mardi 22 septembre 2015

CR DESOB AU SM7 DU SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2015

Présents :
GECKOS : Christian
MASC : Serge, Jean-Noel, Jean-Jacques, Gilles, Philippe et Hugues.

Comme prévu on était nombreux ce samedi pour retourner sur le chantier du SM7 sur la montagne du St Maurice à Dieulefit. Il faut être au moins 5 pour bien travailler donc là à 7 c'était confort, on a pu faire des rotations.
La première remarque à faire c'est sur la route d'accès, elle n'était déjà pas trop en bon état avant les gros orages qu'on vient de subir mais maintenant ça devient vraiment pénible pour nos petites voitures, il va falloir prendre des 4x4 pour monter jusqu'aux antennes relais. Si en plus vous avez un problème de ventilateur comme moi samedi vous allez trouver le chemin bien long ...

Une fois sur place c'est vrai qu'on est récompensé par la vue, de tous cotés c'est superbe, on en prend plein les yeux, la prochaine fois je vais essayer de faire un panoramique du Vercors.



Après s'être réparti le matos on est descendu jusqu'à la grotte par un bon chemin tracé dans le bois, seuls les derniers mètres sont un peu plus "acrobatiques" mais en posant une corde de sécurité ça se fait bien. C'est à se niveau là que Philippe a senti du chaud et a vu de la fumée sortir de son sac à dos ! Il a vite ouvert et s'est aperçu que c'était un des accus du perfo Hilti qui était entrain de fumer. Il n'était pas branché sur le perfo mais juste comme ça en vrac dans son sac. Est ce de l'eau qui est rentrée dedans il y a un bon moment déjà ? Un des accus qui s'est percé et qui a fait court-circuit ? Il va falloir faire une autopsie pour comprendre.

La grotte semble être une galerie descendante qui s'enfonce dans le massif malheureusement elle est comblée par la terre donc il faut la vider. Lors des sorties précédentes il y a déjà eu un énorme boulot de désob de fait, on avance d'une bonne quinzaine de mètres sans difficultés grâce à une tranchée creusée.



Au fond on butte toujours sur le remplissage avec vue sur quelques mètres de vide donc c'est intéressant. Après s'être mis en tenue on s'est réparti les taches et on a attaqué le vidage de la galerie.


Pendant que je grattais le fond Gilles et Christian se sont attelés à sortir d'énormes blocs au milieu de la galerie pour casser un virage qui gênait à la remontée du bidon et c'est vrai qu'une fois le passage agrandi c'est devenu plus facile.





La pause casse croûte nous a permis de souffler un peu puis on s'est remis au boulot. Devant la grotte on a une jolie plateforme aménagée vraiment agréable, on peut y manger à l'ombre et à l'abri du vent.


C'était de nouveau mon tour de creuser au fond quand j'ai aperçu un truc bizarre devant moi, je voyais des choses oranges fluo deux mètres plus loin. Sachant que la galerie était pratiquement bouchée par la terre il y avait un souci. Une fois allongé dans le passage bas j'ai compris : devant moi j'avais des colliers de chiens de chasse avec leurs balises GPS. Malheureusement deux chiens sont venus mourir dans la grotte et du coup ça nous intrigue car ça parait difficile qu'ils soient arrivés par le coté qu'on vide et ça laisserait supposer une autre entrée à découvrir. En attendent on a récupéré les colliers pour signaler aux propriétaires des malheureux chiens qu'on les a retrouvés.


Au fond on a une vue sur une dizaine de mètres et si on ne voit pas plus loin c'est à cause de la terre, c'était presque possible de passer mais avec les deux cadavres de chiens en décomposition cela nous a bien freiné et du coup on ne s'y est pas engagé.




Vraiment c'est intéressant car on a une belle surface qui a été comblée par le remplissage et ça nous laisse un bon espoir pour la suite. En plus on devrait pouvoir stocker un peu la terre dans les recoins pour ne pas avoir besoin de la ressortir un jour qu'on ne sera pas assez nombreux. En tout cas avec une ambiance pareille c'est toujours un réel plaisir que de passer une journée à creuser en espérant trouver LA grotte qui nous fait rêver.

Hugues.


vendredi 18 septembre 2015

SORTIE DESOB AU SAINT MAURICE SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2015

Maintenant que le beau temps semble revenu on va pouvoir se remettre au boulot. Ce samedi on devrait être assez nombreux pour reprendre le chantier vers Dieulefit sur la montagne du Saint Maurice. La dernière fois l'équipe était restée sur une suite visible devant avec juste de la terre à gratter.




Départ à 9h30 chez Jean-Jacques ou de chez Serge à 10h00.

Hugues.

dimanche 13 septembre 2015

CR SORTIE A CHAMPVERMEIL 2 DU 12 SEPTEMBRE 2015

Présents :
pour le SCSM : Jacky et Marcel
Pour le MASC : Gilles, Hugues et visite de Michel R.

Cela fait longtemps qu'on devait faire une tentative au fond de la désob de Champvermeil 2 suite à des mesures faites par Gilles en surface avec ses baguettes. Lui ressent du vide au fond mais pas là où on s'est engagé en ouvrant le boyau terminal. Pour lui ça serait derrière la paroi de la petite salle où se terminent l'arrivée d'air et d'électricité pour le moment. Nos amis de St Marcel ayant des forets d'un mètre de long ils ont proposé à Gilles de percer pour voir.

Je suis arrivé le premier sur place et après avoir cassé la croûte j'ai enlevé la grille et je suis descendu pour voir l'état de l'équipement resté en place. La gaine de ventilation a mal vieilli en surface, elle est devenue très fragile et casse facilement. Le câble électrique semble correct, la prise n'est pas oxydée. Les poignées en corde et les marches scellées n'ont pas bougé on peut s'en servir.


Autre chose qui n'a pas bougé c'est la teneur en Co² du trou. Je suis donc descendu sans la ventilation et de suite j'ai senti que ça gazait pas mal. Arrivé au premier palier j'étais déjà essoufflé, j'ai poursuivi encore un peu en descendant le deuxième ressaut (celui où un bout de corde sur une poulie est restée en place). Là je n'ai pas insisté étant déjà à la recherche de mon souffle et j'ai vite pris le chemin du retour sauf que là c'est tout en escalade et que donc ça demande plus d'efforts. Quand Gilles est arrivé j'étais avachi dans l'herbe entrain de reprendre une respiration à peu près normale après 10 bonnes minutes d'hyper-ventilation ;-D

Jacky et Marcel sont arrivés peu de temps après avec tout le matériel pour ventiler et percer au fond. Après quelques petits soucis de groupe électrogène on a pu enfin aérer le trou. On a attendu un bon quart d'heure avant de descendre jusqu'à la petite salle, Le Co² était toujours présent sur le parcours mais au fond c'était respirable sans problème.

Gilles ayant fait ses mesures en surface a indiqué à Marcel où il fallait percer, n'ayant quand même pas trop de place pour se bouger je les ai laissé tranquille et je suis remonté, au départ je comptais rester juste au dessus d'eux mais c'était encore trop gazé.




Ils ont fait 5 tentatives de perçage mais aucune n'a donné de résultat  du coup Gilles est ressorti pour refaire des mesures plus précises. Ayant trouvé les postes radio du club dans mon coffre je suis redescendu avec un pour pouvoir communiquer plus facilement avec Marcel au fond. Cela n'a pas super bien fonctionné mais c'est uniquement parce qu'on n'a pas repris le temps de faire des branchements corrects, le câble radio est toujours bon on peut encore s'en servir.

Finalement les perçages ont été faits au bon endroit, en tout cas dans la bonne direction, maintenant reste à savoir à quelle hauteur il faut percer ...

Sinon le trou est bien propre, on voit que de l'eau est passée dedans, seul petit souci c'est une forte odeur d'urine au niveau du ressaut avec la corde et la poulie, est ce que ça vient d'en haut ou bien quelqu'un est venu visiter le chantier et a voulu marquer son territoire (non je ne l'ai pas traité de blaireau) ?

Hugues.


mercredi 9 septembre 2015

COMPTE RENDU DE LA SORTIE DU SAMEDI 5 SEPTEMBRE A LA BAUME SAINT JAUME - DIEULEFIT


Participants: Serge. A, Jean-Jacques. A

N'étant pas nombreux pour continuer la désobstruction au S.M 7, nous décidons d'aller effectuer l'escalade de la cheminée repérée en 2009 au S.M 5 ou Baume Saint Jaume cavité située sur le même secteur.

Dans cette petite cavité bien sympa et aux formes karstiques intéressantes pour ce massif, nous avons retrouvé à l'entrée nos trois loirs ou leurs descendants, toujours aussi curieux qui surveillaient nos préparatifs.  

Pour l'escalade, les premiers 5m furent effectués en libre, Serge mis un point sur sangle au départ de la vire, puis un autre aussi sur sangle 4m plus loin, un point sur goujon 2m au dessus de la vire, au départ de la verticale (rapidement posé grâce au nouveau perfo super léger que nous avons acquis uniquement pour ce genre de manip). Une fois sur ce point Serge a bien regardé la cheminée sur toute sa longueur, environ 10m de hauteur où aucune possibilité de continuation ni au sommet ni dans la longueur, elle est entièrement colmatée par des coulées de calcite.

Nous sommes ressortis pour manger à l'entrée de la grotte d'où il y a une vue superbe sur le vallon et les crêtes du Saint Maurice. Oh poésie qu'en tu nous tiens ?          

Enfin une courte sortie bien agréable malgré aucun résultat, si ce n'est qu'un point d'interrogation sur une suite a été levée. Nous avons aussi remarquer qu'aucune chauve-souris n'était présentes dans la cavité contrairement à notre visite de novembre 2009 où elles étaient nombreuses, cette cavité doit servir uniquement de lieu d'hibernation.

Jean-Jacques










mardi 1 septembre 2015

COMPTE RENDU SPORT Z.A.P DU 24 AU 28 AOUT


Présents pour l'encadrement : Hugues P, Jean-Luc P, Michel C, Coco, Claude B, Jean-Jacques A.

Nombre de jeunes : 5 (entre 10 et 12 ans 1 fille et 4 garçons)
 
Comme d'habitude le lundi et le mardi pendant 2 heures au gymnase apprentissage des techniques de montée et descente, apprentissage des nœuds et diverses questions sur la spéléologie.

Le mercredi, le jeudi et le vendredi de 14h à 18h en cavités. mise en  pratique de techniques apprises au gymnase. On a la chance d'avoir des cavités idéales pour l'initiation et la découverte de la spéléo à 8kms de Montélimar.

Cette semaine a été très agréable car les participants étaient très preneurs et attentifs  à nos explications.

Un grand merci pour ceux qui ont pu se libérer pour donner un coup de main.

 Jean-Jacques


COMPTE RENDU DU CAMP A LA PIERRE SAINT MARTIN DU 8 AU 14 AOUT 2015


Présent pour le M.A.S.C : Olivier R dit Nougat.

 Le but pour cette année était la continuation des explorations à la Grotte de l'Ours avec de nombreux objectifs suite aux découvertes de l'année dernière.

Malheureusement peu de résultats sur tous les objectifs, tout reste à continuer avec des arrêts soit sur siphon, soit sur escalade ou méandre impénétrable, mais tous les espoirs de continuation restent possibles. A faire à suivre en 2016.

La 1ère photo a été prise dans le magnifique P300.

Nougat     
 
 
 
 

mardi 18 août 2015

RAPPEL : SPORTS ZAP DU 24 AU 28 AOÛT 2015



Comme prévu la semaine prochaine on assure la semaine Sports Zap du mois d'août donc si vous êtes disponibles n'hésitez pas vous serez les bienvenus.

Lundi et mardi gymnase de Margerie de 15 heures à 17 heures et le reste de la semaine sur le terrain de 14 heures à 18 heures.

Hugues.


dimanche 16 août 2015

CR SORTIE RAPIDE DANS LE DÉFILÉ DE DONZERE DU 15 AOÛT 2015

Présents : René, Jean-Jacques et Hugues.

Ce samedi 15 août 2015 on a fait une rapide virée dans le défilé de Donzère pour faire quelques photos afin de préparer les 50 ans du club en 2016.
Ne voulant pas faire trop de route pour trouver de petites cavités facilement accessibles le défilé est l'idéal. Par contre ce qu'on n'avait pas prévu c'était l'invasion de ronces, la SNCF ferait bien de s'en occuper car le jour où un feu démarre ...

On est monté jusqu'à un petit trou qui nous semblait parfait pour faire les photos voulues. Jean-Jacques et René ont remis des vieux casques et pris les instruments de mesure utilisés jusqu'à l'apparition des laser-mètres, Disto et compagnie ...





Une fois les clichés pris on est redescendu à la voiture en suivant le pied de falaise dans l'espoir d'éviter un peu les ronces mais cela n'a pas été un grand succès. Au passage on a revu des petites cavités connues et répertoriées sur les bulletins du club en particulier la Baume Écrite.




Cette petite cavité remonte pas mal dans la falaise avec des volumes intéressants, ça pourrait devenir une bonne grotte d'initiation aux techniques sur corde, j'ai bien envie de venir l'équiper pour voir ce que ça donne. Pour le moment elle est vierge de spit, Jean-Jacques l'ayant faite il y a bien "longtemps" avec des pitons. Avec les moyens modernes pour poser des amarrages cela ne posera pas de problème pour l'équiper. Par contre il faudra ouvrir un bon chemin d'accès.

On a fini par rejoindre la voiture en continuant à affronter les nombreuses ronces, René étant en tête il a ouvert le chemin, ses bras en portent les séquelles.


Hugues.


mardi 11 août 2015

Nouvelle virée spéléologico-archeo-touristique en Iran, 1er-8 août 2015

Participants : Christine et Yves Billaud avec Shahriyar Behzadiyan ainsi que la participation de Faezeh, Mahdi, Amir et Amir Hosein. Aide à l'organisation sur place : Maryam et Benham (un grand merci à eux tous).

Ce nouveau périple iranien, prétexte à un compte rendu fleuve, fait suite à une première prise de contact sur place, au mois d’avril, avec des spéléos locaux. Initialement il s’agissait de faire du repérage de cavités susceptibles d’être plongées, dans l’objectif d’une expé en 2016. Malheureusement, juste avant notre arrivée à Téhéran, le spéléo qui devait nous guider a eu à gérer un très grave accident de l’un de ses proches. A l’arrache, un de ses collègues a bien voulu s’occuper de nous mais avec un programme plus léger.
Une virée très courte, à peine une semaine, mais dense avec peu de temps pour dormir en raison d’horaires bien baroques et de quelques péripéties. Tout démarre à Lyon Saint Exupéry par une panne de tapis à bagages, bloquant l’enregistrement. D’entrée de jeu, plus d’une heure dans la vue… Mais sympathique compensation par la compagnie aérienne (merci Turkish Airlines) qui pour nous placer au plus près de la sortie de l’avion nous a surclassés en Affaires. Mazette, quel confort ! Malgré tout il a fallu piquer un sprint effréné pour attraper notre correspondance d’autant que je m’étais un peu emmêlé dans les numéros de portes. Fin de la première étape à 3h du mat à Téhéran. Longues files pour les visas et enfin arrivée chez les copains pour souffler un peu.
Bien entendu on papote jusqu’à point d’heure mais debout avant l’aurore (3 heures), pour se faire une heure de taxi et attraper un train direction Zanjan, 300 km vers le nord-ouest. Prix du billet : 7 € incluant une lunch-box avec jus de fruit, biscuits, bouteille d’eau et thé. Une fois sortis de l’immense ville de Téhéran, près de quatre heures de voyage à travers un paysage de champs de blés et d’agglomérations
Après le traditionnel contrôle de police nous sommes récupérés par notre nouveau guide Shahriyar, montagnard, spéléo et plongeur (l’un des quelques plongeurs spéléos iraniens).

Après la dépose des bagages, petit tour dans la ville qui possède un musée archéo, petit mais riche avec en particulier une série de momies naturelles découvertes dans une mine de sel qui a fonctionné de -400 à +1000. Photos interdites mais pas mal de choses sur la toile comme
http://halehsworldofarchaeology.blogspot.fr/2014/04/the-saltmen-iranian-mummies.html.
 Encore une fois nous restons bluffés par le mobilier archéologique, céramiques et bronzes, de ce qui est considéré comme de l’âge du Fer, alors que chez nous c’est encore l’âge du Bronze.



 Le soir, nous sommes conviés à un repas en dehors de la ville, au frais (tout relatif bien sur) dans un verger. Une réunion familiale "intime", pas plus d'une vingtaine d'invités !

Et ce qui va devenir notre quotidien, couchés tard et levés tôt. Première étape de 110 km plein ouest à travers un paysage de « bad lands ». Altitude entre 1700 et 2100 m, l’Iran c’est haut !
Premier arrêt sur un site très particulier, Takht-e Soleyman (le trône de Soleiman), une sorte d’immense source autour de laquelle ont été construits différents édifices à partir du premier millénaire avant notre ère.
La source en précipitant du calcaire a édifié une sorte de petit plateau. Le lac au centre fait 80 m de diamètre. Il aurait été plongé mais sans que le fond soit atteint. Mais les infos sont pour le moins floues… Je vous laisse imaginer ce que peut m’inspirer un endroit pareil !
A trois kilomètres, un autre édifice géologique marque le paysage. Haut d’une centaine de mètres, il ressemble de loin à un volcan mais il s’agit également de calcaires précipités autour d’une source.

Du bord du « cratère » (qui n’en est pas un), belle verticale de plus d’une centaine de mètres. Mais la forte odeur de soufre qui remonte du fond n’incite pas à tenter la descente.
Nouvelle étape de 110 km vers l’est, dans la province de l’Azerbaïdjan occidental, jusqu’à se rapprocher de 70 km de la frontière irakienne. Destination, une grotte aménagée dans laquelle des siphons sont plongeables.
Pour les aménagements, on peut dire qu’ils n’ont pas lésiné. Larges escaliers, rambardes chromatiquement exubérantes,…
Petit détour par la vasque de départ du siphon dans lequel a plongé notre guide. Arrêt vers -40 et un polonais serait allé plus bas.
De tels lieux, avec de l’eau et de la fraicheur (température « glaciale » de 12/13° par rapport au 40° du dehors), attirent bien sûr du monde. Ce sera notre premier contact avec du canotage touristique souterrain.
Soirée en gîte dans le petit village à côté de la grotte. Et nouvelle nuit courte, cette fois en raison d’un concert d’aboiements de chiens et de toute façon, levés aux aurores pour attaquer une longue route vers le sud-ouest.
A vol d’oiseau 300 km, « un petit peu » plus par des routes sinueuses alternant grandes surfaces planes et cols, le tout au-dessus de 2000 m. Un grand axe de circulation avec des camions dignes du salaire de la peur.
Et enfin Hamedan où nous serons invités dans une maison perchée sur les hauteurs au-dessus de la ville (qui a dit "et à part manger, vous faites quoi ?").
Après regroupement avec des spéléos locaux, encore un peu de route vers le nord cette fois et un petit bout de piste pour rejoindre une grotte. Le paysage est vraiment particulier, vaste pénéplaine d’où émergent des massifs calcaires isolés les uns des autres.
La grotte de Sarab, car tel est son nom, s’ouvre au pied de l’un de ces massifs. Sous l’entrée, une sortie d’eau a été aménagée en bassin.
Nous ne sommes pas les premiers Masciens en ces lieux car déjà l’expé Zagros 96 y était venue.
Equipement sous le cagnard…
Classique sollicitation des locaux pour une photo souvenir…
Et c’est parti (fort tard soit dit en passant : 18 h), accueillis par un violent courant d’air très froid (12° contre 40° dehors, bonjour la claque). Un des spéléos locaux voulant certainement nous montrer comment que c’est qu’il est fort, part bille en tête dans cette grotte très particulière où l’on progresse la plupart du temps sur des trottoirs de calcite, marques d’anciens niveaux de l’eau.
Et là dans certains passages on voit bien que le gars est un varappeur, un bon, un très bon même. Mais un mode de progression qui évoque tout à fait la conduite de certains dans ce beau pays. Et j’avoue avoir calé à certains endroits et demandé de mettre au moins une main courante. Ce que notre guide, par ailleurs professionnel de travaux en hauteur, trouvait d’ailleurs tout à fait justifié. On a bien senti là qu’il y avait de nettes différences dans les différents groupes. Même chose vis-à-vis des déchets présents dans la grotte : indifférence pour certains, collecte pour d’autres.
Mais bon, tout cela n’a pas empêché d’aller assez loin dans cette cavité labyrinthique développant plusieurs kilomètres. Une ambiance très différente de celle de nos grottes avec des concrétions particulières et la présence de l’eau dans quasiment toutes les galeries, obligeant même à sortir un canot pneumatique.
Le plus dur a été de calmer la joyeuse ardeur de cette bande pour essayer de sortir quelques clichés. Les flashs étant restés en route, tout a été fait avec nos deux Scurion.
Et comme d’habitude en Iran, on mange ! Notez le kit « made in Iran »
Sortie à point d’heure et nuitée juste à côté dans des Mobilhomes faisant partie de tous les infrastructures autour de la grotte touristique d’Alisadr. Un des plus gros sites touristiques d’Iran. Chez nous il n’y a pas l’équivalent : accueil immense, galeries marchandes, plusieurs restaurants et même des attractions foraines pour les petits comme pour les grands.
Ce compte-rendu commençant à être bien long, je le surchargerai pas de photos mais vraiment c’est pas banal à tout point de vue. La grotte est immense, plus de 10 km en un labyrinthe avec de l’eau quasiment de partout. Des concrétions comme à Sarab, en trottoirs étagés, des salles immenses, etc. Et question aménagement, ça fait pas dans le discret comme cette salle d’attente avant l’embarquement, pavée en marbre !
Une bonne partie de la visite se fait en barque, par série de trois barques tractées par un guide en pédalo. Et il y en a dans tous les sens.
Un exemple du concrétionnement en trottoirs que là on voit par-dessous
Dans la série « les aménagements pas ordinaires » : des pontons flottants pour circuler dans les galeries où l’eau est profonde.
Après un parcours à pied, nouveau trajet en barque pour rejoindre le dernier débarcadère et la surface. Le tout dans une joyeuse cohue, plusieurs classes étant là en sortie scolaire.
Inutile de préciser qu’après ça… on mange !
Dernier tronçon pour retourner sur Zanjan, au milieu des véhicules surchargés de sacs de blé
En cours de route, arrêt à une nouvelle grotte touristique réputée pour ses concrétions : Katal-e Khor cave. Egalement un grand réseau plurikilomètrique avec pour la partie aménagée, une longue galerie largement recalibrée, ce qui casse un peu l’ambiance.
Là aussi des choses intéressantes en termes de karstogenèse. Au bout de la longue galerie, un bel ensemble de concrétions mais pour lesquels je trouve que les lampes de couleur n’apportent pas grand-chose, bien au contraire (mais c’est un avis tout à fait personnel).
Petite déception de ne pas avoir pu descendre dans les réseaux inférieurs où il y aurait plein de choses à voir mais l’heure tournait et il était temps de reprendre la route après toutefois une pause avec le responsable du site. Ne vous arrétez pas à son regard noir, en fait c’est un joyeux luron.
Après une courte nuit à Zanjan, nous quittons nos amis sur le quai de la gare avec encore quelques péripéties : premier loco en panne, train dépanné une heure après mais mis d’office dans le suivant donné pour « plus confortable », ce qui était le cas avec encore une fois la collation de rigueur.
Retour au pays comme à l’aller : nuit blanche, taxi à 2 h du mat, bonne surprise d’un nouveau surclassement en Affaires (toujours pas compris pourquoi mais on ne va vraiment pas faire les difficiles, c’est tellement bien et ça nous a permis de récupérer de toutes ces nuits courtes), traversée d’Istanbul au milieu des embouteillages pour changer d’aéroport et … maison !

Reste à digérer tout ce qui a été vu, échanger avec nos nouveaux contacts là-bas et, c’est certain, prévoir quelque chose mais dont il reste à déterminer comment, où et pourquoi.

Yves B

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