Retour à la Poule Rousse où nous ne sommes plus venus depuis 3 mois ! Les grandes chaleurs sont terminées et le risque de foutre le feu à la garrigue avec le groupe électrogène aussi.
Nous avions réfléchi à ce que nous allions faire dans cet aven. Pour le fond, il faut être 4 personnes au minimum. Or nous avons de plus en plus de mal à être 4 disponibles au même moment.
Nous avons pensé que le puits de 10 m étroit était un frein pour avoir de nouveaux volontaires pour le fond. De même, l’escalade d’un puits remontant vers -65 m n’a pas encore été faite.
Donc le but de ces 2 séances est d’agrandir le puits de 10 m et de faire cette escalade.
Le dimanche 14, à midi, arrivent Marcel, Gaby et Jacky, Sylvie et Thierry, Ghislaine et Gérard.
Il fait lourd et orageux.
Je devais descendre au fond pour récupérer le perfo, mais comme nous sommes 3 de l’équipe du fond (Marcel, Thierry et Gérard), nous descendons au terminus pour dégager les restes du tir de la dernière sortie. Il y a un bon courant d’air descendant du puits et dans le méandre ça aspire.
Nous sortons 15 bacs du fond pour l’entasser en bas du dernier puits. Le tas fait 3 m de haut et bientôt, il va falloir étayer. Tous les tirs n’ont pas marché, le mélange d’allumeurs différents en est probablement la cause. Des grosses lames sont décollées mais encore en place. Le méandre tourne à gauche, puis nous voyons sur 3 m et un nouveau virage à droite se devine.
Nous installons le burineur, mais dés qu’il démarre, une forte odeur de brûlé se fait sentir. Nous le débranchons rapidement. Il a dû prendre l’humidité.
Nous remontons en surface avec le perfo et le burineur. TPST 3 h.
Dehors une bonne surprise, il y a Janine et Pierrot qui nous ont rejoint, ainsi que Marie Claude et Jean Pierre François . Des copains de Choranche chez qui nous avons fait de nombreux méchouis.
Ils sont venus à la Poule Rousse en camping car et Janine et Pierrot ont réservé une chambre à Bidon.
Nous faisons une grande tablée pour commencer un apéro dînatoire, nous sommes rejoins par Sylvane et Baba. Vers 21 h 30, la nuit venue, c’est l’heure du gros dodo. Sur place il y a deux fourgons, un van, un camping car et une voiture occupées pour la nuit.
Le lundi 15 septembre, grand soleil et grosse chaleur annoncée. Il nous faut attendre l’arrivée de Jean Jacques, car c’est lui qui a la corde d’escalade. Janine et Pierrot arrivent, suivis de Sylvane et Baba. Jean Jacques est le dernier un peu avant 10 h.
Thierry et Marcel s’équipent pour l’escalade et partent vers 10 h 15.
Mois je pars à 10 h 45 pour faire péter dans le puits de 10 m.
Je vire la ventilation, la ligne téléphonique et la rallonge électrique du puits. Je perce 3 trous étagés. Et je remonte en surface vers 12 h 45.
Pendant ce temps Thierry fait l’escalade, assuré par Marcel. Il plante en tout 5 goujons et 11 pulses. Dessous Marcel reçoit 3 pierres sur la tête mais sans dommage.
Il arrive sur un pallier, 24 m plus haut et ensuite 4 m bien concrétionnés, qui se rétrécissent en méandre amont quasiment fermé par la calcite (10 cm de large sur 50 de haut). Pas de résonance, très peu de courant d’air. Ils entendaient la perfo que j’utilisais plus haut. Il faudra mettre un coup de boussole pour voir si elle se dirige vers le sommet du P22m.
Cette escalade est très propre et une roche bien claire.
Ils ressortent verts 14 h 30. Je me ré-équipe pour mettre les charges et enlever les cordes du p 10.
En bas de ce puits, je mets le grillage sur la suite du trou pour éviter que les blocs du tir descendent plus bas.
Je remonte pour mettre les 3 charges, puis enlève la corde et les amarrages.
Je sors du trou à 16 h 30. Pierrot fait partir les charges de la surface.
Nous discutons et rangeons le matériel et nous quittons les lieus vers 17 h15.
Nous prévoyons de revenir samedi prochain (le 20 septembre).
Gérard

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