Présents : Hugues P;
Yves B; Olivier S; Silvère P; Alex L.
RECETTE D'UN FAVOT AUX NOIX
Du MASC prendre 4 Spéléos
A 8h45 mettre dans un Berlingo
Pendant 1 h faire rouler jusqu'à Pont en Royans ( le fractio habituel)
Sur place y faire un ravitaillement ( en pavés aux noix bien sûr!)
Et ajouter un super archéo
volant (
Indi, vous aurez reconnu)
Enfournés dans les
gorges de la Bourne
Jusqu' au parking, tant que ça tourne...
Prendre les 5 et les laisser se charger (
Bien charger!)
Pendant 25 min sur une pente raide faire monter ( P'tain c'était raide!)
Aux porches de Favot ils seront récompensés (C'est
quand même vachement beau)
Un peu de sel, de poivre à votre convenance et le tour est
joué.
Signé: Spéléo Ronsard
La suite en version normale c'est plus facile.
Je résume pour ceux qui n'ont pas compris: départ 8h45 pour le Vercors; on
récupère Yves, des clopes et du pavé
aux noix à Pont et direction les Gorges de la Bourne. Sur le parking on prépare
chacun un gros sac (Sauf Olivier qui s'est caché pour ne pas trop en prendre) et direction une méchante montée pendant 25 min à s'accrocher aux racines
des arbres.
La montée n'est vraiment pas de tout repos, ça glisse, ça
monte très fort et il y a des passages escarpés. Ah! ça se mérite un tel
spectacle!
Les premiers arrivés au 1er proche ont apparemment pu apercevoir les quelques chamois qui vivent là et qui
marquent le terrain de M&M's du
terroir.
Une fois tous là-haut on se change car on a un peu
transpiré... Yves rapidement d'attaque part en éclaireur pour équiper le
superbe boyau en plan incliné d'une vire sécurisant la descente. Hugues
suit, encore une fois prêt avant moi ??? ça promet pour 2013.
Avec Silvère et
Olivier ont fini de se préparer
tranquille et on les rejoint. Passage du
premier porche d'une trentaine de mètres, relativement bas de plafond. Au
bout, la lumière!
On arrive au porche principal et là, c'est l'extase! Un
superbe tube géant et régulier sort de terre dans une pente bien prononcée. Et ce tube se termine en pleine falaise et
offre un point de vue superbe. Surement mieux quand il y a du soleil, parce là c'est pas non plus Byzance... Donc on attaque la descente, c'est mieux avec la corde!
grotte Favot 05 janvier 2013 (1) par MASCDU26
Yves nous attend en bas et nous montre le chemin jusqu'au départ du grand scialet, une suite de 2 puits de 15 et 35 m. La cavité présente de grands et beaux volumes. Ça vaut son coup d'oeil. Avant d'arriver au départ des puits il faut passer une grande flaque avec un passage à gué où sont positionnés 4 cailloux pour ne pas se mouiller les pieds? Yves, nous y fait une belle démonstration de son agilité d'explorateur en passant l'obstacle comme un vrai cabri!
On se divise en 2 équipes: une qui bosse et l'autre qui
explore le fond.
Donc Yves et son "fayot de favot" (Hugues) partent faire leur topo, on ne les reverra pas pendant au moins 2 heures.
Avec mes deux acolytes on enkite les cordes, enfin, j 'enkite
la seconde car Sylvère en utilise
déjà une pour la première section de puits. Faut chercher les
spits, ce n'est pas si facile que ça et ça prend un moment. Pendant ce temps
on discute avec Olivier et il me raconte une super blague dont il faut
absolument que je vous fasse part car c'est hilarant :
O: Tu connais l'animal le plus méchant?
A: Non?
O: Et bien c'est le crocolion, car il a une tête devant et une derrière...
là, j'aurais du répondre : "mais il ne peut
pas faire caca", mais non. Voyant mon air dubitatif il me dit ceci :
O: Bah si, car avec 2 têtes il ne peut pas faire caca, c'est pour ça qu'il est aussi méchant!
Ah ah ha ho ho ho et le mec est ingénieur.......
Bref, Silvère
arrive au palier qui est en fait la fin du puits de 15 m. Il y cherche des spits,
rien sur place mais il en repère un
plus bas. On le rejoint, on trouve un amarrage naturel et je prends la suite pour l'équipement. Je débute la descente, trouve en fait 2 spits
et y fait un amarrage de tête de
puits. Et je continue la descente en cherchant d'autres amarrages. Pas simple!
La corde finit par commencer à frotter, je remonte,
recherche, trouve pas, redescend un peu et fini par un fractio en amarrage
naturel. Je continue, et là bien plus bas la corde se retrouve à frotter d'une
façon pas terrible. Je trouve 2 spits, m'y longe et laisse Olivier gérer au-dessus
(faut bien qu’il bosse un peu...) Equipement ok, il me
rejoint, je suis sur le dernier fractio avant le fond. On l'équipe et on
descend en bas suivi de Silvère.
Nos deux topographes du jour sont déjà en attente en haut du
puits.
En bas, bah pas grand chose! Ça fait plus d'une heure qu'on
galère comme des chiens et ça!
En fait d'habitude c'est un "lac" (ce n'est pas le Léman non plus) mais là il
reste juste une grande flaque. Donc c 'est une grande salle dont les parois
sont couvertes de boue jusqu'à environ 2 m de hauteur. Au fond une belle coulée de calcite, au dessus, quelques concrétion et derrière un petit passage.
On l'explore, et il y a un trou oblongue de moins d'un mètre de profondeur faisant une fenêtre sur un petit actif qui coule quand même bien. On y passe la tête mais ça ne va pas loin.
On l'explore, et il y a un trou oblongue de moins d'un mètre de profondeur faisant une fenêtre sur un petit actif qui coule quand même bien. On y passe la tête mais ça ne va pas loin.
A droite un petit ressaut à grimper qui donne dans une
petite salle. De là une étroiture
donne sur une cloche de faible
dimension. Olivier s'y engage et me dit vient ça vaut le coup! J'connais le gaillard, il me l'a déjà faite! Je
jette un oeil, ça va, j'y vais.
Ensuite encore une étroiture vraiment
intime cette fois. Je lui dis en regardant
dedans qu'il y a l'air d'avoir de la place après, suffisamment pour se retourner.
Je n'avais pas
menti, de l'autre coté il a retrouvé son kit, on avait fait une boucle...
Les autres nous ont
rejoint, les deux topos continuent
leur tâche en descendant les puits. Et en bas rebelote, série de points....
Pendant ce temps, nous on attend qu'ils
remontent pour pouvoir déséquiper
derrière eux. Donc on s'occupe: petite
bataille de boue avec Silvère ( pas
méchante), et pendant que je regarde
dans la flaque qui reste voir s’il n’y pas des bébêtes à manger, Olivier balance un gros cailloux dedans pour m'éclabousser : PUÉRIL!
Vient l'heure de
la remontée, les 2 topos d'abord et Silvère
en dernier qui a la laborieuse tâche
de déséquiper. Une fois en haut du Grand
Scialet, on a le temps de discuter un peu avec Olivier, mais cette fois j'ai de
la chance pas de blague....
Silvère en haut,
on charge les sacs et on rejoint le fayot et Indy en train de ..... glander.... On remonte le super tube de l'année
en plan incliné. C'est excellent de
voir la lumière là-haut au bout.
Hugues déséquipe la main courante.
Une fois tous en haut, on enlève les baudriers mais on garde les combines pour pouvoir se coller le cul par terre dans la descente.
Une fois tous en haut, on enlève les baudriers mais on garde les combines pour pouvoir se coller le cul par terre dans la descente.
Et c'est une bonne idée, car c'est chaud à redescendre. Ca
glisse, il fait sombre et la pente est raide.
On arrivera tous entier en bas, pour partir juste avant la
nuit.
Voilà une belle aventure, et un CR un peu fastidieux à lire
je pense, m'en veuillez pas.
Alexandre L
Photos et montages: Hugues P.




