Participants
: Jean-Jacques A. Serge A. Jean-Luc P. Jacques C. Florian M.et Mélina B.
Départ
de chez Serge à 9h. Jonction avec Jacques, au dessus du village de
Bouvières, route de Saint-Nazaire le Désert.
Pour
se rendre au départ de la piste qui mène à la cavité, traverser
un petit hameau et remonter par une piste juste carrossable jusqu’à
une petite bergerie, se garer dans le champ. Nous laissons
Jean-Jacques, gardien de nos affaires. De là prendre le chemin qui
monte et chemine tranquillement à travers la pente. Nous atteignons
un lieu dit des terrassiers où subsistent quelques ruines.
S'imaginer la vie en ces lieux force une certaine admiration. Le
paysage aux couleurs du sud est prenant. Mais Jacques nous ramène à
la réalité : nous voici descendant à travers buissons, buis,
pentes herbeuses et caillouteuses nécessitant par endroit un bout de
corde (falaises obligent). On se déguise en sangliers dans ce
maquis. Au bout d'une petite heure un cri !! Je l'ai trouvée ou
plutôt retrouvée après 50 ans, bravo Jacques !!! belle entrée
assez inattendue dans un tel relief.
Tout
heureux nous nous préparons à l'exploration. Toutefois quelle n'est
pas notre déception quand Jean-Luc s'exclame : il y a déjà un
équipement : amarrage assez récent, toutefois positionné un peu
bas. Descente de Jean-Luc suivi de Serge qui fait la topo en
descendant il est rejoint par la charmante Mélina.
Description
de la cavité : après une courte galerie suivie d’un ressaut de
4,50m qui donne sur un éboulis de blocs recouverts d'argile et de
terre très humide sur une pente estimée à 60° (voir topos)
Au
bas nous constatons qu'une désobstruction a été entreprise par des
spéléos courageux car tout est extrêmement (merdique). Plus bas
c'est la suite de l'éboulis étroit, sans courant d'air !!!à suivre
!!!
La
remontée s'effectue sans soucis, si ce n'est que pour!!! l'anecdote
: ayant pour ma part testé mon baudrier ultra léger appelé
ironiquement par
mes camarades (porte
jarretelle) je m’aperçus
du
décrochage d'un petit mousquif. J’ai
du
redescendre
et profiter de mes camarades pour me renvoyer un bout de corde pour
récupérer ma pédale, ce qui me permis de constater l'aventure qui
est arrivée
à
notre ami Jacques.
En effet il y a une cinquantaine d'années, pris par le syndrome de
la découverte, il descendit seul avec une corde en chanvre (nous
n'étions pas encore
dans la gabegie des marchands) impossible pour lui de remonter le
passage surplombant des blocs coincés. L'attente
des secours de l'époque fût
longue 7h, transis mais sauf et une envie d'explorer chevillée
au corps.
Retour
par les sentes à sangliers pour retrouver Jean Jacques et son café
: 15h casse croûte.
puis
Jacques nous emmène voir une résurgence, bon là 2mm de marche!!
Une
cavité étroite d’où, lors de fortes pluies, jaillie une eau sous
pression dans un joint de strat vertical. Jean Luc s'engage et
descend sur 2,50m, puis rampe dans un boyau étroit, s'arrête sur
ressaut avec des blocs à dégager, déjà en partie par nôtre ami
Jacques.
Il
serait éventuellement intéressant d'y retourner avec une petite
caméra pour voir une suite possible (pas de courant d'air).
Conclusion
: sortie alliant marche d'approche et belle entrée de cavité qui
devait fonctionner en perte il y a quelques milliers d'années,
époque où le massif ne faisait qu'un.
Retour à Montboucher :
18h.
Serge
Aviotte