Présents :
pour le MASC : Olivier, Alex, Jean-Luc et Hugues
autres clubs : Olivier G., Patrick B., Chris B.
Il y a quelques temps le CDS 26 avait lancé un appel aux clubs de la Drome pour ré-équiper la Traversée des Anciens sur le Vercors. On avait fait suivre le courrier par mail aux membres du club et du coup Alex, Jean-Luc, Olivier et moi on s'est retrouvé à partir dimanche matin à 7h00 ce qui n'est pas un horaire humain pour un dimanche.
Au rendez vous à la résurgence du Broudour on y a retrouvé Olivier G, Patrick B. et Chris B. qui revenaient d'équiper l'entrée (ou plutôt la sortie) du Broudour. On s'est changé là et on est parti avec une voiture jusqu'à l'entrée des Anciens. Après une marche d'approche d'un bon quart d'heure on y a retrouvé François T. et Alexandre qui venaient faire des photos et vidéos dans la rivière. Comme ils ne faisaient pas la traversée et que donc ils ressortaient par là on a profité de leurs cordes en place pour descendre le P50 sans être obligé de faire du rappel de corde.
La partie la plus désagréable de la traversée est juste après le P50, il faut se farcir un méandre d'environ 200 m. Il n'est pas très étroit mais bon c'est un méandre donc il faut monter, descendre, se contorsionner etc ... puis il y a un ou deux autres passages un peu étroits à franchir.
Après ça s'agrandit, on arrive dans des belles galeries où il est facile de progresser.
Après un petit passage entre des blocs qu'il ne faut pas louper on s'engage dans la première conduite où l'eau circule un peu, ce n'est pas encore la rivière mais ça commence à avoir de l'allure.
On finit par rejoindre la rivière, c'est là que traditionnellement on casse la croûte avant d'enfiler les néoprènes pour ceux qui ont fait le choix d'en mettre. Tout le monde s'est équipé sauf Olivier G. et Chris qui ont pris l'option de faire la traversée sans néoprène, honnêtement je ne sais pas comment ils ont pu résister car l'eau est vraiment glacée.
A partir de là le spectacle est fantastique, on a parcouru la rivière pendant très longtemps, l'ambiance est d'enfer entre le bruit et les couleurs de la roche. L'eau étant d'une clarté irréprochable on profite vraiment des nuances de couleurs.
Par endroit on passe juste entre les parois, les deux épaules touchent même puis ça s'élargit pendant un moment avant de reprendre sa forme initiale.
Dans une portion où on n'est pas censé aller on a vu une belle vasque bien verte, c'est peut être un siphon, il faudra demander aux gens qui reconnaissent sur la photo.


Au fur et à mesure de la progression on a posé du balisage sous forme de petites flèches en plastique quand il y avait un risque d'erreur sur le parcours. A un moment Alex, Jean-Luc, Olivier et moi on était devant les baliseurs et bien sur on s'est engagé dans une mauvaise branche. Au bout de quelques mètres dans la flotte on s'est aperçu que pour continuer il fallait carrément mettre la tête sous l'eau ! Je n'avais pas souvenir d'avoir fait ça lors de mes deux précédentes traversées donc il y avait un problème. On a attendu un peu que les autres arrivent pour savoir si on était dans la bonne galerie mais au bout d'un moment ne voyant personne on a fait demi tour. Quand on est arrivé au carrefour précédent on a vu une petite flèche jaune qui nous indiquait de prendre l'autre chemin. Pendant qu'on attendait l'autre équipe avait posé le balisage et ne s'inquiétait pas de ne pas nous voir car ils nous pensaient devant ...
On a repris la progression toujours dans la rivière, au passage des vires on vérifiait les cordes en place et on les changeait si besoin.
C'est dans un couloir de ce style que je me suis retrouvé dans un trou plein d'eau sans rien comprendre. Je marchais tranquillement quand d'un coup je suis descendu sans pouvoir rien faire. L'eau est montée jusque sous les bras et je n'ai pas touché le fond, ça surprend vraiment. Jean-Luc et Alex qui me suivaient étaient mort de rire bien sur.
Lors de notre dernière traversée on était tombé sur une corde bien abîmée, on l'avait d'ailleurs changée au passage, à nouveau ce coup ci elle était dans un sale état. Manque de bol à cet endroit là il y a un puissant courant d'air qui nous a glacé jusqu'aux os le temps qu'on change la corde. Les longueurs suivantes étaient elle aussi dans un triste état du coup on les a également remplacées comme ça il n'y a plus de problème de sécurité pendant quelques temps.
Dans cette traversée il y a quelques belles verticales à descendre, la dernière nous amène dans une grande salle avec en prime une cascade sur le coté, ça y fait pas mal de bruits ce qui rajoute une bonne ambiance à la descente.
Mes flashs ayant pris l'eau depuis déjà un bon moment et donc ne fonctionnant plus j'ai arrêté de faire des photos car les volumes étaient bien trop grands. Après le passage clef on arrive dans la magnifique rivière du Broudour mais là je commençais à être bien cassé et je n'avais qu'une envie c'était de sortir du coup je n'ai plus pensé à faire d'autres photos. J'ai fini avec des bonnes crampes dans les poignets ce qui est bien gênant pour monter avec les cordes. Quand on quitte la rivière et jusqu'à la sortie c'est vraiment long pourtant en distance ça ne représente pas grand chose mais il faut ramper un peu donc on se met dégueulasse et comme on a eu la flemme de quitter les néoprènes on se fatigue encore plus.
Bref après 11 heures passées sous terre on a tous été bien content de revoir la lumière du jour. Après s'être changé il nous restait encore une heure et demi de route du coup vers 22h30 on s'est arrêté au Quick de Valence pour manger un morceau.
Hugues.
Au départ j'avais 290 photos, après un bon tri il en reste beaucoup moins et encore j'aurais pu faire une sélection bien plus sévère... les conditions ne sont pas faciles, si on met le flash de l'appareil avec les embruns de la rivière on ne voit rien sur la photo, si on le coupe il ne faut pas bouger d'un poil et du coup on n'avance plus. A moins de faire vraiment une sortie photo les conditions ne sont pas favorables pour avoir des clichés de qualités.