CR Aven Vitalie 29 juin 2013
Présent :
MASC Olivier S et Alexandre L
SCSM. Olivier B
C'est par un "beau" samedi de ce mois de juin 2013
que nous nous apprêtions à purger notre peine, pour la nouvelle saison de
l'exploration vitalienne.
Mes deux compagnons du jour sont des Oliviers, je ne vous
parlerais pas de leurs fruits ni de
leur huile... mais le récit s'en trouve un peu compliqué du fait de leur
homo-nymie....
Donc, les 3 compères du jour réunis au point de rencontre
du massif de la Dent de Rez vers 10h, les affaires bien empaquetées et le matériel distribué, en route pour
la marche forcée d'une petite 1/2 h
vers le lieu du délit.
Une fois aux portes de l'enfer nous avons pris le temps de
déguster un repas frugal et agrémenté de nombreux moucherons... Ce délicieux
instant passé, notre ami Olivier S
s'aperçoit que sa préparation au voyage à connu une légère faiblesse et qu'il a
oublié son Croll !!!
Minute Papillon! Comment qu'on va faire? Pti moment de
réflexion, d'hésitation, de tension, puis une révélation.... Mr à toujours un
Ti Block dans son barda. Donc pour la remontée il va tenter de le faire au ti
block et avec sa poignée en guise de Croll. C'est son choix! En même temps ça évite
les autres options : un aller retour au club de St Marcel ou à Montélimar, voir
annulation de la sortie.
On y va quand même, et c'est parti pour un peu plus 1h de
The Descent vers les -220 de la cavité.
La descente est longue, je ne me rappelais pas de tous les
passages, certains sont courts mais usants d'autres sont de beaux puits longs ou
non mais propres puisque lavés durant ce long hiver.
Vers 12h20 -13h, je ne sais plus, arrivés au bivouac du jour, nous
déposons les kits et avec Olivier S nous allons j'ter un coup d’œil au chantier
qui nous attend. Olivier B qui ferme la marche, nous rejoint.
Les 2 Oliviers commencent à déplacer quelques blocs pendant
que je fais une petite pause, la descente n'est quand même pas de tout repos!
J'entends le perfo qui se met en branle... S me rejoint pendant que B prépare le 1 er tir de la journée. Puis "prêt" et BAM!! Les blocs tombent et une courte
attente commence. Le trou est animé d'un petit courant d'air aspirant qui nous
dégage les gaz de tir en moins de deux, sans qu'on est à les respirer.
A mon tour je vais sur le champ de bataille. B est déjà en
train de jouer de la massette, je me mets à virer des blocs, petits et grands pour faire de la place. Toute la difficulté réside dans le fait de bien
organiser les déchets de chantier pour pouvoir gabariser le méandre. Il faut de la
place pour travailler et penser à l'avenir en préparant un passage
"confortable". La zone est étroite et les hommes sont mis à rude
épreuve pour arriver jusque là!
Nous nous relaierons dans les diverses taches: déblaiement,
stockage, préparation de tir. Durant au moins 5 bonnes heures les
"prêt" suivis de Boum Badabam s’enchaînent. Monter, descendre,
massette, perfo... le rituel a ses raisons et son rythme. Pendant ce temps,
à l’extérieur le soleil suit sa course et le temps défile inexorablement. Nous sommes là, dans ce capharnaüm exiguë,
coupés du monde, en train d'agrandir l'espace souterrain exploré par l'homme.
Une fois tous cette dépense d’énergie réalisée, nous devons
remonter à la surface pour y retrouver le monde réel.
15 jours plus tard.... (Samedi 6 juillet 2013)
Mêmes heures, lieu,
et endroits, et surtout mêmes fous motivés ... ou presque (O.S. remplacé par
Philippe H)
Une journée de plus au fond de ce trou qui nous envahie
l'esprit... la folie des profondeurs...
l'ivresse de la desob? Est ce que c'est ça... ?
En tout cas nous voila repartis pour découvrir les secrets
cachés des méandres de Vitalie...
On se demande souvent ce qu'on fait là! C'est tout de même
étrange de s'enfermer 8, 10 h par moins 200 sous la terre, caché de cette
lumière naturelle qui nous fait vivre. Mais on aime ça! On aime ramper, se
faufiler, descendre sur la corde, transpirer et surtout rêver à une hypothétique
découverte...
Je vous la fais brève pour cette fois : environ 8h sous
terre, un certain nombre de tirs, pas mal de cailloux déplacés. Tout ça pour...
et bien, 50 à 60 cm de plus que l'on a pu découvrir et qui nous posent bien plus
de questions qu'avant leur découverte.
Que va-t-on faire? Continuer, abandonner, partir tout droit
avec ses difficultés de stockage et de désob ou prendre la décision de
retourner vers le bas du méandre avec l'espoir, peut être, d'une suite...
.AL.


