lundi 15 septembre 2025

SORTIE POULE ROUSSE LUNDI 15 SEPTEMBRE

 Sortie Poule Rousse lundi 15 septembre aux horaires habituels.

Jean-Jacques

mercredi 3 septembre 2025

PRÉVISIONS :

Samedi 6 septembre : Forum des Associations. Palais des Congrès - Stand 167 en extérieur sur le parking sud de 9h à 18h.

Lundi 15 septembre : certainement sortie désobstruction à la Poule Rousse. Plus d’infos à venir.

Jean-Jacques

dimanche 24 août 2025

COMPTE RENDU Scialet des Chuats 2 vers la Rivière d’Or : guide de ce qu’il ne faut pas faire Date : 18/08/2025


Du Scialet des Chuats 2 vers la Rivière d’Or : guide de ce qu’il ne

 faut pas faire

Date : 18/08/2025

Massif : Vercors Sud

Participant.es : Bertrand Valentin et Émilie Bertrand (MASC)

TPST : 6h30 + 40 min de marche d’approche puis de retour

Topo et infos sur www.chuats.fr

Compte-rendu : Émilie

L’objectif de ce lundi 18 août était d’aller en direction de la Rivière d’Or par le scialet des Chuats 2. Je ne connais pas du tout cette partie du réseau des Chuats tandis que Bertrand y est déjà allé il y a une vingtaine d’années mais avait fait le boyau historique (le passage dans la trémie n’existait pas encore) puis y était retourné il y a une douzaine d’années mais sans aller plus loin que le bas du P73 (qui était alors à équiper entièrement).

Petit bivouac voiture la veille vers Fond d’Urle en haut d’un téléski, après avoir reconnu l’entrée des Chuats 2 et y avoir laissé la corde d’entrée.

Réveil le lendemain à 6h30 pour une arrivée à l’entrée du scialet vers 8h15.

Jusque là tout va bien.

Quant à la suite, eh bien, on a fait tout ce qu’il ne faut pas faire, et donc tout ce que grâce à nous vous ne ferez pas… :

1. Partir un dimanche en début d’après-midi en ce disant que l’on fera les courses sur la route… Heureusement une boulangerie ouverte à Chabeuil nous a permis de faire le plein de viennoiseries pour le petit déjeuner et d’avoir un sandwich pour le midi, et l’épicerie de Vassieux-en-Vercors (ouverte le dimanche jusqu’à 17h) de compléter les courses pour le repas du soir.


2. Partir sans boussole alors qu’à l’étude de la topo la veille, il semblait bien que les possibilités d’erreurs n’étaient pas négligeables (mais la boussole n’était pas dans la bonne maison…)


3. Prendre le mauvais ressaut remontant en bas du P73 et partir dans le réseau NéoZ (au demeurant très joli). Le bon ressaut vers la suite du réseau n’est pas le premier sur votre gauche en quittant la corde, il faut passer le petit panneau jaune « salle des sapins d’argile » et continuer le cheminement jusqu’au deuxième ressaut. En haut du dit ressaut, il y a tout de suite un nouveau panneau jaune « galerie du Paléosiphon » donc si vous ne voyez pas de panneau, c’est que vous avez pris la mauvaise galerie…


4. Prendre la galerie du shunt alors que le Paléosiphon est vide à cette époque (bon ça ce n’est pas bien grave, c’est juste un poil plus long), laisser une bouteille d’eau à la bifurcation « Gour Mélissa » / « Gour du Taureau », quitter le cheminement vers le gour Mélissa mais au lieu de prendre vraiment à droite la galerie menant au P55, remonter sans s’en apercevoir la galerie du Paléosiphon… Bref… Demi-tour…


5. En bas du P55, passer à côté du R8 qui se trouve sur la gauche vraiment pas loin et continuer à descendre dans la vaste salle. Cela dit, malgré la boue, ça vaut le coup d’œil, les volumes et l’ambiance sont impressionnants. Après avoir consulté à nouveau la topo et divers CR, il s’agit en fait de la galerie du Chenal, et donc en continuant par là, on doit pouvoir rejoindre le collecteur de Quint et le terminus Aladin (mais c’est sans doute plus fastidieux que de passer par le Gour du Taureau et la galerie du Croll)


6. Au retour, passer par le Paléosiphon pour raccourcir le chemin en oubliant avoir laissé une bouteille d’eau dans la galerie des Beaux-Parents (et donc refaire à nouveau un aller-et-retour par le Paléosiphon)


Bref, avec toutes ces circonvolutions, on n’a plus eu le courage de descendre le R8 et de continuer notre progression vers la Rivière d’Or.

Le retour sera très rapide, en un peu plus d’une heure on est dehors.

On reviendra, c’est sûr, ce réseau est vraiment beau avec de sacrés volumes, et les possibilités de visites très nombreuses !



descente après la vire du P73


Fractio P73


Galerie basse au début de la galerie du Chenal


Galerie du Chenal


Galerie du pseudo syphon


Salle des sapins d'argile


Trémie



 Vire du P73

vendredi 22 août 2025

PREVISION DE SORTIE DIMANCHE 24 AOUT 2024

Dimanche 24 août Dorian organise une sortie découverte au réseau 1 de Saint-Marcel.

Voir directement avec lui pour les horaires.

Jean-Jacques

COMPTE RENDU GOUFFRE BERGER DU 10 AOUT 2025

 

Gouffre Berger (Engins)– Visite classique jusqu’à l’affluent -1000 (-1075m), sortie du dimanche 10 août 2025

Participant.es : Émilie Bertrand et Bertrand Valentin (MASC), Tim Léon, David Repellin, Gabin Déchaud et Thibault Déliry (Drabons et Chieures)

TPST : 15h30 à 16h + 1 h marche d’approche + 1 h marche de retour (5h-minuit de la voiture à la voiture)

Compte-rendu : Émilie

Vendredi 25 juillet, Tim ami boulanger et spéléo des Drabons nous propose de nous joindre à eux pour une visite au Gouffre Berger le dimanche 10 août, dernier jour du Camp Berger, objectif à définir. On est en pleine saison touristique, la production boulangère est à son comble, ce sera juste avant la semaine du 15 août qui correspond au pic de la saison, je commencerai le travail à 5h30 le mardi suivant, parfait, autant viser le fond du gouffre… C’est donc avec une assurance gonflée à bloc que l’on accepte l’invitation…

Moi je n’ai jamais mis un pied au Berger. Bertrand, lui, a déjà touché le fond il y a tout juste 29 ans, en août 1996, le mois suivant la tragédie qui a fait perdre la vie à deux spéléos pris par une crue. Il en a donc des souvenirs un peu glauques, avec les restes du secours dispersés çà et là, et pas mal d’eau et de stress dû à une fenêtre météo assez courte. C’était l’époque où les CDS organisaient des camps à tour de rôle chaque été pour équiper et déséquiper le gouffre en une semaine. C’était l’époque des échelles. Ah non quand même pas. Mais les pantins n’existaient pas encore ... Il me parle du fameux spit -1000 qui permet un fractionnement au milieu de la tourmente du Puits de l’Ouragan. Ça me fait rêver. Ou peur. Un peu des deux sûrement.

Coté Drabons, Tim, David et Thibault sont déjà allés au fond. Gabin, lui, est un petit nouveau, qui s’est vraiment mis à la spéléo en novembre et qui est sur-motivé. Il a déjà tout d’un grand (et je ne parle pas que de sa taille !).

David et Thibault sont chauds de chez chauds, tellement qu’ils emportent une néop pour aller vraiment au fond du Berger, et nager jusqu’au siphon 1. Les autres sont moins audacieux (ou plus prudents), aller voir l’affluent -1000 c’est déjà bien. Et plus sec.


Samedi 9 août, 18h, on se retrouve tous au Camp Berger pour le briefing par Rémy Limagne, organisateur de ces camps depuis 2012. « Tous », je vais parler au masculin cette fois, tant pis pour l’inclusivité, de toute façon il n'y a toujours que des mecs. Même si cette fois j’ai eu un espoir. Il y avait une certaine Élodie des Drabons qui devait faire partie de l’équipe. Mais malheureusement pour elle (et pour moi), sa nuit a été trop perturbée et elle passe son monitorat la semaine suivante, alors elle a préféré être plus raisonnable et accompagner l’équipe 2 des Drabons pour un aller et retour express au Vestiaire.

Au briefing il y a également deux autres spéléos qui visent le bas du puits de l’Ouragan.

Et c’est tout, c’est bien d’y aller le dernier jour, il y a moins de monde. Et finalement on aura même le gouffre pour nous tout seuls, les deux spéléos sus-mentionnés ayant finalement renoncé.

Après le briefing, on se retrouve chez Tim et Étienne pour un repas tiré de leur potager avant de se disperser pour aller chacun dormir de ci de là. Nous on vise un dodo en voiture au parking de la Molière, ça sera toujours ça d’économisé en temps de sommeil le lendemain. Car le départ est donné tôt, le premier pas de la marche d’approche doit être posé à 5h du matin… Le parking de la Molière étant plein à 21h30 (des spéléos encore tous dans le trou ?), on dormira finalement un peu plus bas.

Dimanche 10 août, 5h du matin, l’équipe est au complet (enfin, sans Élodie donc). Ah tiens, des frontales qui arrivent, c’est la dernière équipe de la veille qui est de retour, un des leurs a eu un gros coup de mou lors de la remontée qui a donc été longue. Le gouffre est vide, à l’attttaaaque !

Grâce à la mémoire des initiés, la marche d’approche est vite enquillée sans fausse route et 1h plus tard on est en bordure du gouffre. On s’équipe, une photo du groupe et c’est parti, il est un peu plus de 6h30.

La descente est rapide, les puits d’entrée s’enchaînent, surtout avec l’équipement en double. Les méandres passent plutôt bien. On arrive au Puits Aldo et nous voilà juste après au départ de la Grande Galerie. La descente à pied n’est pas des plus aisée, il faut faire bien attention, ça glisse. Camp -494, salle des Treize (du nombre des explorateurs en première, pas du nombre des stalagmites hein, inutile de compter !), c’est beau, même si les gours sont vides. On est dans le timing, il doit être 8h30 environ. On continue, classique pause recharge des gourdes au Vagin, et c’est l’arrivée à -640 au Vestiaire. Ah tiens, au passage j’ai dépassé mon record de profondeur... Jusque là c’est effectivement relativement aisé. Mais un panneau met en garde les spéléos désireux de continuer : « au-delà de ce point commence la partie la plus engagée du gouffre… Êtes-vous sûr ? ». Évidemment qu’on est sûrs, hein ??

A partir de là démarre la partie aquatique, les Coufinades d’abord (avec ses fistuleuses et ses vires casse bras, même si Thibault essaie de nous convaincre qu’il suffit de se balancer d’un côté puis de l’autre pour que ça soit super facile), le réseau des cascades et ses rappels guidés, le Grand Canyon super glissant, le puits Gaché, la Grande Cascade (c’est pas le puits de l’Ouragan ça… Ah non, pas encore), le passage bas permettant de shunter un siphon (eh oui, il faut ramper...), la Vire « tu oses » (même si je ne me suis pas rendue compte de laquelle c’était, il y a tellement de vires, et sans avoir à équiper ce n’est pas la même chose…), et enfin le puits de l’Ouragan ! Il est équipé en double, une corde plein pot pour se prendre les embruns, et une plus décalée et fractionnée que l’on atteint par une petite vire étroite. Moi j’ai des lunettes alors comme conseillé par Rémy, je vais chercher la plus loin. Surtout que j’ai dans l’idée de voir ce fameux spit -1000 qui doit se trouver au fractionnement. Ben grosse déception, je ne l’ai pas vu !!!

Ça y est, la barre des -1000 est franchie, on continue quand même à descendre jusqu’au Camp des Étrangers, on y laisse les kits, et on descend jusqu’à l’affluent -1000 qui vaut vraiment le coup d’œil. Ça fait environ 6h qu’on est partis. L’équipe se sépare alors entre les deux hommes grenouilles qui filent nager vers le siphon 1 et les quatre autres qui retournent tranquillement manger au Camp des Étrangers. Petite soupe, crackers de Tim, sandwich, café… On n’aura pas fini toutes ces victuailles que les deux du fond reviennent déjà, tout heureux d’être allés au bout… Ils font presque envie (mais pas leur kit rempli de leur néoprène mouillée à se trimballer au retour…).

La suite ? Ben il faut tout refaire dans le sens inverse… Moins vite évidemment. Et de moins en moins vite… Avec des passages sympathiques, comme les cascades avec les rappels guidés à remonter en sens inverse, les vires qu’on n’avait pas trouvées si descendantes à l’aller, les passages en tyrolienne où faire le cochon pendu pour avancer, les éboulis à remonter, les virages à ne pas louper, une barre par ci, un coup de coca par là, quelques bonbons krema, et doucement mais sûrement on regagne en altitude. Les derniers 240 mètres seront comme prévus plus ou moins laborieux selon les points de vue, et les méandres plus du tout sympathiques à mon goût. Mais enfin, voilà des branches au-dessus de nos têtes, et un ciel étoilé. On a raté le coucher de soleil, il est un peu plus de 22h. L’air est doux, quel bonheur de quitter ses habits des profondeurs, on se sent tout légers ! Mais cette impression est bien vite perdue une fois le kit remis sur les épaules. Surtout que comme on est les derniers de cette édition 2025, charge à nous de remporter la corde d’entrée, la bâche, la table pliante, la mallette avec le fameux registre des entrées/sorties. Enfin moi, pour cette partie, je ne participe guère et ne glisse dans mon kit que deux bouteilles plastiques vides laissées sous la bâche par des spéléos sans doute trop au radar.

La marche de retour sera menée tambour battant par Gabin l’infatigable. Les jambes sont lourdes, les petites remontées se font bien sentir, mais personne ne flanche, et enfin voilà les voitures, il est minuit, mission accomplie !

Un grand merci aux Drabons pour l’invitation, et bien sûr à Rémy Limagne et ses acolytes pour l’organisation.

Alors, les Masquien.nes, c’est quand qu’on y retourne ;-) ?

(Photos Drabons, équipes 1 et 2)









COMPTES RENDUS GROTTE DES EXPERTS 28 ET 30 JUILLET ET 1ER AOUT 2025

GROTTE DES EXPERTS – le Retour


TPST : 8H00

PARTICIPANTS : Jean-Luc, Thomas et moi (Dorian)

BUT DE LA SORTIE : Exploration des Experts

Voilà bien longtemps que cette grotte mérite que l'on s'y attarde, le temps a coulé depuis car il est vrai que pour s'y rendre c'est une tare ! Il faut grimper la colline et traverser les buis morts, les genévriers, les ronces et tout un tas de mer*** jusqu'au trou, où il faut descendre en rappel pour prendre une vire en main courante.

Mais l'heure est venue d'y retourner !

28 JUILLET : Avec Thomas, à la fin de son travail, nous décidons de nous mettre en route pour creuser un peu dans cette grotte, on monte la colline charger comme des ânes sous le soleil brûlant de l'été. Il est alors 19h nous sommes en haut, je repère les spits planés l'année dernière et commence à équiper. Rapidement suivi par Thomas qui ne sait plus mettre son descendeur ! Quelques points techniques plus tard, nous arrivons au porche d'entrée. Nous faisons un rapide état des lieux. Rien à bouger ! De nombreuses chauves souris volent dans tous les sens au fond de la cavité. Nous ne bosserons finalement pas là. Mais dans un petit boyau d’où vient un courant d'air.

Nous dégageons l'accès et faisons 3 trous en 10X600. Le bruit résonne à travers les montagnes, sous nos pieds le sol tremble. On y est allés peut être un peu fort ? L'on part de là rapidement, remontons la falaise avant de redescendre de l'autre côté rejoindre la voiture. Le mac do nous attend !

30 JUILLET : Cette fois ci, c'est Jean-Luc qui m'accompagne ! Nous sommes en début d’après midi et notre mission est de refaire la main courante le long de la vire. J'ai fabriqué des amarrages avec des morceaux de chaîne, des écrous et des rondelles. Cela me permet de récupérer mes plaquettes et mes mousquetons. A la place je mets des maillons rapides. La corde sera doublée avec une ligne de câble d'acier tressée. Normalement, ça bouge plus !

Une petite chauve-souris nous fera un petit signe au fond de la grotte ! La main courante est posée, et Jean-Luc part récupérer l'ancien amarrage en inox pour descendre en rappel. Nous allons le déplacer. Ont sonde le bas de la falaise à environ 20 bons gros mètres. Il faut partir alors avec deux cordes de 25m pour faire le trou en traversée. Pour éviter de se taper deux fois le foret.

On en profite pour percer deux nouveaux trous de 10x200, j'utilise des détaupeurs pour cette fois ci. Un des deux ne fonctionne pas (peut-être a t-il fusé?) le deuxième déclencha un bruit assourdissant pour le simple supo que représente cette chose ! On est pas loin de pouvoir passer !!!

La journée se termine, on remonte de la montagne !

01 AOUT : C'est avec Thomas que l'on retourne après sont travail sur les lieux. Aujourd’hui sa passe ! On connaît ou passer maintenant, la montée se fait rapidement malgré la chaleur mortelle !

Les amarrages sont déjà posés et tout se fait très vite. On perce deux trous en 10x400, ont lance la déto et boom ! Dans un fracas résonnant sur des lieux à la ronde, je plonge dans un tube de diamètre 40cm, je quitte le casque et fait 10m de première ! Oh wouaw , je comprends d’où venait le courant d'air ! De dehors … le boyau sort 10m plus loin dans un éperon rocheux … Super ….

Le boyau des cons !

On part ensuite faire un tour dans la galerie principale, pas de chauve-souris en vue on peut travailler sans déranger au fond, la suite de la grotte semble continuer derrière une colonne, sous un plancher stalagmitique. Cependant un bloc d'un demi mètre cube est instable. Thomas escalade la cheminée et passe sur le bloc, il perce dans son bec un trou en 10x600. On bourre à fond le trou et mise à feu ! Le bec se casse et fendille le rocher. On part sur un deuxième tir !

Thomas perce un autre trou en plein centre, 10x600. Je suis dubitatif … On bourre le trou comme des sauvages. La détonation résonne dans la grotte … un silence de deux secondes et d'un coup, un bloc d'un demi mètre cube tombe du plafond dans la galerie ! OH merde ça a marché, on va voir et il reste encore la moitie qui tient à … rien... Un petit caillou de 10cm le tient en équilibre, je lance une petite pierre dessus et la deuxième partie du bloc tombe dans le fond de la galerie ! EEEEENOOOOOORME ! On aperçoit la suite à une dizaine de mètres, c'est étroit, il va falloir travailler une journée pour ouvrir et étayer les blocs au plafond. A revoir dès que la chaleur descendra …

Dorian







mercredi 20 août 2025

Compte rendu de la sortie désob au scialet du carrefour nord de Brudour du dimanche 27 juillet 2025.

 Compte rendu de la sortie désob au scialet du carrefour nord de Brudour du dimanche 27 juillet 2025.

Nous arrivons la veille au soir sur le secteur de Font d’Urle, Ghislaine et moi. Le temps n’est pas terrible et il y a même quelques ondées. Nous nous installons près des tables de pique-nique avec le fourgon , un peu avant le téléski de Lapiaz. Nous sommes seuls. Nous voyons arriver une voiture, avec une échelle sur le toit, en provenance du Montué et ce n’est pas un inconnu qui conduit : Jacques Chica. Il s’arrête pour discuter et boire une paire de bière. Il a attaqué un nouveau chantier pas loin du trou des anciens. Ce sont de bonnes retrouvailles !

Vers 18 h45, il reprend la route pour rentrer chez lui.

Le lendemain matin, il fait 12° sur le plateau. Le temps est maussade et il est annoncé de la pluie en fin de journée.

A 8 h 15, nous nous garons dans l’épingle du carrefour nord de Brudour.

Je pars à pied en direction du scialet avec un kit de cordes et mon matos perso.

Arrivé au trou, j’équipe le premier puits et laisse tout en plan pour retourner au fourgon. Car Gilles et Claire doivent nous rejoindre plus tard et Marcel est déjà arrivé au parking.

Ce scialet est bien positionné : il est sur la faille de la cime du Mas qui coupe le Vercors en deux.

Son entrée fait 4 m par 3 m, un puits de 15 m amène au départ d’une diaclase qui s’élargit vite pour descendre, 10 m plus bas, aux lèvres d’un autre puits. Ce dernier puits est descendu sur 8 m(donc pas au fond) pour prendre une galerie descendante de 8m de long pour être à -37 m de la surface.

Marcel et moi attaquons la descente vers 9 h 15. En arrivant dans la galerie, Marcel met un petit coup de thermomètre et il fait 5,9° !

Au bout de cette petite galerie un ressaut de 2,5 m, nous mène à un point bas, c’est là que nous attaquons la désob. Le ressaut est composé de bloc calcité et sur un coté au fond nous voyons une paroi. Notre calcul est que ,d’après la topo, cette galerie se dirige vers le puits d’entrée en plan.

Nous espérons que cette désob nous permettent de passer dessous celui-ci et de trouver la suite.

Nous nettoyons d’abord le chantier. Il y a des gravats au fond, que nous remontons avec un seau.

En haut du ressaut, il y a un endroit pour les stocker. Malheureusement Marcel en prenant le quart du remplissage du seau, casse le manche de la massette !

Gilles nous rejoint au fond et il n’est pas venu les mains vides : il a un pied de biche et une mini pioche. Cette dernière est vite donnée à Marcel, mais là aussi le boulon qui tient le manche explose.

Pourtant c’était une réparation de Pierrot !

Marcel fait quelques photos, à bout de bras, pour voir ce qu’il y a derrière, cela n’a pas l’air très grand. Mais le courant d’air est bien là, nous le sentons bien remonter le ressaut.

Je perce trois trous de 10 X400 avec le perfo sur accus. Je ne perce pas plus profond car il y a un risque de passer à travers. Nous tirons du bout de la galerie et le dégazage se fait rapidement. Ce qui permet d’aller voir le résultat du tir avant de remonter en surface pour casser la croûte. Il y a des blocs à sortir.

Dehors les femmes sont installées sur le chemin en dessous du trou. Nous mangeons ensemble, il est 12 h 15.

Il y a quelques éclaircies et la température doit être vers les 16°.

Nous remontons au scialet vers 13 h et nous sommes rapidement au fond.

Nous sortons les blocs qui sont issus du tir et nous nous servons du perfo en burineur pour dégager ceux qui résistent.

Après avoir tout nettoyé, nous constatons que la paroi se ferme en dessous. Il va falloir attaquer dans les blocs calcités, mais ceux-ci sont trop petit pour mériter un tir. Il faudra revenir avec un groupe en surface et un burineur électrique pour avancer, car le courant d’air est bien là et bien froid.

Avant de remonter, je perce 3 trous dans la pente du fond pour gagner en aisance au fond.

Nous remontons tout et déséquipons tout le trou.

Nous sommes dehors à 16 h. TPST 6 h.

Petit message codé à Pierrot : t’inquiète pas, je te mettrai au parfum !

Gérard


Compte rendu de la sortie spéléo au réseau III de St Marcel d’Ardèche 26 juillet 2025

Date : Samedi 26 juillet 2025

Participant.es : Émilie (MASC, organisatrice et responsable matériel), Bertrand (MASC, spéléologue chevronné), Isabel (autrice de ce compte rendu), Pierro (apprenti spéléologue)

TPST : 7h30 jusqu’à la salle de l’Opéra (en prenant le temps de filmer à l’aller)

Des étoiles souterraines, l’aventure – Epopée spéléologique au réseau III de St Marcel

Prologue – La nuit au parfum de thym

La veille, Émilie et moi (votre narratrice) récupérons les précieuses clés de l'antre souterraine, comme deux gardiennes d’un secret bien gardé. Le bivouac s’improvise à quelques foulées de la grotte, entre ciel vaste et terre silencieuse.
Minuit. Pause pipi bucolique au parfum de thym sauvage, le nez levé vers un ciel si étoilé qu'on en oublie presque qu'on va passer la journée suivante... sans le voir.

Acte I – Rassemblement des troupes et échauffement thermique

8h15, l’équipe est au complet. Bertrand, sage baroudeur des entrailles, et Pierro, apprenti spéléo au sourire déjà maculé d’enthousiasme, nous rejoignent.
Sur le parking, l’armement commence : combinaisons, baudriers, casques... et une chaleur déjà bien installée, comme pour nous dire "vous auriez pu rester à l’ombre, hein ?"

À la porte de la grotte, premier rebondissement : les clés sont restées dans la voiture. Petit aller-retour express d'Émilie, tout en élégance et auto-dérision. On notera que les grandes aventures commencent toujours par un petit oubli.

Acte II – Voûte mouillante et laminoir sévère

10h. La terre nous ouvre ses bras frais et humides. Première mise en bouche, le laminoir sévère qui porte bien son nom. Faut pas être claustro. Mi-mars, c’était humide. Cette fois-ci, c’est bien sec, ce qui nous offre un passage un peu plus haut, quelques centimètres à peine, suffisants pour garder la tête droite. La voûte mouillante, gardienne du passage, s’est montrée clémente cette fois-ci. L’eau s’est retirée pour nous donner accès au réseau III. Cette sortie, c’est un peu notre revanche. En mars dernier, la voûte mouillante nous avait refoulé.es sans ménagement. On la préfère sèche, la voûte mouillante.

On continue le laminoir par 500m bas de plafond. Il n’y a pas de technique magique pour progresser, si ce n’est l’alternance de techniques (crabe, canard, 4 pattes, freestyle… chacun y va de son style…) et une bonne dose de patience. On débouche sur la salle des Mémères… retrouver la station debout est un vrai bonheur !

Acte III – Slackline et plongeons

Arrivent les lacs. Le premier se contourne, pour les souples. Bertrand fait la démo, tout en souplesse. Pierro, pragmatique et lucide, prend l’option direct et s’immerge dans le lac… « de toutes façons, on finira trempés ». On y passe tous. Les pieds boueux, les combinaisons alourdies, les chaussettes baptisées (mais on gardera les fesses au sec).

Puis vient le lac à Péage. Une slackline le traverse, tendue comme une promesse d’équilibre. Pierro, intrépide, s’y aventure avec la grâce d’un funambule en formation. Quelques pas. Une pirouette. Et un plouf qui restera dans les annales. Les fesses dans l’eau, mais le sourire toujours suspendu.

La suite ? Une série de ressauts et de petits puits pour nous faire passer de l’amphibie au vertical.

Acte IV – Etoiles et paillettes sous terre
On poursuit notre chemin dans des galeries féériques, où les concrétions racontent des millénaires de patience. Puis, soudain, la voûte céleste, grandiose. Non, pas une hallucination due au CO₂, mais bien une coupole toute étoilée, version calcaire. Là-dessous, on se sent petits, et c’est très bien comme ça.

Acte V – Chatière, pique-nique étoilé et Trou Normand

Passage sélectif de la chatière Courbis. Ou bouchon stalagmitique. Bien que moins sélectif depuis quelques mois, faut pas être bien épais pour réussir à passer. Contorsions obligatoires et progression plus ou moins rapide selon la technique employée (le style félin s’avèrera le plus efficace). Tout le monde passe, chacun.e à son rythme, chacun.e avec son élégance propre.

Nos estomacs, eux, crient famine. C’est l’heure du banquet : œufs mollets, pain croustillant, houmous , fromage de caractère et chocolat. La gastronomie en bottes, version cavernicole. Tout bon repas se termine par un trou Normand, celui-ci est frais et venteux. On s’y engouffre pour lancer la digestion.

Acte VI – Spectacles souterrains : Tajmahal, Pieuvre et salle de l’Opéra

Petit détour par le Tajmahal qui s’offre à nous : magnifique galerie scintillante, telle un ciel de nuit d’été. C’est Versailles sous acide, version minérale. Ou cloches concrétionnées pour les spécialistes.

Revigoré.es, nous continuons l’aventure avec une Pieuvre, vaste puits de 46m qu’il s’agit de traverser via une main courante. Enfin, nous arrivons à la salle de l’Opéra. Majestueuse, sombre, résonnante. Silence religieux. Et là, dans l’obscurité , Pierro entonne quelques notes. L’instant se suspend, le temps s’étire. C’est beau.

Clap de fin pour nos cinéastes, l’heure du retour a sonné, nous n’irons pas cette fois jusqu’au terminus du réseau 3, le trou souffleur.

Épilogue – Le retour à la lumière

Le retour est plus rapide. Nos jambes connaissent le chemin, notre fatigue aussi.
18h, on retrouve la surface. La chaleur nous claque au visage. On retire les bottes, on étend les chaussons néoprène trempés, on rigole de nos exploits humides.

Ce soir, nos paupières se refermeront sur des salles d’Opéra souterraines, des constellations minérales et des chants dans la pénombre.

Et peut-être, entre deux rêves, on sentira encore un peu le thym.

Merci à Emilie d’avoir organisé cette virée souterraine.

Et pour le résumé en vidéo, c’est sur la chaîne YouTube @ValentinArtsetPhotography :

https://www.youtube.com/watch?v=chpq_O4WcVQ&t=710s








COMPTE RENDU DE SORTIE DU 20 JUILLET 2025 A L'AVEN DE LA TABASSE (84)

 

SORTIE DU DIMANCHE 20 JUILLET 2025

DESTINATION : L’AVEN DE LA TABASSE

METEO : TRÈS BEAU TEMPS

PARTICIPANTS : THIERRY M. MARCEL C.. CHRISTOPHE G.EXCUSE. JACKY S.. PIERROT G.

BUT : RETROUVER L’AVEN ET REFAIRE L’EXPLORATION QUI S’ÉTAIT ARRÊTÉE IL Y A 18 ANS !

Depuis la dernière explo FJS qui date du 14 novembre 2007 nous n’étions jamais retournés voir cette cavité qui se terminait sur un petit siphon de 2 M2 peu profond à -31m de profondeur le jour de la découverte à laquelle j’ai participé avec René Parein. Pendant longtemps j’ai eu du remord sur cette découverte en pensant fortement qu’il fallait revoir ce terminus en période sèche et puis comme nous étions trop éloignés de cette région le temps a passé, personne d’autre à ma connaissance ne s’était intéressé à retourner dans l’aven ce qui m’a motivé pour monter une petite équipe pour lever le doute dans une visite express en pleine canicule, sachant qu’à moins 31m sous une période extrêmement chaude ce siphon pourrait être vide ? Heureusement cette année les chaleurs extrêmes nous ont permis de caler un raid de reconnaissance afin de vérifier l’évaporation du siphon qui était à sec aujourd’hui ce 20 juillet 2025! En voici le compte rendu.

Après de longs pourparlers depuis longtemps nous arrivons à nous entendre en constituant une petite équipe, je m’occupe de conduire, nous partons de La Voulte ce dimanche 20 juillet à 8 H du matin en plein chassé-croisé des vacanciers sur l’autoroute qui nous mène en Vaucluse. Carpentras puis le col des Abeilles et les gorges de la Nesque sous un climat orageux nous permettent d’arriver au village de Monieux, destination finale. De là on emprunte une petite route du petit Moulin et Michelets pour atteindre la ferme des Isnards point de notre expédition. Je gare la voiture dans la ferme, il n’y a personne et j’hésite à traverser le grand champ car il y a de la luzerne. On rejoint aussitôt Thierry et Marcel partis à pieds qui ont retrouvé le trou caché en lisière de forêt. Il est vrai qu’en 18 années la géographie des lieux a un peu changé mais j’ai grand plaisir à retrouver l’emplacement de la grue FJS que j’avais par la suite démontée et transférée dans le Vercors ( pour le Scialet Garidon et le Clos de la Bosse) La cavité est toujours recouverte de nombreuses planches usées par le temps, à l’orifice l’échelle métallique rouillée n’a pas changé de place. Il est 11 H 30 quand nos deux amis commencent à descendre. Jacky et moi restons là, à côté, assis sur le gros tas de déblais qui étaient dans le premier puits. Notre équipe va vite voir le terminus, la grotte est bien sèche mais encore assez sale avec l’argile du parcours qui s’agrippe à leurs vêtements. Le fameux siphon a totalement disparu, le terminus du trou se présente comme un boyau étroit impénétrable visible sur 4-5 mètres ? (En somme, ça devait être une simple voute mouillante à l’époque ?) Il n’y a pas de c/air. Nous avions oublié d’enlever autrefois une échelle de 10 m avant la diaclase qu’on a dynamitée, ils n’ont pas pu la récupérer car elle était fossilisée par la calcite. Ils ont récupéré une massette et deux burins. (ça pourra servir au fond de la poule Rousse) Merci encore à eux pour avoir confirmé que l’obstacle final n’est pas une laisse d’eau minable mais une longue étroiture infranchissable. (Heureusement que je n’ai pas forcé Fredo Poggia de venir plonger au fond, il n’aurait pas été content !) TPST 1H 30

La topo en plan n’a pas été levée, elle reste à faire. Cet aven n’est donc plus aussi intéressant que je le pensais. Après le repas nous reprenons la route du retour par le même itinéraire. Il y a un peu plus de circulation sur l’autoroute, des bouchons, du coup on sort à Montélimar pour gagner la 86 sur l’autre rive du Rhône. Fin du raid à la Voulte vers 17H

En résumé beaucoup de Kms pour si peu de résultats mais quand on a des doutes sur une découverte inachevée qu’on a faite, mieux vaut en être sûr ! Maintenant l’affaire est réglée !

Pierrot

Imaginons que pendant ces 18 ans d’absences FJS d’autres spéléo soient passés par là et auraient découvert la suite de la cavité, ça m’aurait terriblement contrarié et le club aussi par incidence.

Continuons à rêver à de belles découvertes…….

Pierrot

Merci pour ce CR, qui clôt un chantier et une explo de longue date.

En complément : le boyau terminal, à partir de la salle de décantation, a été parcouru sur 32m (mesurés en longueurs d'homme), les 20 derniers m se faisant en marche arrière au retour. Quasi horizontal, gabarit moyen : 30 cm de hauteur, 60 cm de largeur. Sol plat, constitué d'un mélange de calcite et de petits galets, le plafond est la voute de la conduite forcée originelle. Présence de petites flaques d'eau, mais sans écoulement le jour de la visite. Au terminus, la hauteur descend à 15 cm ponctuellement, puis à 10 cm 4 m plus loin, largeur 60 cm. Pas de courant d'air. La salle de décantation est représentée trop grande sur le croquis d'explo, c'est plutôt une cheminée de 4x2 sur 6m de hauteur, avec des parois couvertes d'argile bien épaisse.

En ressortant, nous avons rencontré un papi qui se tenait à l'ombre devant la ferme, en écoutant du musette à fond les gamelles ! Il se rappelait très bien notre chantier d'il y a 18 ans, avec la grue, et nous a garanti que personne n'était revenu depuis. L'aven est sur les terres provenant de sa mère, et Tabasse est le nom d'une personne (ou surnom, je n'ai pas bien compris).

Voici la photo du matos ressorti après 18 ans, prêt à repartir sur une autre désob !

Merci encore à Pierrot, et bravo pour ta persévérance !

Thierry




Compte rendu de la journée baptême spéléologie organisée par le MASC dans le cadre du festival de Donzère le 12 juillet 2025

 Compte rendu de la journée baptême spéléologie organisée par le MASC dans le cadre du festival de Donzère le 12 juillet 2025

  • Nombre total de participants : 38

  • Nombre d'encadrants bénévoles mobilisés : 8

  • Conditions météo rencontrées : Beau

  • Déroulement global :

    • Rotation de baptême dans la cavité de la Baume des Anges, groupe de 4 baptême + un encadrant. 

    • Présence d'un encadrement volant supplémentaire.

    • Liaison radio entrée de la cavité/ stand.

  • Points forts de l'organisation : 

    • Présence d'un stand au cœur du festival offrant une grosse visibilité à l'exposition photo.

    •  Mise en place d'une étroiture artificielle d'une vingtaine de mètres.

    • Mise en place d'agréer de décrochement.

Ludwig

et photos Jean-Jacques





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