Présents : Alexandre, Silvère, Yoann, Céline.
La veille de la sortie, le vendredi 23/09, Alex et moi sommes allés poser les cordes pour pouvoir ressortir par le scialet du brudour (P15). Après une petite marche de 15-20 min depuis le parking, nous avons trouvé rapidement le trou (celui du scialet du toboggan en premier, puis quelques dizaines de mètres plus loin celui du Brudour ). Y’a pas à dire, pour la sortie, la voiture est à 10 min à pied, autant dire que c’est le top (surtout pour une aussi longue sortie en prévision !).
Nous sommes allé jusqu’au passage clé pour poser toutes les cordes nécessaires pour les P5, P7 et P10, mais Oh surprise ! tout était déjà équipé en fixe ! On a simplement eu besoin de la corde pour le P15 de sortie.
Après une main courante super musclé pour éviter de se mouiller (on n’était pas en néoprène ce jour-là), nous avons trouvé le passage clé mais pas directement... nous nous sommes payé le luxe d’une petite exploration d’un boyau local, un peu plus haut (erreur d’aiguillage). Super étroit, avec une mini rivière qui coulait dedans, où il faut le reconnaître, Alex et moi avons « bien flippé » chacun à notre tour. Si t’entends « boum boum » tu sors vite, hein ?! C’est trop étroit, ça passe pas, ce n’est pas par-là !!! On a même cru que le passage clé était siphonné, on a failli abandonner (si près du but…), mais heureusement le câble téléphonique était là ! et la flèche « sortie » aussi !
Bref, 6h sous terre tout de même (sans se presser) pour préparer la sortie du lendemain, et profiter du décor. On se doutait bien, qu’après une aussi longue traversée le lendemain, on allait moins lever le nez après le passage clé !
***
Samedi 24/09 :
RDV à 8h30 chez Alex, mais départ réel à 9h. Mais où est Silvère ??? non, non, non, je ne cafte pas du tout sur l’origine du retard…
Après 2h de route, on arrive sur le parking, bien frais et dispo, il est 11h. Équipement et répartition du matos. Ah mince… on n’a pas beaucoup de place pour prendre des bouteilles d’eau en rab, les kits sont pleins ! Tant pis, on fera du thé sous terre avec l’eau de la rivière et le réchaud d’Alex.
« En êtes-vous sûr ? demande Yoan, expert en bactériologie et désinfection, avec tous les miasmes des moutons de la région… il faudrait faire bouillir 120 min à x bars pour détruire tous les spores…» Gloups… bon ben on verra bien, on tuera au moins les bactéries!
Et c’est parti, en route pour l’aventure, à la recherche du trou des anciens, mais où est-il déjà ? ah oui, à 45 min de marche de là… et ben non !!! ça c’est quand on sait où se trouve l’entrée… Après une montée plus que sportive sous le téléski du cairn, chargé comme des mulets avec nos kits, nous voilà au sommet… oups ! Trop haut ! Mince on a loupé le bon chemin, c’est pas grave, on redescend par la foret, au pifomètre… ah !!! enfin le fameux mirador, on l’a bien cherché celui-là ! bon ben voilà Il est 13h30, il nous a fallu 2h30 pour trouver le trou. Euh… on va sortir très tard de notre traversée, non?! Allez, on y croit, à 21h on est dehors… (Pour les explication efficaces pour trouver le trou, RDV en fin de CR où vous aurez de bons repères et photos en prime!).


On casse la croûte et c’est parti pour la descente, il est 14h, entrée sous terre… Début par un P48 surplombé par une trémie impressionnante.
En peu de temps, on se retrouve à se tortiller et à galérer avec nos kits dans un méandre très étroit. C’est sport, il fait chaud et on est ravi de ne pas avoir la néoprène sous la combi ! Après 40 min de méandre étroit et 20 min de galerie au moins, on arrive enfin à la gare de triage, avec le joli bruit de la rivière pour accompagner notre pause thé. Ça réchauffe bien, surtout après avoir mis la néoprène alors qu’il fait 5°C (et oui, il y avait même un thermomètre sous terre !).
Et c’est parti pour l’aventure dans la rivière, les pieds dans l’eau !
Le spectacle est magnifique, la roche est sculptée de manière très originale par l’eau. Les couleurs de la roche sont variées, avec des nuances de gris allant jusqu’au noir, avec des passages de roches blanches, parfois franchement glissante.
On passe plusieurs cascades et petits puits.
La corde est quasiment toujours de sortie. De belles petites excentriques tantôt blanches tantôt caramel, jalonnent le parcours.
Devinette :
Que faut-il faire lorsqu’Alex s’énerve avec une corde qui ne veut pas redescendre après un rappel?
Réponse A : l’aider ?
Réponse B : analyser la situation à voix haute avec les copains?
Réponse C : se taire et lui foutre la paix ?
Alors ???
Réponse C, gagné !!! Attention, petit conseil, ne surtout pas s’approcher de trop près de lui dans ce genre de situation, la bête pourrait mordre !!!
Bon, il faut dire à sa décharge, que le mousqueton assurant la dev’ ne fermait pas ce C.. et que le nœud de huit de la corde s’est coincé dedans à la redescente. Se taper une remontée du puit juste pour décrocher ce foutu mousqueton, y’a de quoi raller ! Surtout quand on veut aller vite car on a déjà un méga retard sur l’horaire théorique de sortie…
De cascades en cascades, de puits en puits, le temps commence à paraître long, la fatigue à se faire sentir et le froid à s’installer sous nos combis. Mais elles sont où les grandes salles proches sur passage clé ? Passage de 2 beaux P22. Ah ça y est, la salle de la cascade, magnifique descente. On se réchauffe comme on peut, en bougeant, en chantant, on essaie de garder le moral, le chemin est encore long…
On avance, on avance, de salle en salle.
Petite pause repas bien méritée, il est 21h (oups !), on reprend des forces et on repart (c’est qu’il fait vraiment froid ici au bout de 10 min d’arrêt !).
Après quelques hésitations sur le passage à emprunter (très étroit) et un bon « ramping » on arrive à la salle des ténèbres. Vive les réflecteurs pour nous indiquer le chemin de la sortie car vu la taille des salles on pourrait s’y perdre pendant quelques heures à les chercher…
Ah… la fameuse boite « téléphone », ça y est c’est le passage clé, tant espéré !
C’est un vrai plaisir pour Alex et moi, car on reconnaît le chemin de la sortie.
Pour Silvère et Yoann, je ne sais pas, la fatigue et le froid semble commencer à peser lourd… Il reste tout de même encore 4 puits à passer et de sacrées étapes bien boueuses de ramping interminables. On en a marre ! vive la sortie !
Yes, la pancarte de sortie du scialet du toboggan, ça y est, on n’y est presque ! Yoann a rencontré 2 chauves-souris. Le scialet du bruhour c’est pour bientôt… A notre arrivée, notre mascotte locale (un petit loir) est là pour nous encourager sur les derniers mètres, ça c’est une belle rencontre !
Il est 2h30… shut… oulala, un peu plus de 12h pour faire la traversée… et bé !!! Comme dirait certains, voir de si beaux paysages souterrains, ça se mérite !!!
On se change vite fait, on mange un peu et on boit beaucoup d’eau (y’en avait besoin !), et c’est parti pour 2h de route (dur dur). Arrivé au petit matin, sur les coups de 5h-5h30.
Merci aux chauffeurs du retour, il fallait vraiment tenir bon après une telle traversée !!!
Explications & photos pour trouver l'entrée du trou des anciensQuand on est retourné cherché la corde sur le puits d'entrée avec Alex, on a pensé aux prochains qui iraient faire la traversée... voici quelques photos & explications pour réellement mettre 45 min (voir moins) pour y accéder.


On s'est garé sur le parking du téléski de la forêt et on est passé sur le pont passerelle en bois juste à côté, sur la droite. On a emprunté le chemin forestier devant nous (bien moins pentu et plus praticable qu'en partant du parking proche du scialet du brudour). Si vous n'avez qu'une seule voiture, il vaut mieux la garer sur le parking du brudour car à la sortie de la traversée, on apprécie de n'avoir que 10 min de marche et en descente s'il vous plaît ! Vous pouvez toujours déposer les « porteurs de corde » lourdement équipés au niveau du téléski de la forêt, puis descendre au parking du scialet du brudour ensuite. Le conducteur dévoué aura un peu plus de dénivelé à franchir mais pourra retrouver ses partenaires au niveau du poteau n°7 du téléleski du cairn (en suivant les explications d'accès du topo article spéléo d'avril 2005, = remonter sous le téléski du cairn, s’arrêter au poteau n° 7 et suivre le chemin forestier qui part sur la droite).

En poursuivant sur ce chemin, on croise une piste bleue de ski où il y a un panneau de balisage avec le n°5 sur la droite.
La bifurcation du chemin pour accéder au trou des anciens sur la gauche est toute proche.
Quitter le chemin forestier et suivre le sentier à gauche, passer une première pelouse. En arrivant sur la deuxième pelouse, le mirador en bois est tout proche, sur la gauche à la lisière de la forêt.
Passer devant le mirador, continuer tout droit, l'entrée du trou des anciens est à 100 m un peu plus haut.
En espérant que ces explications puissent orienter les prochains explorateurs...
Céline.