Lieu
: Grotte de Saint-Marcel d’Ardèche Réseau 3
TPST
: 6 heures
ÉQUIPE
: Bertrand, Émilie, Alex, Leila, Frédéric, Rémy, Océane,
Camille, Thomas, Enzo, Dorian
1ER CR de Dorian :
Le
réveil est dur ce matin là, l’apéro de la veille et la semaine
de grippe m’ont pas forcément fait du bien ! Mais aujourd’hui il
faut assumer, les apprentis spéléos vont arriver ! Frédéric, Rémy
et Camille arrivent à la maison pour le café à 8h20. Aussitôt
avalé, on charge le turbo Kangoo et on fonce à Bourg-Saint-Andéol
récupérer les clefs de la grotte ! On prendra un peu de retard sur
le planning et nous rejoindrons le reste du groupe sur le parking à
9h20. Nous nous équipons rapidement une fois descendus sur le
parking à proximité de l’entrée. Les débutants sont chauds
comme la braise !
Ouverture
de la porte et photo souvenir avant le départ de cette fabuleuse
troupe d’aventuriers. Rapidement le 1er groupe (Alex, Leila,
Bertrand, Émilie) partent loin et vite !!! Le second groupe
(Camille, Océane, Thomas, Enzo, Rémy, Fred et moi-même) avançons
tranquillement dans l’entrée, la grande échelle ... qui ... est
grande ! c’est effectivement une grande échelle ! On arrive vite au
pied de la cathédrale, le passage de la boite aux lettres se passe
bien ! On me dit : tu avais dit qu’il n’y aurait pas d'étroitures
! La vérité, c’est que c’est pas étroit ^^ !
Le
début du réseau 2 est très concrétionné et donne des étoiles
aux yeux de tous, on arrive à la jonction réseau 2/réseau 3. Je
n’y suis jamais allé mais je me fait confiance, c’est par là !
(après avoir étudier la topo tout de même !) On avance, on passe
la voute mouillante, qui est par ailleurs complètement sèche ... je
suis déçu ! Et nous attaquons le laminoir après avoir fait croire
que je suis parti très loin très vite... petite panique des
débutants??? J’étais juste au dessus d’eux après avoir
escaladé une coulée de calcite. Rémi m’y rejoindra dans la
foulée.
On
attaque ensuite ce fameux laminoir ! qui lamine bien le salaud ! Quel
enfer pour les grands !! Pas grand chose a dire à part que c’est
large mais bas de plafond ... on avance tête baissée un bon 40min,
c’était ... comment dire ? ... Sympa ! Au bout d’un moment on me
pose la question : tu es sûr que c’est par là hein ? -bah
non en fait ! Je suis jamais venu dans le réseaux 3 -ah ! ... (plein
de suspense)
Nous
faisons une pause avec Camille et Fred, je mange ma banane écrasée
goût sable. C’est fameux ! Je me demande si on ferait pas
demi-tour, le laminoir me semble long et l’on ne voit toujours pas
la fin. On décide de faire les 20 derniers mètres pour parler avec
le reste du groupe qui nous attendait dans la salle des Mémères,
bon et bien c’est bon ! Nous sommes finalement au bon endroit !!!
On continue !!! La suite se fait rapidement, grande galerie, c’est
sympa !
Nous
arrivons rapidement à une suite de gours à passer avec une main
courante en corde, on rattrape le groupe 1, nous échangeons quelques
vocalises karstiques ! Certains passent dans l’eau, d’autres font
des acrobaties, Camille ne souhaite pas continuer et fait une pause
devant les obstacles. Nous allons quand même faire quelques photos
sur la slackline, Océane fera un refus devant cet obstacle
également. Fred tombera dans l’eau, et j’ai la photo !!!! Après
s’être bien amusé, Alex nous dit de continuer car c’est beau
derrière, mais on abandonne pas Camille et Océane, on fera marche
arrière. Fred nous dit qu’il va voir derrière rapidement et de
l’attendre. Nous confirmons son choix.
Et
c’est à ce moment que nous ne le reverrons plus, nous nous
demandons où il a bien pu passer, le froid s’installe et nous
rebroussons chemin jusqu’au laminoir, nous traînons la patte,
faisons plein de photos, nous nous demandons quand Fred nous
rejoindra ... On passe le laminoir avec beaucoup de pause, Thomas et
Enzo sont déjà cuits ! Toujours pas de Fred en vue.
Nous
passons la Cathédrale, l’échelle et mangeons au bas de celle-ci.
Nous y passâmes un bon moment a festoyé notre aventure, a dégusté
plein de mandarines et de beignets au chocolat. Fred est toujours
porté disparu ! Le froid nous gagne de nouveau et nous glace le
sang, on sort prendre les rayons du soleil ! Nous perdons Enzo qui
fera la meilleure sieste de sa vie ! Camille et Océane prendront un
bain de soleil pour se réchauffer !
Voilà
en tout et pour tout maintenant 2h nous nous avons attendu Fred, je
demande de monter un groupe pour aller voir s’il n’est pas en
difficulté dans le réseau. Est-il resté avec le groupe 1 ?
s’est-il perdu au retour ? s’est-il cassé la jambe ???? Merde je
suis inquiet .. En fait, nous le sommes tous. Thomas, Rémi, et moi
même re-rentrons sous terre, et ... personne ... après une attente
de 40 minutes supplémentaires dans le laminoir, tout le monde refait
surface ...
Nous
attendons encore dehors, le soleil se couche, il fait froid ! Plus le
temps de faire le réseaux 1 on rentre ... Dans l’espoir que Fred
soit avec le groupe 1 là-bas loin dans le réseau 3 !
Fin
de journée on rentre tous calmement à la maison, beignet au
chocolat dans la voiture et nous sommes heureux.
A
18h Alex m’appelle pour me dire qu’il sont sortis de Saint-Marcel
et Fred est avec eux ! HOURRA !!!!
Dorian
photos Dorian
2EME CR de Frédéric :
TPST :
6h et 8h
Aujourd'hui,
à l'initiative de Dorian qui veut emmener des amis à Saint-Marcel
et qui s'occupera des aspects réglementaires pour entrer, nous nous
retrouvons au parking de l'entrée naturelle. En plus de 3 débutants,
Alex Leila Bertrand Émilie Rémi et moi-même ont répondu présent.
Ce sera une découverte pour la moitié de l'effectif. En fonction
des niveaux, deux équipes se forment autour du réseau 3. Les
autres auxquels je me joins pour profiter des explications
scientifiques, iront jusqu’où
leurs jambes les porteront en fonction des appétences en direction
de la chatière. Après quelques photos de groupe les deux équipes
entrent sous terre aux alentours de 10h, effectivement le froid nous
a aidé à nous équiper rapidement. Le premier groupe part vite,
l'objectif semble pugnace. Nous progressons tranquillement jusqu'au
pied de la salle de la cathédrale
en écoutant les connaissances historiques de Rémi qui m’explique
comment Napoléon voulait
transformer la grotte en dépôt militaire. Nous passons avec
émerveillement la trappe d'accès très concrétionnée
avant d'enjamber la voûte mouillante à sec. Le laminoir suivant
jusqu'à la salle des mémères nous alpaguera un bon peu d'énergie
mais nous arrivons ensemble à la main courante avant le lac à
Péage. Camille, mal équipée, s'arrêtera devant les 40 cm de boue
et Océane 100 mètres plus loin devant la slackline, trop risquée à
son goût.
Les
garçons font les fous sur la slacke
et à vouloir passer vite, je tombe à l’eau !!
Heureusement
la cavité est chaude et l’eau aussi. J’abandonne l’équipe
ici. On a entendu les autres tout à l’heure mais les filles ne
peuvent pas aller plus loin. J’informe Dorian que je vais tenter de
les rejoindre et qu’ils peuvent m’attendre un peu, disons 1/2h
heure. Par chance je croise Alex de l’équipe1, qui a déjà
atteint la chatière et qui revient
voir comment se débrouillent les novices. Pour me rassurer, il
m’expliquera que le plus dur est derrière moi et que je suis à
deux pas des autres, ce qu’il fera également avec Dorian qu’il
va rejoindre. Il me laisse et je décide alors de poursuivre. Je fait
d’abord un détour au début des galeries F et G en direction du
P70 mais je m’aperçois vite que ça n’est pas là. Je fait
demi-tour
et effectivement j’avais raté l’entrée de la galerie B, gardée
cette fois par Leïla qui venait me chercher, surprise de ne pas me
voir arriver informée par Alex.
L’équipe
se rassemble autour de la chatière, car la suite regorge de sublimes
curiosités. Après une bonne pause casse-croûte,
on repart
en direction du fond, objectif la salle de l’opéra. Émilie sera
la
guide de la sortie et fournira toute les informations pour progresser
dans le Trou Normand, qui offre après quelques contorsions, accès à
mes yeux, au plus bel endroit de cette galerie B, la galerie
Tajmahal. Quelques passages bas nous mènent ensuite à un ressaut
puis une E4 dans un soupirail, le tout sur un balcon glissant au
dessus d’un P25 suivi d’un P50 donnant vu «paraît-il» sur un
très beau lac sur l’actif noyé.
C’est
alors que la Pieuvre et son passage clé se dévoilent à nous. En
effet cette grande salle percée de deux grandes cheminées d’où
tombent deux tentacules de boue en calcification d’au moins 25 m de
haut se traverse en enjambant un P10. Vertigineux !
Il
est à peine 13h30. L’équipe décide de continuer vers la salle de
l’opéra toute proche. Cette immense salle aux allures de tipi
géant sur fond de place du village sera le point d’orgue de la
visite. Alors que Leïla et moi profitons d’un moment de pause, les
autres arpentent la galerie jusqu’au siphon voisin. Après donc un
moment de repos et toujours en avance sur notre timing, nous décidons
finalement d’aller jusqu’au bout, au trou souffleur à quelques
encablures de là. Le trajet est aisé dans une grande galerie
jusqu’à la salle de l’Ancre. La galerie des diamants, sur la
droite est une petite galerie d’une cinquantaine
de mètres légèrement étincelante
mais beaucoup moins que le Tajmahal et tire peut-être son nom d’une
certaine calcite diamant que nous n’avons pas trouvé. En revanche,
Leïla a
mis le doigt dans la salle de l’Ancre sur des calcifications
magnifiques aux formes de bijoux splendides, très jolis.
Enfin
arrivés au bout, Emilie, la plus téméraire de l’équipe ira
jusqu’à explorer en libre les fondements
du Trou souffleur au terme d’une petite escalade sur la cascade de
calcaire terminale. Sans surprise c’est bien le bout du bout.
Il
est pas loin de 15 heures
si mes souvenirs sont bons. Il est temps de faire demi-tour.
L’opéra, la Pieuvre, les boîtes aux lettres. Tout se déroule
bien jusqu’à retrouver le laminoir. J’ai l’impression qu’il
est plus bas qu’à l’aller. Alex et Leïla aussi !! On met le
temps mais ça passe contrairement à Bertrand et Émilie qui
gambadent et nous attendront presque 20 mn après
la voûte mouillante.
Il
est 18h passé quand on sort.
On
remonte tranquillement aux voitures et Alex m’informe d’un
incident que j’aurais déclenché. Dorian qu’il vient
d’informer de notre bonne sortie, s’empresse de lui demander de
mes nouvelles, n’en ayant pas eu après la demi-heure prévue,
il a cru que je m’étais perdu ou blessé même après avoir eu les
infos d’Alex. Sans attendre je me presse de le rassurer au
téléphone et ne manque pas de prendre un rappel de notre sonnette
Jean Jacques qui commençait à s’inquiéter lui aussi.
Finalement,
au terme de cette très belle sortie, un petit rappel s’impose il
est vrai, que de la bonne communication de manière générale
découle le bon déroulement de toute organisation.
Alors
que chacun rentre chez soi, je passe récupérer ma voiture chez
Dorian et aussi pour lui ramener les clés de la grotte et du
matériel et une bonne bière à la main pour finir de faire retomber
la pression…..
Il
me confirme qu’il y a eu plus de peur que de mal et que l’équipe
1 a
apprécié la sortie malgré cette péripétie.
Au
plaisir de se revoir le 16 en toute sérénité !
Frédéric