lundi 19 septembre 2011

COMPTE RENDU DE LA DESOB AU TROU DE SEB DU 18 SEPTEMBRE 2011

Présents : Amélie, Jean-Jacques, Silvère et Hugues pour le MASC, Olivier et Michel pour St Marcel.

Une fois de plus la météo ne nous a pas empêché de sortir, après les 30 degrès de la veille se retrouver à marcher avec les parkas et les bonnets ça fait vraiment bizarre. Le meilleur moyen de se réchauffer c'est de se bouger donc on a vite ouvert le trou et on a installé l'indispensable : le hamac.

Silvère est descendu en premier, je l'ai suivi puis Amélie a essayé de nous rejoindre. N'étant pas super à l'aise dans ce passage étroit et vertical elle a préféré remonter avant d'arriver en bas. Silvère a trouvé du changement au fond, il était déjà descendu le jour où on a pris le gros orage donc il a vu la différence.

Silvère étant au fond il m'a fait passer les cailloux que j'avais laissé sur place la séance précédente, à deux c'était bien plus facile à dégager. Je remplissais à mesure le seau qu'Amélie se chargeait de remonter en surface pendant que le reste de l'équipe papotait en buvant un bon café chaud.



Une fois le fond nettoyé j'ai pu recommencer à faire des tirs pour agrandir le passage. Silvère est remonté et j'ai bossé pendant un bon moment tout seul jusqu'à ce que je puisse me mettre à l'aise face au méandre. Une fois de plus j'ai bouffé beaucoup de poussières et de gaz, au bout d'un moment j'ai du remonter pour respirer un peu.

Olivier et Michel sont descendus à leur tour pour voir le chantier et pour mettre leur touche perso à la désob. Olivier s'est installé au fond pour percer afin d'installer ses gadgets faits maison puis on est remonté à la surface.



Il nous restait qu'à attendre un peu que la cavité se ventile un peu avant de pouvoir redescendre dedans, on a discuté tranquillement sous le soleil qui était enfin sorti.



De retour au fond on a vu que cela avait très bien fonctionné, une grosse partie du premier virage du méandre a été supprimé ainsi qu'un bout de margelle qui gênait sur la gauche. Michel au fond, moi au milieu et Silvère derrière on a fait la chaîne pour sortir tous les débris des tirs.


Quand tout a été nettoyé et avant de ressortir j'ai fait quelques photos et une vidéo du méandre. A cause des virages on ne peut pas voir loin malheureusement, ce qui est sur c'est que le calcaire est propre, ça devrait bien se travailler les prochaines séances. Plusieurs fois on a ressenti un air plus froid en étant au départ du méandre, c'est bon signe.


Juste pour info j'ai mis deux photos qui datent d'un mois, c'était le jour où je suis descendu pour la première fois dans cet aven, la troisième je l'ai faite au même endroit hier juste avant de partir, on voit bien que ça a changé.




Hugues.

dimanche 18 septembre 2011

COMPTE RENDU DE LA JOURNÉE D'ENTRAINEMENT A LA FALAISE DU 17 SEPTEMBRE 2011

Présents : Katia, Christine, Sophie, Amélie, Colette, Stéphane, Jean-Jacques, René, Pierre D., Coco, Silvère, Jérome, Jean-Luc, Luc, Julien, Robin, Claude et Hugues.

L'entrainement aux techniques de secours est important, que ce soit pour les gens qui connaissent déjà ou pour les personnes qui n'ont jamais pratiqué les manips car ça peut servir aussi bien à remonter une victime que des tuyaux dans une désob par exemple. En interne au club on a suffisamment de gens compétents pour faire un exercice entre nous, la falaise de Donzère se prête en plus très bien aux manœuvres.

Stéphane pour la partie corde et Katia pour la partie ASV nous avaient donc préparer un super programme pour la journée. Beaucoup de monde ayant répondu présent (18 personnes) on a pu faire pas mal de chose au sol et sur la falaise.

Dès 8h30 Stéphane, Robin, Silvère et moi on est monté sur la falaise pour poser les cordes de progression après avoir consciencieusement nettoyé le haut avec un joli balai assorti au sac de Stéphane ( c'est un détail mais ça montre le souci d'organisation de Stéphane, rien n'est laissé au hasard!).

Il manquait quelques amarrages pour pouvoir poser trois voies équipées de répartiteurs donc avant que tout le monde arrive on s'est occupé de les mettre en place. Il y a donc maintenant plusieurs zones d'ancrages avec trois points d'accroche.

A 9h30 tout le monde est arrivé comme prévu, l'ambiance est de suite montée d'un cran, le rythme de la journée était déjà donné : se faire plaisir tout en apprenant des choses utiles, pas de prise de tête ni de grandes gueules chez nous ...

Stéphane a commencé par montrer les exercices en utilisant les arbres comme ça tout le monde pouvait manipuler facilement les cordes et la ferrailles. On a fait trois équipes avec chacune un responsable d'atelier qui connaissait déjà les manœuvres.


Une fois que tout le monde a eu assimilé les bases on est parti sur la falaise pour une première mise en pratique. Trois voies étant disponibles chaque équipe a pu travailler à son rythme, faire et défaire les équipements et inverser les rôles de chacun (régulateur, contre poids et victime).
On a passé ainsi une grosse heure à manipuler les cordes sous les conseils de Stéphane, Jean-Jacques et des "chefs" d'atelier. Tout le monde a bien fait attention à la sécurité mais ça n'a pas empêché de rigoler et de chambrer un peu.

Après avoir pris le repas bien installé à l'ombre sous les arbres et surtout avant que tout le monde attaque la sieste Katia nous a fait un rappel (ou une découverte) des actes indispensables à pratiquer sur un blessé en attendant l'arrivée des secours spécialisés (victime consciente ou pas, qui répond ou pas etc...). Amélie s'est longuement prêtée au jeu de la victime, elle a eu droit à plusieurs mises dans la civière afin que tout le monde le fasse au moins une fois puis après avoir été bien attachée elle a même fait une petite balade sur le chemin qui mène en haut de la falaise.



Le portage s'est fait sur le chemin accidenté ce qui a permis de montrer la difficulté pour les passages d'obstacles si tout le monde n'est pas attentif et surtout si la coordination n'est pas totale. La montée a été un peu laborieuse, par contre la descente s'est mieux passée avec un petit peu plus d'expérience.




Retour sur la falaise pour manipuler à nouveau les cordes et les poulies avec en prime une montée de civière en utilisant successivement deux voies différentes. Là aussi il a fallut bien faire attention au manœuvres et donc être attentifs aux conseils et aux ordres de Stéphane qui était sur les cordes et de Jean-Jacques qui surveillait ça aussi d'en bas.

Claude s'est gentiment proposé de se mettre dans la civière à ma place, je n'ai pas insisté du tout pour le dissuader, il avait envie de s'y mettre, tant mieux. On n'a pas cherché à le monter jusqu'en haut, une fois à mi hauteur il a été redescendu tranquillement comme ça les manips ont été complètes (montées, descentes, conversions etc...).




Le temps commençant à devenir menaçant on a arrêté là les exercices pour ne pas prendre le risque de prendre un orage avant d'avoir tout déséquipé les cordes, on s'en était bien tiré jusque là malgré les annonces de déluge par la météo.

Après cette journée intense on s'est retrouvé au restaurant pour passer la soirée ensemble, là aussi l'ambiance a été comme d'habitude joyeuse et animée.

Un grand merci à Stéphane, Katia et Jean-Jacques pour cette très intéressante journée de formation interne au club, on a eu le plaisir en plus de voir des gens du club qui d'habitude ne viennent pas aux stages SSF ce qui prouve bien que c'est avec une bonne mentalité et en sachant rester à sa place qu'on peut intéresser les gens aux techniques de secours, ce n'est pas en se prenant pour des champions du monde qu'on va faire venir plus de gens, bien au contraire. Il y a eu une demande très forte pour qu'on renouvelle ça plus souvent chaque année en interne.

Hugues.



(merci à René pour ces photos, elles se sont mises en désordre dans le diaporama, je ne sais pas pourquoi...).

samedi 17 septembre 2011

SORTIE DIMANCHE APRES MIDI 18 SEPTEMBRE AU TROU DE SEB


Maintenant qu'on sait qu'il y a un méandre qui part au fond il faut arriver à élargir le passage pour voir la suite donc dimanche après midi si du monde veut venir prendre un peu l'air, manier des seaux de cailloux ou casser du rocher on se fait un départ à 13h00 au Quick ou RDV sur place vers 13h40.

Hugues.


lundi 12 septembre 2011

CASTING POUR SPELEOS

Voilà une annonce transmise par Gérard du club de St Marcel qui peut intéresser des membres du club :

Bonjour,
je viens d'avoir l'accord de ma production pour les dates de tournage que je proposais.
Nous tournons donc du 19 au 23 inclus à la grotte de Saint-marcel.
Je recherche 8 à 10 figurants spéléos (dont deux ont un peu de dialogue à apprendre),
pour deux séquences, que je tournerais le week-end du 22-23, de 10h à 17h.
Je vous ai joint l'affiche de la recherche des figurants spéléos.
Je vous joint également une autre affiche, celle des 15 figurants que je cherche pour
le reste du tournage, pour jouer les membres d'un groupe de visiteurs. Si vous pensez à des
gens qui pourrais être intéressé, ou si vous même et certains spéléologues sont intéressés pour participer
aussi à ça, n'hésitez pas à me contacter.
Je vous appellerai bientôt pour vous résumer ça de manière plus détaillée.

Merci beaucoup pour votre aide dans ce projet,
à bientôt

Sophie.




Hugues.

dimanche 11 septembre 2011

COMPTE RENDU SORTIE GROTTE DE COMBEROUBEAU DU 11 SEPTEMBRE 2011

Présents : Amélie et Hugues.

N'ayant rien prévu comme sortie pour aujourd'hui j'étais parti pour balader un peu. Jean-Jacques m'a trouvé une grotte à vérifier sur le terrain et du coup j'ai appelé Amélie pour voir si elle était dispo pour m'accompagner.
Cette grotte est dans le Balazuc, la bible ardéchoise des trous du département, elle est après St Thomé, c'est la grotte Comberoubeau.
Les coordonnées sont correctes car le GPS nous a amené pratiquement sur l'entrée. C'est un joli porche d'où part un ruisseau. On voit bien que l'eau est passée et qu'elle peut encore sortir les jours de gros orages.
Dès qu'on a eu trouvé la grotte Amélie a fait un message pour prévenir Jean-Jacques, ainsi elle a encore gagné des points dans le classement des Chouchous !


La grotte fait une trentaine de mètres de long, c'est bien blanc, très propre. On s'y tient debout au départ puis le plafond s'abaisse, en largeur ça fait bien deux mètres.



On arrive sur une étroiture dans la calcite. J'ai commencé à la regarder de travers puis j'ai essayé en marche avant, puis en marche arrière et pour finir j'ai laissé la place à Amélie. Amélie a mis la tête dedans mais n'est pas allée plus loin, il faut dire que sans combinaison ça piquait de partout. J'ai refait une tentative en marche avant mais c'était vraiment parce qu'Amélie insistait en me disant que ça passait sans problème. En effet j'ai réussi à me faufiler mais je n'ai pas trainé longtemps de l'autre coté car j'avais du mal à respirer après avoir pris un bon coup de stress.

Après l'étroiture et quelques mètres de ramping on tombe dans une salle, ça fait 4 mètres de haut et autant de large. Au fond et en bas il y a eu une désob mais ça se termine dans la terre et les cailloux.

En haut il y avait un petit passage mais honnêtement je n'y suis pas monté car je voulais sortir au plus vite.

Le retour par l'étroiture s'est fait plus facilement, je suis ressorti prendre l'air et boire la moitié de ma bouteille d'eau alors que d'habitude je ne bois pas une goutte ...
Je suis reparti examiner les parois mais je n'ai rien vu de spécial à part cette vieille inscription juste avant le passage étroit.

Au total la cavité doit faire une cinquantaine de mètres de long, c'est très sec, bien blanc, propre.

Hugues.

samedi 10 septembre 2011

COMPTE RENDU SORTIE TROU DE SEB DU 10 SEPTEMBRE 2011

Présents : Amélie, Jean-Jacques, Philippe et Hugues.

Avant de se rendre au trou de Seb on est allé faire un petit tour à l'aven de Champvermeil pour y voir une équipe du club de St Marcel qui y travaillait. Ils y ont fait un travail titanesque, actuellement ils sont à -65 dans un méandre étroit à ouvrir.

La première chose qu'on a fait en arrivant a été d'installer le hamac entre les arbres puis je me suis changé pour descendre au fond du trou avec la caméra. Amélie, Jean-Jacques et Philippe sont restés dehors pour surveiller l'écran et me guider.
En bas il y avait pas mal de petites bestioles dans les feuilles et la terre, j'ai bien aimé celle là qui a le même bronzage que moi.

Comme j'étais au fond je n'ai pas pu filmer les images de la caméra c'est dommage. Tout d'abord j'ai filmé à gauche vers le bas pour avoir confirmation que c'était plein de terre au sol puis j'ai mis la caméra à droite là où on avait un petit espoir. Au sol c'est plein de cailloux de la désob qui sont tombés jusque là, au dessous on semble y voir de la terre donc au mieux si on retire tout on peut y trouver un passage mais ce n'est pas sur. Du coup là le moral en a pris un bon coup ... mais avant de ressortir la caméra j'ai eu envie de la remettre à gauche mais ce coup ci à mi-hauteur et là j'ai trouvé du vide, j'ai pu l'enfoncer au maximum du manche et devant ils voyaient encore du noir (donc du vide) sur l'écran. Sur la gauche il y a donc un méandre qui avance, à ce moment là je ne pouvais pas voir la configuration mais au moins il y avait un espoir de suite possible.

Pour pouvoir m'approcher plus j'ai repris les tirs sur la gauche en partant d'en haut afin de pouvoir me mettre correctement en place pour tirer sans trop de danger au fond. J'ai réussi à élargir d'une bonne quinzaine de centimètres ainsi il y a suffisamment de place pour se mettre en bas et y bosser "facilement" (pour mon gabarit). Une fois en bas je me suis d'ailleurs aperçu en me retournant que ça continuait un peu sous le talus où on se mettait jusqu'à maintenant, j'ai dégagé une sorte de cloche mais bon c'est plein de terre et on est sous la trémie.

A 16h45 j'ai eu droit à mon arrêt des courants d'air, d'un coup les gaz sont restés sur place au lieu de remonter au fur et à mesure. Le nuage bleu ne bougeait pas du fond du coup j'ai tout arrêté et on a commencé à remonter le matos à la surface.

Avant de remonter moi aussi j'ai voulu retourner au fond pour y faire quelques photos et une vidéo, au début c'était encore un peu pénible puis d'un coup j'ai senti du frais et je me suis remis à respirer normalement, le courant d'air était de nouveau actif. Du coup j'ai pu faire ma vidéo tranquillement et même casser un bout de rocher qui me gênait après avoir récupéré à nouveau la massette.
Le méandre est beau, il a fait au moins 1m50 de haut, 10 cm de large et surtout ça a l'air d'être du beau calcaire qui devrait bien péter à la cartouche.


Il reste à casser l'angle à gauche pour pouvoir attaquer le méandre mais ça devrait le faire, pour le stockage on verra à mesure mais pour le moment on peut évacuer à l'extérieur.



Après avoir passé la camera on avait peu d'espoir car à droite c'est mort, maintenant par contre c'est différent, on a vraiment l'impression qu'on peut avoir quelque chose après ce méandre. On a quelques indices qui nous confortent dans cette idée. Quand je tapais sur le rocher de gauche Amélie qui était en plein effort dans le hamac entendait les coups de marteau qui résonnaient sous elle pourtant elle était installée sur le coté et en retrait par rapport à moi et bien sur 7 mètres plus haut. Il y a aussi ce courant d'air qui change vers 17h00 comme dans beaucoup de trous ardéchois. On va donc revenir bosser sur ce trou, en plus il est bien placé, peu de marche d'approche sur du terrain plat, facile à aménager (il faut juste trouver d'autres arbres pour fixer des hamacs supplémentaires).

Hugues.

vendredi 9 septembre 2011

SORTIE SAMEDI APRES MIDI 10 SEPTEMBRE 2011


La météo étant plus intéressante que samedi dernier on va donc refaire un tour au trou de Seb pour tenter de voir si ça continue un peu. S'il le faut on passera la caméra pour y voir un peu plus clair.

RDV sur place vers 13h30-13h45. Pour le moment il y a Amélie, Jean-Jacques et moi de prévus.

Hugues.

SORTIE DU 8 SEPTEMBRE





Avec Sébastien Z. nous sommes allés repérer un chemin plus rapide et sans trop de dénivelé pour atteindre une cavité que Sébastien a repéré il y a quelques temps.

Par le chemin qu'il avait emprunté il faut environ 3 h, plus dénivelé de fada. Après s'être pas mal perdus nous avons enfin trouvé un chemin plus facile. Environ 1 km 200 de joli chemin en sous-bois, voir photo, et environ 300 m de montée raide pour atteindre la cavité. Par ce côté là il faut 1 h - 1 h 15 et peu de dénivelé.

Donc nous repasserons par là pour aller visiter cette grotte qui apparemment est inconnue dans ce secteur.

Au passage dans les bois nous avons trouvé divers objets insolites : un crâne de bovidé auquel Sébastien a gentiment offert une cigarette et 2 chaudrons qui servaient à fabriquer du charbon de bois. Croyez-nous il fallait les monter là où ils sont, à l'époque il n'y avait d'hélico.

Jean-Jacques.

SORTIE DU 29 AOUT 2011




Avec René nous sommes montés aux Grottes de Pellebi dans le Diois pour voir comment se déroulait la partie spéléo du Raid Nature.

Les participants (équipe de 4 dont 1 femme) devaient effectuer la traversée entre les 2 grottes (25 mm) en moyenne. Cette partie du raid n'était pas chronométrée et devaient se reposer 1 H 30 avant de repartir en direction d'un canyon.

Avec René nous sommes restés un peu impressionnés par cette forme de sport.

Ce raid comprend du canoé, du VTT, de l'escalade, de la course d'orientation, de la spéléo, du canyon sur 4 jours. Ils doivent dormir un minimum de 8 heures pendant ces 4 jours. Le plus impressionnant c'est les 14 000 m de dénivelé positif. Rien que pour arriver à l'entrée de la cavité après avoir déposé leur VTT ils effectuaient une montée de 8oo m de dénivelé sur 4 kms.

Jean-Jacques


lundi 5 septembre 2011

COMPTE RENDU TRAVERSÉE GROTTE ARVA-GROTTE CLAIRE DU 04 SEPTEMBRE 2011

Présents : Katia, Amélie, Silvère et Hugues.

Avec le temps pourri qu'on a eu ce week end on a longtemps hésité à faire cette sortie, quand j'ai regardé la météo de Méjannes à 8h00 il y avait entre 20 et 35 % de chance qu'il y pleuve dans la journée donc j'ai proposé d'y aller et tout le monde a suivi.

La traversée grotte Arva - grotte Claire est une classique du Gard, la cavité a été aménagée par les pros et pour les pros pour y faire de l'initiation et pour y amener leurs clients. Elle a été brochée, des marches inox ont été posées et deux tyroliennes sur câble acier ont été tirées au dessus de deux petites salles. Il faut juste prévoir d'équiper deux petits ressauts si on n'a pas les poulies spéciales capable de passer sur ces cables d'acier.

Tout le long du trajet on a pris la flotte, on le sentait vraiment mal pour la sortie et puis miracle, arrivé sur place il ne pleuvait pratiquement plus. On s'est changé sans trop se mouiller et on est vite descendu à la grotte Claire qui est en fait le terminus de la traversée. N'ayant pas de poulies il nous fallait équiper les deux ressauts avant de faire la traversée. Amélie nous a attendu sous le joli porche pendant que nous sommes allés poser les cordes. On a mis un peu du temps car c'était l'occasion de revoir les méthodes d'équipement pour Katia et Silvère. Le P7 et le R3 ont donc été équipés mais j'avais un souci car sur la topo j'avais vu un autre ressaut (R4) juste après le R3 et je ne pouvais pas l'atteindre de ce coté donc je craignais pour la traversée ...

Après avoir rejoint Amélie on a mangé sous le porche avant de rejoindre l'entrée de la grotte Arva, par chance la pluie s'était arrêtée. De ce coté l’accès n'est pas bien grand, c'est une désob faite dans le sol, il faut se laisser glisser avant de finir sur un petit ressaut de deux mètres qu'il faut bien négocier.
De suite on arrive dans une jolie salle très décorée de concrétions blanches et fines mais sèches. Au sol un balisage discret protège les zones fragiles.

Après un petit rétrécissement ça change d'aspect, on arrive devant de nouvelles concrétions, là c'est des colonnes, des draperies, des gours et des cristaux. La température change complètement aussi, on ressent beaucoup plus la fraîcheur normale. On a pris le temps de regarder un peu de partout mais en respectant le balisage. Les passages glissants ou "techniques" sont équipés en fixe donc c'est vraiment facile pour progresser.


A un moment on a eu un souci car on s'est retrouvé en haut d'une escalade (E7) donnée pour 7 mètres sur la topo mais pas équipée en corde. J'avais prévu de la corde pour ça mais la question s'était de savoir si on devait laisser la corde en place ou de la rappeler derrière nous et de continuer la traversée. On en revient à mon souci du départ, le fameux R4 sur la topo que je n'avais pas pu rejoindre pour l'équiper. Si on retirait la corde derrière nous ça nous empêchait de remonter si on se retrouvait bloqué en bas de R4 ... donc par précaution on a choisi de laisser la corde en place et de revenir la chercher plus tard.

La suite étant toujours aussi bien équipée avec des cordes et des marches en inox on a vite rejoint la grande salle.



La salle de la Méduse est très belle, on y trouve des belles colonnes, des grosses draperies et les couleurs y sont sympas.





On s'y est arrêté un bon moment pour y faire des photos, peut être un peu trop longtemps pour Amélie qui a l'air d'être très sensible aux effets du CO². Elle nous a dit qu'elle voulait ressortir et donc on a fait la suite de la traversée en accélérant le rythme, heureusement on n'était pas bien loin de la sortie. On a escaladé le chemin de la grande salle, là aussi c'est équipé en fixe, c'est vraiment nécessaire car ça glisse énormément. Quand on est arrivé en bas du fameux ressaut de 4 mètres on s'est aperçu qu'il était équipé en barreaux inox et avec une corde d'assurance donc aucun souci pour le monter. Silvère a posé une corde de l'autre coté pour descendre là où j'étais resté bloqué et ensuite on a retrouvé les cordes qu'on avait posé précédemment.

Amélie et Silvère sont sortis en premier, Katia et moi on a déséquipé notre matériel avant de les rejoindre. Il nous restait encore la corde laissée en place à récupérer donc avec Katia je suis reparti à l'entrée coté grotte Arva et je suis redescendu dans la grotte pour retirer la corde pendant que Katia posait une corde pour que je puisse remonter plus facilement par le passage étroit.

Donc pour résumer : si vous voulez faire la traversée un jour il vous faut trois cordes de 20 mètres. Deux vont vous servir à équiper les ressauts en passant par la grotte Claire en bas et la troisième va vous servir à faire les deux rappels. Sinon vous prenez des poulies pour câble acier et une seule corde de 20 m pour le rappel du E7.
Sur la topo que j'ai mis en haut on ne voit pas l'entrée de la grotte Arva, à l'époque ce n'était pas ouvert mais c'est carrément à droite par la petite cheminée qui remonte.

Hugues.



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