samedi 1 décembre 2012

COMPTE RENDU DE LA SORTIE A ST MARCEL DU 01 DÉCEMBRE 2012

Présents pour le SCSM : Hans, Gérard et Luc
              pour le MASC : Michel C., Philippe, Alexandre et Hugues.

Le but de cette visite à la grotte de St Marcel était de positionner une balise au fond du réseau du lac pour vérifier plusieurs choses : 
- que la balise fonctionne bien
- l'emplacement par rapport à la surface d'une cheminée au fond de la galerie
- du bon calage de la topographie si le premier point était concluant. 

Pour faire ça on s'est donc séparé en deux équipes : Gérard et Luc sont restés en surface pour faire les mesures et le reste est allé poser la balise, les deux équipes étant reliées par des talkies-walkies.  Avant de partir on s'était donné des horaires au cas ou la communication ne passerait pas et heureusement qu'on a fait ça car aucun contact n'a pu être établi dans l'après midi. 



grotte de St Marcel 01 dec 2012 (1) par MASCDU26


Pour aller à la galerie du lac c'est simple et rapide, on a mis 40 mn pour arriver à notre premier point prévu pour la pose de la balise : une cheminée de petit diamètre en cours de désobtruction.

Alex s'est engouffré en premier dedans, il est ressorti assez vite en disant que ce n'était pas bien grand. Voyant qu'il n'était pas hyper motivé pour y monter j'ai mis mon baudrier et je m'y suis engagé avec la valise contenant tout le système de la balise. En effet c’était un peu intime et surtout pas mal dangereux car des pierres me tombaient constamment dessus et Michel qui m'avait suivi a du se planquer plusieurs fois pour ne pas les recevoir à son tour. Je n'ai pas pu monter jusqu'en haut de la cheminée, c'était bien trop étroit pour que je puisse passer en même temps que la valise et pourtant j'étais obligé de le faire donc je me suis arrêté au bout d'une dizaine de mètres . Sur la photo suivante on voit la cheminée prise d'en bas, pour passer avec les cordes, les fils électriques, les cailloux qui ne tenaient pas plus tout mon matos ce n'était pas évident.




 A force de me tortiller j'ai réussi à sortir la balise et à la mettre au dessus de ma tête puis à la brancher. Je l'ai laissé en place jusqu'à l'heure convenue puis j'ai tout remballé et je suis redescendu. Sous terre j'ai employé le terme de barreau à la place de balise mais dans le compte rendu je préfère éviter connaissant l'esprit taquin de certains, il vous suffit de remplacer le mot balise par barreau et vous allez comprendre ...

On avait décidé de faire un essai à un deuxième endroit, carrément au fond de la galerie, derrière des passages bas.


Philippe est arrivé le premier, il a essayé de passer une étroiture mais ça coinçait trop. Alexandre a tenté à son tour mais lui aussi butait sur le rocher. J'ai viré mon baudrier et j'ai essayé comme ça juste pour voir. Finalement j'ai réussi à passer mais c'était vraiment limite, n'aimant pas ça je me suis mis un bon coup de stress. Même la valise a eu du mal à passer mais il me la fallait pour installer la balise.


grotte de St Marcel 01 dec 2012 (2) par MASCDU26


grotte de St Marcel 01 dec 2012 (3) par MASCDU26


Alex a fait une nouvelle tentative pour me rejoindre mais lui étant bien plus grand que moi il ne pouvait vraiment pas passer, du coup il a juste fait une photo de moi puis il est reparti.
On a laissé la balise émettre pendant les 30 mn comme c'était prévu du coup pour m'occuper et surtout dans l'espoir que ça me facilite la sortie j'ai gratté l'étroiture avec les moyens du bord pendant que le reste de l'équipe papotait de l'autre coté. Voyant ça Alex a fait une troisième tentative mais étant toujours aussi grand et ne pouvant pas déboîter son bassin pour le faire pivoter il a eu un nouvel échec.





grotte de St Marcel 01 dec 2012 (4) par MASCDU26

Finalement Hans voulant faire quelques photos des grands volumes est parti avec Michel et Philippe pour gagner du temps pendant qu'Alex et moi on attendait que l'heure tourne. J'appréhendais de refaire l'étroiture pour ressortir et en effet j'ai eu un peu de mal à passer à les jambes au départ mais après le reste a bien suivi. J'ai juste explosé les oreilles à Alex une fois dehors car j'ai poussé un bon cri de soulagement !

On a profité du retour pour faire rapidement quelques photos, c'est tellement joli que je ne peux pas m'en empêcher et c'est vrai que ça donne envie d'y retourner que pour ça, de vraiment prendre le temps de s'installer. On a rapidement rejoint l'équipe photo puis on a continué vers la sortie.




grotte de St Marcel 01 dec 2012 (5) par MASCDU26



grotte de St Marcel 01 dec 2012 (6) par MASCDU26



grotte de St Marcel 01 dec 2012 (8) par MASCDU26

Je me suis toujours dis que je devrais amener un VTT pour parcourir les immenses galeries de cette grotte, ça doit être marrant de se balader en vélo sous terre, Alex lui a trouvé un autre moyen de transport mais il n'est pas allé bien loin.


Presque vers la sortie on a trouvé Gérard et Luc qui venaient à notre rencontre, on a su ainsi qu'eux non plus  ne nous avaient pas entendu avec le talkie mais que la balise avait bien fonctionné, Luc a reçu nettement le signal émis, maintenant il lui reste à interpréter les résultats mais déjà on sait que la topo est juste car ils nous ont repéré à 9 mètres du point prévu. En discutant des problèmes que j'ai eu à cause de l'encombrement du système ça lui a donné aussi des idées pour conditionner et brancher différemment ses appareils.


Hugues.

vendredi 30 novembre 2012

SORTIE A ST MARCEL SAMEDI APRES MIDI 01 DECEMBRE 2012

Samedi après midi Philippe, Alex et moi nous accompagnons nos amis du SCSM pour faire des essais de barreau magnétique dans le réseau des lacs à la grotte de St Marcel.
Départ à 13h15 ou RDV à l'entrée naturelle à 14h00.



Ludwig c'est une de tes photos que tu as fait en 2006 lors d'une de nos balades à Saint Marcel. C'est quand tu veux qu'on se refait des séances photos.

Hugues.

COMPTE RENDU DESOB A L'AVEN DU CERISIER DU 30 NOVEMBRE 2012

Présents pour le SCSM : Gérard, Jacky, Hans, Olivier, Luc
              pour le MASC : Jean-Jacques, René et Hugues.

Quand on est arrivé à 14h15 à l'aven du Cerisier on y a trouvé déjà pas mal de monde sur place, le club de St Marcel était là en force : en surface Gérard, Hans, Jacky et Olivier et Luc au fond. On est venu avec du matériel du club (le gros burineur, le groupe etc ...) et nos petits bras pour remonter les seaux.





Quand on a vu ce qui remontait dans les seaux on a compris que le fond devait être vraiment boueux, en fait il y a une cuvette où l'eau qui coule contre la paroi s'accumule. La barre à mine s'enfonce entièrement dans la boue ce qui fait une hauteur de plus d'un mètre cinquante. Ce qui serait bien ça serait de percer le plancher pour faire écouler l'eau mais pour le moment ce n'est pas faisable.

En attendant il faut casser le plancher qui est fait de calcite et c'est là que les burineurs entrent en action. Celui du MASC étant plus gros et donc plus efficace on l'a laissé à nos amis ardéchois car pour le moment on n'en a pas l'utilité de notre coté.



On a plus discuté que bossé (tellement qu'on ne comprend rien sur la vidéo) mais c'est bien le but de ces sorties interclubs, on passe toujours un bon moment au bord des trous. J'étais parti pour descendre pour remplir des seaux et me mettre au chaud mais quand j'ai vu dans quel état ils ressortaient je me suis dis que de rester dehors c'était pas mal aussi, malgré le froid glacial qu'il y faisait.


aven du Cerisier 30 nov 2012 par MASCDU26

Il va falloir encore en sortir des seaux avant de connaitre la suite...

Hugues.

jeudi 29 novembre 2012

DESOB A L'AVEN DU CERISIER VENDREDI 30 NOVEMBRE 2012



 Les amis du club de St Marcel sont demain à l'aven du Cerisier pour continuer la désob. Jean-Jacques et moi nous allons les rejoindre l'après midi pour donner un petit coup de main. Départ à 13h00, si vous êtes dispos pour remonter des seaux de terre vous faites signe.

Hugues.


lundi 26 novembre 2012

PETIT RECIT D'UN WEEK END DE GROTTOLOGIE DISTRACTIVE, WE du 24 ET 25 NOVEMBRE 2012



Samedi 24 novembre 2012 : grotte des Deux Avens.

Présents : Laurie ; Manue ; Alexandre ; Gilles ; Hugues ; Philippe ; Silvère.
En ce samedi était donc programmée une sortie initiation à la grotte des Deux Avens de Vallon Pont d'Arc  pour 2 charmantes demoiselles, que nous fûmes ravis d'encadrer. Vu que c'est bientôt la fin du monde, faut commencer à recruter des femmes en âge de reproduire....

Après rendez-vous au traditionnel restaurant américain français à 9h pour récupérer les effectifs Montiliens, nous sommes passés à Viviers pour récupérer Gilles. Et direction les Gorges de l’Ardèche, Vallon nous voilà!
Une fois sur place notre cher ami le bourreau surnommé « La Hache » nous attendait bien sagement. Il fallait donc nous préparer pour l’expédition du jour. Les femmes n'ayant jamais fait de spéléo verticale (voir de spéléo tout court pour Laurie) nous les avons assistées pour le déguisement en homme de terre (femme de terre ça ne fait pas la blague!). Une fois la combine enfilée, restait à passer le porte-jarretelle de survie, autrement dit: le baudar. Et là, l'inquiétude monte chez nos 2 représentantes de la gente féminine, elles se demandent ce qui les attend accompagnées de 5 gaillards trouologues pas très sérieux au premier abord, surtout que l'un d'entre eux a gardé son pyjama bleu. Et oui, quel sort leur réservent-ils  dans cette antre inconnue au milieu d'une forêt patibulaire, mais presque!

Trêve de bavardages, une fois ces dames déguisées comme un camion volé, en route pour le centre commercial, euh... non, ce n'est pas ça ! Les grottologues du jour chargés comme des mules, c'est parti pour la petite marche d'approche, enfin petite c'est relatif!  Après 20 bonnes minutes de grimpe sur un sentier escarpé nous voilà bien réchauffés devant  une première entrée des « 2 Avens ». Nous larguons nos charges pour aller voir la seconde pas bien loin de là. Et aussi la troisième entrée dont nous avons profité pour voir les 2 puits depuis le réseau supérieur accessible sans matos.



 Nous discutons de l'organisation de la journée et décision est prise de descendre par le P10 et de remonter par le P20. Vue l'heure déjà bien avancé pour la mâtinée nous prenons l’option d'équiper les puits et de manger en surface avant le début de l'aventure vers le centre de la Terre.
Pendant que «La Hache» équipe le P20 (pour la sortie si vous avez bien suivi), notre ami «Les Bons Tuyaux» (Huggy pour les intimes) et moi-même allons ficeler le puits d'entrée en double afin de pouvoir accompagner nos 2 novices lors de leur 1ére descente. L'occasion pour moi d'un exercice d'équipement sous l’œil  bienfaiteur de notre guide spirituel grottologue susnommé précédemment.

Pendant ce temps là, Gilles et Silvère firent une démonstration des équipements personnels à partir d'un arbre  permettant la descente et la remontée des puits à nos deux demoiselles, pas plus rassurées pour autant. (Petit rappel les gars : on fait de la spéléo, pas de l'accrobranche).



Une fois la tâche remplie nous avons pique-niqué devant cette œuvre qu'est ce trou béant vers le moi-intérieur de notre mère La Terre qui nous accueillera en son sein par la suite.
Le repas frugal englouti (pff, les filles n’ont même pas fait un gâteau!) nous nous dirigeâmes vers notre objectif du jour.  Hugues pris la tête, des opérations bien sûr, en compagnie de Laurie, la première victime du jour. Après le passage de la main courante quelque peu escarpée, les voilà en haut du puits. Explications des manœuvres pour passer de la MC à la mise en place au dessus du vide avant de s'installer aux commandes du descendeur. L'inexpérience faisant, la manœuvre n'est pas si simple au-dessus du vide. Laurie n'est pas avare en questions, mais Hugues et Silvère sont la pour la rassurer et mener à bien cette expérience anti-naturelle qu'est de se lâcher dans le vide.  Longés ensemble (H&L) ils entament en parallèle cette première verticale négative pour Laurie, tout de même ravie à l'arrivée. Puis Silvère et Gilles ont suivi.

Pour ma part j'accompagne Manue dans cette expérience, qui se révèle pour elle bien émouvante. Philippe qui nous talonne me seconde dans cet exercice et m'aide à détendre l’atmosphère, aussi burlesque puisse-t-il être (vous connaissez le bonhomme).  Nous avons pris l'option pour Manue, la situation le permettant, de lui faire installer son descendeur pendant qu'elle était encore debout sur de bons appuis, ça facilite la manœuvre, et elle a pu bénéficier de l'expérience et de la pédagogie de Philippe en même temps que je la dirigeais. Une fois longés ensemble, chacun sur sa corde nous avons commencé la descente pas si facile car la roche était glissante. Quand même impressionnée arrivée en bas, notre seconde demoiselle était elle aussi ravie.
Pour nous ces manœuvres sont devenues banales mais c'est quand même sympathique de se remémorer ses premiers émois de descente. Pour moi c’était y pas si longtemps, mais pour certains hommes expérimenté, «les vieux», ça doit pas être si facile de s'en rappeler.

Une fois en bas on est parti à droite ou  à gauche, ça dépend comment on se place, en gros on a utilisé la corde en place pour descendre l'éboulis noté sur la topo qui est en fait une pente glissante. 



Enfin, on a exploré la cavité de long et en large dans sa partie la plus développée menant jusqu'au terminus. L'occasion pour nous et nos deux charmantes demoiselles d'admirer les merveilles du temps combinées à la géologie.



 L’escapade nous mena au puits intérieur, qui commence de façon étroite. Pour y parvenir un petit ressaut de quelques mètres est à descendre. Cela a permis aux « miss spéléo 2012» de se faire une seconde descente sur corde. Pas si facile non plus car ça glissait un peu aussi. Après une rapide inspection des lieux par Hugues, Gilles et moi-même nous sommes remontés pour laisser l'occasion aux spéléoEs de faire la légère étroiture verticale et de voir la suite du puits. Nota: elle, l'étroiture, demandait quand même de se débarrasser de la ferraille pour passer aisément. Mais le petit gabarit de ces dames rend la chose bien plus aisée que pour nous même, être de type XY.


Personne n'est descendu jusqu'en bas, nous avons fait la partie praticable en désescalade sans matériel et reluqué une diaclase d'en haut, sans tenter la descente, à priori sans grand intérêt (en même temps on n’avait plus de corde !).
Du coup première remontée avec corde pour les filles sur le ressaut, ce fut l'occasion de tester la poignée.

Restait à se diriger vers l'autre partie de la grotte, qui mène au P20 de sortie (équipé en simple, par «La Hache» si vous vous souvenez bien). Passage obligé par l'éboulis central et ensuite par une petite salle où Hugues a «  étalé sa science » de bebett'ologue en présentant aux filles 2 ou 3 malheureux crustacés rikiki qui nageaient dans un tas de merde de chauve souris. Qu'est ce qu’il ne ferait pas pour faire son malin celui-là !  Au passage : nombre de représentantes du genre chiroptera étaient présentes en ce jour, un peu partout dans la grotte et de toutes tailles.

Après cette salle il fallait enchaîner sur une jolie chatière, sympa mais sans grande difficulté (pour les petits, majoritaires ce jour là). Cela dit, ça a fait plaisir à Manue qui adore régresser et ramper dans la boue. Nouvelle salle avec quelque jolies concrétions. C’est à cet endroit que plus tôt Philippe c’était perdu, il savait qu’il devait emprunter une étroiture pour rejoindre le P10 et ressortir mais quand il a vu qu’il coinçait de partout il avait pris l’option de remonter par la main courante. Il n’était pas au bon endroit et en plus il s’évertuait à vouloir passer par un chemin qui le ramenait à son point de départ. Nous inspectons les lieux et, Gilles et moi, retrouvons le passage étroit que nous empruntons. Nous nous retrouvons derrière les concrétions et découvrons le passage ramenant vers nos camarades, il a l'air très étroit et difficile. 



Nous appelons la gente féminine à nous rejoindre, mais seule Manue se laisse convaincre, tout de même suivie de Silvère. Premier essai pour Gilles la tête en avant, puis moi par les pieds  mais ça coince. On décide de se débarrasser de tout ce qui est de trop et qui peut s'accrocher car nombre de petites concrétions pourraient nous coincer dans ce passage pas très accueillant. Finalement on y va, Manue passe la première sans trop de problème et du coup on suit derrière mais avec plus de difficultés.

Une fois ce petit plaisir accompli, on se dirige vers la sortie. Philippe monte le premier pour aider les filles en tête de puits. 



Hugues se place en bas de la corde et aide Manue, première volontaire pour l'expérience verticale positive.


 Ayant des chaussures basses elle n'a pu profiter d'un bloqueur de pieds et est remontée « à l'ancienne » comme disent les vieux. Pas simple cette remontée et il y a quand même une vingtaine de mètres à se farcir. 




Ensuite vient le tour de Laurie, qui finalement très à l'aise, nous a fait une belle remontée rapide. Faut dire qu'elle a triché avec un bloqueur de pied, c'est plus facile. En haut c'est « La Hache » qui fort de son expérience et de sa pédagogie leur a permis de sortir du trou en toute sécurité et de revenir à l'air libre.
Elles ont ensuite partagé cette expérience entre elles pendant que nous remontions à notre tour et déséquipions. 



Hugues et moi avons profité de la main courante qui ramène à l'entrée 3 pendant que Silvère et Gilles remontaient par la corde. Ils ont ensuite aidé Philippe à déséquiper le puits de sortie pendant que Hugues et moi nous occupions de celui d'entrée.
Les filles nous ont aidés à défaire les nœuds, ce qui nous donna l'occasion de leur faire ensuite un petit cours sur le nœud de fusion. Une blonde, une brune, une a compris comment défaire les nœuds, l'autre comment les faire : égalité ! 
Puis nous avons remballé le matériel, chargé les mules (nous, pas les filles évidement) et on est redescendu aux voitures pour la fin de cette aventure du jour.
Bilan de la journée : 2 nouvelles fans de grottologie prêtes à renouveler l'expérience.
Merci mesdemoiselles pour ces sourires, nous avons été ravis de vous accompagner et de partager avec vous cette passion qui nous anime.

AL, scriptologue en histoire de trou...

PS : Word corrige Montiliens par Mongoliens et  Grottologue par Proctologue, faites-en ce que vous voulez !!
Note personnelle : A noël acheter des feuilles pour « La Hache ».


Dimanche 25 novembre 2012 : aven Chazot.

Présents : Alexandre ; Hugues ; Olivier
 Version courte : On s'est fait l'Aven Chazot....

La normale :
En ce jour de repos Dominical bien mérité, nous nous faisons souffrance et nous dirigeons vers l'Aven Chazot. Départ 9h (encore!) pour pouvoir rentrer tôt. 
Arrivés sur place, je n'avais pas fini ma nuit, on me dit que je vais équiper ! (encore ! J' m’appelle pas Hugues pourtant??) Bon allez c'est parti !
L’accès est un poil particulier, proche de la route mais planqué quand même, le trou d'la terre est entouré par un grillage fermé à clef. Pas de souci, on a la clef dans nos mains. LOL <= spécial dédicace à Sorro. Ce grillage est là pour éviter que nombre d'irresponsables viennent jeter leurs déchets au fond (genre : résistant ; collabo ; grand mère....). Ce fut le cas pendant le 19 et 20 ème siècle. Voir histoire du trou sur le site du RESSAC.
Du coup on profite d'un poteau de clôture pour premier amarrage de la main courante en nœud de cabestan et nœud d'arrêt bien sur. 



Puis amarrages naturels sur 1 puis 2 arbres présents. Une fois que je suis dans le vide pour faire mon amarrage de tête de puits avec un fusion, Hugues me dit de remonter car le 1er arbre de la main courante craque ! On l’a pris trop haut ! On recommence l'amarrage plus prés de son pied et c'est reparti. Pas très rassurant tout ça !



Mon fusion installé je commence la descente et cherche les amarrages potentiels pour éviter les frottements de corde. Mais je ne suis pas Scurionisé comme mes 2 compères Flippére le ver de terre et Flippeur le dauphin (à vous de trouver qui est qui, c'est pas bien dur !). Du coup je rate une dev et me retrouve en bas sur un tas de terre bien glissant. N'ayant pas l'envie de remonter et chercher les amarrages je trouve un amarrage naturel à mon niveau et me longe dessus le temps que les deux gaillards bien susnommés précédemment me rejoignent.
Oliv descend, trouve la dév, l'installe et me rejoint. 




Puis Flippére (du coup vous savez qui est qui) descend à son tour. Il s'arrête plus haut et nous dit qu'on a été trop loin. Du coup il s'installe une plaquette sur un spit, se longe et attend qu'on remonte. Pas simple comme aventure !
Une fois que je suis à leur niveau, je les double et fini d'équiper un petit bout de main courante permettant d'accéder au réseau supérieur.
Bon ! La visite commence dans cette jolie cavité pas mal concrétionnée et avec des plafonds et autres parties d'un blanc immaculé. 



Un balisage est en place car étant pas mal visitée cette grotte doit être protégée. D'ailleurs 2 chauves souris profitent du fil comme perchoir. Autant que faire se peut nous évitons tout comportement totalement puéril (<= spécial dédicace Sorro ; j'ai zappé le mot de plus de 4 syllabes ) qui pourrait les déranger.





Donc on visite les lieux courants et Hugues me dit d'emprunter un passage étroit. C'est en fait un boyau d'une dizaine de mètres, essentiellement en ramping. Mieux vaut laisser la ferraille et les kits avant de l'emprunter. Une fois de l'autre coté ce n'est toujours pas très haut mais on continue la visite. Je trouve un passage plutôt intime avec Flippeur et on décide de dire à Hugues de nous rejoindre, ce qu'il fait. Tout l’intérêt de la manœuvre n’étant pas dans le lieu (qui vaut son coup d’œil) mais dans la flaque au niveau du passage bas de plafond. 




Hugues ressortant le premier de l'endroit j'en ai profité pour jeter un ou deux cailloux dans la flaque, ce qui n'a pas manqué de le faire râler mais pas assez à mon goût. Fallait bien profiter de celle-ci car la grande retenue (voir topo) était à sec.


Nous visitons la salle de l'autre coté de l’éboulis où le bebett'ologue en herbe ne manque pas l'occasion d'étaler encore une fois sa science. Puis nous reprenons le boyau.



Presque 13h, il est l'heure de se restaurer avant de passer de l'autre coté du puits pour la deuxième partie du réseau supérieur. Repas frugal englouti (toujours pas de gâteau, merci les filles!), on y retourne. On suit le balisage, la deuxième chauve-souris sur le fil est là, puis on tombe sur une étroiture. 



Derrière c'est incliné : 2 m libre, de grosses concrétions et puis un entonnoir qui est en fait un P12. On prend l'option d'installer une corde en MC pour ne pas se viander. La suite est intéressante aussi.  Jolies salles et concrétions. On trouve un passage et on se retrouve à se faux-filet (j'mai pas tromper de mots) dans un dédale fort découpé qui nous ramène vers la MC.



Nous ressortons de la zone et il reste le niveau inférieur de la grotte. Pour ma part ayant un peu mal aux cheveux (heureusement ils sont courts) de la veille, je prends l'option surface.



Mes deux compères quant à eux prennent la direction du fin fond de l'antre du diable. C'est donc Olivier qui va équiper. Apparemment rien de spécial à voir...

Récit de Mr Hugues :
Mes souvenirs de la descente de la suite du puits étaient assez vagues, je me rappelais d’un départ plein vide puis d’une main courante qui permettait de passer derrière une grosse coulée, d’un bout de descente sous une trémie retenue par du grillage puis d’encore un bout de descente pour arriver au terminus. En fait c’était presque ça à part la main courante pour faire le tour de la coulée, Olivier a équipé tout droit et c’est très bien passé comme ça. 



On a eu juste la longueur de corde pour poser les pieds au sol, il ne fallait pas un mètre de vide de plus. Au fond malgré un boulot titanesque de dépollution il reste encore des os un peu de partout et une légère odeur bizarre. 



Il y a un peu du courant d’air mais on n’a pas réussi à déterminer sa provenance. Olivier est remonté en premier et j’ai suivi tout en déséquipant les deux puits.  

Une fois remonté à la surface, un autre véhicule de spéléos est garé pas loin. Hugues nous dit qu'il y aurait un  autre aven dans le coin mais il ne sait pas où. On fait un p'ti tour pour voir au cas où. On ne l'a pas trouvé mais sur le plateau y a d’éventuels possibles départs un peu partout.... et de jolis paysages à voir.

Veuillez recevoir mes sincères salutations..... Alex. L.

A bientôt pour de nouvelles MASCarades...

dimanche 25 novembre 2012

COMPTE RENDU GROTTE DES DEUX AVENS DU SAMEDI 24 NOVEMBRE 2012

Présents : Manue, Laurie, Gilles, Philippe, Silvère, Alexandre et Hugues.

On devait être nombreux ce samedi pour faire la grotte des deux avens et finalement on s'est retrouvé à 7 personnes ce qui est déjà pas mal. Pour Laurie et Manue c’était leur première expérience  souterraine sur corde donc après avoir regardé les deux entrées à équiper on a fixé notre choix sur la première qui est un puits de 10 m .
Alexandre et moi nous avons équipé en double ce P10 pour pouvoir accompagner les filles pendant leur première descente. Pendant qu'on faisait ça Silvère et Gilles s'occupaient de leur donner les précieuses informations pour se servir du matériel. Philippe pendant ce temps se chargeait d'équiper la deuxième entrée (le P20).




Même s'il ne fait que dix mètres c'est déjà impressionnant pour une toute première fois, le plus dur étant de se mettre pour de bon dans le vide. Je suis descendu en premier avec Laurie, une fois l'appréhension de se retrouver pendue sur une corde passée elle s'est bien débrouillée pour le reste de la descente.


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Alexandre a accompagné Manue de la même façon, là aussi ça c'est bien passé, une fois dans le vide elle n'a pas eu de souci pour faire filer la corde.


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Une fois tous en bas on est parti visiter la grotte. Les beaux volumes et les parois bien blanches sont toujours impressionnantes, le balisage discret ne gène pas pour la progression.


Quand on part un peu sur le coté on trouve un petit puits qui est en fait deux ressauts qui s'enchaînent. C'est faisable sans corde mais là on a préféré assurer le coup et on en a mis une de plus c'était l'occasion de faire travailler les Miss.


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Entre les deux ressauts il y a en plus un passage un peu plus étroit que j'ai d'abord descendu avec Alex et Gilles. Au fond il n'y avait rien d'intéressant à voir mais quand on est ressorti et qu'on a demandé aux filles si elles voulaient essayer elles ont répondu que oui ça les tentait bien, Silvère les a lui aussi suivi. Elles se sont donc bien amusées à descendre et remonter, et nous à les regarder faire en les taquinant un peu ...




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Après ça on a continué la balade jusqu'au fond de la galerie, les moindres petits passages ont été explorés pour s'amuser. Avant de repartir on s'est fait une petite photo de groupe.


Comme on voulait tout visiter on n'est pas ressorti par le P10 donc on a continué la galerie de l'autre coté. Après le passage de l'étroiture on est arrivé au pied de l'éboulis du P20. C'est là que Philippe nous a montré le chemin qu'il avait tenté de prendre pour nous rejoindre après avoir équipé le P20, il s'était engagé dans un laminoir plein de concrétion au sol et au plafond et le pire c'est qu'il tentait de ressortir à deux mètres de là où il était rentré, sans se rendre compte qu'il avait tourné en rond. Du coup certains ont voulu tenter le passage, pas moi vous vous en doutez, et c'est Manue avec son petit gabarit qui a réussi en premier à s'y faufiler. Bien sur Gilles, Alex et Silvère voyant ça ils se sont débrouillés pour arriver à passer à leur tour.


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Il nous restait à ressortir, on a laissé le choix aux filles : soit la main courante soit le puits de 20 m, c'est sans hésiter qu'elles ont pris l'option du P20. Philippe est monté en premier pour les attendre en haut puis elles ont suivi.




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C'était une première fois pour elles et pourtant elles se sont vraiment bien débrouillées, elles ont monté le puits sans se poser de question et sans mettre beaucoup de temps, c'était vraiment nickel.



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On a passé une super journée, on s'est fait plaisir à faire découvrir et partager notre petite expérience du monde souterrain aux filles et elles nous ont dit qu'elles s'étaient vraiment régalées et qu'elles voulaient remettre ça ce qu'on fera volontier.

Merci à Gilles pour ses photos et à Alex qui m'a remplacé pendant un moment derrière l'appareil.

Hugues.





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