Présents :
Françoise et René pour les SPLOGUES
Coco, Nassim, Philippe, Michel, Olivier, Mickael et Hugues pour le MASC.
Vendredi dernier à la réunion Coco m'a parlé d'une sortie qu'il allait faire avec son fils, René L. et Françoise du club des SPLOGUES et il nous a gentiment proposé de se joindre à eux si on le voulait. Au menu la grotte de la Cocalière par son entrée naturelle et balade dans les galeries.
La grosse incertitude s'était la météo, il n'est vraiment pas recommandé de se promener dans certaines galeries du réseau de la Cocalière. René avait prévu de passer par l'entrée de la Cotepatière puis d'aller jusqu'au lac, de revenir jusqu'à l'aven et de ressortir par l'entrée naturelle donc le parcours qui risquait vraiment le moins. On est arrivé sur place au moment où il s'est mis à pleuvoir du coup on est resté sur ce programme et par sécurité on a même accélérer la cadence pour ne pas prendre de risque. Du coup on est rentré à 11h45 et à 15h00 on se changeait déjà aux voitures sous une pluie battante.
Il n'y a aucune difficulté tout au long de ce parcours, les quelques points bas se passent à quatre patte avec le kit encore sur le dos, le reste c'est de la grande galerie tranquille. On a le sentiment d'avancer dans une rivière sèche, de faire un canyon sans eau de nuit.

Certains secteurs sont bien concretionnés, il y a quelques belles draperies bien ocres, des coulées blanches magnifiques et des piliers imposants.
CLIP0001 par MASCDU26

Tout le long on se rend vraiment compte du passage de l'eau, quand ça doit venir jusque là il vaut mieux ne pas se trouver au milieu ...

A l'aller on avait repéré le chemin pour accéder au siphon par où l'eau arrive et noie la galerie. Comme il fallait descendre un ressaut de 3 mètres environ on n'avait pas insisté faute de moyen pour l'équiper. Au retour on est retourné mettre le nez au dessus du ressaut en se disant que c'était dommage de ne pas y aller pour jeter un coup d'oeil. Après inventaire du matériel dispo j'ai coincé une sangle sur la lèvre du ressaut, j'y ai accroché ma pédale dessus et comme ça on a pu descendre sans risque, en fait ce n'était pas la descente qui nous inquiétait mais bien la remontée et ainsi ça devait pouvoir se faire sans trop de problème. Je suis passé devant suivi de Mickael, Olivier, René puis Coco.
Là aussi on s'est retrouvé dans une galerie taillée par l'eau, les parois sont ciselées tout le long. Arrivé au siphon on a eu la surprise de devoir descendre très bas avant d'apercevoir la flotte. Olivier nous a avoué qu'il ne voudrait vraiment pas plongé dans un siphon pareil car les cailloux glissent à mesure dans l'eau et donc empêchent de passer.

De retour devant le ressaut il a fallu l'escalader pour pouvoir ressortir. Le pire s'était l'odeur nauséabonde qui venait du peu d'eau croupie qui restait et pour pouvoir ressortir il fallait se hisser en mettant juste le nez au dessus.
On n'a pas vu faire René car il est passé avant qu'on arrive mais il s'en était bien tiré. Coco s'est débrouillé tout seul sans trop de mal. Olivier a enchaîné et là il a fallu l'aide de Mickael pour passer, on ne doute pas un instant qu'il aurait réussi tout seul mais bon là c'est allé plus vite du coup. C'était donc mon tour mais je me suis dit qu'il y avait un bout de galerie juste avant le ressaut et que ça vaudrait peut être le coup d'y jeter un oeil au cas où ... j'ai fait une dizaine de mètres à quatre pattes puis je me suis retrouvé dans une grande galerie avec devant moi pleins de lumières sur des casques. Je venais de rejoindre la galerie principale sans me fatiguer ! J'ai appelé Mickael pour lui éviter de s’embêter lui aussi. En fait le passage se fait par là mais à l'aller on ne l'avait pas vu, cela explique aussi pourquoi le ressaut n'est pas équipé.
On a cassé la croûte en bas de l'aven, puis on a repris notre marche vers la sortie en empruntant une nouvelle immense galerie très jolie. Cela dure environ 300 mètres, c'est blanc, il y a des concrétions de partout, des draperies superbes. La sortie est équipée de quelques barreaux en inox pour descendre les blocs puis on rejoint les voitures en moins de 5 mn.
Je ne connaissais pas ce réseau et franchement je me suis régalé, j'y reviendrai pour faire des séances photos car il y a des grands volumes sympas. Si on passe par l'entrée naturelle il ne faut pas d'équipement, c'est uniquement de la balade souterraine. S'il fait beau on peut équiper l'entrée de la Cotepatière et faire un peu de la corde avant de se promener sous terre, on peut aussi descendre par là à pied mais là aussi il faut poser une corde car le chemin n'est vraiment pas bon.
Hugues.