dimanche 5 janvier 2020

COMPTES RENDUS DU 1ER AU 4 JANVIER 2020 A ISLA PLANA



5ème compte-rendu
Journée du 1er janvier 2020

L'équipe se réduit nettement aujourd'hui. Les catalans rentrent chez eux, ils partent à 8h du matin.
Nous ne sommes plus que trois, heureusement Alberto a fêté la nouvelle année avec nous et il est resté dormir sur place. Il nous propose d'aller dans une ancienne mine romaine. Elle se situe au sud de La Union. Nous avons rendez-vous à 11 h avec 2 spéléos du Resaltes qui viennent avec nous (club d'Alberto). Nous traversons Carthagène pour retrouver Irené (una chica) et José au-dessus d'une plage. Nous partons ensuite pour nous garer entre La Union et Portman. Nous arrivons rapidement à l'entrée de la mine romaine, il est 11 h 30. Cette mine a ensuite été recoupée par des creusements plus récents. Nous rentrons par l'entrée romaine. Il y a donc Alberto, Irené, José, Pierre, Didier et Gérard.

De suite une chaleur importante se fait ressentir. Le boyau est étroit et bas, il faut se courber pour progresser. Nous ne savons quel minerai était extrait de cette mine et notre guide non plus.
Nous tombons enfin sur des galeries plus grandes avec des puits remontants d’aération.
Beaucoup de détritus dans ces galeries, certainement laissés par des cristalliers peu scrupuleux.
D'ailleurs nous trouvons ici et là des cartons vides d'explosifs.

Une odeur de soufre est de plus en plus prégnante. Nous continuons à avancer avec des cristallisations de plus en plus importante .Alberto nous amène dans une galerie ou des fils blancs de gypse sont à foison. Beaucoup de photos sont prises. Mais le clou de la visite est dans un autre endroit au plus profond de la mine : des concrétions vertes ! De nouveau les appareils photos sont de sorties. Irené pose devant ces étranges concrétions sous la direction d'Alberto.
Et c'est le retour vers la sortie. Nous sommes aux voitures à 15 h. Nous descendons à Portman pour manger des tapas au bord de la mer. Nous rentrons ensuite à la maison accompagnée d'Alberto qui va passer la journée de demain avec nous.



6ème compte-rendu
2 janvier 2020

 Ce matin c'est le départ de Pierre qui rentre en France. Nous ne sommes donc plus que deux à Isla Plana.
Hier soir une longue discussion a eu lieu par rapport à la mine que nous avions visité. D'abord : ce serait de la galène argentifère qui aurait été extraite de cette mine dont le nom est Depositaria.

Ensuite, en regardant des photos sur internet ; il est possible que ce que nous avons pris pour du gypse, soit de l'amiante ! Un passage, à 4 pattes dans un boyau au sol gris clair d'où un fort courant d'air faisait lever des poussières brillantes, accentuait nos inquiétudes. Pour Didier ce serait de l'epsomite et non de l'amiante. Mais chacun reste sur ses positions.

Aujourd'hui nous partons avec Alberto vers le secteur du Talayon. Nous laissons une voiture à Pastrana, et nous attaquons un chemin non revêtu dans le barranco de la Cueva del Agua. Nous laissons la cueva sur notre droite et 2 km plus loin, nous stoppons à 10 h dans une épingle.

En nous éloignant de la voiture pour regarder le paysage, nous trouvons un trou recouvert volontairement de bloc. De la mousse sort sur les côtés et un olivier sauvage sur le bord détonne avec la végétation du coin. Nous l'ouvrons et faisons une mesure à l'entrée, il y a
90 % d'humidité.
Ça descend bien en pente et ça fait 1,5 m de large, mais c'est encombré de terre et de pierre. Nous le rebouchons, un trou sans marche d'approche comme aux Poulettes !

Nous partons à pied vers une ruine au-dessus du baranco du Talayon. Le but est de retrouvé un trou que Baba avait trouvé en 2002 au-dessus de la ruine. Didier avait les coordonnées, ça aide !
Nous trouvons la cueva au pied d'une falaise. Nous rentrons à l'intérieur où il y a une grande salle.
Nous en faisons le tour et explorons divers passages. Nous trouvons plusieurs entrées sup.
Et nous faisons la topo. Alberto trouve des morceaux de poterie. Nous sortons, il est 14 h30.
Nous prospectons autour et voyons dans la face sud du Talayon (alt 879 m), plusieurs trous qu'il faudra revenir voir. Nous regagnons la voiture et partons manger au Casador des tapas. Nous sommes vraiment à l'heure espagnole : il est 16 h. Ensuite Alberto rentre chez lui et nous à Isla Blanca.


 7ème compte-rendu

4 janvier 2020


Hier 3 janvier nous n'avons pas fait de spéléo. Nous avons bricolé chez les parents de Didier.

Aujourd'hui c'est la grande journée touristique, Nous allons faire la cueva del cristal. Alberto nous retrouve à la maison pour aller rejoindre d'autres membres de son club devant la cantina de Campillo de Adrento sur la route du cap Tinoso.
Nous nous faisons surprendre, le rdv était à 10 h 30, il arrive à 10 h 15 avec 2 chicas.
Nous venions de faire les courses pour l'après spéléo. A la demande d'Alberto il fallait mettre au frais 10 litres de bière pour une vingtaine de spéléos du Resaltes.
A la cantina, nous nous regroupons dans les voitures, nous sommes 18 personnes, dont 3 en initiations.
Nous nous garons au Collado (col) de Juan Catalina. Nous progressons sur une crête descendante, qui nous amène au début de la descente finale sur corde. C'est une pente facile fractionnée mais qui prend du temps par rapport aux nombres. La fin est équipée sur une vire en amarrage naturel car les goujons de 10 en place ont été massacrés à la massette. Si c'était pour protéger le trou, c'est trop tard. Toutes les concrétions sont détruites.
L’accès par la mer est possible et des générations sont venues piller la grotte !
Il y a du volume dans cette grotte et la progression se fait en dos d’âne, suivant les remplissages. Au bout de 200m un passage bas nous fait ressentir un fort courant d'air aspirant. Derrière une petite salle. Nous retournons à l'entrée pour amener du mosquito. Avec lui, le courant d'air est évident. Il traverse la petite salle et part en face.
Nous n'avons rien pour désober, aussi c'est armé de blocs que nous attaquons la suite. La roche est très friable, nous progressons vite sous le regard médusé des locaux. Il est important de noter que ceux-ci ne sont pas habitués à la désob, il y a donc de la place pour faire de la première pour nous. Mais le manque de moyen se fait ressentir, nous sommes dans une diaclase qui est pénétrable à moins d'1 m au-dessus à gauche.
Nous ressortons et arrivons au col à 16 h. Alberto veut aller voir les anciennes installations militaires du cap.
Après la visite, nous retournons à Isla Plana. Nous sommes finalement 10. Nous attaquons les tapas à 18 h 30 et les 10 litres de cerveza sont englouties. La totalité des Murciens part à 22 h.

Gérard

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