lundi 14 janvier 2013

COMPTE RENDU DE LA SORTIE INITIATION A LA BAUME DES ANGES DU 13 JANVIER 2013


Présents : Laurie; Hugues;  Alex.

En ce dimanche 13 janvier 2013 nous sommes allés faire découvrir notre maison à notre nouvelle recrue!
Et oui nouvelle avec 2 ailes. Non elle ne vole pas, mais ça fait du bien de voir un visage d'ange parmi ce tas de bourrins que nous constituons. Du coup la BDA porte mieux son nom en sa présence.

Donc on l'a emmené faire ça première découverte de notre spot préféré et local. Un peu de terroir du MASC pour se mettre dans l'ambiance, c'est comme le calva, c'est bon pour la santé.

Pour l'anecdote, je suis désormais chapeauté d'une lueur non pas suisse mais asiatique. Ce qui fait que le monde d'en dessous prend une autre envergure. Notre ami Hugues est légèrement dégoûté car désormais la suisse qu'il supporte est dépassée par tant de clarté! Viva Hong Kong!

Bon! Après cette mise en lumière des circonstances du jour, je vais tout de même vous narrer cette petite aventure. 
Reprenons au début :

13h RDV au spot habituel. L'ange du jour est à l'heure, c'est un bon point pour elle.
Direction ce lieu sacré qu'est le défilé de Donzère, petite ballade au bord du Rhône en automobile (on a sorti le grand jeu pour plaire à la nouvelle....) puis on se gare au pied de la gracieuse falaise et de la non moins disgracieuse voie de chemin de fer.
On prépare les kits, pas trop chargés cette fois car on prévoit d'abord une virée aux Mousquetaires avant de voir si on pourra faire de la corde selon le timing. Donc 1 kit chacun, pas de cadeau pour les nouveaux! Faut pas déconner!

On grimpe jusqu'à l'entrée et une fois à l’intérieur "lumière" (petit rappel: la suisse est à la ramasse!).
Direction les Mousquetaires en passant par la salle rouge. 





On en fait le tour et on en profite pour aller dans le boyau du haut (galerie blanche), faire un peu d'exercice et voir les merveilles qu'il recèle. Le haut est un poil sportif pour Laurie qui a bien chaud avec les 2-3 couches de vêtements qu’elle a gardé sous la combine.


On redescend au fond et on ouvre les portes du paradis. Passage du boyau, ça roule pour notre novice qui apprécie de ramper devant nous. Du coup on se prend un peu pour des Dieux! Non je déconne, nous savons rester humbles.




On lui fais l'article en présentant les lieux et toutes ses merveilles. On passe partout et on va jusqu'au fond du réseau en empruntant toutes les étroitures où notre novice prendra du plaisir spirituel et charnel. Je vous rassure on ne l'a pas touchée, elle a fait ça toute seule comme une grande.


Une fois passé dans tous les recoins, elle est désignée volontaire pour prendre la direction des opérations et nous ramener à bon port. Exercice dont elle se sortira très bien hormis le fait qu'elle n'a pas encore l'habitude d'aider ses camarades en récupérant leur kit une fois les étroitures passées. Un peu d'éducation à faire, mais elle comprend vite.


Une fois de retour au vestibule, c'est à Hugues de remplir son rôle d'éducateur canin. Il installe l'équipement prévu pour l'apprentissage des nouveaux. C'est à dire de quoi apprendre à grimper sur corde avec passage de fractio, une vire et descente sur descendeur.



C'est moi qui suis chargé de jouer le moniteur. N'ayant pas mon BAFA on fera ni coloriages ni chansons paillardes aujourd'hui.
Son matériel n'étant pas parfaitement réglé, la montée se révèlera un peu difficile. En plus elle n'écoutait pas ce que je disais, j'ai du jouer du fouet pour me faire comprendre. Non ce n'est pas vrai du tout, je n'ai pas de fouet (j'suis pas Indiana Jones) et Laurie était très attentive. Une fois au 1er fractio les choses sérieuses commencent vraiment. Mais comme c'est une bonne élève ça se passe dans l'ordre  et en sécurité mais pas sans difficultés non plus. Enfin ça gère quand même!



Arrivés en haut, on se longe et on modifie l'équipement pour passer à la descente. 


Là rien à dire, c'est dans la poche. Je lui donnerai un petit coup de main pour le passage du fractio, le noeud étant assez haut, pas facile d'aller s'y longer! Mais l'essentiel est là, les principes de sécurité et le matériel perso sont compris.



Un pti repos pendant lequel papa Hugues nous fait partager son goûter, et c'est parti pour l'exercice suivant qui est une vire assez difficile, faut le reconnaître. Mais ça passe, c'est physique mais la p'tite a des bras (heureusement, sinon pas de chocolat!).





Voilà, il est déjà plus de 18h, la nuit est tombée. Hugues déséquipe l'accrobranche, on charge les mules et on redescend jusqu'à la voiture au bord du Rhône sous un  joli croissant de Lune.

Notre nouvelle recrue avait l'air ravie de sa sortie et est motivée pour la suivante.

Bisous les petits loups!

Alexandre L 

Photos et montages: Hugues.

Euh... Histoire d'en rajouter encore une couche: VIVA HONG KONG!!!


samedi 12 janvier 2013

COMPTE RENDU DE LA SORTIE A L'AVEN MICHELE DU 12 JANVIER 2013

Présents : Jean-Jacques, Alex, Olivier B., Pierre JT et moi puis visites de Patrick S. et de Philippe et son beau frère.

Nous voilà de retour à l'aven Michèle après une longue absence. Entre les conditions difficiles au fond, les chaleurs à l'extérieur, la période touristique des gorges de l'Ardèche, on avait un peu délaissé ce chantier. Olivier B. n'étant jamais descendu jusqu'au fond et ayant l'habitude de ce type de désob c'était intéressant d'avoir un avis nouveau.

Avant de mettre la ventilation en route on voulait étudier les éventuels courants d'air. Je suis descendu en premier pour équiper avec les cordes puis Olivier m'a suivi. J'ai fait un équipement provisoire avec la corde qu'on va laisser sur place, n'ayant pas pour le moment les plaquettes et maillons rapides en inox, j'ai tricoté un petit peu.



Tout le long de la descente Olivier a cherché les courants d'air. On le sentait bien jusqu'au départ du toboggan d'ailleurs le taux d'oxygène mesuré jusque là était proche de la normale (20,2%). Une fois la dernière verticale descendue on s'est vite aperçu du changement, la respiration est devenue saccadée, en fait en haut du palier il y avait 17,5 % d'oxygène et carrément au fond seulement 17,1%. Au fond Olivier a ressenti un petit courant d'air mais rien de bien évident, le manque d'oxygène empêchait l'encens de se consumer correctement.





aven Michèle 12 janvier 2013 (1) par MASCDU26

Avant de remonter on a mis en service l'interphone pour pouvoir communiquer avec l'extérieur et on en a profité pour réclamer la ventilation ce qui nous a permis de vérifier que ça fonctionnait bien jusqu'en bas.
Pendant qu'on grimpait on a entendu que Pierre était arrivé.


aven Michèle 12 janvier 2013 (2) par MASCDU26

Alex ayant mangé il a accompagné Pierre qui avait une grosse envie de descendre gratter un peu et surtout un tout petit créneau horaire.

Pendant qu'ils étaient en bas et que nous on cassait la croûte on a eu la visite du Belu accompagné de son fidèle Ulysse puis quelques temps après c'est Philippe et son beau-frère qui sont venus aussi nous rendre visite. Patrick est resté un peu avec nous puis il a préféré partir à cause des chasseurs pour ne pas avoir de soucis avec son chien.


Alex en bon normand avait amené une bouteille de la boisson locale, un calvados fait maison. Je ne vais pas pouvoir vous dire si c'était du bon mais d'après les commentaires des trois autres artistes qui l'ont goûté ça ne devait pas être mauvais. D'un coup ils ont eu bien chaud à l'intérieur !

Pierre a fini par remonter, à voir le sourire qu'il avait en sortant on se doute bien qu'il s'est bien défoulé au fond. Il est ressorti bien crade car il a réussi à gratter dans la petite cloche du fond et en dessous la couche d'argile ça semble redevenir moins pénible à sortir car il a retrouvé de la terre et des pierres. 


Alex est ressorti après lui mais il n'a pas eu le temps de se refroidir car après une rasade de calva il est redescendu après moi pour me donner un coup de main pour faire la topo.


aven Michèle 12 janvier 2013 (3) par MASCDU26

Ce coup ci c'est lui qui s'est chargé de faire le scribe, il s'est occupé de noter les indications que je lui annonçais. J'avoue que faire de la topo dans des boyaux avec un compas et un clinomètre ce n'est vraiment pas facile, pour arriver à voir dans les appareils quand on est collé contre la paroi avec le casque qui part de travers c'est un vraie galère.




On a pris que quelques points pour avoir une vision générale de la cavité, pour faire plus précis on recommencera une autre fois. Je vais essayer de mettre ça au propre pour avoir au moins une profondeur exacte.
Alex est remonté en premier, je l'ai suivi en enlevant juste la corde du haut, maintenant avec une 20 m ça suffit pour équiper. Il restera à poser les amarrages en inox et le trou sera prêt pour venir y bosser. Bien sur la ventilation est indispensable pour pouvoir travailler dans de meilleures conditions et donc il faut amener le groupe électrogène pour l'alimenter.

Hugues.


vendredi 11 janvier 2013

REPRISE DU CHANTIER A L'AVEN MICHELE SAMEDI 12 JANVIER 2013



Cela fait un bon moment qu'on n'est pas retourné bosser un peu sur le chantier de l'aven Michèle. On s'était arrêté sur une nouvelle difficulté à environ -34 m. On vidait une cloche dans des conditions difficiles et du coup on s'était un peu découragé. Demain on y va pour déjà voir si on continue à creuser à cet endroit, je veux aussi essayer d'ouvrir un peu la base de la coulée de calcite pour vérifier un truc et si on n'est pas assez nombreux pour travailler on veut s'occuper de la topo qui n'a toujours pas été faite.

Départ à 10h00 du Quick ou RDV sur place à 11h00.

Hugues.


lundi 7 janvier 2013

COMPTE RENDU DE LA SORTIE AUX AVENS DES FÉES DU 06 JANVIER 2013

Présents : Pierre JT, Alexandre, Silvère et Hugues.

Ma dernière visite aux aven des Fées date de décembre 2006, c'était Philippe qui m'y avait emmené donc j'avais un vague souvenir des deux cavités. Par contre depuis j'étais repassé devant les entrées donc je n'ai pas eu du mal à les retrouver.

Je suis parti en premier pour poser la corde, donc passage par la petite entrée puis double fractios juste après et je suis descendu de quelques mètres. A nouveau double fractios et me revoilà parti dans la descente. Là je ne me rappelais plus que c'était aussi haut (attention quand je dis "haut" c'est juste une quinzaine de mètres) du coup j'ai été agréablement surpris car je pensais amener le reste de l'équipe dans un tout petit trou.
Une fois au fond j'ai attendu que le reste de l'équipe descende à son tour. Silvère a suivi puis Pierre et Alexandre.




Chacun est parti de son coté pour explorer tous les départs. Silvère est remonté un peu, Pierre s'est engagé en contrebas dans un petit trou. Voyant que ça devenait un peu étroit il a attendu qu'Alex le rejoigne avant de s'y engager carrément. S'étant mis les pieds en avant il ne savait pas dans quoi il s'engageait du coup il est ressorti et Alex a pris sa place. A son tour il s'y est engouffré mais avant d'aller trop loin il a attendu l'arrivée de Silvère en cas de besoin d'un coup de main pour ressortir. En fait il était dans un boyau qui devenait de moins en moins large jusqu'à devenir infranchissable. Silvère est ressorti en premier, Alex l'a suivi en soufflant pas mal car c'était quand même un peu étroit pour lui.


On a continué à explorer la cavité, quelques jolies coulées de calcite la rendent bien sympathique.


Après avoir monté un petit ressaut on tombe sur un plancher où passe un peu de l'eau. Quelqu'un y a perdu un mousqueton, s'il lit notre blog il verra qu'il peut venir le récupérer, on l'a laissé sur place.



Au fond il y a deux trous qui permettent de descendre dans une dernière petite salle argileuse. On voit que l'eau y vient de temps en temps, de partout il y a du remplissage d'argile, peut être ça serait à gratter mais bon le stockage deviendrait vite un problème.
On est ressorti en prenant des options différentes : gros passage ou petit passage.


avens des Fées 06 janvier 2013 (1) par MASCDU26

On est repassé sur le plancher et les petits gours et on est revenu dans la salle principale.


Je suis remonté en premier car en descendant j'avais repéré un départ possible sur le coté. Pour y arriver j'ai pendulé sur la corde et j'ai réussi à m'accrocher sur une concrétion. J'ai du bricoler une main courante pour aller voir de plus près car il y avait un passage délicat au dessus du vide. Le coin est joli, il y a une cheminée qui remonte vers la surface, je ne m'y suis pas engagé car je n'avais pas de matos pour le faire et de toute façon il y avait déjà des traces de boues donc ça a été déjà vu plusieurs fois.


J'ai repris la remontée et je suis sorti me mettre au soleil pour attendre tout le monde, c'est Alex qui s'est chargé de déséquiper.




On est monté jusqu'au deuxième aven des Fées mais avant d'y descendre dedans on s'est posé au soleil sur les rochers pour manger un peu.
A nouveau je suis passé en premier pour équiper la descente dans le puits. là encore je me souvenais vaguement de la cavité, je me rappelais d'un plan incliné jusqu'à une grande salle. Toute la première partie est vide de concrétion, on descend un couloir sec assez grand.



Plus loin on commence à voir les premières coulées de calcite et ça devient plus joli. Au dessus de nous on pouvait escalader un plancher mais on n'y est pas allé, je comptais le faire ou retour mais j'ai zappé, c'est dommage car ça avait l'air joli.


La suite est plus belle, on descend le long d'une grosse coulée puis un plan incliné où pleins de cailloux demandent qu'à vous tomber dessus quand vous continuez la descente jusqu'au fond. J'étais parti sur un seul spit dans haut de la coulée pensant faire un relais plus bas, en fait j'ai pu descendre jusqu'au fond de la salle sans en mettre et du coup j'ai trouvé ça limite d'un point de vue sécurité. Silvère étant le suivant à descendre je lui ai fait passer un amarrage supplémentaire pour qu'il modifie l'équipement. Après quelques hésitations il a changé l'équipement et tout le monde a pu descendre jusqu'au fond pour me rejoindre. Au passage on a eu droit à des séances d'ombres chinoises sur les coulées de calcite, ne vous inquiétez pas en regardant les vidéos, ils n'avaient rien bu ou fumé..



avens des Fées 06 janvier 2013 (2) par MASCDU26


avens des Fées 06 janvier 2013 (3) par MASCDU26


avens des Fées 06 janvier 2013 (4) par MASCDU26

Le fond est  plus gras que le reste de la cavité, le sol est bien boueux. Il y a de belles draperies qui descendent en paroi.



La remontée c'est bien passée pour tout le monde, c'est Alex qui s'est chargé à nouveau de tout déséquiper.

Hugues.

dimanche 6 janvier 2013

SUITE DU CR GROTTE FAVOT DU 05 JANVIER 2013

En principe vous avez déjà lu le compte rendu fait par Alex, lui il a relaté la version "équipe de progression", maintenant je vais faire la version "équipe topo". Vous avez aussi pu découvrir la topo grâce à Yves et ainsi vous comprendrez peut être mieux les comptes rendus.

Donc je passe sur la partie petites emplettes à Pont en Royans, juste je rajoute qu'on a aussi fait des achats dans la sympathique boutique spécialisée en matériel spéléo. Je n'insiste pas sur la montée désagréable jusqu'à l'entrée de la grotte, ni sur le temps mis par Alex, Olivier et Silvère pour se changer (pire que des filles et pourtant ils n'avaient pas de miroir!)

Vous commencez à connaitre le tunnel d'entrée de la grotte, j'ai fait encore pas mal d'essais de photos mais je n'arrive pas vraiment à obtenir ce que je veux, il faut dire que je fais ça à la volée, un jour il faudra vraiment que je prenne le temps de me poser convenablement.



Ce coup ci au début j'ai tenté avec un flash déporté et une cellule, c'est comme ça qu'Yves en a vu arriver une toute en bas de la galerie d'entrée, elle m'avait échappée et je n'ai pu que la regarder dévaler la pente. Finalement j'ai fini par opter pour l'option déclenchement en manuel du flash et mode nuit sur l'appareil photo, ça donne un résultat correct.



Une fois tous réunis et le casse croûte avalé on s'est séparé en deux groupes. Yves et moi on est parti faire de la topo dans la galerie principale et on a laissé Silvère, Alex et Olivier avec le matériel pour qu'ils équipent les puits du Grand Scialet.

On est reparti depuis un point topo déjà utilisé la semaine dernière afin de continuer le cheminement de la grotte. Yves prenait les mesures et moi je pointais la mire et je notais certaines données sur un carnet, on commence à être bien rodé et ainsi on avance vite.



J'ai compris que je dois me taire et ne pas parler en permanence (ceux qui me connaissent savent que je parle beaucoup sous terre, alors que c'est le contraire à l'extérieur) donc on entendait annoncer uniquement des directions et des chiffres . Par contre tout au fond on a eu un bruit permanent de conversation des trois acolytes, tellement qu'on se demandait s'ils étaient vraiment entrain d'équiper le puits.

On a fait une bonne trentaine de points topo avant de revenir au départ du puits et là on a vu avec surprise que les artistes étaient encore juste en dessous de nous. En fait Alex était un peu plus bas entrain de se bagarrer à trouver des amarrages. J'ai eu peur car je me suis rendu compte qu'ils avaient déjà bouffé une corde de 42 m pour équiper le P15 et je me suis dit qu'on allait manquer de corde. La roche étant pourrie sur le bord et donc les amarrages inexistants ils avaient été obligés de partir complètement en travers pour faire quelque chose de correct. On a continué à faire nos relevés jusqu'à être bloqués derrière eux. Finalement ils ont réussi à équiper convenablement jusqu'au fond et ils nous ont libéré la corde.

Pendant un bon moment Yves a fait des mesures acrobatiques, il était suspendu sur la corde pour faire les pointages et noter ses relevés, tout ça sans rien faire tomber. J'ai compris que ça n'était pas évident car je l'ai trouvé un peu moins zen que précédemment.




grotte Favot 05 janvier 2013 (2) par MASCDU26

Il a fait ainsi quelques points tout seul puis on a repris la manip à deux, je visais le point avec la mire et lui visait la mire avec le disto, tout ça en étant pendu tous les deux sur la corde. Petit à petit on a fini par rejoindre le reste de l'équipe au fond du puits. Moi aussi je m'attendais à trouver un lac, et là à part de la boue et une petite flaque il n'y avait pas plus d'eau que ça.



Alex et Olivier ont insisté pas mal pour m'envoyer dans un passage étroit pour soi disant y voir une magnifique salle, connaissant les filous je n'y suis pas allé mais ils ont finalement réussi à y faire passer Yves sur le prétexte de boucler la topo dans cette salle.
C'est vrai qu'on était là pour faire la topo et donc censé passer partout donc on est parti faire les relevés derrière une coulée de calcite où passe un petit ruisseau. De là on arrive dans une petite salle et si on veut on peut ressortir en passant par la fameuse étroiture où Yves s'est fait escroquer car on lui avait vendu comme étant un passage facile.



 Moi j'ai pris l'option de revenir par là où j'étais rentré, ça m'a valu d'ailleurs de prendre  sur le casque des boules d'argile lancées par Alex. Le bouclage étant terminé Yves et moi on est remonté les premiers des puits pour faire de nouveaux relevés dans la galerie principale, on avait laissé quelques départs latéraux pensant que les autres nous attendaient au fond du puits.

On a fait ainsi une jolie petite galerie qui part au dessus du gué puis une autre galerie avec une belle section ronde et du sable au sol qui est censée rejoindre le puits du Grand Scialet. Yves a pris aussi des points dans la galerie principale pour affiner l'habillage de la topo.



 Là encore on a eu le temps de faire tous nos pointages sans se presser avant de voir revenir le reste de l'équipe qui avait fini de déséquiper les puits. Quand je pense qu'Alex a dit dans son compte rendu que c'était nous les lents ...

On est donc remonté tous ensemble jusqu'à l'entrée de la grotte puis on s'est offert une belle descente en pleine nature jusqu'aux voitures.

Hugues.





En complément au CR du 05-01-2013 à Favot

Plus grand chose à dire après le compte-rendu détaillé d’Alexandre si ce n’est que cette séance a permis de bien avancer (malgré l’acharnement de quelques uns à dresser des écrans de fumée nauséabonde :-)
Le cheminement principal est fait, de l’entrée au fond. Plusieurs petits bouclages montrent que le Disto est bien calibré (qui a dit, enfin ?). Par rapport à la topo existante, quelques différences commencent à apparaître. Mais, contrairement à ce qui se passe généralement lors d’une reprise, la profondeur n’est pas revue à la baisse, c’est même le contraire, certes de peu : -119 contre -116 précédemment (total respect pour notre prédécesseur JJ Garnier).
Il reste encore du boulot et pas le plus facile avec des petites galeries un peu de partout. Avis aux volontaires !


Yves B

PS : des esprits chagrins (pas au club bien sur) ne manqueront pas de demander pourquoi se taper un tel boulot pour une cavité déjà topographiée et qui est de plus une classique super courue. Et bien on verra une fois tout mis au propre (sans compter la mise en 3D avec la topo de Goule noire).

COMPTE RENDU DE LA SORTIE A LA GROTTE FAVOT DU 05 JANVIER 2013


Présents : Hugues P; Yves B; Olivier S; Silvère P; Alex L.

RECETTE D'UN FAVOT AUX NOIX

Du  MASC prendre 4 Spéléos
A 8h45 mettre dans un Berlingo
Pendant 1 h faire rouler jusqu'à Pont en Royans      ( le fractio habituel)
Sur place y faire un ravitaillement                             ( en pavés aux noix bien sûr!)
Et ajouter un super archéo volant                              ( Indi, vous aurez reconnu)

Enfournés dans les gorges de la Bourne
Jusqu' au parking, tant que ça tourne...        
Prendre les 5 et les laisser se charger                                    ( Bien charger!)
Pendant 25 min sur une pente raide faire monter      ( P'tain c'était raide!)
Aux porches de Favot ils seront récompensés          (C'est quand même vachement beau)

Un peu de sel, de poivre à votre convenance et le tour est joué.

Signé: Spéléo Ronsard

La suite en version normale c'est plus facile.

Je résume pour ceux qui n'ont pas compris: départ 8h45 pour le Vercors; on récupère Yves, des clopes et du pavé aux noix à Pont et direction les Gorges de la Bourne. Sur le parking on prépare chacun un gros sac (Sauf Olivier qui s'est caché pour ne pas trop en prendre) et direction une méchante montée pendant 25 min à s'accrocher aux racines des arbres.

La montée n'est vraiment pas de tout repos, ça glisse, ça monte très fort et il y a des passages escarpés. Ah! ça se mérite un tel spectacle!
Les premiers arrivés au 1er proche ont apparemment pu apercevoir les quelques chamois qui vivent là et qui marquent le terrain de M&M's du terroir.



Une fois tous là-haut on se change car on a un peu transpiré... Yves rapidement d'attaque part en éclaireur pour équiper le superbe boyau en plan incliné d'une vire sécurisant la descente. Hugues suit, encore une fois prêt avant moi ??? ça promet pour 2013.
Avec Silvère et Olivier ont fini de se préparer tranquille et on les rejoint.  Passage du premier porche d'une trentaine de mètres, relativement bas de plafond. Au bout, la lumière!
On arrive au porche principal et là, c'est l'extase! Un superbe tube géant et régulier sort de terre dans une pente bien prononcée. Et ce tube se termine en pleine falaise et offre un point de vue superbe. Surement mieux quand il y a du soleil, parce là c'est pas non plus Byzance... Donc on attaque la descente, c'est mieux avec la corde!





grotte Favot 05 janvier 2013 (1) par MASCDU26

Yves nous attend en bas et nous montre le chemin jusqu'au départ du grand scialet, une suite de 2 puits de 15 et 35 m. La cavité présente de grands et beaux volumes. Ça vaut son coup d'oeil. Avant d'arriver au départ des puits il faut passer une grande flaque  avec un passage à gué où sont positionnés 4 cailloux pour ne pas se mouiller les pieds?  Yves, nous y fait une belle démonstration de son agilité d'explorateur en passant l'obstacle comme un vrai cabri!
 


C'est là qu'on se restaure un moment avant de commencer les choses sérieuses.



On se divise en 2 équipes: une qui bosse et l'autre qui explore le fond.

Donc Yves et son "fayot de favot" (Hugues)  partent faire leur topo, on ne les reverra pas pendant au moins 2 heures.

Avec mes deux acolytes on enkite les cordes, enfin, j 'enkite la seconde car Sylvère en utilise déjà une  pour la première section de puits. Faut chercher les spits, ce n'est pas si facile que ça et ça prend un moment. Pendant ce temps on discute avec Olivier et il me raconte une super blague dont il faut absolument que je vous fasse part car c'est hilarant :

O: Tu connais l'animal le plus méchant?
A: Non?
O: Et bien c'est le crocolion, car il a une tête devant et une derrière...

là, j'aurais du répondre : "mais il ne peut pas faire caca", mais non. Voyant mon air dubitatif il me dit ceci :

O: Bah si, car avec 2 têtes il ne peut pas faire caca, c'est pour ça qu'il est aussi méchant!

Ah ah ha ho ho ho et le mec est ingénieur.......

Bref, Silvère arrive au palier qui est en fait la fin du puits de 15 m. Il y cherche des spits, rien sur place mais il en repère un plus bas. On le rejoint, on trouve un amarrage naturel et je prends la suite pour l'équipement. Je débute la descente, trouve en fait 2 spits et y fait un amarrage de tête de puits. Et je continue la descente en cherchant d'autres amarrages. Pas simple! La corde finit par commencer à frotter, je remonte, recherche, trouve pas, redescend un peu et fini par un fractio en amarrage naturel. Je continue, et là bien plus bas la corde se retrouve à frotter d'une façon pas terrible. Je trouve 2 spits, m'y longe et laisse Olivier gérer au-dessus (faut bien qu’il bosse un peu...) Equipement ok, il me rejoint, je suis sur le dernier fractio avant le fond. On l'équipe et on descend en bas suivi de Silvère.
Nos deux topographes du jour sont déjà en attente en haut du puits.

En bas, bah pas grand chose! Ça fait plus d'une heure qu'on galère comme des chiens et ça!
En fait d'habitude c'est un "lac" (ce n'est pas le Léman non plus) mais là il reste juste une grande flaque. Donc c 'est une grande salle dont les parois sont couvertes de boue jusqu'à environ 2 m de hauteur. Au fond une belle coulée de calcite, au dessus, quelques concrétion et derrière un petit passage.



On l'explore, et il y a un trou oblongue de moins d'un mètre de profondeur faisant une fenêtre sur un petit actif qui coule quand même bien.  On y passe la tête mais ça ne va pas loin.



A droite un petit ressaut à grimper qui donne dans une petite salle. De là une étroiture donne sur une cloche de faible dimension. Olivier s'y engage et me dit vient ça vaut le coup! J'connais le gaillard, il me l'a déjà faite! Je jette un oeil, ça va, j'y vais. Ensuite encore une étroiture vraiment intime cette fois. Je lui dis en regardant dedans qu'il y a l'air d'avoir de la place après, suffisamment pour se retourner.
Je n'avais pas menti, de l'autre coté il a retrouvé son kit, on avait fait une boucle...

Les autres nous ont rejoint, les deux topos continuent leur tâche en descendant les puits. Et en bas rebelote, série de points.... Pendant ce temps, nous on attend qu'ils remontent pour pouvoir déséquiper derrière eux. Donc on s'occupe: petite bataille de boue avec Silvère ( pas méchante), et pendant que je regarde dans la flaque qui reste voir s’il n’y pas des bébêtes à manger, Olivier balance un gros cailloux dedans pour m'éclabousser : PUÉRIL!

Vient l'heure de la remontée, les 2 topos d'abord et Silvère en dernier qui a la laborieuse tâche de déséquiper.  Une fois en haut du Grand Scialet, on a le temps de discuter un peu avec Olivier, mais cette fois j'ai de la chance pas de blague....

Silvère en haut, on charge les sacs et on rejoint le fayot et Indy en train de ..... glander.... On remonte le super tube de l'année en plan incliné. C'est excellent de voir la lumière là-haut au bout. Hugues déséquipe la main courante.



Une fois tous en haut, on enlève les baudriers mais on garde les combines pour pouvoir se coller le cul par terre dans la descente.
Et c'est une bonne idée, car c'est chaud à redescendre. Ca glisse, il fait sombre et la pente est raide.
On arrivera tous entier en bas, pour partir juste avant la nuit.

Voilà une belle aventure, et un CR un peu fastidieux à lire je pense, m'en veuillez pas.

Alexandre L 

Photos et montages: Hugues P.

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