandre, nous retrouvons un petit écoulement qui s’enfonce légèrement.

Nous nous retrouvons à la base du dernier puits. Il est 12 h 30, Marcel repart au fond avec le tube IRL et son matos camera. Je le rejoins. Cette dernière est enfilée dans le tube et poussé dans le fond au plafond.

Sa connexion avec le portable, qui fournit les images et l’enregistrement, est problématique. Il lui faut plusieurs minute pour arriver à voir quelques choses : il semble que le bas de la coulée qui obstrue le méandre, se transforme en concrétion et laisse voir du noir derrière.

Nous retournons au début du méandre pour le casse croûte. Il y a tellement de gravats maintenant sur plus de 3 m de haut, que nous sommes obligés de manger debout. Thierry et Victor avait commencé avant.

Nous sommes un peu dépité par ce que nous avons vu, mais nous décidons, tous les 4, d’agrandir jusqu’à cette coulée.

Marcel remonte en surface, il a froid. Je vais au fond pour percer. Pendant que je perce, Thierry, derrière moi, joue à massette burin. Il dégage 2 bacs de gravât qui ramène au bout du méandre.

C’est au tour de Victor de remonter en surface, nous apprendrons plus tard, qu’en haut du P9, au lieu de s’enfiler dans le ressaut pour sortir, il a pris la corde qui remonte dans la cheminée de 30 m !

Terminus, il lui a fallu redescendre pour continuer…….à monter !

J’ai fait 6 trous de 10 X 600 et au bas du puits, je fais partir les charges.

Thierry commence à monter. Il remonte un bac hors d’usage en surface.

Je sors le dernier à 15 h 15.

En surface le ciel est couvert, mais il y a eu un peu de soleil, suffisamment pour manger dehors pour l’équipe de lapiaz.

Une discussion s’engage, car nous n’avons plus de paille. Les tubes plastiques , qui servent de réceptacle à nos charges, sont maintenant introuvables.

Donc nous sommes incapables de trouver une date pour la prochaine sortie, qui dépendra de quand nous aurons trouvé des pailles.

Personne ne reste sur place, Thierry rentre chez lui à Varces. Il est venu pour 24 h et 5 h de trajet aller retour ! Victor compte revenir et trouver d’autres personnes pour nous aider : une bonne recrue, merci à lui.

Gérard DURAND

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