Participants : Pierrot Garcin (Furets Jaunes de Seyssins),
Yves B.
Bien que n'ayant pas pu monter au Trou du Diable, le tout
début de l'année n'a pas été sans spéléo. En effet, Pierrot Garcin (l'homme de
la désobstruction démente sur le plateau de Presles) cherchait du monde pour
l'accompagner à Grotte Roche en soirée. Rendez vous fut donc pris à 15 h 30 à
St Nazaire et direction les gorges de la Bourne sous un temps pluvieux. Sur
place la rivière avait bien mauvaise allure avec un début de crue.
Peu après 16 h, entrée dans la grotte et, une fois changés à l'abri de la pluie,direction le fond. Comme souvent, nous croisons un groupe en sortie d'initiation.
Cela faisait plusieurs visites que je me demandais ce que
donnais le petit départ en rive gauche peu avant le siphon terminal. Maintenant
je sais ! C'est un nouvel exemple des désobstructions entreprises par Pierrot
et ses potes. Ici près de 50 m de boyau, fort heureusement recalibré une bonne
partie. Mais bon, un peu bas de plafond de temps à autres.
Le parcours est entrecoupé de deux endroits un peu plus larges
et débouche dans un grand volume, une salle d'effondrement d'une dizaine de
mètres de diamètre pour à peu près autant de haut. La suite est en face dans un
méandre obstrué par un éboulis.
Un éboulis à gros et même très gros blocs. Pour ceux qui ont
connu le "piano" à la Baume des Anges, c'est un peu la même ambiance.
Nos camarades se sont attaqués à ce nouvel obstacle en suivant le plafond.
Cette fois, Pierrot a mis le paquet sur trois blocs. En une heure, 13 trous de
8 percés et remplis de ce qu'il faut.
Une pause casse-croute sous le regard de la mascotte des FJS
Et après s'être bouché les oreilles avec les moyens du bord,
connexion de la batterie avec les résultats que vous pouvez imaginer.
Retour au méandre pour voir les résultats. D'après Pierrot,
la chute de visibilité serait due au réchaud à plaquettes utilisé pour faire
chauffer l'eau… Dois-je avouer mon scepticisme pour cette explication ?
Le passage est maintenant encombré de cailloux d'un format
manipulable. Trop fort Pierrot pour la réduction des blocs. On sent le métier.
Le dégagement va prendre une bonne heure pour se faire un passage et évaluer ce
qu'il y a encore à faire.
Après deux bons mètres de progression en remontant le long
de la paroi nous prendrons la sage décision d'arrêter sous plusieurs gros blocs
dont le calage parait pour le moins incertain. Il y a besoin de revenir avec
d'autres outils (barre à mine, perche,…) que nous n'avons pas.
Après avoir fait du nettoyage dans la salle, retour vers la
surface. Une heure et demi de crapahut pour ressortir à 0 h 30 sous une pluie
battante et glaciale. Surement de la neige un peu plus haut. Descente
tranquille dans la vallée pour retrouver ma voiture.
Très motivé par ce qu'il a entraperçu derrière les blocs,
Pierrot pense déjà à la prochaine sortie. A suivre donc.
Yves B.
















