Présents :
pour le SCSM : Luc
pour le MASC : Philippe, Gilles et Hugues.
Bon ce matin il pleuvait avant même que je parte de la maison, je me suis dit qu'on était mal barré. Une fois sur place il y avait juste un petit crachin, c'était pas trop gênant. Gilles était déjà là et il avait aligné une rangée de jerrycans à coté de la perte du chemin et il m'attendait pour sortir un énorme bidon de 60 litres de son coffre. Gilles voulait vérifier où va l'eau qui s'enfonce par la perte qui ramasse l'eau du chemin et donc il avait amené environ 200 l avec lui.
Philippe est arrivé à son tour et on s'est mis en tenue. Avant de sortir tous le matos de la voiture on a pris l'option de descendre sans ventiler pour voir le résultat du dernier tir et pour faire les essais de flotte. On est descendu tous les trois jusqu'au fond, pour le moment c'était encore assez sec.
Le tir a bien fonctionné, la roche à droite ne demandait qu'à être détachée de la paroi, n'ayant pas de burineur on s'est dit qu'une petite séance de marteau-burin allait s'imposer.
Apres un rapide petit nettoyage on s'est mis en place pour le largage d'eau, Gilles est ressorti et Philippe s'est mis à la base du premier ressaut à coté de la faille nord. Gilles a commencé par vider une trentaine de litres d'eau, Philippe n'a rien vu arriver mais a entendu tomber l'eau, moi au fond je n'ai rien vu par contre après quelques instant j'ai entendu l'eau couler dans la suite du méandre.
Gilles s'est ensuite lâché, il a vidé d'un coup toute l'eau qui restait. Philippe qui était remonté un peu s'est pris un peu la douche quand l'eau est passée devant lui. Moi j'étais allongé dans le boyau et je ne voyais rien venir quand d'un coup j'ai entendu un bon vacarme de flotte derrière moi. Le souvenir de la crue du Puits de Ronze a refait surface instantanément. Je n'ai même pas réfléchi qu'en haut il n'y avait pas assez d'eau pour que ça soit dangereux, j'ai fait une marche arrière très rapide et une fois sorti je me suis aperçu que s'il y avait autant de bruit c'est parce que l'eau descendait par le passage qu'on emprunte en chutant sur le bidon de désob d'où le bruit impressionnant pour un tout petit débit. L'eau a continué son chemin par le boyau qu'on ouvre. Une grosse partie de l'eau qui est passée par la perte a pris un autre chemin et au fond on entendait bien la flotte entrain de ruisseler. Je suis remonté rejoindre le reste de l'équipe pour savoir ce qu'on allait faire maintenant.
Comme il ne pleuvait toujours pas on a décidé de descendre un peu bosser au fond mais sans faire de tirs et en mettant la ventilation pour être plus à l'aise. Pour ne pas que le groupe prenne l'eau on a improvisé un abri au dessus, pareil pour la rallonge électrique et la ventilation. On allait descendre quand Luc est arrivé, il venait proposer ses services pour l'utilisation de moyens plus efficaces. Avant de nous rejoindre au fond il est reparti chez lui chercher son matos car il était venu voir si on était assez fadas pour sortir même avec une météo pourrie.
Après avoir bien bataillé pour purger le tir du week end précédent on a réussit à agrandir encore l'entrée du méandre qui descend. Quand on voit la taille du bloc retiré par Philippe on se doute que ça a fait de la place.
On voit bien que ça descend, que c'est noir plus loin, on entend l'eau couler mais voilà il va falloir mettre les moyens pour ouvrir le passage car à la cartouche c'est faisable mais pas sans risque. On remontait manger quand on a croisé Luc qui descendait nous rejoindre avec tout son matériel du coup je suis resté avec lui pour lui donner un coup de main et surtout ne pas le laisser seul au fond.
Il s'est occupé de poser ce qu'il faut dans le rocher en haut et en face plus un autre sur le coté puis on est ressorti pour déclencher de l'extérieur. Dehors il tombait une bonne pluie très froide du coup on n'a pas voulu attendre pour redescendre 45 mn plus tard et on a remballé tout le matos, on saura la prochaine fois si ça a bien marché, ce n'est pas grave.
Vivement qu'on avance un peu sur ce chantier car j'en ai marre de faire toujours les mêmes photos, à part des pieds qui sortent d'un boyau je ne peux pas faire grand chose de plus ...
Il y a vraiment urgence à sortir des bidons de gravats du fond, on est entrain de s'enterrer dans la petite salle. Vivement qu'on est une belle journée pour qu'on puisse venir passer du temps tous ensemble au bord du trou et qu'on remonte tous les déblais.
Hugues.
Complément en photos grâce à Gilles :
Gilles avec sa tenue étanche pour affronter les intempéries :
Philippe en pleine pause casse croûte, à l'abri dans sa voiture :