vendredi 6 septembre 2013

CR DESOB A BIDON DU 05 SEPTEMBRE 2013

Présents : Jean-Jacques, Gilles et Hugues.

Jeudi après midi on a fait une nouvelle petite virée à la désob de Bidon, le but de la visite c'était d'y amener la chèvre pour aider à la remontée des gravats et donc de la tester en vidant encore un peu le fond.

C'est encore une fabrication "made in René", il y a des enfants qui doivent encore chercher leur balançoire ... elle est légère et quand on part on a vite fait de la démonter pour la planquer dans le trou.




Une fois la chèvre installée Gilles est descendu au fond pour remplir des seaux, il y reste encore beaucoup de gravats à remonter. Une fois bien réglée pour ne pas que les seaux s'accrochent en remontant la chèvre est vraiment efficace, on se fatigue bien moins.


Au bout d'un moment Gilles et moi on a inversé les rôles car je commençais à cramer au soleil, Jean-Jacques lui a continué à tirer sur la corde et à vider les seaux.



J'ai continué à gratter au niveau du sol puis j'ai eu envie de jouer un peu avec les pétards donc je me suis occupé de la grosse lame qui bloque en partie la suite de la faille.


Après deux tirs il n'est plus rien resté de ce bloc étroit mais encombrant. A ma grande surprise de suite après le premier tir j'ai senti une grosse différence au niveau de la température. De suite j'ai vu de la buée qui se formait à chacune de mes respirations. Est ce le fait d'avoir ouvert plus le passage ou la coïncidence car il devait être 16h00 environ et c'est souvent l'heure des inversions de courants d'air ?




Pour mieux se rendre compte j'ai posé un thermomètre, la température est descendue à 15,7 degrès (comparé au 32 qu'il faisait dehors c'était bien agréable pour bosser).


Avec la lame en moins on arrive à mieux voir la suite coté nord, ce n'est pas large, ça descend bien en partant vers la gauche et ça semble revenir dessous. Les parois sont très corrodées, le calcaire semble bon donc ça devrait se travailler assez bien. Quand on jette des cailloux ça ne va pas bien loin mais ça résonne un peu, on dirait qu'il y a de la terre au sol.


De l'autre coté, coté sud donc, l'aspect est différend car la roche est bien plus lisse et marquée. On a l'impression d'être dans un puits donc à mon avis il serait judicieux la prochaine fois de planter un spit et de mettre une plaquette et une sangle pour se sécuriser un peu car il ne faudrait pas qu'à force de vider le sol tout s’effondre (c'est beau de rêver un peu). En tout cas on sent bien le froid qui remonte du sol donc il vaut mieux se méfier.




Dehors le tas de gravats continue de progresser, ça commence à faire un joli volume. Avant de partir on a donc descendu la chèvre dans le trou et on a remis la grille sur l'entrée.

Hugues.


mardi 3 septembre 2013

RETOUR A BIDON JEUDI 05 SEPTEMBRE 2013



Jeudi après midi Gilles et moi on va faire un tour à la désob de Bidon pour vider encore le fond, on va remonter des bidons de gravats et de terre. Une fois que ça sera bien propre on pourra peut être mieux se rendre compte de la suite.

Départ de Montélimar à 14h15, passage à Viviers à 14h30 et retour pas trop tard car le soir il faut aller bosser.

Hugues.


lundi 2 septembre 2013

CR DE LA DESOB A BIDON DU 01 SEPTEMBRE 2013

Présents : Amélie, Olivier B., Jean-Jacques, Philippe et Hugues.

Quand on veut se faire une petite journée tranquille sur un chantier sans marche d'approche on sait où aller : on file à Bidon à la désob de ChampVermeil 2. Quand Jean-Jacques et moi on est arrivé on a vu les voitures d'Amélie et d'Olivier mais personne au bord du trou, on entendait juste du bruit dans des arbres. Je précise rapidement qu'Olivier était seulement entrain d'installer le coin "repas-repos" dans un bosquet d'arbres pour qu'on puisse se mettre un peu à l'ombre et à l'abri du vent.

Après avoir enlevé la grille on a pu voir le résultat des derniers gros tirs effectués par Olivier : le pont de roche n'existait plus et le niveau du fond avait remonté encore de bien 50 cm. Plus on bosse dans ce trou et moins il est profond à force de faire tomber des gravats ...


Je suis descendu en premier pour nettoyer un peu, les derniers tirs ont vraiment fait du bon boulot, on a remonté beaucoup de seaux avec des morceaux de roches et même plusieurs gros blocs à l'aide de sangles. Au bout d'un moment j'ai laissé la place à Olivier pour qu'il prenne un peu la relève. On voulait faire des nouveaux tirs à la paille mais malheureusement la bonne roche n'était pas assez épaisse du coup on a abandonné pour aller casser la croûte sous les arbres.



Je suis redescendu dans le trou pour essayer de casser la roche avec des petits tirs mais ça ne donnait rien de bon donc on est passé au plan B. On avait emmené le gros groupe électrogène et le burineur donc autant s'en servir. Avec Olivier on s'est relayé pour casser tout le plancher pourri qui nous empêchait de faire du bon boulot et finalement on est retombé sur du calcaire bien compact.



Vous remarquerez sur la vidéo la présence active de l'équipe de surface qui est toujours prête à intervenir à notre moindre demande :



J'ai repris les tirs à la cartouche et là ça a vraiment bien fonctionné, de gros blocs se sont détachés ce qui après nettoyage nous a permis de bien avancer. Par alternance Olivier et moi on a rempli des seaux que l'équipe de surface se chargeait de remonter et vider.


Dans les films on voit souvent que les gens sont guidés par un rayon de lumière qui vient leur montrer où se trouve la suite. J'ai  vu ce magnifique rayon de soleil qui venait s'engouffrer dans le petit puits parallèle qu'on avait laissé de coté pour le moment donc si ça marche dans les films pourquoi ça ne marcherait pas pour nous ?


Le passage était obstrué par un gros bloc, j'ai percé, mis 4 cartouches et hop un coup de marteau bien placé et terminé le gros bloc ... conclusion : il ne faut pas toujours croire ce qu'on voit dans les films, la suite n'est pas par là, le puits se referme très vite mais ça pourra toujours servir de zone de stockage.



On a repris le travail au fond, après qu'Olivier se soit occupé d'élargir encore un peu on a eu suffisamment de place pour que je puisse me faufiler tout en bas pour commencer à remonter les déblais. Après de nombreux voyages de seaux on est redescendu de plus de 50 cm, enfin on a un niveau qui repart vers le bas ! J'ai encore fait deux gros tirs à la cartouche pour rendre plus confortable la zone de travail pour la prochaine fois puis on s'est arrêté.

Quand on regarde d'en bas on se rend bien compte du boulot qui a déjà été fait, à l'origine il y avait juste une petite faille qui descendait contre la paroi, maintenant on est vraiment à l'aise.


Par contre la suite c'est ça, une nouvelle faille qu'il va falloir ouvrir sur plusieurs mètres, ça nous promet bien du boulot encore mais bon ça ne nous arrêtera pas, on a vu pire.


Hugues.


samedi 31 août 2013

DESOB A BIDON DIMANCHE 01 SEPTEMBRE 2013



Retour à la désob de Bidon demain, on va continuer à agrandir le passage et on va surement commencer à remonter des seaux de gravats tombés au fond.

Départ à 10h00, si ça vous intéresse vous le signalez.

Hugues.


lundi 26 août 2013

CR DE LA SORTIE A LA PERTE DU MOULIN DU 25 AOÛT 2013

Présents : Anne, Michel, Philippe, Alex et Hugues.

Aujourd'hui ça va être un compte rendu riche en photos et vidéos car le diaporama à la fin de l'article est fait avec 233 photos et donc je me doute que vous n'allez pas tout regarder (surtout que les trente premières environ sont un peu floues) et je voulais quand même faire partager un maximum de belles choses qu'on a vu sous terre.

L'entrée de la cavité est toujours aussi peu évidente à repérer si on ne sait pas exactement où elle se trouve, il faut se faufiler dans une petite perte du ruisseau qui est envahi de végétation digne de Jurassic Park.



Par chance le ruisseau ne pénétrait pas dans l'entrée de plus en plus étroite ce qui fait que le ramping n'était pas trop désagréable si on oubliait l'odeur de matières en décomposition. Les trois premiers mètres sont les plus durs après ça va mieux.






Une fois sortis de ce secteur il a fallu enchaîner par la section humide et argileuse. Pendant un bon moment il faut progresser dans un méandre où l'eau reste en permanence. Le méandre est tapissé d'argile sur les parois et le fond du coup c'est très glissant. Dans l'eau on s'enfonce très vite dans les limons donc il ne faut surtout pas s'arrêter car on ne sait pas l'épaisseur qu'il peut y avoir et on risque d'y perdre les bottes. Quand on peut progresser en mettant une jambe de chaque coté c'est plus facile mais bon avec l'argile ça glisse beaucoup.




Heureusement il y avait moins d'eau que lors de notre dernière visite ainsi on a moins galéré et on a avancé bien plus vite.



Finalement on s'est sorti de ce secteur désagréable et on a commencé à voir les premières concrétions, à ce niveau là elles sont toutes couvertes de boue et donc marrons.


Comme à chaque visite Philippe a fait son nettoyage de perle, c'est son truc à lui, c'est la mission qu'il s'est donné quand il revient dans cette cavité qu'il a eu la chance de découvrir avec d'autres spéléos locaux.



J'ai essayé d'adopter sa technique pour nettoyer régulièrement mon appareil photo qui souffrait de l'état de mes gants à chaque fois que je le sortais de son étui. J'ai mis tellement de coup de langue sur l'objectif pour essayer de le nettoyer que j'avais l'impression d'avoir mangé de la terre. C'est pour ça que les premières vidéos et photos du diaporama ne sont pas très belles et encore j'en ai supprimé beaucoup.

A partir de là le spectacle commence, tout le long de la paroi de gauche quand on avance il y a des bouquets de concrétions tous plus beaux les uns que les autres.







Mes préférés sont quand même les gros bouquets qui sont en plafond d'une salle un peu plus large, d'ailleurs c'est là que j'ai perdu le reste de l'équipe car j'y suis resté un bon moment à faire des photos.





Finalement je suis reparti à mon rythme c'est à dire tout doucement pour faire encore des photos jusqu'à ce que j'entende Anne qui m'appelait et qui venait à ma rencontre pour savoir si tout allait bien.











J'ai rejoint le reste de l'équipe qui m'attendait bien installée en faisant une petite pause puis on a repris la progression.


C'est là qu'il a fallu passer l'étroiture dans la calcite. Il y a deux options soit on passe au sec mais c'est étroit et un peu en chicane soit on passe allongé ... dans l'eau. Seule Anne s'est amusée à passer par la section sèche, il faut dire qu'elle a le gabarit approprié. Les autres années je passais par là aussi mais hier avec mon croupion et mon dos pas encore remis de ma chute j'ai pris l'option aquatique comme Philippe, Michel et Alex.

Après ce passage et une section de méandre on retrouve à nouveau des concrétions de partout et toujours aussi belles.











A force de faire des photos je me suis fait à nouveau distancer et j'ai fini par retrouver l'équipe qui m'attendait au "terminus" de la visite. En fait ça continue encore mais c'est un ramping interminable dans un boyau où coule le ruisseau, honnêtement je ne connais pas car je n'ai jamais eu le gout de m'y aventurer car quand j'entends Philippe me décrire la suite ça ne me donne pas envie.


On a donc rebroussé chemin, j'ai mis l'appareil photo dans son étui et j'ai dis que je ne m'en servirais pas au retour. Bien sur il a fallu repasser l'étroiture et quand Alex m'a demandé mon appareil photo j'ai compris qu'il y avait un piège, étant le dernier je me suis retrouvé avec un barrage qui retenait  l'eau rendant encore plus aquatique le ramping.



J'ai quand même craqué au retour : j'ai ressorti l'appareil photo dans le méandre argileux et je regrette de ne pas avoir eu la Gopro sur le casque pour filmer les deux gamelles d'Anne qui s'est retrouvée entièrement dans l'eau boueuse après avoir glissé sur les parois argileuses rendues encore plus glissantes car elles étaient bien mouillées maintenant.




On est ressorti dans un sale état, pour Anne et Alex c'est un peu spécial car il y a eu en plus des séances de maquillages forcés, on a quand même été content de pouvoir faire un prélavage dans le ruisseau avant de se remettre en tenues civilisées.




C'est une cavité que je refais toujours avec plaisir, dommage que la première partie soit autant boueuse mais au moins ça protège la suite et puis ça vaut vraiment le coup de se salir un peu car c'est tellement beau !
Pour les photos il faut vraiment venir avec du matos spécialisé et surtout bien tout protéger, moi je prends toujours l'option de venir avec juste mon numérique et de faire les photos à la volée sans vraiment calculer du coup la qualité n'est pas vraiment au top.

Hugues.




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