vendredi 16 novembre 2012

PROSPECTION AU COLOMBIER SAMEDI 17 NOVEMBRE 2012



Petite sortie tranquille demain après midi, on retourne voir un trou sur le plateau du Colombier. Presque pas de marche d'approche, pas d'équipement à poser, il faut juste une bonne paire de genouillères.

Départ à 13h00, vous vous signalez si ça vous intéresse, on ne rentrera pas tard.

Hugues.


jeudi 15 novembre 2012

WEEKEND PLONGEES SOUT DANS LE LOT DU 01 au 03 NOVEMBRE 2012




Sous l'égide de la CRPS du comité RABA de la FFESSM (je vous laisse vous débrouiller avec les abréviations et acronymes) un WE de plongées était proposé aux membres de la commission sus citée (le C de CRPS). Le mercredi soir, j'ai donc rejoins le gite réservé pour tous les participants dans le charmant petit hameau d'Artix situé à environ 40 Km de Cahors.

Dès le jeudi matin après les préparatifs départ pour la première plongée du WE. Les différents groupes se forment en fonction des envies et prérogatives de chacun.




Pour ce qui me concerne ce sera le site du Cunhac (situé dans le département de l'Aveyron mais qui s'ouvre dans le lit du Lot à 5 m sous le niveau de l'eau) pour une plongée au propulseur. Après un rapide cours théorique sur l'utilisation de l'engin dispensé par Manu R. et Laurent B, nous nous mettons à l'eau. Un peu d'exercice pratique dans le Lot qu'il faut traverser pour rejoindre l'entrée du siphon et hop c'est parti!




 Ces scooters de petite taille sont finalement assez maniables et assez vite on se prend vite au jeu à se laisser tracter. En restant tout de même sur nos gardes: la visi est limitée (3 à 4 mètres) et il ne s'agit pas de perdre le fil de vue, et la profondeur à laquelle nous évoluons reste relativement faible mais variable et il faut donc aussi gérer la flottabilité et les oreilles. Mais le plaisir de la "glisse" est déjà là. Après 200 ml de progression nous déposons les propulseurs et attaquons la descente jusqu'à -30, avant de faire demi-tour. Donc une petite plongée mais riche en sensations et très amusante malgré la médiocrité de la visi.

Retour au gite pour une bonne séance de regonflage des blocs et un bon repas "terroir" préparé par un traiteur local.




Le lendemain changement des coéquipiers et départ pour Landenouze. Après quelques péripéties matériels (combi oubliée et recycleur récalcitrant) nous ne serons finalement que trois sur quatre à nous immerger pour une ballade souterraine de 70 mn, avec encore aujourd'hui une visi assez moyenne (de nulle à l'entrée à plutôt bonne), sans doute due au passage de plusieurs palanquées avant nous, le fond de la cavité étant par endroit tapissé de sable argileux facilement convertible en ignoble touille.

La troisième et dernière plongée du WE sera pour moi la plus belle: Font del Truffe. 




Après le passage de l'étroiture d'entrée, le premier siphon révèle toute sa beauté au bout d'une cinquantaine de mètres lorsque l'eau devient particulièrement claire. Au bout de 160 m nous sortons de l'eau. Nous passons l'intersiphon sans problème et mettons la tête dans le S2. La spectacle est vraiment magique. L'eau est limpide, le calcaire clair et très découpé et le profil de la galerie assez tourmenté, que du bonheur. Nous sortons la tête de l'eau au bout de 130 m. Le niveau d'eau étant assez bas la sortie du S2 apparait assez sportive et nous renonçons à tenter l'escalade en oppo pour tenter d'aller voir la vasque du S3 qui ne doit pourtant pas être très loin. Nous faisons donc demi-tour. Comme il nous reste pas mal d'air nous prenons bien notre temps au retour pour en profiter un maximum. Gérald, mon coéquipier du jour, et moi savons qu'il s'agit de notre dernière plongée du WE les autres plongeront encore dimanche matin pendant que nous serons de retour vers la Drôme pour devancer les bouchons de l'A7.

Donc un WE très plaisant, durant lequel absolument tout s'est déroulé sans anicroche et dans la bonne humeur, alors que la logistique de ce genre de WE reste très lourde. Le gite et le couvert étaient aussi de la meilleure qualité. Un grand mérite aux deux organisateurs Alexis C et Laurent B.

Durant le retour avec Gérald nous convenons qu'il nous faudra revenir bientôt dans le coin pour aller découvrir ou redécouvrir d'autres des magnifiques siphons qui parcourent le sous-sol Lotois.


Pour plus d'info sur les sites de plongées vous pouvez suivre ce lien:
(http://www.plongeesout.com/sites/site%20plongee.htm

Merci à Bibuch' pour les photos.

Olivier S.

lundi 12 novembre 2012

COMPTE RENDU DU STAGE BIO DU 10 ET 11 NOVEMBRE 2012

Organisation : Pierre pour la partie scientifique; Colette, Cathy, Emma, Jean-Jacques et Hugues pour la partie intendance.
Stagiaires : Pascale, Pascale et Philippe (région parisienne), Anne (Millau), Cécile (Doubs et montilienne), Stanislas (Valence), Gilles (Romans) et Claude (MASC).

Les stagiaires qui venaient de loin arrivant dès vendredi soir au gite de St Remèze Jean-Jacques y est donc allé dès vendredi après midi pour récupérer les clefs et surtout pour y mettre le chauffage et allumer la cheminée. Pierre et Emma y sont également passés pour mettre en place toutes les tables pour pouvoir y installer le matériel technique.
Le stage a démarré samedi matin dès que le reste des participants est arrivé. Pierre a fait une présentation du déroulement du stage et a commencé à expliquer le monde biologique souterrain et les instruments qui allaient être utilisés. Après un rapide repas on a pris les voitures pour se rendre sur le terrain pour la mise en pratique. On a commencé par la grotte du Châtaignier à Vallon Pont d'Arc. Pendant que les stagiaires découvraient l'Ardèche en crue sous le fameux Pont d'Arc je suis vite parti pour équiper le trou. Il n'y avait pas grand chose à installer et c'était plus pour sécuriser qu'autre chose.


Les pièges posés mercredi étaient pas mal occupés par les bestioles ce qui a permis de récupérer déjà pas mal d'insectes et la chasse à vue a bien complété la récolte. Malheureusement on n'a pas retrouvé le pseudoscorpion repéré mercredi.



grotte du Chataignier par MASCDU26




grotte du Chataignier 2 par MASCDU26


On a passé environ deux heures dans la grotte donc on a eu le temps d'enchaîner sur le deuxième objectif : la grotte de la Vignasse vers Gras. Quand on est arrivé il faisait nuit et il y avait surtout énormément de brouillard. L'entrée de la grotte n'est pas facile à trouver, elle est à flanc de colline, cachée dans les buis. En principe je me repère avec le portail d'une grosse maison qui est en contrebas à une centaine de mètres, ça c'est quand il fait jour et beau temps. Allez voir un portail à 100 m quand il fait nuit et qu'il y a un brouillard qui arrête les lumières des casques à 10 m de vous ... finalement après une quinzaine de minutes j'ai fini par retrouver l'entrée et surtout on n'a perdu personne dans le brouillard.
La Vignasse est une grotte sèche ... en théorie. Là avec les pluies qui sont tombées on s'est retrouvé avec un bon ruisseau qui descendait tout le long dans la cavité et on s'est vite aperçu que les parois avaient été lessivées par la flotte.


grotte de la Vignasse par MASCDU26



grotte de la Vignasse 2 par MASCDU26

La récolte n'a pas été très bonne, les espèces qu'on avait repéré lors des reconnaissances n'étaient pas au rendez vous. Après avoir longtemps cherché c'est dans les derniers mètres en remontant, près de la sortie, qu'on a fini par trouver un pseudoscorpion de belle taille, ça nous a redonné un peu le moral.


De retour au gite on a trouvé l'apéro tout prêt et la table mise. L'intendance a été vraiment efficace pendant tout le weekend et ça a permis aux stagiaires de se concentrer uniquement sur leur formation. On a dégusté une bonne soupe au pistou faite maison puis des spaghettis à la carbonara. Finalement le programme a été un peu modifié car en principe après le repas il devait déjà y avoir une étude des échantillons récoltés mais là franchement personne n'avait vraiment le gout à s'y mettre.

Le dimanche a été studieux, tout s'est passé à l'étage où étaient installés les binoculaire. Apres la cueillette il faut observer, déterminer et classer les bestioles et ça donne beaucoup de travail.





A nouveau tout le monde a eu juste à venir mettre les pieds sous la table pour le repas de midi, Colette et Cathy assuraient encore le service avec beaucoup d'efficacité. Après la charcuterie locale et le Chili con carne que Pierre maîtrise parfaitement il a fallu se remettre au boulot.



Finalement tout le monde a fini son inventaire à 16h00, il ne restait plus qu'à faire un petit débriefing pour savoir ce que tout le monde pensait de ce stage. On a eu que des remerciements, que ce soit pour la partie "technique" ou pour la partie intendance. Les stagiaires ont bien apprécié d'avoir uniquement à se consacrer sur le stage et de ne pas avoir perdu du temps à gérer les repas ou le reste.  Les derniers stagiaires sont partis à 17h00, exactement l'heure prévue par Pierre sur son planning. Pendant deux jours on a rencontré des gens vraiment sympas, studieux et à l'écoute, les fous rire ont été nombreux que se soit sous terre ou dans le gite.

Hugues.

dimanche 11 novembre 2012

EXERCICE SSF26 AU SCIALET ROBIN LE 10 NOVEMBRE 2012


Représentants du MASC: Olivier S. ; Alexandre L.

Version très courte: Départ 6h00 de Montélimar pour un exercice SSF26 au Scialet Robin. RDV au local du  SSF26. 3 équipes réparties le long de la cavité. Olivier et moi-même sommes dans l'équipe 3 au fond. Chaque équipe met en place ses ateliers et remonte une civière jusqu'à l'entrée.
16h00 fin de l'exercice, sauvetage effectué, tout le monde est remonté!! Météo de merde, légère pluie toute la journée d'où un puits un peu arrosé. Retour au bercail avant l’apéro (merde!)

Version très longue:
En ce 10 Novembre nous étions conviés par le SSF26 à un exercice de Spéléo Secours au Scialet Robin, grande classique du Vercors. Au départ prévu avec la présence du SDIS, les pompiers ont décliné l'invitation pour cause de météo capricieuse leur demandant une possible mobilisation.
C'est donc 2 gendarmes du PGHM qui nous ont prêté main-forte, ils ont mis à notre disposition des moyens de communication de la gendarmerie pour faciliter les transmissions entre le PC à la Maison de l'Aventure et le PC à installer sous le porche d'entrée de la grotte.

Le scénario était écrit tel un Spielberg (non, je déconne, Spielberg ne parle pas français):

Une équipe de 4 spéléologues partent explorer la cavité du scialet Robin le vendredi 09/11/12.
      Suite à une intoxication alimentaire (faut pas manger au Quick avant de partir!!) ils n’arrivent plus à remonter par leurs propres moyens, les personnes impliquées sur le secours sont réparties sur plusieurs endroits de la cavité.
Le samedi à 6H00 une alerte est déclenchée par leurs familles. A l’issue de la reconnaissance du plan recherche spéléologue, le conseiller technique du SSF 26 demande le déclenchement du plan de secours.  
La suite : http://www.cds26.fr/2012/11/exercice-secours-au-scialet-robin/
Bon! L'idée est là, c'est l'essentiel. En route pour la mobilisation et l'entraide des spéléos drômois en ce samedi du 10/11/12.

Donc, ALEEEERTE à 6h00! Ce qui veut dire debout à 5h30 pour le brave Olivier S.  (S comme SORRO «un cavalier qui sort de la nuit...» à cette heure très matinale, c'est vraiment ça) et moi même. Un samedi matin «ça pique un peu les yeux». 6H00, une fois Tornado chargée comme une mule de kits blindés et de 2 civières, en route pour le Vercors.
Et non il n'y a pas d'anachronie (moi aussi je connais des mots compliqués! Mdr) c'est un exercice, on est prévenu à l'avance. Et non, pour les p'tits malins, je ne suis pas Bernardo.

Rendez-vous est pris à la maison de l'aventure à la Chapelle en Vercors, où le SSF26 a son local à matériel. 8H00, p'tit déj' puis 1er briefing sur le déroulement de la journée et mise en place des équipes. Préparation et répartition du matos par chaque équipe.
Trois équipes et 3 civières sont prévues pour dispatcher tout le monde dans la cavité, ceci pour permettre à l'ensemble des participants de préparer un atelier et de le faire fonctionner.

Au départ prévus en équipe 1, celle qui travaille dans les 3 premiers petits puits, dont le P13 arrosé, Olivier et moi sommes transférés en équipe 3 où il manque des équipiers, nous sommes donc partis pour descendre vers le fond!

L'organisation était bien prévue, une tente permet se déguiser en spéléo à la Maison de l'Aventure puis navette jusqu'au parking de la grotte. Petite marche d'approche, pointage des équipiers au PC du porche d'entrée (abrité sous une tente lui aussi), répartition du matériel entre les équipiers et à 10h descente vers nos ateliers respectifs. Les puits sont pré-équipés en double pour faciliter la descente de prés de 40 participants.

Olivier se retrouve dans une sous-équipe du fond censée descendre à la base du dernier puits (celui avec le pendule) mais celui-ci étant trop arrosé la décision est prise de ne pas y aller et de rester à son sommet, les 80 derniers mètres resteront donc inaccessibles pour aujourd'hui. Leur rôle est le départ de la civière. Après mise en place du matériel et de l'équipement secours, vers 12h30  une première manœuvre les amène à suspendre le blessé au-dessus du P80 terminal (impressionnant d'après SORRO) pour le départ de la mise en situation. Puis, après une dernière vérification que tous les ateliers de l'équipe 3 sont prêts, le départ de la manœuvre est donné. Donc, pour lui et ses équipiers, seconde manœuvre pour remonter le blessé sur la margelle où ils se trouvaient avant de le lancer pour sa remonté jusqu'à la sortie.

Pour ma part, j'étais au sommet du P140, ce qui avec le nombre de participants et leurs nombreuses Scurions me donna l'occasion de visualiser en grande partie le P140 dans une féerie de lumières. Chapeauté (et non chat botté!) par un gendarme du PGHM (lui même spéléo), j'ai avec un autre participant mis en place un répartiteur de charge 3 points en tête du P140. Il nous a fait bénéficier avec respect et pédagogie de son expérience et prodigué quelques conseils et petites techniques bien intéressantes. Puis mon rôle à consister à jouer le balancier, après quelques manœuvres de pompage de corde accroché au répartiteur pour faire décoller la civière, j'ai joué le rôle de contre-poids. Ce qui m'a amené 40m plus bas sur une margelle de ce magnifique puits interminable pendant que la civière remontait. J'ai en même temps joué le rôle d'éclairagiste pour Marlène. Double emploi, quelle efficacité! Vous reconnaîtrez la performance j’espère.

15h00, pour Olivier, moi et les autres équipiers il restait donc à remonter vers la surface. Pas de difficulté majeure dans ce puits, hormis l'arrosage et sa vire plein vide en tête du P13. Mais bon, comme on n’est pas des branqs, lol, ça passe tout seul et en plus entre temps une bâche avait été placée pour dévier l'eau en tête de puits (merci, c'est cool!). Il fallait juste prendre son mal en patience car étant nombreux il y eu un peu d'attente malgré l'équipement en double. La sortie de la cavité n'étant pas large c'était inévitable.
Étant arrivé à la sortie en même temps qu'une civière (vide), j ai fais un peu d'heure sup et j'ai du la sortir. La sortie et le puits qui la précède étant bien étroits ce fut une bonne galère. Mais on était dans l'aventure jusqu'au bout, alors faut pas lâcher le morceau. Heureusement un pti coup de je ne sais quelle gnôle nous attendais au PC, mmmm, c'est bon ça! (ça m'a rappelait un peu le calva du pays, attention ce n'est pas pour les fillettes).

16h30-17h retour à la Maison de l'Aventure (planning respecté) et retour aux habits civils et chauds. Étant encore de bonne heure nous avons pris la décision du retour au bercail avant le débriefing et l'apéro (merde!).

Pour conclure: ce fut une belle journée de spéléo...

Il est vrai qu'il est bien de se former au secours, pour nous mais aussi pour continuer la tradition de solidarité des spéléos. Notre présence (membres du MASC) est toujours bien appréciée.  Et pour ma part j'apprécie aussi ces sorties différentes de nos sorties habituelles en petit groupe. Là, il y avait beaucoup de monde sous terre, ce qui confère au lieu une autre dimension et une autre ambiance. Ça fourmille de partout, plein de lumières et beaucoup de bruits, du coup ça fait un peu sortie au centre commercial du samedi, en mieux évidemment.
La cavité est intéressante, c'était une première pour moi et une seconde pour Olivier, je crois.
Il faudra y retourner (à sec, c'est mieux (pour une fois!)) visiter le fond, ça ne présente pas de difficultés majeures mais demande la présence de quelques personnes pour porter le matos. D'après la topo et les photos que l'on peut trouver ça a l'air bien sympa au fond, il y a de belles galeries et de belles concrétions.

Votre serviteur bien aimé  Alex L.

Au fait: p'tit coucou au chercheur de p'tites bêtes!

PS: c'est long de faire un compte rendu, hein SORRO! (Merci Hugues pour les autres!)
Je n’ ai pas de photos, ni de vidéos mais on devrait pouvoir en trouver sur d'autres compte rendus d'autres clubs et sur le site de Marlène G.



jeudi 8 novembre 2012

CR DE LA PREPARATION DU STAGE BIO, MERCREDI 07 NOVEMBRE 2012

Présents : Pierre et Hugues.

Comme le stage bio est sur une durée très courte Pierre a préféré anticiper la capture des bestioles en mettant à l'avance des pièges afin d'être sur d'avoir des spécimens à observer. Cela n'empêchera pas le jour même de voir avec les stagiaires comment on piège et capture des insectes cavernicoles.

On a donc mis une quinzaine de gobelets avec de la bière ou du vinaigre dans des endroits stratégiques dans chaque cavité choisie pour ce weekend. Dans les trous on a déjà repéré des pseudo-scorpions en plus des bébêtes plus courantes.





Petit rappel pour ce weekend : une partie de l'équipe est donc impliquée dans le stage bio, une autre va participer à l'exercice secours avec le SSF26 sur le Vercors donc si vous voulez sortir de votre côté n'oubliez pas de prévoir du matériel en passant au local vendredi soir.

Hugues.

lundi 5 novembre 2012

CR de la sortie du 29 octobre 2012 à Tadevan Cave, province de Fars, Iran


 Participants : Christine, Yves, Nima et Vahid

A la demande générale - tout du moins de quelques uns - j’ai rallongé ce deuxième compte-rendu avec un peu d’ambiance et de l’archéo (pour le a de Masc).

Comme partout, le premier contact avec le pays c’est le taxi en sortant de l’aéroport et là c’est une drôle de surprise. Echauffement sur l’autoroute jusqu’à Téhéran et immersion dans une ville complètement saturée. L’impression d’être plongés dans un jeu vidéo en trois dimensions : « Iranian driver » : quatre files de voitures sur trois voies plus les motos et les piétons, des carrefours sans feu, une signalisation pas respectée... et ça passe ! De peu mais ça passe.


Seuls havres de calme, les jardins et les musées. Pour l’archéo, dans les vitrines du Musée national à Téhéran, il y a de l’ancien et il est très beau. Pour donner une idée, voilà le genre de céramique produite au début du 1er millénaire avant notre ère (chez nous c’est le Bronze final) à Marlik, dans le nord est du pays.


 De Téhéran, notre périple s’est déroulé en direction du sud, tout d’abord Kashan puis Ispahan avec ses mosquées comme celle dite du Sheikh Lutfallah (début XVIe)


Là, la mosquée de l’Imam (début XVIIe)




 Un exemple des célèbres jardins persans avec celui de Chehel Sotoun, le palais des 40 colonnes (XVIIe s.)


 La ville la plus au sud de la virée a été Chiraz dont les environs regorgent de sites archéos comme Pasagardes, une des capitales de l’empire achéménide. Peu de vestiges visibles mais tout de même le tombeau de Cyrius le Grand qui a régné de 559 à 530 avant notre ère.


 Plus spectaculaire, et plus connu aussi, Persépolis dont la construction a débuté en 521 av . J.C. sur ordre de Darius 1er et a été poursuivie pendant près de deux siècles jusqu’au pillage par Alexandre le Grand en 330 av. J.C.




Toujours près, enfin à une soixantaine de kilomètres, de Chiraz, un site que j’ai trouvé très impressionnant, celui de Naqsh-e Rostam avec d’immenses tombes hypogées et des bas-reliefs du IIIe siècle de notre ère. Devant la falaise se dresse une tour dont l’usage n’est pas clairement identifiée. Elle aurait été utilisée dans le cadre de cérémonies liées au culte zoroastrien (lequel a remplacé en Perse au VIe s. av. J.C. celui au dieu Mithra. Tiens voilà quelque chose que l’on connaît vers chez nous !). 


 A Chiraz même, une densité de monuments moindre que dans les autres villes d’Iran mais avec tout de même plusieurs points remarquables comme les tombeaux des poètes Hafez et Saadi ainsi que la citadelle de Karim Khan (dynastie Zand, XVIIIe).


Ceux qui ont tenu jusque là seront récompensés par notre deuxième virée touristico-spéléologique, encore 150 km plus au sud de Chiraz. Dès la sortie de la ville, nous longeons des massifs calcaires complètement pelés et coupés par de grandes gorges avec des falaises percées de porches « heunormes ».


Ce deuxième jour, de nouveau de la pluie pendant quelques heures, juste ce qu’il faut pour transformer les chemins en patinoire avec le limon de surface détrempé. Résultat : la voiture dans un petit fossé.


 Mais bon, « pas de problème », on continue par une marche d’approche bucolique dans des plantations de palmiers dattiers et de grenadiers.


 Puis une gorge parcourue par une petite rivière même pas à sec.

 
 Particularité : sur un côté, deux voire trois générations de canaux partant de barrages, maintenant démantelés, et qui ont permis d’irriguer la plaine.



 Après un petit raté qui nous a embarqué dans les falaises, retour en fond de vallée pour repérer le porche qui s’avère bien perché.


Petite escalade (la corde ? quelle corde ?) et passage en vire


 Et arrivée dans le porche qui s’avère aménagé avec des murettes. C’est pas très net sur la photo mais c’est un peu raide comme endroit, un peu style Baume des Archanges.
Ce qui est visible de l’autre côté de la rivière, ce n’est pas une route mais la version moderne des canaux.


 D’entrée de jeu, l’odeur qui se dégage de la première galerie laisse imaginer que nous ne serons pas tout seuls sous terre. Et effectivement dans les premières salles il y a du monde accroché au plafond et par terre ce que je vous laisse imaginer. C’est bat ! (bon d’accord, celle là faut faire un peu d’anglais)


 Une faune variée d’ailleurs avec tout spécialement pour le président une bestiole de belle taille. Il n’y a pas l’échelle mais plus de 10 cm de diamètre.


 Plus original, ce gecko qui n’a pas de souci pour tenir au plafond (la photo est correctement orientée).


Les galeries sont moins vastes que dans la grotte visitée la veille mais le réseau est très labyrinthique et cela part dans tous les sens. Question température, c’est chaud, très chaud même avec près de 30°. Bonjour la suée !


 Pour les amateurs de bestioles, une grosse pour commencer (taille centimétrique). Abondante dans une partie du réseau. Un peu trop pourrait on dire.


Et bien plus petit (2-3 mm). Pour ce qui est des noms... Joker ! Je laisse cela aux spécialistes et aux amateurs éclairés.


 Quelques images de ces galeries, pas très grandes mais qui ont l’air de se développer pas mal. En revanche, les compilations récentes sur l’Iran ne donne pas de topographie pour cette grotte. Voilà un but de sortie.



 Encore une fois, on regrettera la profusion de marquages sur les parois.


 Dernière image des lieux : le sourire d’une fillette accompagnant son père venu s’occuper de ses plantations.


 Ensuite, il y avait malheureusement le retour à envisager, avion pour Téhéran (900 km plus au nord) puis nouveau vol. Mais jamais deux sans trois et nous pensons déjà à une nouvelle virée. Sauf que maintenant, ayant pris contact avec le terrain on prévoira le matériel nécessaire pour passer les obstacles qui nous ont arrêté. Et le GPS, et le Disto,...

Yves

PS : bon, ce coup ci j'espère que cela ne faisait pas trop "connaissance du monde" :-)


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