Participants M.A.S.C: Serge A, Didier L,
Pierre D, Alexandre L, Philippe H, Gilles M, Jean-Jacques A, le dimanche Coco.
Individuel : Gérard D.
Club de La Motte Chalencon : Julien C.
Une bonne désob aux trois becs.
La Goule Fossile s’ouvre à 1336 m, elle
est visible sur la carte IGN elle forme un petit cirque rocheux (sous le
chiffre 1 du nombre 1361 de la carte).
Elle se situe au bord du GR qui monte au
rocher de la laveuse.
Le club a l’autorisation de circuler sur
les pistes forestières du massif des trois becs.
La désob avait déjà été attaquée cet
hiver.
Il fut décidé de reprogrammer une sortie
sur 2 jours se sera les 14 et 15 octobre avec couchage au refuge des Girards.
Ce refuge est à 600 m à vol d’oiseau du
trou.
Le 14 octobre tout le monde a rendez-vous
est chez Didier à 8 h 30, on se retrouve à 8 personnes : Didier, Serge, Gilles,
Philippe, Alex, Jean Jacques, Pierre D et Gérard.
On monte à 3 véhicules. En arrivant à la
forêt de Saou, il faut aller chercher la clé de la barrière, remplir un laisser
passer avec le n° du véhicule. Jean Jacques avait appelé avant.
Pour faire les 11 km de piste il nous
faut 40 mn. C’est une très belle journée ensoleillée. On s’arrête au carrefour
du départ du GR au lieu-dit la fontaine aux oiseaux. Seul Serge monte un peu
plus haut avec son véhicule.
Nous le rejoignons à pied. Ensuite un
bon raidillon nous amène à une clairière. Nous quittons le GR pour nous engager
à gauche dans la forêt. Encore une petite côte et nous arrivons à l’entrée du
trou.
Plus de trace des anciennes désob, les
feuilles mortes recouvrent tout. La
goule s’ouvre au pied d’un rang de falaise le site ressemble à une mini reculée
Jurassienne
Il faut s’engager par la droite à 4
pattes et à l’horizontale dans un joint de strate sur 5 m puis une descente sur
2 m y fait suite. La désob commence ici il faut continuer à descendre.
Le sol est fait de sable ainsi qu’une
partie des parois. Une corde est installée pour tirer les bacs qui sont déjà
là.
D’abord nous nous attaquons à la liaison
puits galerie en transformant en plan incliné son arrête vive. Cela facilite la
traction des bacs.
Nous nous mettons en place: deux au
fond, un au milieu, deux pour tirer les bacs à la sortie un autre pour les
reprendre et un dernier pour vider et égaliser. Le seul sans tâche récupère des
pierres pour monter une murette au tour du tas de déblais.
Cela avance rapidement, en 1 heure et
demi nous estimons à 2 m3 ce qui est dehors. Nous nous arrêtons pour manger il
est 12h20. Sous le feuillage mordoré des fayards le soleil arrive à nous
réchauffer, le vin aussi.
Nous reprenons à 13 h 30, Il y a de plus
en plus de blocs à sortir et des sangles nous aident bien. Un jeune copain de
Crest (spéléo du club Mottois) vient nous rendre visite, il est monté à pied
par le Pas des Auberts situé sur le versant dominant la vallée de la Drôme.
Plus tard un premier petit effondrement
de sable nous ralenti, il faut le sortir. En progressant, le fond est de plus
en plus humide et le sable devient terreux.
Nous descendons le long d’une paroi en
dur et les premiers espaces dans les blocs commencent à se voir. Nous arrêtons
à 17 h et laissons à l’entrée du trou nos affaires spéléo.
Nous arrivons aux voitures à 17 h 30 et
prenons la direction du refuge.
Nous installons dans le refuge des
Girards, certains montent leur tente. Surprise nous découvrons un poêle
installé à la place de la cheminée, il n’était pas là lors de la dernière
visite du club au mois de mai.
Jean Jacques a amené des saucisses
merguez et nous espérions bien les faire cuire dans la cheminée car impossible
de faire un feu dehors cela et rigoureusement interdit! En attendant nous démarrons le poêle et nous
scions du bois trouvé dans la forêt bien que les gardes aient fait une petite
réserve entreposée dans le refuge. Puis nous commençons l’apéro dehors sous les
arbres sur une table en ciment installée devant le refuge. Nous devinons un
magnifique couché de soleil car les arbres nous gâchent le spectacle.
Le poêle fonctionne, Didier y a mis dessus la soupe au lard qu’il a
faite. Au moment d’attaquer à manger, un groupe de 5 jeunes randonneurs
arrivent pour passer la soirée dans le refuge
(1 fille et 4 garçons). Nous leur faisons de la place sur la table à
notre grande surprise ils sortent un poêlon et du fromage pour faire une fondue,
ils sont venus pour fêter l’anniversaire de l’un deux. Une bonne ambiance
s’installe.
Nous sommes obligés d’enlever le
couvercle du poêle pour faire griller nos saucisses.
Après le gâteau aux pommes préparé par
Colette, nous goutons au génépi et à la verveine. Un autre groupe fait
irruption au refuge alors qu’il fait nuit noir, avec 2 chiens. Il décide de ne
pas rester et reparte apparemment pour bivouaquer plus loin.
Jean Jacques sort un harmonica et
demande à Serge de nous jouer un morceau en souvenir de lointaines soirées
communes. Nous voyons bien que Serge est touché et surpris par cette
sollicitation.
La soirée pour certains se poursuit
dehors à regarder les étoiles particulièrement brillantes dans ce coin exempt
de lumières parasites, alors que d’autres finissent la fondue.
Puis vient le moment de l’extinction des
feux, il y a du monde de partout : certains sur le bas flanc du refuge,
d’autres sur le sol, d’autres dehors à la belle et un dans un hamac.
Le matin nous rangeons et nettoyons le
refuge et on se dirige en voiture vers le croisement de la piste et du G.R pour
remonter au trou. Avant d’attaquer le chantier nous décidons d’installer une
ligne de vie avec une corde et des amarrages pour sortir plus vite en cas
d’effondrement.
Nous recommençons à travailler comme la
veille mais il y a de plus en plus de blocs à sortir et surtout deux petits
effondrements de sable nous ralentissent. Coco un membre du MASC nous a rejoint
il est accompagné par les 5 jeunes du refuge qui sont passés nous dire bonjour,
il est monté à pied par le sentier de la combe qui monte depuis le parking au
centre de la forêt, arrive aussi le copain de Crest de la veille qui lui est
monté en VTT par la piste Burrus.
Nous mangeons à 12 h 30 et reprenons la
désob. Plusieurs bacs sont encore sortis, ainsi que des blocs. Mais plus nous
descendons plus cela peut devenir risqué. Nous décidons d’arrêter il est 15 h. Nous sommes descendus
d’un mètre mais au-dessus de nous il y a 3 m de paroi instable. Pour continuer
il faudra étayer.
Nous rangeons le matériel et
redescendons aux voitures. Il y a beaucoup de randonneurs sur la piste du
retour, donc nous la descendons en prudence pour ne pas les déranger, en
arrivant en bas c’est une foule imposante que nous découvrons. Nous nous
arrêtons pour discuter avec l’éco-garde qui est un peu submergée par le
questionnement des promeneurs. Nous la tenons au courant des avancés de nos
travaux, elle était passée au refuge dans la matinée où elle a rencontré notre
équipe de 5 jeunes de la veille au soir. Depuis le local des Eco-gardes et la
barrière il y a environ 400 m, nous avons avancé doucement avec les voitures,
on se serait cru un dimanche sur le chemin d’accès de la fontaine de Vaucluse,
noir de monde.
Nous nous séparons chez Didier à 18 h,
nous attendrons le retour d’Alex, qui part pour 10 jours plongée au Mexique,
pour remonter à la Goule.
Gérard.
Photos
: Gilles et Gérard