Participants : Christine, Yves, Nima et Vahid
A la demande générale - tout du moins de quelques uns - j’ai rallongé ce deuxième compte-rendu avec un peu d’ambiance et de l’archéo (pour le a de Masc).
Comme partout, le premier contact avec le pays c’est le taxi en sortant de l’aéroport et là c’est une drôle de surprise. Echauffement sur l’autoroute jusqu’à Téhéran et immersion dans une ville complètement saturée. L’impression d’être plongés dans un jeu vidéo en trois dimensions : « Iranian driver » : quatre files de voitures sur trois voies plus les motos et les piétons, des carrefours sans feu, une signalisation pas respectée... et ça passe ! De peu mais ça passe.
Comme partout, le premier contact avec le pays c’est le taxi en sortant de l’aéroport et là c’est une drôle de surprise. Echauffement sur l’autoroute jusqu’à Téhéran et immersion dans une ville complètement saturée. L’impression d’être plongés dans un jeu vidéo en trois dimensions : « Iranian driver » : quatre files de voitures sur trois voies plus les motos et les piétons, des carrefours sans feu, une signalisation pas respectée... et ça passe ! De peu mais ça passe.
Seuls havres de calme, les jardins et les musées. Pour l’archéo, dans les vitrines du Musée national à Téhéran, il y a de l’ancien et il est très beau. Pour donner une idée, voilà le genre de céramique produite au début du 1er millénaire avant notre ère (chez nous c’est le Bronze final) à Marlik, dans le nord est du pays.

De Téhéran, notre périple s’est déroulé en direction du sud, tout d’abord Kashan puis Ispahan avec ses mosquées comme celle dite du Sheikh Lutfallah (début XVIe)
Là, la mosquée de l’Imam (début XVIIe)
Un exemple des célèbres jardins persans avec celui de Chehel Sotoun, le palais des 40 colonnes (XVIIe s.)
La ville la plus au sud de la virée a été Chiraz dont les environs regorgent de sites archéos comme Pasagardes, une des capitales de l’empire achéménide. Peu de vestiges visibles mais tout de même le tombeau de Cyrius le Grand qui a régné de 559 à 530 avant notre ère.
Plus spectaculaire, et plus connu aussi, Persépolis dont la construction a débuté en 521 av . J.C. sur ordre de Darius 1er et a été poursuivie pendant près de deux siècles jusqu’au pillage par Alexandre le Grand en 330 av. J.C.
Toujours près, enfin à une soixantaine de kilomètres, de Chiraz, un site que j’ai trouvé très impressionnant, celui de Naqsh-e Rostam avec d’immenses tombes hypogées et des bas-reliefs du IIIe siècle de notre ère. Devant la falaise se dresse une tour dont l’usage n’est pas clairement identifiée. Elle aurait été utilisée dans le cadre de cérémonies liées au culte zoroastrien (lequel a remplacé en Perse au VIe s. av. J.C. celui au dieu Mithra. Tiens voilà quelque chose que l’on connaît vers chez nous !).
A Chiraz même, une densité de monuments moindre que dans les autres villes d’Iran mais avec tout de même plusieurs points remarquables comme les tombeaux des poètes Hafez et Saadi ainsi que la citadelle de Karim Khan (dynastie Zand, XVIIIe).
Ceux qui ont tenu jusque là seront récompensés par notre deuxième virée touristico-spéléologique, encore 150 km plus au sud de Chiraz. Dès la sortie de la ville, nous longeons des massifs calcaires complètement pelés et coupés par de grandes gorges avec des falaises percées de porches « heunormes ».
Ce deuxième jour, de nouveau de la pluie pendant quelques heures, juste ce qu’il faut pour transformer les chemins en patinoire avec le limon de surface détrempé. Résultat : la voiture dans un petit fossé.
Mais bon, « pas de problème », on continue par une marche d’approche bucolique dans des plantations de palmiers dattiers et de grenadiers.
Puis une gorge parcourue par une petite rivière même pas à sec.
Particularité : sur un côté, deux voire trois générations de canaux partant de barrages, maintenant démantelés, et qui ont permis d’irriguer la plaine.
Après un petit raté qui nous a embarqué dans les falaises, retour en fond de vallée pour repérer le porche qui s’avère bien perché.
Petite escalade (la corde ? quelle corde ?) et passage en vire
Et arrivée dans le porche qui s’avère aménagé avec des murettes. C’est pas très net sur la photo mais c’est un peu raide comme endroit, un peu style Baume des Archanges.
Ce qui est visible de l’autre côté de la rivière, ce n’est pas une route mais la version moderne des canaux.
D’entrée de jeu, l’odeur qui se dégage de la première galerie laisse imaginer que nous ne serons pas tout seuls sous terre. Et effectivement dans les premières salles il y a du monde accroché au plafond et par terre ce que je vous laisse imaginer. C’est bat ! (bon d’accord, celle là faut faire un peu d’anglais)
Une faune variée d’ailleurs avec tout spécialement pour le président une bestiole de belle taille. Il n’y a pas l’échelle mais plus de 10 cm de diamètre.
Plus original, ce gecko qui n’a pas de souci pour tenir au plafond (la photo est correctement orientée).
Les galeries sont moins vastes que dans la grotte visitée la veille mais le réseau est très labyrinthique et cela part dans tous les sens. Question température, c’est chaud, très chaud même avec près de 30°. Bonjour la suée !
Pour les amateurs de bestioles, une grosse pour commencer (taille centimétrique). Abondante dans une partie du réseau. Un peu trop pourrait on dire.
Et bien plus petit (2-3 mm). Pour ce qui est des noms... Joker ! Je laisse cela aux spécialistes et aux amateurs éclairés.
Quelques images de ces galeries, pas très grandes mais qui ont l’air de se développer pas mal. En revanche, les compilations récentes sur l’Iran ne donne pas de topographie pour cette grotte. Voilà un but de sortie.
Encore une fois, on regrettera la profusion de marquages sur les parois.
Dernière image des lieux : le sourire d’une fillette accompagnant son père venu s’occuper de ses plantations.
Yves
PS : bon, ce coup ci j'espère que cela ne faisait pas trop "connaissance du monde" :-)






























Yes, encore merci pour ce super reportage, à ce niveau là c'est plus un compte rendu mais bien un reportage !
RépondreSupprimerLes graffitis sur les murs sont des messages ou juste des noms avec des dates pour faire voir qu'on est venu un jour dans cette grotte comme chez nous ?
On trouve les grottes ardéchoises ou gardoises chaudes avec les 14 degrés, là bas avec 30 degrés ça doit faire vraiment bizarre, j'imagine la suée que tu dois prendre dans le moindre puits à remonter. L'avantage c'est que tu peux faire des bivouacs sans te cailler.
pour les bestioles je laisse faire Pierre pour les détails, à mon niveau je dirai un coléoptère et un crustacé, je me mouille pas trop en disant ça ;-D
Bon courage pour le retour, profitez bien de vos derniers moments de chaleur.
- Les graffitis sont les mêmes que chez nous... "Tartempion et ses copains sont venus ici". Certains comportements sont universels. Pour renvoyer la balle, à Persépolis, les statues portent des graffitis faits par les voyageurs occidentaux du XIXe !.
RépondreSupprimer- 30° c'est vraiment très chaud pour se bouger
- pour les bestioles je ne garde le joker que pour l'araignée. Le gecko pourrait être Bunopus ou un Cyrtopodion (il me manque de la doc pour trancher).
Le gros insecte est une blatte (un Dictyoptère Blattidae si je ne m'abuse) ressemblant fort à l'espèce commune Periplaneta.
La petite bête est bien un crustacé, j'oserai dire un Isopode et, soyons fou, peut être même du sous-ordre des Oniscidea.
- pour le retour, et bien c'est fait. Depuis lundi, au boulot :-(
ah oki je comprends mieux pourquoi je ne voyais pas afficher de visiteur de l'Iran dans les stats du blog, une fois de plus je n'ai pas tout compris.
RépondreSupprimerPour les bestioles tu t'y connais bien plus que moi, je ne suis pas allé aussi loin dans le détail ;-)
Merci pour le complément d'infos.
Pour ce qui est du blog, ce n'est pas faute d'avoir essayé (à chaque fois que possible, promis juré !). Mais en Iran, tout n'est pas accessible sur internet. Cela peut être un choix des sites, en liaison avec l'embargo sur le pays, comme par exemple eBay qui n'autorise pas de transaction depuis l'Iran. D'autre part, le pays bloque l'accès à certains sites, en particulier les blogs. Et c'est ce qui s'est passé pour celui du Masc. Pas moyen de se connecter :-( Dommage, cela aurait été classieux dans le compteur.
RépondreSupprimerEt pour les compte rendus il a fallu attendre le retour au pays.