Inquiétude pour cette sortie, le temps n’est pas sûr. Chaque participant a sa météo, ça va de pluie le matin à pas de pluie du tout, de pluie toute la journée à orage l’après-midi.
Finalement ce matin il n’y a pas de pluie,
aussi nous nous contactons pour nous retrouver à l’aven de la Poule Rousse.
Il y a Marcel, Dorian, Jean-Jacques, Janine
et Pierrot, et Ghislaine et Gérard. Les arrivées s’échelonnent de 9 h à 10 h
30. Quelques gouttes de pluie commencent à tomber.
Marcel et Gérard descendent voir le résultat
du tir de la séance précédente, c’est un peu moins humide que la dernière fois.
La coulée qui nous empêchait d’accéder au puits suivant a disparu.
Marcel installe 2 goujons pour descendre,
pendant que Gérard purge les abords du puits. Ils sont rejoints par Dorian qui
purge aussi plus haut.
Marcel attaque la descente de ce puits en
première, il pose un fractio à -7 m et continu jusqu’au fond. Gérard le
rejoint. C’est un fond plat de 3 m X1,5m, encombré de gravette due aux tirs
plus haut.
Le puits est estimé entre 20 et 25 m de
profondeur. Il est très corrodé et compacte, pas de départ dans ses parois.
Le seul passage visible est un départ au ras
du sol mais très étroit (15cm) qui se poursuit en méandre, un petit dôme de
calcite empêche de voir plus loin. Par contre il y a de l’écho et un bon
courant d’air. Mais il y a du boulot !
Dorian qui voulait descendre, se retrouve
dans l’obligation d’aider Pierrot qui s’est coincé dans le puits étroit à la
descente. Il lui faudra 1/4 d’heure pour se tirer de ce mauvais pas.
Le constat est là, il va falloir reprendre
les tirs pour espérer passer plus loin et plus bas.
Sans oublier de voir s’il n’y a pas un puits
parallèle en dessous du puits étroit et d’essayer de passer dans le conduit
horizontal d’où sort aussi un courant d’air.
Cela veut dire rallonger la ligne électrique
et la ligne de tir et descendre le matos au fond.
Pour cela il faut mettre aux normes le puits
étroit, le passage qui conduit au dernier puits et mettre des U dans certains
endroits.
L’équipe remonte en surface, il pleut. TPST 2
h, nous profitons d’une légère accalmie pour manger.
Gérard S devait nous rejoindre dans l’après-midi,
et la pluie reprenant plus fort, nous quittons notre garrigue, nous le
retrouvons à l’entrée touristique de la grotte de St Marcel où nous faisons
connaissance de la nouvelle directrice qui désirait rencontrer notre président
Jean-Jacques.
Nous restons un bon moment dans le hall à
discuter, puis nous regagnons nos pénates respectives.
Gérard
SORTIE DU LUNDI 27 MAI 2024 (33 ième)
DESTINATION : AVEN DE LA POULE ROUSSE PLATEAU DE BIDON
BUT : CONTINUER LA « PREMIERE » EN COURS AU FOND DU TROU
PARTICIPANTS : GERARD ET GHISLAINE. DORIAN. MARCEL. JEAN-JACQUES. PIERROT ET JANINE
METEO : DEPLORABLE. PLUIE EN CONTINU MAIS DOUCEUR
Nous partons de La Voulte vers 9H sachant que le temps n’est pas merveilleux, la météo n’étant pas du tout la même que celle annoncée par Gégé, Janine n’avait pas de pluie sur la sienne et pourtant ! Nous l’avons eu juste en arrivant sur la route de Bidon. Au parking à 10 H nous abordons le gouffre où sont déjà garés nos amis, seules Ghislaine et Jean-Jacques nous attendent sous leurs parapluies, le ciel est gris et ce n’est pour l’instant que du crachin qui mouille. Nos camarades sont rentrés sous terre vers 9 H. Je m’équipe sous le haillon de ma voiture et rejoins vite mes potes, la roche n’est pas trop humide, il y a du zef. Je descends sans matériel particulier car je sais que l’équipe de pointe doit tout avoir avec elle ? J’arrive rapidement au-dessus du puits qui nous a tant fait de soucis et commence la descente. J’ai prévu de descendre avec mon système de remontée sur corde inventé par mon ami J.L Rocourt, une invention extraordinaire pour soulager les vieux mais pas forcément bonne pour passer des étroitures verticales comme celle à laquelle je m’attends ? Ayant mis mon descendeur sur longe courte j’attaque la descente. (C’est un puits comme un œsophage) Arrivé au passage le plus étroit, là où l’équipe précédente avait fait le forcing à la 32 ième sortie je m’enquille dans le resserrement mais une protubérance rocheuse m’interdit le franchissement, je tente plusieurs essais tous aussi infructueux avec mon bloqueur de poitrine, les bretelles de mon baudrier s’accrochant aussi dans les béquets je n’ose pas forcer, du reste je souffre aussi pour changer mon système dans un espace aussi restreint, pédale de pied inaccessible et grosse difficulté pour remonter en se hissant tant bien que mal. (Personne au-dessus de moi, c’est un coup à mourir sur la corde) Il est évidant qu’il va falloir élargir encore ce passage, techniquement difficile à passer et brut de coffrage ! Dessous moi Dorian s’inquiète pour mon énervement quand j’appelle ma mère (pour la troisième fois de ma vie) très excité, éprouvé par ce refus j’arrive enfin à retrouver une position plus confortable. Je pense que je ne serai pas le seul ici à en baver ! (mes potes handicapés comme moi par des blessures aux épaules et un peu forts en chair). En colère je remonte à l’étage en- dessus et reprends mes esprits. Dorian remontera après moi en filmant en vidéo pendant que Gégé et Marcel descendent le prochain puits vierge, d’une bonne quinzaine de mètres. Arrêt sur fond plat vers moins cinquante mètres. Un petit méandre au bas serait la suite prometteuse très ventilée mais il faudra encore élargir !!!! Damned ! Du coup la « première » ne sera pas pour moi cette fois ci et je ne boirai pas le champagne, dehors il pleut assez fort par moment, Le reste de l’équipe me suivra et à midi nous sommes tous réunis. Les cordes du fond sont restées en place ce qui est un peu dommage car pour recalibrer les étroitures elles vont nous gêner ? Nous mangeons sous la pluie autour de nos véhicules. Rien de marrant ! La partie technique de la suite du trou sera faite par Gégé dans son C/R d’explo qui va suivre TPST 3 H Décidément on a une météo déplorable, un temps à rester couché plutôt que d’aller sous terre et vivement le retour du soleil. Tout le trou est à revoir en équipement car nous allons encore y passer du temps pour découvrir la suite de l’aven. Il y aurait d’autres possibilités à exploiter avant d’attaquer le fond et la topo reste à rédiger ? Avec un tel C/A nous partons gagnant, par contre un chantier au terminus risque de bien nous occuper car la ventilation ne sera pas assez puissante pour extraire les gaz du bas à cause des volumes importants. Affaire à suivre, force et courage ! Pierrot Avant de rentrer chez nous nous allons à l’entrée de la grotte de St Marcel, nous avons un R/V avec Gérard Spidner qui nous fait connaitre la gérante du site. Une femme très sympathique. Nous apprenons par Gégé l’adresse exacte du propriétaire de l’aven de la Poule Rousse (un gars du coin) qu’il faudra sous peu contacter pour avoir son autorisation et signer une convention d’exploration. Je pense qu’on retournera au trou en fin de semaine pour revoir l’aménagement et la mise au gabarit où j’ai pleuré d’angoisse, si on veut continuer il ne faut surtout pas s’en dégouter ? Maintenant que j’ai fini ma cure thermale à Balaruc je suis un homme fort mais il faut ménager ma monture.
Pierrot

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