Ce samedi 9 septembre
étaient présents : Gilles M, Michel R dit Baba, Didier L, Jean-Jacques A,
Gérard D et Gérard S. l’aprèm.
Pour la première fois depuis que nous désobons à la Mésange, la pluie était
là. C’était annoncé mais nous espérions passer à côté. Dans ce secteur il
n’a pas plu depuis début juin.
Heureusement nous avons le temps d’installer une grande bâche au-dessus du
trou avant qu’il pleuve, il est 10h. La bâche étant bleue nous avions l’impression
d’avoir un coin de ciel bleu au-dessus de nos têtes.
Nous sommes à l’abri pour sortir les seaux.
La mise en route de la ventilation nous ramène du fond une odeur caractéristique
du grand boum de la semaine dernière.
Le fond doit être bouché car d’habitude une demi-journée sans ventilation
suffit pour absorber ce genre d’effluve.
Les seaux remontent de manière soutenue, nous sommes dans la configuration
idéale : un au fond, un au milieu (pour guider les seaux), deux en surface
(pour tirer les seaux) et un pour les vider.
A l’approche de midi nous commençons à remonter de la terre compactée.
A 12 h 45 nous arrêtons pour manger, l’échelle est envoyée pour la remontée
: stupeur ! Il y a toujours deux barreaux de l’échelle qui trainent au fond,
comme la semaine dernière ! Nous ne sommes pas encore à – 10 m.
Nous avons l’impression de faire du surplace, à moins que quelqu’un ait
remplacé le câble acier des échelles par des sandows ?
Pour rappel : Gilles avec ses baguettes nous avait indiqué la présence d’un
vide à –12 m.
A l’approche de cette profondeur, ferait-il son possible pour nous ralentir
dans le but d’éviter toute suspicion de ses capacités de baguettiste ?
Certains évoquent sa crucifixion dans le cas d’un échec...
Nous reprenons à 14 h. Nous descendons le burineur et la ronde des seaux
reprend.
Cette ronde nous mène à 17 h et les nouvelles du fond ne sont pas bonnes.
Les parois se rapprochent et les 50 cm de terre enlevés révèlent deux
goulottes qui se rejoignent sur un petit conduit en pleine roche.
Ce conduit est rempli de gravât et de terre et il n’y a pas de courant
d’air. Fini le méandre, la diaclase, il faut prendre une décision.
Après avoir réfléchi, nous envisageons de revenir samedi prochains pour
envoyer de l’eau au fond pour voir s’il y a absorption ou pas.
Il faudra aussi rechercher le courant d’air que nous avions au début pour
voir si nous ne sommes pas descendus trop bas.
A côté des voitures nous
avons remarqué qu’un chêne ressemblait à un bonzaï avec un tronc de presque
30cm environ de diamètre et 20cm de hauteur (qui soulève une plaque de lapiaz)
pour une hauteur des branches d’un mètre.
Avant de partir Baba a pris
les mesures, bras écartés de Gilles, nous ne savons pas pourquoi !
Gérard.
Photo Gilles