Présents : Anne, Michel, Philippe, Alex et Hugues.
Aujourd'hui ça va être un compte rendu riche en photos et vidéos car le diaporama à la fin de l'article est fait avec 233 photos et donc je me doute que vous n'allez pas tout regarder (surtout que les trente premières environ sont un peu floues) et je voulais quand même faire partager un maximum de belles choses qu'on a vu sous terre.
L'entrée de la cavité est toujours aussi peu évidente à repérer si on ne sait pas exactement où elle se trouve, il faut se faufiler dans une petite perte du ruisseau qui est envahi de végétation digne de Jurassic Park.
Par chance le ruisseau ne pénétrait pas dans l'entrée de plus en plus étroite ce qui fait que le ramping n'était pas trop désagréable si on oubliait l'odeur de matières en décomposition. Les trois premiers mètres sont les plus durs après ça va mieux.
Une fois sortis de ce secteur il a fallu enchaîner par la section humide et argileuse. Pendant un bon moment il faut progresser dans un méandre où l'eau reste en permanence. Le méandre est tapissé d'argile sur les parois et le fond du coup c'est très glissant. Dans l'eau on s'enfonce très vite dans les limons donc il ne faut surtout pas s'arrêter car on ne sait pas l'épaisseur qu'il peut y avoir et on risque d'y perdre les bottes. Quand on peut progresser en mettant une jambe de chaque coté c'est plus facile mais bon avec l'argile ça glisse beaucoup.
Heureusement il y avait moins d'eau que lors de notre dernière visite ainsi on a moins galéré et on a avancé bien plus vite.
Finalement on s'est sorti de ce secteur désagréable et on a commencé à voir les premières concrétions, à ce niveau là elles sont toutes couvertes de boue et donc marrons.
Comme à chaque visite Philippe a fait son nettoyage de perle, c'est son truc à lui, c'est la mission qu'il s'est donné quand il revient dans cette cavité qu'il a eu la chance de découvrir avec d'autres spéléos locaux.
J'ai essayé d'adopter sa technique pour nettoyer régulièrement mon appareil photo qui souffrait de l'état de mes gants à chaque fois que je le sortais de son étui. J'ai mis tellement de coup de langue sur l'objectif pour essayer de le nettoyer que j'avais l'impression d'avoir mangé de la terre. C'est pour ça que les premières vidéos et photos du diaporama ne sont pas très belles et encore j'en ai supprimé beaucoup.
A partir de là le spectacle commence, tout le long de la paroi de gauche quand on avance il y a des bouquets de concrétions tous plus beaux les uns que les autres.
Mes préférés sont quand même les gros bouquets qui sont en plafond d'une salle un peu plus large, d'ailleurs c'est là que j'ai perdu le reste de l'équipe car j'y suis resté un bon moment à faire des photos.
Finalement je suis reparti à mon rythme c'est à dire tout doucement pour faire encore des photos jusqu'à ce que j'entende Anne qui m'appelait et qui venait à ma rencontre pour savoir si tout allait bien.
J'ai rejoint le reste de l'équipe qui m'attendait bien installée en faisant une petite pause puis on a repris la progression.
C'est là qu'il a fallu passer l'étroiture dans la calcite. Il y a deux options soit on passe au sec mais c'est étroit et un peu en chicane soit on passe allongé ... dans l'eau. Seule Anne s'est amusée à passer par la section sèche, il faut dire qu'elle a le gabarit approprié. Les autres années je passais par là aussi mais hier avec mon croupion et mon dos pas encore remis de ma chute j'ai pris l'option aquatique comme Philippe, Michel et Alex.
Après ce passage et une section de méandre on retrouve à nouveau des concrétions de partout et toujours aussi belles.
A force de faire des photos je me suis fait à nouveau distancer et j'ai fini par retrouver l'équipe qui m'attendait au "terminus" de la visite. En fait ça continue encore mais c'est un ramping interminable dans un boyau où coule le ruisseau, honnêtement je ne connais pas car je n'ai jamais eu le gout de m'y aventurer car quand j'entends Philippe me décrire la suite ça ne me donne pas envie.
On a donc rebroussé chemin, j'ai mis l'appareil photo dans son étui et j'ai dis que je ne m'en servirais pas au retour. Bien sur il a fallu repasser l'étroiture et quand Alex m'a demandé mon appareil photo j'ai compris qu'il y avait un piège, étant le dernier je me suis retrouvé avec un barrage qui retenait l'eau rendant encore plus aquatique le ramping.
J'ai quand même craqué au retour : j'ai ressorti l'appareil photo dans le méandre argileux et je regrette de ne pas avoir eu la Gopro sur le casque pour filmer les deux gamelles d'Anne qui s'est retrouvée entièrement dans l'eau boueuse après avoir glissé sur les parois argileuses rendues encore plus glissantes car elles étaient bien mouillées maintenant.
On est ressorti dans un sale état, pour Anne et Alex c'est un peu spécial car il y a eu en plus des séances de maquillages forcés, on a quand même été content de pouvoir faire un prélavage dans le ruisseau avant de se remettre en tenues civilisées.
C'est une cavité que je refais toujours avec plaisir, dommage que la première partie soit autant boueuse mais au moins ça protège la suite et puis ça vaut vraiment le coup de se salir un peu car c'est tellement beau !
Pour les photos il faut vraiment venir avec du matos spécialisé et surtout bien tout protéger, moi je prends toujours l'option de venir avec juste mon numérique et de faire les photos à la volée sans vraiment calculer du coup la qualité n'est pas vraiment au top.
Hugues.