dimanche 3 janvier 2016

CR d'une désobstruction nocturne à Grotte Roche le 03-01-2015



Participants : Pierrot Garcin (Furets Jaunes de Seyssins), Yves B.


Bien que n'ayant pas pu monter au Trou du Diable, le tout début de l'année n'a pas été sans spéléo. En effet, Pierrot Garcin (l'homme de la désobstruction démente sur le plateau de Presles) cherchait du monde pour l'accompagner à Grotte Roche en soirée. Rendez vous fut donc pris à 15 h 30 à St Nazaire et direction les gorges de la Bourne sous un temps pluvieux. Sur place la rivière avait bien mauvaise allure avec un début de crue.

 Peu après 16 h, entrée dans la grotte et, une fois changés à l'abri de la pluie,direction le fond. Comme souvent, nous croisons un groupe en sortie d'initiation.

Cela faisait plusieurs visites que je me demandais ce que donnais le petit départ en rive gauche peu avant le siphon terminal. Maintenant je sais ! C'est un nouvel exemple des désobstructions entreprises par Pierrot et ses potes. Ici près de 50 m de boyau, fort heureusement recalibré une bonne partie. Mais bon, un peu bas de plafond de temps à autres.
Le parcours est entrecoupé de deux endroits un peu plus larges et débouche dans un grand volume, une salle d'effondrement d'une dizaine de mètres de diamètre pour à peu près autant de haut. La suite est en face dans un méandre obstrué par un éboulis.

Un éboulis à gros et même très gros blocs. Pour ceux qui ont connu le "piano" à la Baume des Anges, c'est un peu la même ambiance. Nos camarades se sont attaqués à ce nouvel obstacle en suivant le plafond. Cette fois, Pierrot a mis le paquet sur trois blocs. En une heure, 13 trous de 8 percés et remplis de ce qu'il faut.

Une pause casse-croute sous le regard de la mascotte des FJS

Et après s'être bouché les oreilles avec les moyens du bord, connexion de la batterie avec les résultats que vous pouvez imaginer.

Retour au méandre pour voir les résultats. D'après Pierrot, la chute de visibilité serait due au réchaud à plaquettes utilisé pour faire chauffer l'eau… Dois-je avouer mon scepticisme pour cette explication ?

Le passage est maintenant encombré de cailloux d'un format manipulable. Trop fort Pierrot pour la réduction des blocs. On sent le métier. Le dégagement va prendre une bonne heure pour se faire un passage et évaluer ce qu'il y a encore à faire.

Après deux bons mètres de progression en remontant le long de la paroi nous prendrons la sage décision d'arrêter sous plusieurs gros blocs dont le calage parait pour le moins incertain. Il y a besoin de revenir avec d'autres outils (barre à mine, perche,…) que nous n'avons pas.
Après avoir fait du nettoyage dans la salle, retour vers la surface. Une heure et demi de crapahut pour ressortir à 0 h 30 sous une pluie battante et glaciale. Surement de la neige un peu plus haut. Descente tranquille dans la vallée pour retrouver ma voiture.
Très motivé par ce qu'il a entraperçu derrière les blocs, Pierrot pense déjà à la prochaine sortie. A suivre donc.

Yves B.


BONNE ANNEE 2016



Les membres du MASC vous présente 
leurs meilleurs vœux pour l'année 2016





samedi 2 janvier 2016

REVUE BELGE TRIMESTRIELLE ECO KARST


Un de nos amis Belges nous propose de découvrir l'excellente revue trimestrielle de l'association CWEPSS : Commission Wallone d'Etude et de Protection des Sites Souterrains.

Cette association a pour but d'étudier et de protéger le Karst. Le numéro 100 propose une série de recommandations en faveur de la gestion et de la protection du karst Wallon grâce aux 40 ans d'expérience de l'association.

Vous pouvez consulter cette revue en cliquant sur le lien suivant :
http://www.cwepss.org/download/ecoKarst/Ecokarst100'.pdf

Bonne lecture.

Hugues.

mercredi 30 décembre 2015

CR d'une rapide virée oenologico-spéléologique en Ardèche le 29-12-2015



Participants : Jean-Jacques A., Hugues P., Yves B.

Ayant à faire quelques achats de flacons en vue des festivités proches, mais voulant élargir la visite du monde souterrain au-delà des caves, j'ai débauché deux masciens sous le fallacieux prétexte d'aller faire quelques clichés spéléologiques.
Après une première étape au Château Rochecolombe à Bourg-Saint-Andéol (remarquable Côtes du Rhône rouge et très intéressant blanc avec un cépage Clairette, le tout avec un accueil toujours aussi cordial dans un chais magnifique), je retrouve Hugues et Jean-Jacques. Transfert du matériel dans un seul véhicule et direction le plateau. L'arrivée de la pluie nous fait changer d'objectif en cours de route et, au lieu de Gournier, direction le Chazot.
Ambiance bien humide en surface et après le casse-croute de rigueur, descente dans la salle pour déballer le matériel photo. Nouveau changement d'objectif bien que ce ne soit pas l'optique qui pose problème mais les cellules de déclenchement des flashs qui ne remplissent pas leur rôle. Qu'à cela ne tienne, retour aux méthodes anciennes et à l'open flash. Le résultat est moins "moderne" et ne fera certainement pas la couverture de Spelunca mais tout de même des choses regardables, enfin il me semble…






Retour tranquille avec un nouvel arrêt traditionnel, à Saint-Remèze cette fois, au Clos de l'Abbé Dubois. Là aussi l'accueil est fort sympathique et les productions intéressantes avec un cépage Viognier en surmaturation et des assemblages inhabituels dans nos secteurs pour les rouges. Et ce qui ne gâte rien, dans des tarifs tout à fait raisonnables.

Spéciale dédicace à Hugues pour sa patience pendant les longues séances de réglage émaillées de problèmes techniques. L'arrivée prochaine du cadeau du Père Noël avec des déclencheurs radio devrait simplifier des choses (mais surement faire apparaitre d'autres "bugs").

Yves B.

dimanche 27 décembre 2015

SORTIES POSSIBLES DU 28 AU 31 DECEMBRE 2015



Si vous avez envie de visiter un trou autrement que Gaston Lagaffe ou si vous voulez prendre un peu l'air pour digérer vous pouvez vous signaler pour organiser ça. Jean-Jacques est dispo, d'autres personnes aussi.

Hugues.




samedi 26 décembre 2015

LE PERE NOEL 2015 EST BIEN ARRIVE

Présents : Colette, Claude, Jean-Jacques, Didier, Coco, Jean-Luc et Hugues.

Cette année encore la municipalité nous a sollicité pour donner un peu du bonheur aux enfants en faisant descendre un Père Noel le long de la façade de la mairie.

On commence à bien connaitre les lieux du coup l'installation de la corde a été vite faite. Les poutres nous aident bien, il suffit d'y mettre quelques sangles autour pour y accrocher la corde et la poulie.





Le Père Noel s'est habillé au dernier moment car avec son long manteau et sa grosse barbe blanche il a vite chaud, son assistante s'est chargée des retouches finales pour bien assurer le coup.



La hotte remplie de papillotes à distribuer a elle aussi été préparée à l'avance afin d'être prêt au bon moment.


La descente s'est bien passée, juste un petit souci au départ quand Claude m'a carrément fait décoller du sol car c'est moi qui l'assurait en premier, heureusement que Coco était vigilent derrière moi et qu'il a tout bloqué en attendant que Didier vienne s'accrocher à mon baudrier et qu'il s'assoit au sol pour faire plus de poids. Le reste de la descente s'est bien déroulée, Jean-Luc nous guidait par téléphone pour qu'on fasse la pause à mi parcourt pour la distribution des papillotes et Jean-Jacques s'est lui occupé de ramener Claude sur le coté pour pas qu'il finisse dans la marmite de vin chaud en le tirant avec une autre corde.

Une fois en bas le Père Noel a vite été entouré d'une foule impressionnante qui voulait des papillotes.



Le démontage de l'équipement a vite été fait, le Père Noel a pu reprendre sa longue tournée et les petits lutins sont rentrés chez eux pour préparer le réveillon.

Hugues.




dimanche 20 décembre 2015

SORTIE A LA GROTTE CORDET DU SAMEDI 19 DECEMBRE 2015

Présents : Jean-Jacques, Didier, Jean-Luc, Gilles, Olivier et Hugues.

Cette fois on change de secteur pour notre sortie du samedi, on va voir un trou trouvé par Didier il y a bien longtemps vers les gorges des Trente Pas. 
Plus on s'approchait de la destination et plus Jean-Jacques semblait se poser des questions sur la destination finale car René et lui sont déjà venu sur le secteur pour repérer une grotte indiquée par un ancien spéléo. Quand on s'est garé le doute s'est encore amplifié et finalement une fois au bord de la grotte Jean-Jacques nous a confirmé que c'était bien la grotte recherchée avec René mais qu'il n'avait pas trouvé car il s'était arrêté 15 m plus bas.

La météo n'était pas au top quand on est arrivé, il faisait froid, le soleil ne parvenant pas à percer la brume. Une fois tout le matos réparti on a attaqué la marche d'approche dans le brouillard. On avait prévu de quoi progresser dans la grotte : échelles, cordes, amarrages etc ... et le nécessaire pour agrandir des passages si besoin.





Arrivés sur place on s'est retrouvé dans des passages complètement noyés dans les feuilles mortes. Quand on a vu la roche du secteur on s'est dit que ça ne devait pas être super stable, le gros bloc coincé juste avant l'entrée nous a donné un bon aperçu de ce qui nous attendait.


L'entrée étant envahi elle aussi de feuilles mortes il a fallu bien faire attention de ne rien faire tomber au sol sinon c'était la perte assurée. Le porche d'entrée est grand mais lui aussi complètement pourri, on se demande comment tout ça tient encore.



Le départ se fait par un petit passage bas entre les blocs, on désescalade un ressaut de 3 m dans lequel il ne faut surtout pas regarder le plafond sous peine de ressortir en courant tant les énormes blocs fissurés font peur.


Là on arrive sur un passage bas où il faut s'engager à plat ventre sous une dalle fissurée qui sert de clef de voûte donc on fait bien gaffe de ne rien toucher. A nouveau on a un petit ressaut à désescalader puis on arrive dans la partie où on se sent le plus en sécurité (si on ne regarde pas trop en l'air bien sur).



La suite est dans un méandre étroit où on a pu s'engager sur quelques mètres avant de tomber sur un pincement avec vue sur du noir.




Au passage on a remarqué deux habitantes qui semblaient se tenir compagnie : une chauve souris et une araignée.


On a bien cherché des suites possibles mais en vain, de partout ça semble impraticable et surtout dangereux donc sans espoir. Petit à petit tout le monde est ressorti.
Jean-Jacques ayant entamé la topographie dans le porche d'entrée jusqu'au passage bas Olivier et moi on a pris la relève dans les autres passages bas mais honnêtement on n'a pas eu le courage de la faire jusqu'au bout, le trou étant tellement péteux ça ne nous a pas motivé.
Didier étant resté encore sous terre on a repris la recherche de passage possible pour voir la zone noire aperçue au fond du méandre. Il a réussit à ouvrir un passage dans la roche pourrie et à y s'y engouffrer. J'ai hésité à le suivre car le bloc qui servait à retenir tout le reste bougeait dans la main donc tout demandait qu'à nous tomber dessus. Finalement je m'y suis engagé car je ne voulais pas laisser Didier seul de l'autre coté et Olivier m'a suivi.
Apres quelques mètres on est tombé sur un croisement de failles avec peu de possibilité de progression. Olivier a tenté de passer par en dessus mais en vain. Le miroir de faille étant assez haut ça nous a empêché d'aller plus loin car ça passait peut être en se mettant à l'égyptienne mais n'ayant pas de prises pour poser les pieds c'était vraiment trop risqué.

On a donc repris le passage dangereux en faisant toujours attention de ne rien accrocher et on est revenu dans la petite salle où même là tout semble empilé sans vraiment tenir.






On ne va pas tenter d'ouvrir les passages dans cette grotte, je ne me sens pas de faire des trous avec le perfo pour tenter d'élargir, même ça je suis sur que ça peut déstabiliser les parois alors faire des tirs ça ne me tente pas du tout.

Hugues.


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