Présents : Yves, Olivier, Jean-Luc et Hugues.
La neige était prévue sur le Vercors mais seulement quelques flocons annoncés sur le secteur de la grotte Roche. En effet il n'est tombé que très peu de neige sur la journée ce qui nous a bien arrangé.
Il y a deux ans quand on était venu faire cette grotte il y avait beaucoup plus de neige et surtout il faisait bien plus froid, c'est peut être ce qui explique qu'aujourd'hui on a trouvé beaucoup plus d'eau dans la grotte. On a vu plusieurs cascades tout le long de la progression.

D'entrée on rentre dans une immense galerie, c'est un peu chaotique mais on progresse bien. Après un secteur un peu étroit on retombe à nouveau sur des grands volumes, c'est même impressionnant de voir une telle taille. Il y a quelques concrétions et coulées bien blanches tout le long du parcours.
La grande galerie se termine après une dernière immense colonne blanche, la suite se trouve en hauteur, on y accède par une solide échelle en ferraille. Il faut s'engager dans un passage un peu étroit et assez humide, on fait une vingtaine de mètres à plat ventre avant de pouvoir se redresser.

Arrivés là on a eu la bonne surprise de voir que le puits était déjà équipé, tout au moins le haut. Olivier est descendu en premier, après réflexion il a rajouté une corde sur les derniers mètres qui sont équipés avec des petits barreaux en fer mais c'est trop risqué de le faire sans assurance.
La vire étant également déjà équipée on a gagné beaucoup de temps car même si ce n'est pas bien long à mon avis ça doit être difficile à faire. Le fait que ça soit déjà tout en place a eu un deuxième avantage : pas de matériel à nettoyer après la sortie.
On a retrouvé une immense galerie avec à nouveau quelques coulées blanches. A plusieurs endroits on a vu des chantiers en cours, il doit y avoir une équipe bien active qui se défoule dans cette grotte.

Des arrivées d'eau sortent régulièrement des rochers, il ne me semblait pas en avoir vu autant lors de ma première visite. Parfois on voit passer la flotte mais à d'autres moments on ne fait que l'entendre car elle se perd dans les blocs sous les pieds.
L'énorme bloc est toujours coincé au dessus du chemin, c'est toujours aussi impressionnant de passer dessous, en plus c'est un secteur boueux et glissant et donc on ne peut pas aller aussi vite qu'on le voudrait.
Au fond bizarrement il n'y avait pas plus d'eau qu'en 2010 alors que ça coulait plus de partout. Olivier et Jean-Luc se sont aventurés au dessus du départ du siphon mais ils n'ont pas pu aller bien loin.

Comme tout était équipé on a atteint le fond en 1h30 , ne voulant pas être dehors trop tôt on a fureté un peu dans les départs qu'on croisait au retour et on a pris le temps de faire quelques photos. On a fait un peu toutes les désobs qu'on a trouvé, certaines sont faites quand même dans des conditions difficiles, ce ne doit pas être bien agréables, je préfère nos chantiers à la Baume des Anges ou à l'aven Michèle.
Olivier a voulu aller voir un peu plus loin que nous dans une des désobs et du coup il s'est bien trempé en passant sous une cascade. Il a beaucoup insisté pour que je le rejoigne mais son piège n'a pas fonctionné, je ne me suis pas mis sous la flotte pour rien. Après ça on a mangé un morceau puis on est reparti.

Sachant qu'il y avait une salle vers le bas de la vire on a fini par trouver l'accès, on est remonté sur un plan incliné bien calcité et on a pu voir des belles coulées, des grosses draperies et un énorme éboulis qui remonte très haut.
De retour à la base du P30 on est descendu jusqu'à la corde en place qu'on avait aperçu à l'aller. De là part une petite galerie qui après quelques acrobaties a fini par nous amener dans un secteur où coule de l'eau au milieu de l'argile. J'ai bien cru que j'allais y laisser mes chaussures quand je me suis enfoncé jusqu'au dessus des chevilles.

Avec Olivier on a préféré ne pas aller plus loin car ne connaissant pas la suite de la galerie ça nous aurait vraiment fait suer de butter sur un tas d'argile après s'en être mis jusqu'au cou.
On est donc remonté à nouveau jusqu'au départ de la vire mais on a encore essayé un autre passage. Ce coup ci c'était sec et propre, on est passé dans secteur où la roche était bien plus noire, ça ressemblait à une conduite où l'eau devait passer de temps en temps. A force d'avancer on a fini par retomber sur la galerie principale. Après avoir fait la grimpette désagréable du puits il nous restait plus qu'à ressortir en profitant encore du spectacle des concrétions, des grands volumes, des cascades et des remplissages de sable.

Après s'être changé dans le froid on est allé se boire un bon chocolat chaud à Pont En Royans puis on est rentré tranquillement.
Hugues.