Présents : Katia, Olivier et Hugues.
Finalement ce matin la température était moins froide que prévue mais on a quand même pris l'option de se changer à l'entrée de la cavité, c'était surtout pour le retour pour éviter de redescendre à la voiture en étant trempés.
Une fois en tenue on s'est vite retrouvé au chaud dès les premiers mètres franchis. Le départ se fait par un ressaut puis derrière on descend dans un passage étroit descendant. On voit les effets des mises en charge jusque là, ça veut bien dire que ce n'est pas une grotte à fréquenter quand il pleut depuis plusieurs jours. Après ça on enchaîne sur un autre ressaut de quelques mètres et on arrive dans la partie argileuse.

La suite se fait en désescaladant quelques blocs glissants et donc il est utile d'y mettre des sangles afin d'assurer le coup.


C'est là qu'on arrive dans une salle qui m'impressionne à chaque fois, on voit qu'à une époque c'était un siphon qui devait barrer le chemin. Le niveau d'eau est visible tout le tour de la salle et au fond il y a une très jolie concrétion d'une belle taille.


Dans la descente les parois sont tapissées de sapins d'argile et de concrétions en forme de choux fleur, ça donne un super effet visuel.

C'est là que les difficultés aquatiques ont commencé, un premier bain est obligatoire pour continuer à avancer, le niveau d'eau était identique aux fois précédentes. Bien sur l'eau n'est pas très chaude mais comme on s'est mouillé qu'à mi-cuisses c'était jouable.
Pendant qu'Olivier et moi on était entrain de traverser on a entendu Katia nous annoncer la suite des réjouissances avec un deuxième passage aquatique. Quand elle nous a dit qu'il allait falloir se mouiller beaucoup plus je n'ai pas trop aimé. Avant qu'on soit là Katia nous a dit que finalement l'eau remontait bien trop haut pour qu'on puisse continuer.
En effet on s'est retrouvé face à un siphon, on a bien essayé de trouver un coin où on pourrait respirer un peu mais sans succès. De mémoire il me semble que ce passage faisait au moins 5 mètres de long et qu'on le passait en se mettant à quatre pattes dans l'eau et qu'on se mouillait jusqu'à la poitrine donc il était hors de question de tenter de le franchir comme ça en apnée. On avait bien un plongeur avec nous mais malgré nos encouragements il n'a pas essayé de le franchir, bien au contraire car avec son expérience il nous a dit qu'une fois dedans avec la touille s'était le meilleur moyen d'y rester.
CLIP0002 par MASCDU26
N'ayant pas le choix on a du rebrousser chemin, on était bien dégoutté de s’arrêter là mais bon ... bizarrement les trois autres fois où je suis venu dans cette grotte on n'a jamais été bloqué par ce passage. L'Ibie étant complètement sèche aujourd'hui contrairement aux autres fois où elle coulait bien je ne vois pas ce qui peut expliquer ce surcroit d'eau à cet endroit.
Ne voulant pas ressortir après juste une heure sous terre on a cherché d'autres passages, on a escaladé une cheminée et tester deux étroitures.
La première qu'on a voulu faire est une étroiture horizontale de deux mètres environ. Quand on l'a regardé de près il y a eu deux versions, celle de Katia a été de dire : ça passe sans problème pour vous les gars, allez y je vous regarde. Pour Olivier et moi c'était bien différent : ah non ça ne va pas être possible, regarde c'est pas assez large. Katia étant persuasive j'ai tenté vraiment pour la forme en y mettant les jambes dedans, je m'y suis engagé en marche arrière mais sans enlever toute la ferraille du baudrier, bien sur je ne suis pas allé bien loin. Olivier a pris le relais et s'est entêté plus longtemps que moi. Il aurait peut être réussi à passer si je ne lui avait pas dit que s'il y arrivait il fallait qu'il se débrouille tout seul derrière. Quand j'ai rajouté qu'en cas de problème il allait devoir attendre que j'aille chercher le perfo et les cartouches à la maison pour le faire sortir ça l'a calmé de suite.
Il ne faudrait pas faire grand chose pour passer, si ça n'a pas été agrandi plus c'est peut être que ça n'en vaut pas la peine mais comme on n'a pas de topo pour vérifier on ne sait pas, on est resté sur notre faim ... c'était la deuxième fois de la sortie.
On a essayé une deuxième étroiture mais celle là ne nous inspirait pas du tout car c'était bien argileux et ça ne semblait pas super intéressant derrière. Après ça Olivier a vérifié une cheminée mais sans résultat puis on a fini par rejoindre la sortie.

Il ne faisait pas trop froid mais on s'est quand même changé devant le porche d'entrée plutôt que de descendre mouillés jusqu'aux voitures.
J'ai mis une ancienne photo du passage qui nous a arrêté aujourd'hui, on voit bien que la flotte ne montait pas jusqu'au rocher mais que c'était déjà arrivé car il y a de belles traces de niveaux.
Hugues.