Compte rendu de la journée du 4 janvier en Espagne
Aujourd'hui la moitié de l'équipe est rentrée en France.
A 7 h du mat les portières ont claqué pour un périple de 1200 km,
Bon voyage pour Pierrot, Christophe, Coco et Janine,
Nous ne sommes plus que 3 à faire de la spéléo : Didier, Gilles et Gérard.
Claire, la femme de Gilles se retrouve esseulée.
Ce matin nous partons à pied de la maison pour aller prospecter et baguetter du côté de Cabezo de las Trigueras. Dans ce secteur nous allons voir les lentilles de gypse qui ont été exploités pour le plâtre. C'est aussi l'occasion de chercher un possible passage dans les amonts de la Cueva de l'Agua,
Cette grotte entièrement noyée, se développe sur plus de 1,2 km et sa topo indique que ses amonts passent dans le secteur de Cabezo.
Nous partons à 9 h30 et la chaleur commence à se faire ressentir.
Gilles repère des vides avec ses baguettes et nous donne des directions de recherche.
Nous arrivons à la première carrière de gypse, cratère de 30 m de diamètre. Des traces de four sont visibles ainsi qu'un cône de dissolution, mais la roche friable nous engage à la prudence pour gratter.
Plus loin nous trouvons 2 carrières côte à côte, Dans l'une d'elles nous trouvons des cristaux : des macles de gypse, très blancs et très durs.
Nous attaquons une désob dans une paroi mais là aussi la fragilité de la roche nous impose la prudence. Dans la carrière suivante c'est un bloc suspendu au-dessus qui nous arrête aussi.
Gilles, le camel baguette, nous indique une direction vers un col où il sent du vide.
Nous basculons dans la pente en espérant trouver les fameuses « plaques d'égout » qui caractérisent les entrées de trou dans le secteur.
Nous ne trouvons rien, nous sommes maintenant au-dessus d'un complexe résidentiel et parallèlement Gilles sent des grands vides à 39 m environ de profondeur.
Nous montons sur la crête où le calcaire massif affleure, les baguettes indiquent à 50 m de profondeur une largeur de 30 m, une autre galerie est sentie en parallèle. Nous sommes à 110m d'altitude et ces galeries sont certainement exondées. Malgré un bartassage assidu nous ne trouvons rien de probable pour espérer un accès,
Nous rentrons à la maison, il est 12 h 30.
L'après-midi Gilles part avec Claire à la plage. Nous partons prospecter un autre secteur : la rambla de Calera, il est 14 h 30. Nous garons la voiture à l'entrée de la rambla del cañar vers la station d'épuration, Nous montons vers la Calera dans une chaleur de plus en plus présente.
Nous tombons sur notre première épeire du séjour (grosse araignée).
Nous visitons plusieurs porches mais rien de probant.
Didier se souvient d'une grotte où il y avait des céramiques, c'est le but de cet aprèm.
La rambla en bas est de plus en plus étroite, c'est un véritable canyon.
Nous longeons des falaises équipées pour l'escalade, et des abris poussiéreux n'apportent pas d'espoir de découverte.
En face un troupeau d'une dizaine de chèvres se sont mises à l'ombre, la chaleur est au maximum. Les rochers sont surchauffés, nous continuons de monter et nous trouvons un sentier balisé avec des cairns. Nous apercevons des porches au-dessus de nous mais en plein soleil. Nous préférons rester en bas à l'ombre, au retour nous y monterons. En continuant nous arrivons à un endroit où le caractère rocheux s'estompe. Didier, toujours à la recherche de sa grotte à céramiques, pense que nous sommes trop loin. Nous faisons demi-tour. Nous visitons les grottes vues à la montée, Didier retrouve une grotte avec une inscription DSC, sigle de son ancien club. Il est déjà venu ici,
En face un porche est visité avec une petite anfractuosité d’où sort un courant d'air chaud mais c'est impénétrable. Nous sommes dans le secteur du Morro del Caballo,
Toujours à la recherche de la grotte aux céramiques nous visitons plusieurs porches mais sans résultats.
En redescendant vers la rambla nous sommes bloqués par un ranc. Nous le contournons avec difficulté, toujours sous un soleil de plomb.
Nous redescendons vers la voiture par le sentier cairné. Nous trouvons sur un col une nouvelle mine à gypse avec des concrétions sur les bords. Il faudra revenir avec Camel baguette.
Nous arrivons à la voiture à 17 h 30.