Présents : Jean-Jacques, Gilles, Pierrot, Hugues puis Pierre D., Claude, Pierre JT et Claudie.
Nouvelle séance de désob à l'aven des Lombrics avec cette fois l'apport de la ventilation pour rendre le boulot au fond plus confortable. On a donc installé le petit groupe électrogène dans le bois et mis en service la petite ventilation à laquelle on avait fixé juste 6 m de gaine car pour le moment c'est assez long pour ventiler le fond sans gêner avec le tuyau.
On savait qu'aujourd'hui le boulot consisterait uniquement à casser la dalle qui est sous les pieds et donc le nombre de seaux à remonter allait être assez limité. Je suis descendu avec tout le matériel nécessaire et j'ai attaqué d'abord au milieu pour voir comment la roche réagissait. Les deux premiers tirs ont été super efficaces car de bons gros blocs se sont détachés mais après le rendement a bien diminué.
Comme c'était déjà l'heure du casse croûte je suis remonté car en haut il y avait des estomacs qui réclamaient avec insistance.
Après la pause Gilles est descendu pour travailler un peu mais à part du nettoyage après les tirs il ne pouvait pas faire grand chose et j'ai donc repris le relais. Je me suis concentré à ouvrir la petite faille sur le coté par où sort le courant d'air. Couche par couche j'ai raboté la roche qui est au dessus jusqu'à ce que je puisse mettre la main et l'appareil photo dans le trou.
On est vraiment posé sur un plancher de roche qui a fait bouchon dans l'aven, dessous nous c'est creux, on voit avec les photos qu'il y a du vide (attention la photo est trompeuse, ça doit faire 20 cm de haut pas plus) et on remarque aussi les brindilles collées donc l'eau passait bien par là lors des grosses pluies avant que l'aven se remplisse de terre.
A l'extrémité droite on a un départ vertical de quelques mètres si on en juge le bruit des pierres qui tombent dedans. En enlevant le casque et en me tortillant j'ai juste aperçu la paroi verticale et déchiquetée de la suite.
La suite semblant être là j'ai repris l'agrandissement du passage pour pouvoir mieux s'approcher, la roche répond assez bien aux tirs, ça fait des beaux blocs qui à chaque fois font la joie de Jean-Jacques qui continue à monter son mur en surface.
Quand je suis remonté prendre un peu l'air j'ai vu que du renfort était arrivé : Claude et Pierre D. étaient là depuis un petit moment déjà puis Pierre JT et Claudie qui venaient d'arriver.
Pierre JT est parti au fond pour se défouler et ne pouvant pas faire des tirs il s'est attaqué au départ plein de terre du sud. Dans des conditions vraiment pas confortables (tête en bas, dos qui coince) il a vidé la terre sur bien 60 cm de profondeur. En faisant ça il est entrain de passer à coté de la dalle qui nous bloque donc ça peut être une solution si on n'arrive pas à ouvrir le puits de l'autre coté. Il est retombé dans un niveau de terre mélangée à la caillasse.
Gilles a pris un peu la relève à son tour pour casser de la roche mais à nouveau il a vite été bloqué et il m'a laissé la place.
Apres avoir vu le gros boulot fait par Pierre JT. qui pourra donc nous servir de solution de secours j'ai repris l'agrandissement pour accéder à la faille. On peut maintenant mettre la tète dans le trou pour voir un peu plus et en effet ça repart bien à la verticale, on voit la paroi où sont collées des feuilles et des branches, je n'ai pas réussi à vraiment voir si c'est grand mais je n'en ai pas l'impression, ça semble être une cheminée qui descend. On se rendra mieux compte quand on aura ouvert plus au dessus.
Hugues.

