Présents pour la traversée :
- pour le MASC : Pierre D., Michel C., Olivier S., Philippe et Hugues sous terre et Colette et Jean-Jacques à l'organisation
et avec notre groupe :
- pour le SCSM mais adopté par le club : Michel B.
- pour le GECKOS : Gilles M.
Ce n'était pas le jour idéal pour monter sur le Vercors : 0 degrés et du brouillard terrible. Après avoir cherché un bon moment dans la brume le reste des spéléos on a finit par les retrouver par hasard. Là après avoir discuté un peu il a bien fallut trouver le courage de se changer pour ne pas descendre trop tard sous terre car là journée allait être longue. Heureusement on nous a amené en voiture presque à l'entrée du trou ce qui nous a permis de rentrer sous terre à 10h15.
Il faut passer la trémie d'entrée sans trop la regarder, on a l'impression de rentrer dans une mine, on passe ensuite sur un plancher en bois et dessous un gros filet métallique retient les pierres. Le P50 ayant été équipé par la première équipe du matin on n'a pas perdu du temps à le faire.




Après le puits on arrive assez vite au méandre pénible, celui là heureusement qu'on le passe au début quand on est en pleine forme, je ne voudrais pas me le farcir juste avant la sortie. Il n'est pas trop long ni trop accrocheur, pour les petits gabarits ça se passe pas trop mal. On a progressé ensuite jusqu'à la gare de triage où là on a grignoté un peu et surtout on a enfilé les néoprènes.


A partir de là on s'est retrouvé dans la rivière magnifique. Les couleurs sont superbes, la pierre est travaillée par l'eau qui y passe. On voit qu'il ne faudrait pas être là quand une vague de crue arrive car on ne peut pas s'en échapper, les parois sont trop hautes et lisses. Je n'ai pas pu faire beaucoup de photos car il y a trop d'humidité et d'embruns, ça faire trop de particules quand le flash se déclenche, par contre pour les vidéos ce n'est pas gênant donc j'en ai bien profité.

La cavité étant équipée en cordes fixes et en broches on a eu juste à tirer des rappels tout le long pour avancer. Il y a quelques descentes de bonnes dimensions qui sont sympa à faire. Une fois la rivière finie on a enchaîné par les grandes salles où heureusement un balisage avec des réflecteurs a été mis en place car les sorties ne sont pas du tout évidentes à trouver. On a fini par arriver au passage clef, c'est là qu'on allait savoir si on ressortait deux heures plus tard ou si on passait la nuit sur nos kits à attendre que l'eau baisse ou qu'on nous remette des cordes du coté de l'entrée. C'est ce passage qui empêche de sortir en cas de crue, là il n'y a eu aucun souci pour le franchir, de toute façon on ne serait pas engagé dans la traversée si on avait eu le moindre doute.
Après le passage on remonte une magnifique petite rivière, elle est moins encaissée que l'autre mais c'est beaucoup plus concrétionné de chaque coté. Au départ de la rivière il y a un système de mesure qui a été mis en place, si j'ai bien compris quand l'eau passe au dessus du V c'est qu'il y a trop d'eau qui arrive par rapport au trou de sortie et à ce moment là ça monte dans la galerie et ça bloque le passage clef.

Après la rivière on aborde la partie la plus pénible et la moins agréable de la sortie, des zones de ramping dans les flaques, des passages bas boueux etc...avec la fatigue ça semble très long. A un moment j'étais avec Philippe et Olivier, on était un peu en avance sur le reste de l'équipe, après un petit puits à remonter je les ai perdu de vue. Pas de pb avec les traces par terre on ne peut pas se perdre. A un moment j'ai vu une corde donc je suis monté, j'ai galéré dans un boyau, j'ai passé deux ou trois trucs pénibles et je suis arrivé au dessus d'une autre corde. Je vois quelqu'un sur la corde et là j'ai eu un doute car c'était Michel B. qui jusque là était derrière moi. Pour être sur je lui ai demandé s'il montait ou s'il descendait. Lui il montait et moi je voulais descendre donc il y avait un souci. En fait j'ai fait une boucle et je suis revenu sur mes pas, le pire c'est que je suis retombé avant un passage délicat sur une vire et surtout un passage allongé dans la flotte boueuse ! J'ai quand même eu le plaisir de voir arriver Pierre derrière moi, lui aussi c'était fait avoir par cette corde, ça console de savoir que ça peut arriver aussi aux autres. Une fois qu'on a eu compris où on s'était planté on a fait suivre l'info au reste du groupe qui était derrière nous, ce n'était pas la peine qu'il rajoute ça à leur parcours.
On est ressorti du trou sous la pluie vers 22h00, il faisait vraiment très froid, se changer a été la dernière épreuve de la journée. On a fait la traversée en un peu moins de 12 heures, c'est un temps convenable, on n'était pas venu pour la faire en courant mais vraiment pour en profiter, pour se faire plaisir.
Quand on est arrivé au gîte on a eu le plaisir de manger de la bonne soupe à l'oignon bien chaude, des pâtes à l'ail etc... Colette s'est occupée de nous ravitailler, on a juste eu à s'installer à table, tout était prêt pour nous requinquer, c'est vraiment très agréable après une grosse sortie comme ça.