jeudi 31 mars 2011

DE LA PREMIERE SUR LE DEFILE DE DONZERE : LE TROU DE RENE

Pour une fois le compte rendu va concerner plusieurs journées d'exploration.

Samedi 26 mars 2011.
Présents : Jean-Jacques, René et Hugues.
Il y a quelques temps déjà René avait repéré un petit trou sur le défilé de Donzère, une sorte de terrier, il a trouvé ça en cherchant un raccourci pour rejoindre la voiture. Samedi on a jeté un coup d'oeil sur ce fameux trou. On y a jeté une pierre dedans, elle est descendue en faisant des bruits que chaque spéléo rêve d'entendre, des bons chocs contre parois entrecoupés de petits silences, signes qu'il y a bien du vide dessous nos pieds.

On a retiré quelques cailloux pour mettre la tête dedans. Comme j'ai toujours du matériel dans la voiture j'ai fait un saut jusqu'au parking pour récupérer un pied de biche, une pelle US et un piochon. Le passage agrandi on a pu regarder à l'intérieur, avec la Scurion on s'est vite aperçu que c'était un trou très intéressant. N'ayant pas de perfo ni de moyen détonant pour ouvrir plus l'entrée on a décidé d'y revenir le soir même avec la caméra pour vérifier la suite et surtout pour y poser une grille dessus pour pas qu'une bête vienne à y tomber dedans.



Le soir on est revenu en force : Colette et Seb son fils, Jean-Jacques, Katia, José, Laure et Audrey et moi. René nous avait passé la caméra car il ne pouvait pas venir avec nous. Grâce à elle on a pu se rendre compte qu'il fallait vraiment travailler sur ce trou. Les deux heures passées au bord du trou ont été bien sympathiques, je crois que la découverte d'un nouveau trou est toujours excitante.

Mardi 29 mars 2011.
Présents : René, Jean-Jacques, Philippe, Olivier, Pierre mon père et moi. Le propriétaire du terrain voisin nous a accompagné toute l'après midi, il avait repéré nos lumières samedi soir et du coup il a été rassuré de voir ce qu'on faisait.
Ce coup ci on avait prévu le perfo et les cartouches. L'ouverture a été agrandie assez vite, d'un coté c'est du bon rocher, de l'autre c'est de la terre avec des blocs de calcite. René avait amené une grosse barre à mine pour pouvoir creuser, Philippe l'a maniée une dizaine de fois avant de presque la lâcher dans le trou du coup il l'a vite refilée à Jean-Jacques qui lui a mis moins de deux minutes pour la perdre......au fond car elle lui a échappé.


Dés que le trou a été assez grand je me suis faufilé dedans et j'ai pu retirer des pierres de l'intérieur pour rendre le passage un peu plus confortable. Ensuite je suis descendu pour voir ce que ça donne plus bas. En fait au fond ça fait une petite salle d'environ 4 mètres de diamètre, au sol c'est du remplissage d'argile et de pierres, c'est un peu concretionné sur les parois, l'eau à l'air de s'écouler en face. On est à 5 mètres de profondeur.

Philippe est venu me rejoindre et ensemble on a fait une recherche de courant d'air, au raz du sol il n'y a rien d'évident, quand on remonte un peu là on sent bien du frais mais ça vient d'une petite cloche en face où on y voit des failles qui remontent vers la surface.
René est venu aussi faire un tour dans son trou puis on est remonté.


Le passage étant encore étroit on a fini l'après midi à le rendre fonctionnel pour le passage des seaux et pour ne pas galèrer pour descendre et surtout remonter.


Mercredi 30 mars 2011.
Présents : Jean-Jacques, Ludwig, son fils et sa maman, Olivier, Pierre mon père et moi.
Troisième journée sur place pour commencer à vider la salle. On a d'abord retiré tous les cailloux qu'on avait jeté le premier jour pour le plaisir de les entendre tomber au fond. Ensuite on a sorti les pierres qui avaient chuté en faisant la désob.
Ludwig et moi au fond, mon père et Jean-Jacques en haut, la navette du seau n'a pas arrêté de l'après midi. On a décaissé sur 80 cm d'épaisseur environ. Le sol est fait d'une couche d'argile marron puis dessous une sorte de plancher de calcite qu'on casse au pied de biche puis encore de l'argile plus jaune avec un peu du sable dedans.



On a bien nettoyé le sol, il va falloir encore sortir beaucoup de seaux avant d'avoir une idée de la suite mais ça vaut vraiment le coup d'y bosser. A l'extérieur c'est commode, on peut se mettre à l'ombre sous les arbres, ce n'est pas dangereux, la marche d'approche dure une dizaine de minutes. Si on vient y travailler quelques après midi ou même quelques journées entières on devrait être fixé assez vite. On a bien fermé le trou avec une grosse planche pour pas que des bêtes ou des touristes tombent dedans et on a l'accord du propriétaire pour y travailler.

Hugues.

Je ne peux pas déplacer les vidéos dans chaque journée donc elles sont toutes à la suite à la fin de l'article. Je mets les dates pour avoir des repères.

Samedi 26 mars 2011.
Le trou au début de la désob.


Séances vidéos samedi soir.




Lâchés de cailloux......qu'il faudra remonter.


Mardi 29 mars 2011
La découverte de l'intérieur du trou.


Recherche de courant d'air.


On élargit encore pour le confort et le passage des seaux.


Mercredi 30 mars 2011
Le travail au fond.



5 commentaires:

  1. Voilà une désob qui me brancherait surement.

    Du vide, une suite, que demander de plus ou de mieux?

    Bravo à l'équipe de Hugolin Annelle et cie.

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  2. jusqu'en Belgique je vais être appelé Hugolin ? ;-D

    c'est vrai que cette désob est intéressante, en plus ça peut être l'occasion de se retrouver nombreux autour d'un trou maintenant que les beaux jours arrivent.

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  3. si ça creuse dimanche , j'ai une famille a faire pique-niquer ;-)

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  4. moi je suis dispo, il faut trouver encore deux creuseurs et c'est bon.
    Ou je vais creuser ou je vais poser des spits à l'entrée de la BDA pour continuer l'équipement d'initiation.

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  5. allez les montiliens on viens creuser !!!

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