mardi 22 novembre 2011

Petit crapahut antillais

Certains sur ce blog se sont inquiétés des difficiles conditions de travail que j’avais à subir au cours de mon récent chantier archéo en Martinique : soleil qui tape, eau à 30°, rhum à 55°, etc... l’enfer en somme :-) Qu’ils soient rassurés tout s’est bien passé. Il a même été possible de s’échapper un petit moment pour aller crapahuter sur la Montagne Pelée.
Ce volcan, tristement célèbre par son éruption dévastatrice de 1902, est le point haut de la Martinique avec 1385 m. C’est bien entendu l’élément dominant du paysage, le plus souvent encapuchonné de nuages comme on peut la voir ici depuis la baie de Saint-Pierre.


Un cliché peu courant : le sommet sans nuage. La vue est prise depuis la terrasse du gîte où nous étions hébergés. Encore un exemple des conditions de travail de cette mission...


Pour les plus « bastons » ou ceux qui ont du temps, il y a un chemin qui part du bord de mer. Quand, comme nous, le temps est compté, on peut faire une partie du trajet en voiture. Reste tout de même 600 m de dénivelé à grimper et... c’est raide, très raide même. Un peu plus pentu et ce serait une via ferrata !


La montée s’est déroulée dans une ambiance brumeuse à franchement pluvieuse. En fait des radées pas possibles que l’on appelle gentiment des averses tropicales.
Résultat, pas vu grand chose à la montée (qui soit dit en passant est un peu casse g.... ce qui explique que l’on est pas vraiment embêté par le monde). Au sommet cela commençait heureusement à se dégager donnant un paysage peu ordinaire.


Et miracle, les nuées se sont entrouvertes pour nous faire profiter d’une vue magnifique sur la baie de Saint-Pierre.


Descente presque tout le long sous le soleil, permettant enfin de voir ce que l’on avait raté à la montée comme en particulier le bord de la caldeira.


Au final, une virée un peu au pas de course mais de toute beauté. Ensuite nos collègues martiniquais nous ont montré quelques coins sympas comme ce petit bout de rivière. S’il y a une prochaine opération de terrain, on ne coupera pas à quelques canyons... l’enfer je vous dis !


Yves

PS : je vous fais tout de même grâce des bestioles pleines de pattes velues rencontrées à plusieurs reprises. De magnifiques photos mais je ne voudrai pas que Jean Jacques n’ose plus aller sur le blog :D

dimanche 20 novembre 2011

COMPTE RENDU DE LA JOURNEE DU 19 NOVEMBRE 2011 A LA GROTTE DU BARRY

Présents pour la visite:
Mathieu, Charlotte et leurs deux enfants, Franck le cameraman
Présents pour le MASC :
Colette, Amélie, Jean-Jacques, René, Luc, Philippe, Coco, Jean-Luc, Silvère, Robin et Hugues.

Le but de cette journée était d'accompagner Mathieu et sa famille plus une personne pour filmer cette visite dans le cadre du Téléthon 2011.

Dommage qu'on n'ai pas eu beau temps hier car cela a été le seul point négatif de la journée. A part ça le reste s'est super bien déroulé, la visite s'est faite dans une super ambiance, sans aucun souci.
Comme prévu on est parti en deux équipes. La première (Amélie, René, Luc, Jean-Luc, Robin, Philippe et moi) est arrivée sur place à 9h30 pour installer tout le matériel avant que la seconde (Colette, Jean-Jacques, Coco, Silvère) arrive vers 10h30 après avoir récupéré Mathieu, Charlotte son épouse et les deux enfants et Franck le cameraman.

Après un rapide repérage jusqu'à l'entrée on s'est changé puis on a monté tout le matériel (groupe électrogène, 150 mètres de câble électrique sur tourets, projecteurs, 3 échelles, les 200 mètres de cordes, sangles et mousquetons). On s'est réparti ensuite en deux équipes pour gagner du temps. Comme je connaissais la cavité je suis parti avec Amélie et Jean-Luc pour équiper l'intérieur pendant que René, Philippe, Luc et Robin s'occupaient de l'extérieur.

Jean-Luc a déroulé le fil électrique de l'entrée jusqu'au fond de la cavité en faisant bien attention de le cacher au maximum. Amélie et moi on l'a aidé jusqu'à ce qu'on soit occupé à poser les mains courantes pour sécuriser les passages glissants. On a aussi mis une échelle fixe à l'entrée, l'échelle pliante sur un premier ressaut et la dernière échelle fixe au fond de la grotte pour le dernier ressaut. Heureusement on a réussi à les faire passer de partout. Au total on a installé 105 mètres de corde sous terre.
Pendant ce temps à l'extérieur le reste de l'équipe a sécurisé le chemin d'accès rendu très glissant par la pluie qui tombait. Là aussi il a fallut utiliser 100 mètres de corde pour faire une main courante très rassurante. Par sécurité le groupe électrogène a été installé par René en retrait de la cavité pour être sur que les gaz ne soient pas aspirés à l'intérieur.

Quand avec Amélie on est revenu aux voitures on a trouvé tout le monde en tenue entrain d'écouter les consignes données par Franck pour expliquer comment il comptait procéder pour filmer la visite de Mathieu. Le timing était impeccable car on a pu monter de suite à la grotte.

Grâce aux cordes posées à l'extérieur la montée jusqu'à l'entrée s'est faite sans problème, Mathieu ayant un handicap au niveau des jambes c'était un peu notre crainte. Les passages un peu bas de l'entrée ont été bien franchis, les échelles en place ont bien servi à passer les obstacles. Une fois dans les grands volumes la visite a été plus facile pour tout le monde.
Tout le long du parcours Franck a filmé la progression du groupe et plus particulièrement celle de Mathieu. Ayant eu des petits soucis d'éclairage à cause de projecteurs capricieux j'ai servi d'éclairagiste avec ma Scurion, je n'avais jamais fait ça mais c'est marrant, j'ai pu suivre à mesure ce qui était tourné.









On a passé 1h30 sous terre environ, Mathieu nous a épaté par sa volonté à tout vouloir visiter. Au fond on n'avait pas tout équipé ne pensant pas qu'il irait encore plus loin mais je crois qu'il s'est tellement régalé que l'envie a été trop forte pour y résister. Il a donc continué la balade avec son épouse bien plus loin que prévu et on a ajusté l'équipement pour l'aider à redescendre un plan incliné. Le retour s'est fait sans problème, à mesure qu'on avançait le matériel était récupéré et sorti ce qui nous a fait gagner du temps. Franck a fait encore quelques images à la sortie de Mathieu en lui demandant ses impressions puis il a posé quelques questions à Jean-Jacques et surtout il lui a demandé si l'ambiance dans le club était toujours aussi joviale car il a pu s'apercevoir tout le long de la visite qu'on n'est pas des gens tristes tout en étant très sérieux dès qu'il faut l'être pour la sécurité.

Une fois au parking on a montré à Mathieu un peu tout notre matériel pour équiper les cavités, vu que j'ai pratiquement tout en stock dans ma voiture ça nous a permis de bien lui expliquer.


Bien sur on a fait la traditionnelle photo de groupe, et à voir les sourires de tout le monde ça montre bien le plaisir qu'on a eu à partager cette journée avec Mathieu et sa famille et Franck.

On a encore bien discuté en faisant un bon casse croûte pris sous un abri de fortune improvisé avec une bâche plastique et les coffres de trois voitures puis on est reparti sur Montélimar toujours sous une pluie battante. Les remerciements de Mathieu nous ont fait vraiment plaisir, il demande qu'à recommencer et ça c'est une belle récompense pour toute l'équipe qui s'est mobilisée pour lui rendre cette visite possible. Les images devraient être diffusées à la tv pendant les deux jours du Téléthon et aussi sur l'écran géant de la mairie de Montélimar.

Hugues.

COMPTE RENDU DESOB A LA BDA DU 18 NOVEMBRE 2011

Présents : Katia et Hugues.

Jeudi en fin d'après midi en discutant avec Katia on s'est rendu compte qu'on avait besoin tous les deux de se défouler et donc on s'est dit que d'aller tirer des seaux de sable à la Baume des Anges ça nous ferait du bien. Vendredi de 14h15 à 17h00 on s'est donc relayé pour creuser, remplir les seaux, les tirer, monter un mur avec l'argile et le garnir derrière avec le sable plus fin.

C'est Katia qui a pris le premier tour pour creuser, comme j'avais fait au gabarit pour ma taille elle a un peu bataillé avant de trouver une bonne technique très efficace. Ayant redescendu mardi un seau plus gros qui traînait encore au départ du réseau des Montiliens et surtout étant deux ça nous a permis de bien avancer. On a alterné ensuite les rôles pour pouvoir se redresser de temps en temps.

J'ai rectifié l'axe de la désob suite à mes mesures avec la boussole, on a fait un virage vers la droite pour s'orienter vers la galerie qui passe derrière en essayant d'avoir le moins de chemin à faire. Au bout d'un moment j suis ressorti de la fosse et je suis allé taper la paroi dans cette galerie pour voir si on pouvait s'entendre, Katia mettait des coups de son coté contre le rocher dans la désob. On communiquait assez bien et au bruit on semblerait être plus bas dans la désob ce qui vu la topo semble normal.

Le remplissage est toujours fait de sable et d'argile, sur la droite on s'est rapproché du rocher car on tape de plus en plus sur du dur mais on peut continuer à avancer sans problème. Dans la galerie creusée c'est de plus en plus humide, on est ressorti tous les deux trempés car on s'allonge sur l'argile imbibée d'eau mais pas grasse, on n'est pas couvert de boue mais bien mouillé. Il y a toujours les jolis fossiles au plafond, on a d'ailleurs fait un petit message à Yves qui se fait dorer dans les îles sur la vidéo. La qualité de la vidéo n'est pas super bonne car il y a tellement d'humidité que ça fait de la buée sur l'objectif de l'appareil photo.



Avant de partir j'ai montré à Katia là où j’espère qu'on va ressortir et on s'est dis que le jour où on sera un peu plus nombreux une deuxième équipe pourra s'attaquer à creuser de ce coté et qu'au final on arrivera bien à se rencontrer quitte à faire des virages sous terre ce qui rendra le passage encore plus amusant. Pour l'équipe qui creusera dans cette galerie c'est vraiment tout confort, ils seront debout, avec de la place pour stocker, les seaux seront faciles à tirer etc ... (si avec tout ça je n'arrive pas à vous motiver...).

En attendant Katia et moi on s'est vraiment bien amusé, on a du faire des pauses car on rigolait trop pour arriver à creuser ou à tirer les seaux. Le jour où le passage sera ouvert on pourra l'appeler "le passage du Défouloir" car ça sert vraiment à ça, on ressort de là en pleine forme. Un grand merci à Katia pour le coup de main car on a doublé la distance de la galerie creusée tout en passant une super après midi.

Hugues.

jeudi 17 novembre 2011

COMPTE RENDU SORTIE A LA BDA DU 15 NOVEMBRE 2011

Présents : Olivier, Julien et Hugues.

Faire une sortie l'après midi en semaine ça impose un timing serré, heureusement la Baume des Anges se prête bien à ça.
On est arrivé à 13h30 en bas, à 14h00 on était au départ du réseau des Montiliens. Avec les broches en place on gagne du temps pour l'équipement, en plus toute la montée est équipée en permanence. Olivier a posé la corde et on a ainsi pu descendre jusqu'à la grande salle des Montiliens.

Julien ne connaissant pas ce réseau on a pris le temps de faire tout le tour. Pendant que lui et Olivier visitaient j'ai agrafé tous les petits bouts de scotch réfléchissant pour qu'ils restent en place. Je ne l'avais pas payé cher ce scotch mais du coup avec l'humidité il s'est vite dégradé, ce n'est pas sur qu'il réfléchisse pendant des années.
Je me suis amusé ensuite à faire quelques photos pendant qu'ils montaient tous les deux jusqu'aux Sombreros.





On est resté 1h30 au fond environ avant de remonter. Pendant que Julien déséquipait je suis vite parti faire un tour dans ma désob pour y mettre un coup de boussole. Je voulais vérifier l'axe que j'ai pris pour creuser car si je ne pars pas dans la bonne direction je peux creuser jusqu'à 15 m au lieu de 5 si on en croit la topo faite par Yves (et j'ai pas de doute sur ses données). Apparemment je suis parti trop sur la gauche donc je vais rectifier le tir.
J'ai regardé à nouveau les fossiles du plafond, on dirait un bout de corail sur la photo suivante (ne tenez pas compte des graduations de la boussole, ce n'est pas des centimètres).

A 17h00 on était de nouveau aux voitures, le planning a été nickel, on s'est fait plaisir, Julien a découvert une autre partie de la BDA, il me reste à lui montrer encore pleins de choses dedans.

Hugues.



lundi 14 novembre 2011

COMPTE RENDU DE LA TRAVERSÉE PANIS AIGUILLE DU 13 NOVEMBRE 2011

Présents : Philippe, Pierre JT, Silvère, Jean-Luc et Hugues.

La première chose qu'on a fait en arrivant sur place a été de vérifier que la trappe à la sortie n'était pas bloquée ou verrouillée, on n'avait pas envie d'attendre qu'on vienne nous récupérer...si un jour ça arrive l'avantage c'est que le portable doit passer juste sous la trappe donc comme à la tv "on peut faire appel à un ami".

Une fois cette vérification faite et tous en tenue on s'est engagé par la trappe du haut. Je suis passé en premier et Philippe a fermé la marche en prenant soin de refermer l'énorme couvercle au dessus de lui puis une fois en bas il a retiré la corde. A partir de là on avait qu'un seul choix c'est de faire la traversée.
Ayant déjà visité ce réseau je savais que la partie la plus jolie c'est le réseau supérieur. Je savais aussi que pour l'atteindre ce n'est pas évident s'il n'y a pas de corde déjà en place. Ne voyant pas d'équipement en place il a fallu se résoudre à faire l'escalade. Je passe vite sur la méthode utilisée car elle ne doit pas être décrite dans les manuels techniques, ce qui est sur c'est qu'on a passé plus d'une heure pour enfin arriver tous dans ce fameux réseau supérieur.

Une fois le laminoir de sable et une autre petite escalade de passés on s'est vraiment régalé car on est dans une jolie galerie presque circulaire où on trouve de partout des concrétions, des draperies, des fistuleuses et des belles zones blanches. Par moment on tombe sur des salles où des coulées de calcite recouvrent tout un coté.



Dans une de ces salles il y a un départ en hauteur, de là s'échappe un bon courant d'air. On voit bien que ça a été agrandi mais c'est encore très étroit. Je n'aime pas cette méthode systématique dans le coin de laisser des trous si petits qui empêchent la majeures partie des gens de passer tout ça pour garder leurs trouvailles. Le jour où les découvreurs seront coincés derrière suite à un pépin ça ne va pas être marrant pour eux ni pour les secouristes, c'est leur choix, je ne leur souhaite pas que cela leur arrive mais bon il faudrait peut être y penser.


CLIP0001 par MASCDU26

A un moment on s'est séparé en deux équipes, Jean-Luc et Silvère se sont engagés dans une autre désob "intime" pendant que Pierre, Philippe et moi on restait dans la galerie principale. On a continué à avancer une dizaine de minutes, à partir de là c'est devenu bien plus argileux au sol.



CLIP0002 par MASCDU26

Dans un petit gour on a trouvé ces magnifiques cristaux, ils ont été protégés car il faut se baisser pour les voir. La boule qu'on voit sur la photo fait la taille d'une grosse orange, elle est suspendue ce qui la rend encore plus belle. Un peu plus loin il y avait une flaque avec de la calcite en suspension dessus, ça aussi c'est joli et pas courant.



CLIP0003 par MASCDU26

On est revenu à l'embranchement où on avait quitté Silvère et Jean-Luc. Quand j'ai mieux regardé le départ du boyau ça ne m'a pas du tout emballé. Je m'y suis quand même engagé mais au bout de deux mètres quand j'ai vu la suite j'ai vite fait demi tour. C'est un boyau d'environ trois mètres, creusé dans le rocher, en descente. D'en bas ils m'ont bien dis que ça passait facilement et que surtout ça valait vraiment le coup mais non, je leur ai jeté mon appareil photo pour qu'ils fassent des photos et j'ai fait demi tour. Philippe a essayé à son tour mais quand il a vu que ses pieds ne passaient pas en hauteur il a fait comme moi.
Les photos suivantes sont donc prises par Jean-Luc dans ce petit bout de réseau, je ne peux pas vraiment le décrire car en plus ne voulant pas salir ou abîmer ils ne sont pas allé loin, Silvère s'est même avancé un peu juste en chaussons néoprènes pour protéger le sol.



Il y a plus de photos dans le diaporama à la fin de l'article, c'est vraiment beau, dommage que l'accès soit si sélectif et qu'on ne me dise pas que c'est uniquement dans un soucis de protection car il y a aussi des abrutis minces et petits qui peuvent salir et casser et des gens de constitutions normales ou qui ne craignent pas les étroitures suffisamment intelligents pour se mettre des limites et ne pas marcher de partout...

L'heure ayant déjà pas mal avancée on est redescendu assez vite pour casser un peu la croûte et enfin attaquer cette traversée. Heureusement qu'il y a un petit balisage en place et que surtout on tombe régulièrement sur des équipements en fixe pour pouvoir mettre la corde et la rappeler car sinon il y a vraiment moyen de se paumer. Il y a des départs de partout et hier le courant d'air n'était pas vraiment présent pour nous guider.

Le parcours est assez chaotique, on s'engage dans des passages verticaux étroits, dans des zones très grasses, dans des trémies qui semblent bien stabilisées mais quand même qu'on surveille du coin de l'oeil. Le plus pénible c'est les passages remontants pleins d'argile, on ne trouve pas de prise pour s'accrocher et du coup c'est un peu la galère.



CLIP0004 par MASCDU26

Heureusement de temps en temps on tombe dans des salles d'un bon volume très bien décorées, ça fait du bien après les passages humides et gras. Il y a un immense disque qui est resté bien blanc surement grâce au discret balisage qui a été mis tout le tour, ça c'est un moyen de protection qui me plait beaucoup plus.



Après s'être perdu encore un peu en cherchant un passage dans des boyaux argileux, au même endroit que lors de ma précédente visite ce qui m'a permis de retrouver le bon chemin après avoir réfléchi un peu, on a fini par passer devant le captage qui alimente le camping de Gournier (merci aux spéléos qui grâce à ça ont permis d'avoir de l'eau potable toute l'année pour les touristes). De là on file vers la sortie en enchaînant des rampings sur les tuyaux et dans les flaques.

Attention c'est une traversée à ne pas faire en cas de mauvais temps car on voit nettement que l'eau doit passer dans certains secteurs, au sol il y avait pas mal de sable fraîchement arrivé et à la sortie il y a un passage bas qui doit vite être plein de flotte, heureusement il est court et quand on connait on doit pouvoir s'y engager en sachant que ça ne dure pas mais bon ...

Hugues.



SORTIE A LA BDA MARDI 15 NOVEMBRE 2011


Mardi après midi Julien GC., Olivier et moi nous allons faire le réseau des Montiliens, si vous êtes intéressés et dispo vous le dites ou RDV sur place à 13h30. On ne traînera pas trop car bien sur je bosse le soir.

Hugues.

dimanche 13 novembre 2011

COMPTE RENDU SORTIE AU FROCHET DU 11 NOVEMBRE 2011

Présents : Olivier pour le MASC, David B. et Laurent G.



Après avoir retrouve2 David et Laurent au People à Saint jean en Royans et après transfert de tous nos bardas dans le véhicule de Laurent nous montons, quelque peu chargés, jusqu'à l'entrée du Frochet. Là nous découvrons un niveau d'eau relativement élevé. Nous nous équipons et plongeons dans le lac pour une première petite séance de nage. En passant le petit barrage de captage sur la rive opposée du lac, le petit kit que j'ai accroché à ma ceinture laisse échapper l'Appareil Photo Numérique que j'avais prévu d'emmener post-siphons. Je ne m'en rends malheureusement compte que de l'autre côté du S1. Ayant assuré le coup du point de vue autonomie avec un 2 litres en sus de mon bi 3 l, je refais un aller-retour dans ce cours siphon par acquis de conscience, mais sans ressortir jusqu'au barrage. Donc il n'y a pas de photos sous terre; désolé (la prochaine fois peut-être).

Pendant que je recherche en vain mon APN, David et Laurent ont déjà planté quelques broches et installé de nouvelles cordes pour accrocher le matériel à la sortie du S1 et pour faciliter le franchissement de la cascade qui fait suite. Nous filons donc jusqu'au S3. Il se confirme que les derniers aménagements réalisés dans la diaclase et l'élargissement du shunt du S2 facilitent nettement la progression. Ajoutée à cela une configuration un peu rationalisée, et la progression jusqu'au S3 se montre finalement bien moins sportive que lors de ma première visite.

Le franchissement du S3 et du S4 est un pur bonheur. L'eau est cristalline et la Scurion de Laurent qui me précède m'offre un joli spectacle. Et pour le coup ce sont 140 mètres qui défilent quasiment sans effort grâce à Archimède.

Laurent et moi posons nos blocs à la sortie du S4. David garde avec lui ses deux 4 litres car il a prévu de jeter un oeil dans une vasque encore vierge. Nous filons le plus souvent à quatre pattes dans un réseau fossile avant de rejoindre une autre branche active. Malgré son chargement David suit le rythme sans broncher, je me demande même si devant lui je ne le ralentis pas par moment. Nous arrivons enfin au siphon convoité. La vasque est en bas d'un puits d'environ 3 mètres déjà équipé d'une corde. David se met à l'eau. Nous l'attendons un bon 1/4 heure, le plus souvent dans le silence et l'obscurité, avant qu'il ne ressorte. A peine la tête sortie de l'eau il gratifie nos oreilles d'un sonore cri de joie. Il a déroulé 70 mètres de fil, tout ce dont il disposait, et est descendu jusqu'à 21 m dans une galerie large et très claire en distinguant bien la suite qu'il ne tardera pas à poursuivre. Un seul petit dépit d'avoir oublié (du moins le croit-il) sa boussole et de n'avoir pu faire une première topo de cette première. Nos oreilles profiterons pleinement d'un nouveau déploiement des cordes vocales de David quand il se rend compte que sa boussole est en fait bien là accrochée à son harnais, juste cachée derrière une autre pièce de son équipement; cette fois ci le vocabulaire employé laisse penser qu'il ne s'agit pas d'un cri de joie. Il a d'autant plus de regret qu'il avait également prévu de refaire la topo du S3, mais que pensant ne pas avoir sa boussole il a laissé la plaquette pour noter les points de l'autre côté; il enrage véritablement. Si je n'avais pas de mon côté une vague histoire d'appareil photo et de clés de bagnole à faire oublier je le charrierais bien, mais là un seul commentaire s'impose : "ça peut arriver à tout le monde".

Nous irons ensuite faire un tour dans les galeries que je n'étais pas allé voir la dernière fois pour cause de surchauffe. Effectivement après une nouvelle séance de ramping nous arrivons dans un enchaînement de gours pleins d'eau dans lesquels la progression apparaît bien plus ludique.
Nous prenons le chemin du retour. C'est encore un vrai plaisir au passage du S3 resté très clair malgré nos passages. Nous récupérons l'appareil photo et ressortons de la cavité après environ 5 heures passées sous terre. Reste à redescendre jusqu'à la voiture avec les blocs et tout le matériel trempé. Sur les feuilles glissantes ce sera pour moi le moment le moins agréable de la journée.

Nous débriefons autour d'une bière au People. Les objectifs dans cette cavité ne manquent pas ...

Et dire que pendant ce temps là certain vérifie bien encore une fois qu'il n'ont pas oublié de mettre le flacon d'écran total dans la valise. Au fait on n'a pas touché à la première qui t'attend en bas du puits. Et comme tu vois, sans doute un acte manqué, David t'a laissé plein de topo ;-)

Olivier.

COMPTE RENDU DE LA JOURNEE DU 12 NOVEMBRE 2011

Katia et Stéphane se sont embarqués dans une aventure sympa ce samedi : le marathon des Gorges de l'Ardèche. C'était normal qu'on aille les encourager au ravitaillement de Gournier. Avec Silvère et Philippe on s'est donc joint à José et à leurs filles plus deux copines pour descendre jusqu'au bord de la rivière. Tous les trois avaient eux la très bonne idée de préparer une banderole pour encourager Katia et Stéphane, elle a eu pas mal de succès parmi les participants et les journalistes.


Chouchoute et Chouchou sont arrivés vers 12h45, bien plus tôt que prévu mais avec le fort courant ça les a bien aidé. Ils sont venus se restaurer un peu et nous raconter la première partie du parcours. Stéphane je vois que tu as bien compris que tu es Chouchou 3 et Katia Chouchou 2 car tu l'as carrément annoncé au cameraman, il y a une preuve avec la vidéo ...


CLIP0002 par MASCDU26


Après la photo devant la banderole ils ont repris le canoë pour continuer la descente, on n'a pas eu le temps de se poster sous le rapide pour les voir passer tellement ils allaient vite.


José est remonté avec toutes ses filles et Philippe, Silvère et moi on est resté pour faire un peu de prospection dans le secteur. Au passage on a repéré l'entrée de la traversée Panis-Aiguille pour gagner du temps dimanche. Après ça on a montré à Silvère l'abri en dessous de la Cocote, le coin est toujours aussi beau. Après une petite pause pendant laquelle j'ai appelé Jean-Jacques pour avoir des infos sur le chemin à prendre pour la suite on a filé jusqu'au chemin de Rochas, on est passé devant la grotte et on a continué à longer le pied de falaise. En suivant les indications de Jean-Jacques on a facilement réussi à rejoindre la vire qu'on voulait explorer. On est passé devant plusieurs porches où ils restent des vieux marquages particuliers fait à la peinture, ceux là ne vont pas s'effacer facilement.

On est allé jusqu'à la grotte de Géodan, c'est une ancienne découverte du club des années 70. Je n'ai pas réussi à retrouver la petite entrée pénible mais par contre j'ai reconnu de suite l'entrée principale avec un marquage MASC encore plus gros que celui de la photo au dessus. Je me rappelai du boyau à prendre de suite à droite où un ramping d'une quinzaine de mètres s'impose.
Après c'est grand, on parcourt plusieurs jolies salles. Il y a des concrétions, des remplissages de terre et d'argiles, quelques excentriques, des jolis planchers et un beau scorpion.
Par contre on a trouvé une chose qui n'aurait pas du être là et qui est récente : une paille remplie pour faire de la désob donc ce n'est pas vieux car la technique n'est pas connue depuis longtemps.




On a visité les porches suivants sur le bord de falaise puis on est remonté tranquillement jusqu'à la voiture.

Hugues.

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