mardi 12 janvier 2016

SORTIE ACCOMPAGNEMENT SAMEDI 16 JANVIER 2016


Ce samedi nous accompagnons des membres du CAF de Montélimar pour faire une petite virée sous terre dans l'aven double à St Remèze.
Ceux sont des montagnards donc aucun souci pour l'encadrement sur corde, on équipera en double  quand même car ils n'ont pas tout à fait les mêmes techniques que nous.

Rendez vous à 9h00 au Quick ou sur place vers 9h45.

Hugues.





ECO KARST N°101, REVUE TRIMESTRIELLE BELGE

Nouvelle publication pour la revue EcoKarst de nos amis Belges, vous pouvez la consulter en cliquant sur le lien suivant :

https://docs.google.com/viewer?url=http%3A%2F%2Fwww.cwepss.org%2Fdownload%2FecoKarst%2FEcokarst101.pdf

Hugues.


vendredi 8 janvier 2016

TROU DU DIABLE 2 ème, SAMEDI 02 JANVIER 2016

Participants : Jean Jacques, Serge, Jean Noel, Bertrand, Olivier S, Pierre2.


Tout a commencé à 9h à Montélimar où nous partons dans la voiture présidentielle avec JJ à Saou. Nous retrouvons Olivier et Bertrand pour prendre la direction du départ du chemin forestier pour le trou du diable. Là, nous rejoignent Jean no et serge où nous remplissons leur 4x4 de notre petit bazar avec JJ. ¾ d’heure plus tard et toujours sous la pluie, nous faisons du refuge Girard notre camp de base.



Pendant que nos « très anciens » réchauffent l’atmosphère par un feu de cheminée, les « anciens » se préparent pour tenter d’aller voir le fond du trou du diable.
Jean No nous fait profiter de son 4x4 pour nous ménager un peu de marche d’approche. Une fois à l’entrée du trou, les souvenirs reviennent…


Olivier part en tête vérifier l’équipement du P80 suivi de Bertrand et moi-même.
Deux chauves-souris squattent le puits d’entrée dont une juste sous la margelle du premier fractio.


D’autres animaux y ont élu domicile : araignées et orthoptères (peut être de la famille des grillons).
Olivier continue l’équipement du P20 qui nécessite un fractio et une déviation.


Nous sommes dans une faille concrétionnée.



Au fond du P20, Olivier poursuit l’équipement toujours avec la corde 120m ( ??) du puits d’entrée : c’est une 120m XXL. On cherche au son du marteau la bonne sonorité pour savoir où « goujonner » : c’est le départ du P50.



A -100m sous terre les parasites nous offrent des images sympathiques… Non ?


S’en suit le premier fractio du P50 qui se prolonge au tant à la vertical qu’à l’horizontal : vive les fractios !


Olivier équipe un second fractio. Le puits descends ponctué par une suite de margelles.
Pour ma part, je remonte prématurément, l’étroiture du P20 ayant eu raison de mon dos.
Bertrand prend le relais et équipe les fractios suivants avec la corde prévue pour le fond (enfin !). Celle du puits d’entrée doit s’arrêter à une dizaine de mètres du fond…
Une nouvelle fois la consommation dévorante de plaquettes aura raison du fond : cela sera pour la prochaine visite !
Bertrand et Olivier ressortent vers 17h à la tombée de la nuit…


...qui a été précédée dans la journée par quelques flocons de neige sur un proche sommet ! Il fait 2°C au refuge Girard.


Nous rejoignons JJ en bas du chemin où Serge et Jean No l’ont déposé dans l’après midi. Grace à JJ on a une intendance au top. Il nous gère la clef du chemin forestier qui nous évite 11km et 800m de dénivelé…
A bientôt pour un troisième épisode !

Pierre D.


jeudi 7 janvier 2016

CR SORTIE AU TROU DU DIABLE DU SAMEDI 02 JANVIER 2016

Participants : Jean-Jacques, Jean-Noël, Serge et Bambou en surface ; Pierre DC, Bertrand V. et Olivier S. sous terre.


Retour en ce début d’année dans la forêt de Saou pour poursuivre le rééquipement du trou du diable. Lors de la sortie précédente la même équipe avait équipé le P80 et la tête du P25 qui lui fait suite après une courte étroiture (Cf. le CR du 12 décembre).

Comme annoncé c’est sous de fortes averses que nous prenons la route et que nous nous retrouvons à Saou en ce premier samedi de 2016. De là, il nous reste encore 11 kilomètres de piste forestière à parcourir. Heureusement, plus nous grimpons, plus la pluie semble vouloir se calmer, et si arrivés au refuge il pleut nettement moins, et il ne fait que 2°C ; pas tout à fait les conditions du mois de décembre.

 A l’abri nous préparons les kits, pendant que Jean-Jacques prépare et allume une bonne flambée. Jean-Noël nous conduit en taxi-brousse jusqu’au départ de la sente qui mène au trou. Cette fois-ci pas d’hésitation, le terrain est un peu glissant par endroit mais nous filons directement jusqu’au porche avec Jean-Noël et Serge qui nous accompagnent. Serge a participé très activement aux premières explorations du trou du Diable dans les années 70 du siècle dernier (oui, oui il y a plus de 40 ans ! hier quoi. Tiens toi t’avais quel âge en 1972 ?). Et s’il a aujourd’hui une bonne raison pour ne pas descendre avec nous, sûr que la prochaine fois il ne restera pas en surface. On devine son impatience, à peine dissimulée, de revoir le fond pour vérifier les possibilités de suites qu’il a encore en tête. Et il y en a d’autres de ces premiers explorateurs prêts à mordre dans cette madeleine … Mais aujourd’hui l’équipe ne comporte que du sang neuf issu d’une génération beaucoup plus récente de spéléos. Ils n’ont tout juste qu’un demi-siècle d’existence et ne comptent guère plus d’une trentaine d’années de pratique souterraine ; des jeunots ! Relativement parlant bien entendu.

En tant que cadet de l’équipe, je file en premier en vérifiant la corde et les amarrages posés la dernière fois. La première longueur met tout de suite dans l’ambiance verticale de ce magnifique P80. Bertrand me suit et me rejoint rapidement alors que Pierre décide d’entreprendre des travaux de purge au niveau du deuxième fractio, soit à peu près 40 m au-dessus de nos casques. Les cailloux sifflent et il se met soudain à pleuvoir du gros gravier. Nous rentrons les épaules en attendant que l’orage passe. A la première éclaircie je m’enfile dans l’étroiture et retrouve les deux derniers points posés il y a trois semaines. Je poursuis l’équipement mais la qualité du calcaire, déjà médiocre, ne va pas en s’améliorant avec la profondeur. C’est une sorte de mille-feuilles présentant une alternance de couches d’aspect plus ou moins marneux et généralement impropres à la fixation d’amarrage fiable. Il convient de sonder, patiemment et méthodiquement, pour trouver les rares endroits qui veulent bien chanter sous les coups de marteaux, et encore faut-il ne pas avoir l’oreille trop musicale… Le pied doit aussi rester particulièrement léger ; la paroi est friable et très fragile.

Alors que j’entame, l’équipement du P55, Pierre qui a très mal au dos préfère nous laisser et décide de remonter en surface. Comme il était spécialement chargé des prises de vues, il n’y aura pas de photos de la suite aujourd’hui.

Je prends pied sur une margelle à mi-puits et propose à Bertrand de venir me rejoindre. En descendant lui aussi entreprend, mais bien involontairement, des travaux de purge de grande ampleur, nouvelle averse de pierres pour moi. Dans ce secteur, il vaut mieux avoir le kit sur le dos car quand, libre en bout de longe il rabote la paroi, les copeaux produits sont assez gros et c’est fou ce qu’ils adorent Newton. En dehors de la trajectoire je n’y verrais absolument aucun inconvénient, mais là je proteste un peu.

Bertrand me rejoint sur la margelle pour continuer l’équipement avec prudence  et circonspection: mais où se trouvent les 50cm² de paroi où l’usage d’un perforateur à percussion peut être utile et efficace ? Bertrand finit par trouver la bonne couche, du moins celle qui apparait la moins mauvaise (son oreille est aussi mauvaise que la mienne). Avec deux points supplémentaires et une petite déviation nous prenons pied sur une nouvelle margelle environ 8 mètres plus bas. En fait le P55 semble s’être creusé à la faveur d’une faille et s’étage en margelles successives avec un profil de plus en plus allongé. Des zones perchées sont joliment concrétionnées (les réclamations pour les carences iconographiques sont à adresser directement à Pierre DC ou à un certain Yves B. resté scotché en Isère, sans parler de notre Huggy national, shooter compulsif mais néanmoins talentueux. Bon disons qu’ils se rattraperont la prochaine fois…). La qualité du calcaire à l’air de vouloir s’arranger un peu, un tout petit peu, par endroit…

Le fond n’est plus très loin, une vingtaine de mètres, mais le temps passe vite, l’heure fixée pour le retour approche. De toute façon il ne nous reste plus que deux plaquettes, donc pas suffisamment pour aller bien plus bas. Bertrand pose encore deux amarrages et la corde qui attendront là la prochaine séance.

Nous remontons tranquillement, bien décalés afin d’éviter de recevoir de nouvelles giboulées minérales. Maintenant c’est moi qui suis au-dessus, et par égard pour mon camarade je fais de mon mieux pour limiter les précipitations.

A 17h10 nous sommes dehors. Nous croisons Pierre sur le chemin qui, sachant proche l’heure de notre sortie, venait aux nouvelles. Le temps de nous changer et de redescendre la piste il est 18h30 quand nous retrouvons Jean-Jacques, l’homme aux clés d’or, qui nous a patiemment attendus pour refermer la barrière.

Voilà une nouvelle étape est franchie. L’objectif du jour n’a pas été atteint, mais la prudence qui nous a retardés n’a rien d’excessif. Il faudra pour les sorties à venir rester très vigilant ou se munir de parapluies blindés. Bon, quoi qu’il en soit à la prochaine le fond devrait être enfin rejoint et la première peut-être de mise…

Olivier S.


dimanche 3 janvier 2016

CR d'une désobstruction nocturne à Grotte Roche le 03-01-2015



Participants : Pierrot Garcin (Furets Jaunes de Seyssins), Yves B.


Bien que n'ayant pas pu monter au Trou du Diable, le tout début de l'année n'a pas été sans spéléo. En effet, Pierrot Garcin (l'homme de la désobstruction démente sur le plateau de Presles) cherchait du monde pour l'accompagner à Grotte Roche en soirée. Rendez vous fut donc pris à 15 h 30 à St Nazaire et direction les gorges de la Bourne sous un temps pluvieux. Sur place la rivière avait bien mauvaise allure avec un début de crue.

 Peu après 16 h, entrée dans la grotte et, une fois changés à l'abri de la pluie,direction le fond. Comme souvent, nous croisons un groupe en sortie d'initiation.

Cela faisait plusieurs visites que je me demandais ce que donnais le petit départ en rive gauche peu avant le siphon terminal. Maintenant je sais ! C'est un nouvel exemple des désobstructions entreprises par Pierrot et ses potes. Ici près de 50 m de boyau, fort heureusement recalibré une bonne partie. Mais bon, un peu bas de plafond de temps à autres.
Le parcours est entrecoupé de deux endroits un peu plus larges et débouche dans un grand volume, une salle d'effondrement d'une dizaine de mètres de diamètre pour à peu près autant de haut. La suite est en face dans un méandre obstrué par un éboulis.

Un éboulis à gros et même très gros blocs. Pour ceux qui ont connu le "piano" à la Baume des Anges, c'est un peu la même ambiance. Nos camarades se sont attaqués à ce nouvel obstacle en suivant le plafond. Cette fois, Pierrot a mis le paquet sur trois blocs. En une heure, 13 trous de 8 percés et remplis de ce qu'il faut.

Une pause casse-croute sous le regard de la mascotte des FJS

Et après s'être bouché les oreilles avec les moyens du bord, connexion de la batterie avec les résultats que vous pouvez imaginer.

Retour au méandre pour voir les résultats. D'après Pierrot, la chute de visibilité serait due au réchaud à plaquettes utilisé pour faire chauffer l'eau… Dois-je avouer mon scepticisme pour cette explication ?

Le passage est maintenant encombré de cailloux d'un format manipulable. Trop fort Pierrot pour la réduction des blocs. On sent le métier. Le dégagement va prendre une bonne heure pour se faire un passage et évaluer ce qu'il y a encore à faire.

Après deux bons mètres de progression en remontant le long de la paroi nous prendrons la sage décision d'arrêter sous plusieurs gros blocs dont le calage parait pour le moins incertain. Il y a besoin de revenir avec d'autres outils (barre à mine, perche,…) que nous n'avons pas.
Après avoir fait du nettoyage dans la salle, retour vers la surface. Une heure et demi de crapahut pour ressortir à 0 h 30 sous une pluie battante et glaciale. Surement de la neige un peu plus haut. Descente tranquille dans la vallée pour retrouver ma voiture.
Très motivé par ce qu'il a entraperçu derrière les blocs, Pierrot pense déjà à la prochaine sortie. A suivre donc.

Yves B.


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