dimanche 24 mars 2013

COMPTE RENDU SORTIE A ST MARCEL DU 23 MARS 2013

Présents pour
le SCSM : Hans
le MASC : Laurie, Jean-Jacques, Claude, Alexandre et Hugues
et pour l'initiation : Sabine, Romane, Vincent, Olivier, Xavier, Gaétan, Jonathan.

Tout d'abord désolé pour le peu de photos que j'ai fait samedi, étant très souvent le dernier de la file ça n'était pas évident, en plus j'en ai loupé pas mal car avec autant de monde il y a toujours quelqu'un qui bouge et du coup la photo est floue et donc fini directement dans la corbeille.

Une fois les présentations faites sur le parking de l'entrée naturelle de la grotte de St Marcel on s'est partagé le travail pour équiper nos visiteurs du jour, il a fallu distribuer les combinaisons, les casques, les baudriers et les gants. Après avoir fait quelques échanges pour s'adapter aux tailles de tout le monde on a pu faire quelques recommandations utiles pour la sortie puis tout le monde s'est engagé sous terre.


Hans s'étant gentiment proposé de nous guider dans la grotte on était sur de ne pas se perdre. Arrivés à l'échelle on a décidé de ne pas mettre de corde d'assurance, après tout nos invités étant tous des pompiers ça ne devait pas leur poser de problème. En effet la montée a été vite faite, j'ai entendu fuser quelques remarques sur les techniques employées qui ne semblaient pas être réglementaires pour certains ...


On est monté jusqu'à la partie aménagée, au passage on a eu les traditionnelles petites poches de CO², la première en haut de la grande échelle et la deuxième dans les marches taillées directement dans la roche.


Après avoir laissé les chaussures propres au passage pour le retour sur la partie bétonnée on a continué un peu le parcours touristique jusqu'à rejoindre l'accès au réseau qu'on voulait visiter. Les premiers mètres étaient les plus difficiles car il fallait grimper le talus d'argile mais tout le monde est monté sans qu'on pose de corde. J'ai voulu passer le premier mais au bout d'une minute je me suis trompé de chemin du coup j'ai laissé passer Hans en premier, avec lui il n'y avait pas de risque et en plus il pouvait montrer les choses intéressantes à découvrir.


St Marcel 23 mars 2013 (1) par MASCDU26


Au carrefour suivant on a posé les sacs avec la bouffe pour s'engager sans les bagages dans les passages plus bas. Avant d'y arriver il a fallu emprunter une galerie bien plus chaotique avec des tas de guano qui rendaient la chaussée bien glissante. On a enchaîné avec une zone très concrétionnée où on doit désescalader les blocs puis on a repris une belle galerie. Au bout d'un moment le plafond et le sol se sont rapprochés.


St Marcel 23 mars 2013 (2) par MASCDU26

On a continué la progression à quatre pattes pendant quelques minutes puis on est ressorti par un petit trou dans une nouvelle galerie. Le plafond étant bien concrétionné on a demandé à tout le monde de bien être prudent pour éviter la casse.




Au retour il a fallu à nouveau faire le petit ramping avec en plus une option en passage encore plus bas qu'Hans avait réservé à nos visiteurs pour les "tester" un peu. On a ensuite continué avec l'escalade dans les blocs puis on est revenu aux sacs pour la pause casse croûte.


St Marcel 23 mars 2013 (3) par MASCDU26





Là on a eu la surprise de se voir proposer du Maroilles et de la guimauve ( pas en même temps je vous rassure) et de déguster un bon petit café. Avant que tout le monde n'attaque la sieste Hans est parti finir d'équiper le petit puits qui était au programme de la balade. Il a fallu avant de le descendre que tout le monde remette son baudrier, pour certains cela a été un peu compliqué mais on n'était pas pressé.

Etant pendu dans le vide pour conseiller la mise pour la mise en place de la corde dans le descendeur et pour  surveiller les descentes je n'ai pas pu faire des photos de ce passage sauf à la fin pour Laurie qui elle n'avait pas besoin que je reste sur la corde. Jean-Jacques s'assurait lui aussi de la bonne descente de tout le monde en étant en bas et en tenant la corde pour la tendre au moindre souci. Tout le monde a su se gérer sans notre aide, certains (es) moins rassurés que d'autres mais ça c'est normal.


De retour dans la partie aménagée il a fallu changer de chaussures pour ne pas salir la piste en béton. Ne voulant pas se prendre la tête j'avais prévu quelques paires de sur-chaussures qui nous restaient d'une ancienne sortie du coup Laurie, Jean-Jacques, Alex et moi on avait une look d'enfer avec nos pieds bleus !


Pendant qu'on faisait les clowns on a entendu un grondement sourd et on a vu les projecteurs s'allumer : une visite était en cours. On est descendu un peu au milieu de la cathédrale pour ne pas gêner et pour profiter un peu des lumières. C'est à ce moment que le reste de l'équipe qui était monté visiter le haut de la partie aménagée est venu nous rejoindre.


On avait prévu un dernier petit exercice surprise pour le retour : l'équipement en corde du passage de la grande échelle. On voulait les faire utiliser encore un peu le matériel. Alex et Hans sont donc partis poser les cordes sur le coté pendant que Claude et moi on équipait la main courante. Jean-Jacques c'est à nouveau posté en bas pour l'assurance et presque tout le monde s'est amusé à descendre sur la corde. Certains l'ont fait plusieurs fois soit en remontant par l'échelle soit en remontant même par la corde pour tester la technique "poignée-bloqueur de poitrine".




St Marcel 23 mars 2013 (4) par MASCDU26

Après ça il ne nous restait plus qu'à ressortir pour retrouver les voitures. On a eu l'agréable surprise d'y voir Sylvie et Philippe qui nous y attendaient. Quand tout le monde s'est mis en "civil" on s'est retrouvé avec un tas énorme de matériels posé par terre, dommage que je n'ai pas pensé à faire une photo. J'avais tout ça à l'aller dans ma voiture donc au retour ça devait forcément y rentrer de nouveau mais là ça ne paraissait pas possible. Finalement en optimisant le moindre espace de mon coffre et de la banquette arrière tout a fini par rentrer.

On a passé une super journée, du coté "encadrants" c'est sur et du coté "encadrés" je pense que c'est la même chose d'après les sourires qu'on voyait sur les visages.

Hugues.


vendredi 22 mars 2013

SORTIE A ST MARCEL SAMEDI 23 MARS 2013



En principe tout le monde a reçu le mail de Jean-Jacques pour vous prévenir que ce samedi on fait une sortie initiation à la grotte de St Marcel. On va y accompagner un groupe de 7 personnes. Au cas où je fais donc un petit rappel. On a prévu de rentrer par l'entrée naturelle puis de partir balader dans le réseau Courbis, les catacombes etc ... (je me trompe peut être dans les noms) bref de promener tout en ayant un peu de quatre pattes et du petits puits, en plus si on a le temps au retour on équipera le passage de la grande échelle avec de la corde pour s'amuser encore un peu.

Départ à 8h30 du Quick ou rdv à 9h15 à l'entrée naturelle. Il faut prévoir le casse croûte, des chaussures de rechanges propres car on va emprunter une partie du réseau ouvert au public et tout le matos spéléo car il y aura de la corde.

Hugues.


NOTRE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DANS LA PRESSE




(photos La Tribune - merci à Michel M.)

(photo ledauphine.com)

Le premier article a été publié sur Le Dauphiné Libéré du 19 mars 2013, même pas 8 lignes pour résumer notre année d'activités, on va dire que l'actualité était trop chargée ce jour là pour nous consacrer plus de place ... on a l'habitude. Vous remarquerez l'énorme faute d'orthographe dans le titre, pour ça aussi on a l'habitude ;-D


Le second a été publié dans La Tribune du 19 mars 2013.  Le journaliste nous a fait un bel article, il a pris le temps de discuter avec nous et du coup il a fait un bon compte rendu des activités de l'année 2012.


Hugues.


mercredi 20 mars 2013

POUR L'INCONNU DE NOUVELLE ZELANDE



Cela fait pas mal de temps que je vois passer sur le blog un visiteur de Nouvelle Zélande et comme je suis un grand curieux je me demande qui c'est ?  Alors visiteur de l'autre bout du monde, peux tu te présenter un peu  ?

(à moins que ce soit quelqu'un qui se cache derrière un proxy ...c'est un système qui permet de cacher son lieu d'habitation, on passe par pleins de relais pour être incognito ;-D )

Hugues.


mardi 19 mars 2013

COMPTE RENDU DE LA SORTIE AU JEAN NOUVEAU DU 16 MARS 2013


SAULT,  Vaucluse.

Participants : Pascale R-S, Luc G. (SCSMA), Bertrand V.

Tpst : 6h

 Départ matinal pour arriver sur place vers 10h30. 


Le temps de terminer notre petit déj de midi et nous voilà fin prêt pour entamer la descente après toutefois quelques temps d’égarements dans la garrigue vauclusienne et la descente d’un pseudo Jean Nouveau colmaté à –10 m…


Nous avions l’intention de descendre jusqu’à la diaclase de Pâques (-300) MAIS… A la vue des 6 kits bien remplis, Luc et moi-même  avons eu pitié de Pascale qui en plus de battre son « record » de profondeur n’allait tout de même pas porter 2 kits ! Spéléos mais gentlemens…(disons également qu’on n'avait pas envie d’en prendre un en plus !)
Ceci dit nous irons donc à la salle du 14 juillet (-262 m).


Une courte et rapide mise au point sur les nœuds à privilégier, Luc équipe le ressaut de -12 m qui précède le puits de 167 m.


Jean Nouveau 16 mars 2013 par MASCDU26

Petits tests et commentaires sur nos éclairages électriques « made in Luc » et coup d’œil sur la belle verticale qui nous attend…
Bebert embarque les deux kits nécessaires à l’équipement du puits (C60 x2, C100) n’ayant pas de cordes de 8 mm de longueurs suffisantes ce qui nous aurait allégé quelque peu!
L’équipement est maintenant grandement facilité par les broches en place et la descente s’enchaîne fluide pour tout le groupe jouant les « spiders » dans la grande verticale.
Une remarque cependant, quitte à brocher il aurait été judicieux de décaler légèrement et éviter ainsi de descendre dans le trajet supposé de l’eau en cas de temps humide… La dernière longueur aurait également été plus agréable (surtout à la remontée) si elle avait été fractionnée en deux tronçons.
Bref ! Bebert « Willis » (Cf. Papouasie 2003…) reprend pied après les presque 60 min nécessaires à l’équipement, talonné de près par Luc « the King of EDF » collé de près par « Miss Ambroise » (Cf. le Manège Enchanté).



Au passage nous admirons le superbe abri « survival » ainsi que les petites chauves souris endormies…
Petit tri, répartition de « matos », photos et Luc part devant en courant, dans la seule partie horizontale (env 50 m) pour équiper la suite.


Succession de puits (de 6 à 30 m) dont certains sont assez arrosés aujourd’hui ce qui nous vaut quelques rafraîchissements mais qui égayent la descente…
Fort heureusement la température est cependant nettement plus chaude que dans le grand puits! Cool quand même la spéléo sudiste…
Arrivés à la salle du 14 juillet nous faisons un petit stop collation, blablabla et photo avant d’entamer la remontée qui s’enchaînera « tranquillos » le temps d’admirer le paysage aperçu à la descente.




Nous ressortons vers 17h30, le temps s’est couvert et quelques mouchettes de neige volettent dans l’air pur du plateau d’Albion…
Petit mot de Pascale : « Ben c’est sportif cette remontée… » 

Bertrand.


NOUVEAU COMPLÉMENT POUR LA JOURNEE DU SAMEDI 16 MARS 2013

Et moi pendant ce temps-là : je bullais au large de Marseille, N°1 en poche !


Alex.


SUITE DU CR DE " L'OPERATION CHAMP VERMEIL " DU 16 MARS 2013


Liaison magnétique Champ Vermeil / N17

Comme il devient usuel sur le blog de rendre-compte sous différents angles de perception d’une même sortie, alors je vous propose la version « vue d’en-dessous ».

Hugues a déjà expliqué, bien mieux que je n’aurais su le faire, l’objectif et la logistique de la mission, donc je resterai très factuel sur la mission particulière qui nous avait été confiée à Seb et moi ; à savoir, la mise en place de l’émetteur magnétique au fond du réseau N17 dans le secteur donné comme le plus proche de l’Aven Champ Vermeil par le recoupement topographique actuel des deux cavités.
9h15 : entrée sous terre avec l’équipe pléthorique (mais il fallait bien ça) de porteurs et porteuse (on est loin de la parité mais la gente féminine était représentée).
La descente des puits du Despeysse se fait sans encombre au rythme prudent des porteurs lestés de leur bouteille de plongée.
Arrivée à la zone du grand méandre qui fait suite je commence à regretter d’avoir pris l’option de revêtir dès l’entrée du trou le bas de ma combi néoprène (2,5mm) ; heureusement que ça ne court pas trop vite devant, j’approche parfois de la surchauffe. Mais bon ça le fait, même si je me dis déjà que pour le retour et la remontée des puits il faudra trouver une autre solution…
Nous arrivons en bas du grand plan incliné, nous engageons dans le réseau jusqu’à la base du puits de 15 m. Nous montons sur la corde en place, et là commence pour moi la découverte d’une partie de Saint Marcel que je n’ai jamais visité.
La progression jusqu’au siphon, la plupart du temps par de vastes galeries, est assez facile, et toute l’équipe se retrouve dans une petite salle humide mais très propre qui domine le départ du siphon et qui fera office de vestiaire.



 Avec Seb nous nous changeons et gréons nos bouteilles ; lui ses deux 7 litres dans un kit sherpa en dorsal, moi en déstructuré avec mes 6 litres 300 bars. Nous nous immergeons, Seb est passé devant je le suis immédiatement derrière. D’après les explications dont nous disposons et vu le niveau relativement haut nous pensons que les deux siphons (20 ml + 150 ml entrecoupés par une partie de rivière à faire en nage) n’en formeront en réalité qu’un seul ce qui en terme de progression est bien plus confortable. Effectivement nous progressons pendant 25 mn sans faire surface et atteignons enfin la sortie du siphon. Bien contents d’être arrivés jusque là, nous nous déséquipons et dévêtons rapidement pour poursuivre notre mission. 

Nous stockons tout le matériel de plongée dont nous n’avons plus besoin jusqu’au retour au bord de la vasque, nous nous engageons dans la belle galerie qui fait suite, et là surprise ! Au bout de 50 mètres une belle vasque dans laquelle plonge inexorablement le plafond. Et voilà, nous avons été un peu trop prompts à nous changer, la présence du fil qui continuait dans la galerie aurait pu nous interpeller, mais non. Bilan de notre erreur : quasiment une heure de perdue. Le deuxième siphon doit faire un peu moins de 100 ml, le miroir au-dessus de nous est souvent présent. Nous sortons à nouveau de l’eau, allons vérifier un peu plus loin s’il n’y a cette fois ci plus d’obstacle liquide susceptible d’entraver le passage, puis nous nous déséquipons. 




Là nous découvrons de très belles galeries, typiquement Saint Marcelloises, avec quelques passages vraiment superbes. La progression, assez aisée, se fait la plupart du temps debout, avec très peu de passage sur corde. Nous avons notre petit road book et nous prenons soin de bien le consulter à chaque intersection pour ne pas perdre plus de temps encore. 



Au bout de presque 1500 ml et après avoir descendu le dernier P7 nous trouvons le siphon de gravier auprès duquel il est prévu que nous mettions en œuvre le barreau. Nous installons le TPS, ce qui n’est pas évident car l’argile et le gravier sont omniprésents, mais bon ça fonctionne, et nous pouvons échanger plus ou moins audiblement avec la surface.




Là nous attendons les instructions : le barreau vertical, puis horizontal, orienté 30 ° E, puis 40 °N, puis….(ça doit marner dur au-dessus). Bref, une fois toutes ces manipulations effectuées, nous plions le matériel et prenons la direction de la sortie.

En 55 mn nous sommes à la vasque ; rééquipement, plouf, plouf, intersiphon, plouf, plouf. La visibilité est beaucoup moins bonne qu’à l’aller. Elle devient même très limitée par endroit ... il faut avouer que je suis mal équilibré et sans stab j’ai sérieusement tendance à brasser le fond. Dès que nous mettons la tête hors de l’eau nous voyons toutes les lampes de nos amis qui nous attendent, sans toutefois marquer trop ostensiblement leur impatience, mais comme nous ils veulent tous maintenant ressortir au plus tôt, nous reconditionnons rapidement tout notre bazar.

Pour le retour je quitte mon pantalon néoprène, sans ne rien mettre sous la combi (enfin j’ai quand même gardé le maillot de bain), préférant avoir un peu froid s’il faut attendre un peu en bas des puits plutôt que de crever de chaud en les remontant. Je mets la tête dehors vers minuit, comme annoncé il pleut, mais il y a pas mal de monde dehors pour nous attendre, notamment Jean-Jacques et Hugues qui sont encore là. J’avoue que ça fait bien plaisir de voir les copains à ce moment précis où vous vous trouvez assailli par une envie terrible de clope, chips et vin rouge (oui ça me fait souvent cet effet là).

Voila, donc à titre personnel j’ai pu faire une belle sortie qui me permet d’approfondir et d’enrichir encore mon expérience en matière de plongée souterraine. J’ai clairement fait deux choix qu’on pourrait qualifier d’assez peu judicieux : mettre le bas de ma combi néoprène pour aller jusqu’au siphon ; même si c’était supportable il aurait été bien mieux au fond du kit et moi en sous combi classique et ne pas prendre de système d’équilibrage ou du moins ne pas avoir suffisamment pris le temps de vraiment parfaire mon équilibrage dans l’eau avec cette configuration. Trop léger j’aurais encore pu essayer de m’alourdir avec quelques cailloux, mais trop lourd, même légèrement, pas vraiment de solution, si ce n’est garder les poumons bien pleins et ne pas s’arrêter d’avancer.

Merci à tous ceux qui m’ont permis de vivre cette petite aventure, Gérard S. et son Staff, les porteurs venus de tous les alentours et Jean-Jacques pour son soutien.

J’espère que la manip à laquelle nous avons participé sera concluante et permettra de mieux connaitre encore le fabuleux réseau de la grotte de Saint Marcel.

TPST : environ 15h00 dont 2 x 30 mn de plongée.

Olivier

lundi 18 mars 2013

COMPTE RENDU DE LA SORTIE A LA BDA DU 17 MARS 2013

Présents : Alexandre, Silvère et Hugues.

Une nouvelle fois la Baume des Anges nous sert de solution de repli pour faire une petite sortie dominicale, Alex et Silvère ne connaissant pas le petit lac du réseau des Mousquetaire je me suis dévoué proposé de leur montrer (je rigole en disant dévoué car il ne faut pas me forcer beaucoup pour que j'aille sous terre, surtout à la BDA). Au départ Laurie devait nous accompagner, en tout cas c'était l'idée lancée vendredi soir lors de l'AG mais finalement la Miss a préféré partir courir sous la pluie, le vent et le froid ... on ne doit vraiment pas être de bonne compagnie ;-D. Nous voilà donc partis pour une sortie entre homme comme nous l'a fait remarquer Silvère.

On a eu la flotte pour se changer mais presque pas de pluie pour la montée donc on s'en est pas trop mal tiré. Le parcours jusqu'au réseau des Mousquetaires n'est pas long, on est vite arrivé jusqu'au passage à ouvrir qui protège cette partie de la grotte. A nouveau à la sortie du long ramping qui amène vers la grande salle rouge on est tombé sur une capote usagée, ça fait quand même la troisième qu'on trouve à cet endroit, la BDA deviendrait elle un lieu de rendez vous pour amateurs de sensations nouvelles ? On est quand même assez loin de l'entrée de la grotte ... Si un jour on leurs tombe dessus on va bien se marrer !

Les cailloux retirés on est allé jusqu'à la corde déjà en place. Je suis monté en premier étant le seul à connaitre le passage et aussi pour vérifier l'équipement. Cela fait un moment qu'on doit y aller pour tout changer, on a déjà tout le matériel nécessaire il faut juste qu'on bloque vraiment une sortie pour ça. Bien sur actuellement il n'y a pas de problème sinon j'aurais retiré la corde d'accès en redescendant, c'est juste qu'on veut y monter par un autre coté.

Silvère m'a suivi puis Alex.


Après quelques mètres on doit changer de corde pour rejoindre le niveau supérieur où se trouve le petit lac. A cet endroit il y a eu beaucoup de casse depuis qu'on y a fait la première visite Ludwig et moi, c'est dommage mais bon c'est toujours involontaire, on casse une fistuleuse ou un bout de concrétion sans s'en rendre compte et le nombre de passages multiplie les risques de casse.


BDA 17 mars 2013 (1) par MASCDU26

La suite du parcours est sportive et aérienne, il faut passer en se mettant en opposition, le dos contre une paroi et les orteils contre l'autre (ça c'est uniquement pour les petits comme moi, c'est sur que pour les grands c'est plus facile ...). C'est à ce moment là qu'Alex a perdu son éclairage, d'un coup plus rien, bon il s'en doutait que ça pouvait lui arriver suite à une mauvaise charge de l'accu et il avait prévu une lampe de secours sauf qu'elle était restée en bas et que lui était en haut. Silvère lui a prêté une petite lampe de secours pour le dépanner, avec il pouvait au moins voir ses mains et ses genoux.

Chacun son tour on est descendu voir le petit lac qui est toujours aussi clair puis on a repris la progression acrobatique jusqu'au bout de la corde, Silvère est même monté jusqu'en haut de la cheminée.



Le retour s'est fait de la même façon, un bon appui d'un coté et de l'autre on se débrouille, ce n'est pas toujours esthétique mais c'est efficace.




BDA 17 mars 2013 (2) par MASCDU26


BDA 17 mars 2013 (3) par MASCDU26

On est redescendu reprendre la première corde pour continuer dans la galerie intermédiaire. Là encore l'équipement est très aérien, il faut continuer les oppositions pour pouvoir avancer. On est allé jusqu'au bout de la corde horizontale mais personne n'a enchaîné sur la partie verticale. On a fait demi tour puis on est redescendu jusqu'au sol pour casser la croûte.

Avant de ressortir des Mousquetaires j'ai fait voir à Silvère tous les tentatives de désobs qu'on a commencé et qui ne donnent malheureusement pas de résultats pour le moment. Une fois dehors des Mousquetaires j'ai eu le malheur de leur dire qu'il fallait bien fermer le passage avec les cailloux et surtout que je serai surement le prochain à y revenir du coup ça les a super motivé pour en mettre encore plus que d'habitude. La prochaine équipe qui va venir ne va pas être déçue.


On s'est fait une petite sortie de trois heures à la BDA, juste de quoi se défouler un peu sans se fatiguer.

Hugues.

dimanche 17 mars 2013

COMPTE RENDU DE " L’OPÉRATION CHAMP VERMEIL" DU 16 MARS 2013

Présents pour le MASC : Olivier pour la plongée, Jean-Jacques, René, Philippe et Hugues pour la surface.

Au total il y avait 30 personnes d'engagées de plusieurs clubs sur cette opération de repérage, 15 sous terre et 15 en surface. Le but de la journée était d'essayer de caler la topographie connue de la grotte de St Marcel par rapport à la surface et de tenter de trouver grâce à un système d'émetteur  (barreau magnétique sous terre)  et des récepteurs en surface le meilleur endroit pour rejoindre le réseau N17 de la grotte en évitant les deux siphons qui en barrent le passage.

Dès 9h00 du matin l'équipe du fond s'est engagée dans le Despeysse pour acheminer le barreau magnétique, deux plongeurs dont Olivier se sont chargés de le porter loin derrière les siphons au point convenu à l'avance. Pour faciliter l'opération ils ont également emmené avec eux un poste de télécommunication Nicola (TPS). La dernière fois on avait eu des soucis de communication là on espérait entrer en contact plus facilement entre la surface et le fond.

Pendant ce temps l'équipe "surface" s'est installée sur le terrain de Champ Vermeil où un aven a été désobstrué.



 Après un chantier titanesque il est actuellement à la côte de - 60 m mais avant de continuer le boulot il est intéressant de savoir de combien encore il va falloir descendre et dans quelle direction d'où la manip de repérage du jour.

La pose du deuxième TPS n'a pas été évidente car le terrain ne s'y prête pas vraiment, on est sur un immense lapiaz avec des couches de roches.



Finalement on a réussi à poser les deux antennes dans le bon axe et sur du terrain semblant correct.



 Les transmissions étant installées on a pu passer aux choses sérieuses : la pause casse croûte. Heureusement qu'on n'a pas trop traîné car ça a été les derniers instants de beau temps du jour.



A peine fini on a commencé à empiler les couches de vêtements, on a même fini par sortir les bonnets et les gants.

N'étant pas sur d'avoir un signal suffisant pour repérer le barreau directement en surface on m'a demandé de me changer pour descendre au fond de l'aven avec un deuxième récepteur afin de gagner 60 mètres d'épaisseur de roche.


Vu le froid de dehors je me suis dit qu'après tout ça ne devait pas être la plus mauvaise place. Etant rassuré sur la taille des puits et surtout des passages étroits entre eux je me suis engagé à 14h30 dans le passage afin d'être en place comme convenue pour 15h00.



Je me suis régalé à la descente car les puits sont beaux, ils sont propres, bien ciselés, ça accroche un peu car il y a de nombreuses lames et les passages étroits ne le sont finalement pas tant que ça, disons qu'ils sont plus inconfortables qu'étroits.





Après 20 mn de descente j'ai quitté mon baudrier car il était inutile et surtout ça devenait plus petit et je me suis engouffré dans la dernière zone à franchir. Finalement je suis arrivé dans une toute petite salle où j'y ai trouvé le matériel déjà déposé le matin. Avant que je descende on m'avait longuement et calmement expliqué comment tout brancher les appareils et en plus j'étais en communication en permanence avec l'extérieur grâce à un interphone.




A partir de là il y a eu une longue attente à surveiller le cadran du récepteur pour ne pas louper le signal émis. A cause de ma Scurion il y avait des variations intempestives, sachant que ça pouvait arriver on m'avait demandé de prendre des bougies pour m'éclairer du coup je me suis vite retrouvé avec une toute petite flamme en guise d'éclairage.


Champvermeil 16 mars 2013 (1) par MASCDU26

Honnêtement je ne me suis pas du tout ennuyé au fond car l'interphone n'a pas cessé de fonctionner, la bande de joyeux lurons qui était en surface s'est chargée de me tenir compagnie. J'ai eu droit à des histoires drôles, à des chansons (Hans et Gérard qui chantent en coeur "Frère Jacques" ça vaut le coup), Gérard m'a fait un peu de lecture, après j'ai eu droit à la radio Rire et Chansons ... bref ça n'a pas arrêté pendant une heure et demi. En plus il y a des visiteurs imprévus qui m'ont fait des petits coucous par radio, c'était vraiment sympa. De temps en temps je m'amusais aussi à faire des photos ou des vidéos, j'ai toute une collection de clichés de ma bougie ...

Les choses ont changé à partir de 16h10 quand René a eu un contact radio avec le fond. Tout le monde est redevenu sérieux de suite. Je ne sais pas trop ce qui c'est passé à l'extérieur mais en tout cas j'ai senti de suite la différence à la radio.


A 16h15 j'ai vu enfin mon aiguille bouger beaucoup plus et surtout d'une manière très régulière, le barreau magnétique était en place et je recevais très bien le signal.


Champvermeil 16 mars 2013 (3) par MASCDU26

Au bout d'un petit moment ils ont du le déplacer un peu car j'ai eu encore une meilleure réception, plus tard ça sera encore plus évident en déplaçant mon récepteur  mais je ne l'ai pas filmé n'ayant pas assez de mains pour tout faire.


Champvermeil 16 mars 2013 (4) par MASCDU26

En surface malheureusement ils n'ont pas réussi à attraper le moindre signal du coup Marcel C. m'a prévenu qu'il venait me rejoindre au fond de l'aven afin de faire des mesures pour affiner les résultats. A ce moment là je me suis demandé comment on allait bien pouvoir tenir à deux dans cet espace si réduit. J'étais déjà tout engourdi d'être plié sans bouger depuis plus de deux heures, ça allait un peu se compliquer. Finalement quand il est arrivé on a réussi à se caser tous les deux, c'est sur qu'on ne risquait pas de faire des grands gestes mais bon il arrivait à bouger le récepteur et moi à prendre des notes à mesure qu'il m'annonçait les données.
Par l'intermédiaire des radios il a demandé plusieurs fois aux plongeurs de déplacer le barreau afin d'affiner les résultats donc pour cela il nous fallait mesurer les orientations et les inclinaisons avec le compas et le rapporteur, c'est ça qu'on avait le plus de mal à faire dans un si petit espace.
A 18h00 il avait assez de détails pour ses calculs et l’arrêt des opérations a été donné aux plongeurs, ils pouvaient tout débrancher et reconditionner pour le retour. Au fond de l'aven on a fait pareil puis on a attaqué la remontée des puits.

Il ne restait plus qu'à attendre le retour de l'équipe du fond, sachant que les plongeurs devaient refaire la partie exondée, se remettre en tenue pour les siphons, les franchir, se remettre en tenue spéléo puis ranger leur matos de plongée et que 15 personnes devaient ressortir du Despeysse on se doutait que la sortie se ferait entre 23h00 et minuit. Jean-Jacques et moi on voulait accueillir Olivier à la sortie de l'aven du coup nos amis de St Marcel nous ont gentiment prêté les clefs de leur local (après nous avoir chacun à leur tour invités chez eux) pour qu'on aille manger au chaud.

Olivier et le reste de l'équipe sont sortis vers minuit sous une pluie glaciale, il était vraiment content de son aventure du jour. Pour les résultats il faut maintenant attendre un peu, les mesures doivent être interprétées, ça c'est du boulot pour les spécialistes du club de St Marcel.

Hugues.

Un grand merci à Bernard C. des Ragaie pour ses photos en surface qui m'ont permis d'illustrer ce compte rendu.

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