mercredi 2 novembre 2011

COMPTE RENDU SORTIE A LA COTEPATIERE DU 01 NOVEMBRE 2011

Présents :
Françoise et René pour les SPLOGUES
Coco, Nassim, Philippe, Michel, Olivier, Mickael et Hugues pour le MASC.

Vendredi dernier à la réunion Coco m'a parlé d'une sortie qu'il allait faire avec son fils, René L. et Françoise du club des SPLOGUES et il nous a gentiment proposé de se joindre à eux si on le voulait. Au menu la grotte de la Cocalière par son entrée naturelle et balade dans les galeries.

La grosse incertitude s'était la météo, il n'est vraiment pas recommandé de se promener dans certaines galeries du réseau de la Cocalière. René avait prévu de passer par l'entrée de la Cotepatière puis d'aller jusqu'au lac, de revenir jusqu'à l'aven et de ressortir par l'entrée naturelle donc le parcours qui risquait vraiment le moins. On est arrivé sur place au moment où il s'est mis à pleuvoir du coup on est resté sur ce programme et par sécurité on a même accélérer la cadence pour ne pas prendre de risque. Du coup on est rentré à 11h45 et à 15h00 on se changeait déjà aux voitures sous une pluie battante.

Il n'y a aucune difficulté tout au long de ce parcours, les quelques points bas se passent à quatre patte avec le kit encore sur le dos, le reste c'est de la grande galerie tranquille. On a le sentiment d'avancer dans une rivière sèche, de faire un canyon sans eau de nuit.




Certains secteurs sont bien concretionnés, il y a quelques belles draperies bien ocres, des coulées blanches magnifiques et des piliers imposants.


CLIP0001 par MASCDU26


Tout le long on se rend vraiment compte du passage de l'eau, quand ça doit venir jusque là il vaut mieux ne pas se trouver au milieu ...




On avait décidé de s’arrêter avant le lac car ne voulant pas rester longtemps sous terre à cause de la pluie on avait laissé les néoprènes dehors mais avec la sécheresse qu'on a depuis des mois on n'a pas vu de lac. On suivait attentivement la topo donc on savait où on était et donc quand au lieu de trouver un lac on est tombé sur des flaques avec maximum 30 cm d'eau on a continué à avancer. On a fini par s’arrêter sur une partie argileuse où la suite semblait se trouver en haut d'un plan incliné boueux mais toujours par sécurité on n'a pas essayé de vraiment le franchir et on a préféré rebrousser chemin.


A l'aller on avait repéré le chemin pour accéder au siphon par où l'eau arrive et noie la galerie. Comme il fallait descendre un ressaut de 3 mètres environ on n'avait pas insisté faute de moyen pour l'équiper. Au retour on est retourné mettre le nez au dessus du ressaut en se disant que c'était dommage de ne pas y aller pour jeter un coup d'oeil. Après inventaire du matériel dispo j'ai coincé une sangle sur la lèvre du ressaut, j'y ai accroché ma pédale dessus et comme ça on a pu descendre sans risque, en fait ce n'était pas la descente qui nous inquiétait mais bien la remontée et ainsi ça devait pouvoir se faire sans trop de problème. Je suis passé devant suivi de Mickael, Olivier, René puis Coco.

Là aussi on s'est retrouvé dans une galerie taillée par l'eau, les parois sont ciselées tout le long. Arrivé au siphon on a eu la surprise de devoir descendre très bas avant d'apercevoir la flotte. Olivier nous a avoué qu'il ne voudrait vraiment pas plongé dans un siphon pareil car les cailloux glissent à mesure dans l'eau et donc empêchent de passer.



De retour devant le ressaut il a fallu l'escalader pour pouvoir ressortir. Le pire s'était l'odeur nauséabonde qui venait du peu d'eau croupie qui restait et pour pouvoir ressortir il fallait se hisser en mettant juste le nez au dessus.

On n'a pas vu faire René car il est passé avant qu'on arrive mais il s'en était bien tiré. Coco s'est débrouillé tout seul sans trop de mal. Olivier a enchaîné et là il a fallu l'aide de Mickael pour passer, on ne doute pas un instant qu'il aurait réussi tout seul mais bon là c'est allé plus vite du coup. C'était donc mon tour mais je me suis dit qu'il y avait un bout de galerie juste avant le ressaut et que ça vaudrait peut être le coup d'y jeter un oeil au cas où ... j'ai fait une dizaine de mètres à quatre pattes puis je me suis retrouvé dans une grande galerie avec devant moi pleins de lumières sur des casques. Je venais de rejoindre la galerie principale sans me fatiguer ! J'ai appelé Mickael pour lui éviter de s’embêter lui aussi. En fait le passage se fait par là mais à l'aller on ne l'avait pas vu, cela explique aussi pourquoi le ressaut n'est pas équipé.


On a cassé la croûte en bas de l'aven, puis on a repris notre marche vers la sortie en empruntant une nouvelle immense galerie très jolie. Cela dure environ 300 mètres, c'est blanc, il y a des concrétions de partout, des draperies superbes. La sortie est équipée de quelques barreaux en inox pour descendre les blocs puis on rejoint les voitures en moins de 5 mn.


Je ne connaissais pas ce réseau et franchement je me suis régalé, j'y reviendrai pour faire des séances photos car il y a des grands volumes sympas. Si on passe par l'entrée naturelle il ne faut pas d'équipement, c'est uniquement de la balade souterraine. S'il fait beau on peut équiper l'entrée de la Cotepatière et faire un peu de la corde avant de se promener sous terre, on peut aussi descendre par là à pied mais là aussi il faut poser une corde car le chemin n'est vraiment pas bon.

Hugues.





mardi 1 novembre 2011

VISITE DU PORCHE ROND LE 31 OCTOBRE 2011

Présents : Amélie et Hugues.

A chaque fois que je vais à la Pascaloune ou à la grotte Olivier je regarde ce porche énorme qui est de l'autre coté du ruisseau. J'avais vraiment envie d'aller voir de près ce que ça donne dedans. Avec Amélie on voulait se faire une balade et en discutant avec Jean-Jacques il m'a rappelé ce porche qu'on voulait visiter et topographier donc c'était une bonne occasion.

On a laissé la voiture après le hameau du Marquet puis on a continué à pied par les chemins. A un moment je me suis trompé car on est arrivé en haut de la falaise au lieu de tomber sur le sentier qui sort dans le ruisseau. On a donc fait demi tour et j'ai fini par trouver le bon passage, ça a été notre premier détour de l'après midi. Une fois dans le ruisseau il nous restait plus qu'à le descendre jusqu'au porche.


Je craignais la montée finale mais en fait ça se fait bien, le chemin n'est pas trop raide. Quand on arrive au pied du porche on se rend compte de sa taille impressionnante.

Au fond il y a deux départs. Celui du bas est une ancienne désob dans du sable et de la terre, ça fait une petite salle de 2 x 3 mètres environ. Au dessus il y a une autre galerie qui semble s'enfoncer dans le porche. Pour y accéder il y a une corde en place. Amélie a pris du recul pour pouvoir me guider pendant que j'essayais de grimper mais n'ayant pas de baudrier je n'ai pas pu aller bien loin. La corde me rappait les mains et surtout j'ai eu peur de ne pas pouvoir redescendre donc j'ai laissé tomber.


Amélie au dessin et aux prises de notes, moi avec le laser-mètre, on a fait un début de topographie, quand on reviendra avec le bon matos on pourra la compléter.


J'avais des coordonnées pour la perte du -86 donc j'ai voulu y jeter un coup d'oeil, en fait on s'est retrouvé sur une pointe de rocher au dessus du porche et du mauvais coté du ruisseau donc rien à voir avec l'emplacement décrit par Jean-Jacques. Etant déjà assez haut sur les rochers et n'ayant pas trop le gout de redescendre jusqu'au ruisseau pour remonter ensuite en haut de la falaise j'ai proposé à Amélie de continuer à monter par là. On a réussi à trouver un passage suffisamment praticable et on s'est retrouvé au milieu des arbres sur le plateau. Là il a fallu prendre la bonne direction pour éviter de faire un trop gros détour avant d'arriver à la voiture. Après être passé à coté de plusieurs miradors des chasseurs on a fini par retrouver le champ de lavande qu'on avait emprunté en arrivant. Manque de bol il est immense et on était du mauvais coté donc on a fait tout le tour avant de retomber sur notre chemin.
Une fois à la maison j'ai regardé le parcours qu'on a fait sur carto explorer et donc on a fait une boucle de 5 km en comptant les allers retours pour rien. On s'est bien marré dans les montées à quatre pattes dans le rocher par contre on a été tout les deux un peu déçu par le porche, il est plus joli de loin que de près.

Hugues.

lundi 31 octobre 2011

COMPTE RENDU SORTIE A LA GRANDE SALAMANDRE DU 29 OCTOBRE 2011

Présents : Jean-Jacques, Philippe, Olivier, Mickaël, Claude et Hugues.

N'ayant pas eu d'infos sur l'accès possible à la Grande Salamandre on est donc allé voir sur place. En effet il y a bien des panneaux de placardés à l'entrée du chemin d'approche. On les a lu attentivement en long, en large et en travers. Il est mentionné noir sur blanc et carte à l'appui qu'il est interdit d'emprunter le chemin qui passe devant la grotte et qui rejoint la Cèze, à la place il est conseillé d'utiliser un autre chemin un peu plus loin où passent en semaine les camions qui travaillent sur le chantier. SUR LES AVIS ET ARRÊTÉ PREFECTORAL NULLE PART IL N'EST INDIQUE QUE LA PRATIQUE DE LA SPÉLÉOLOGIE EST INTERDITE OU QUE LA GROTTE EST INTERDITE A TOUTE ACTIVITÉ SPELEO. Ne pouvant pas accéder par le chemin classique il suffit de prendre l'autre chemin autorisé et de finir en prenant un cap direct jusqu'à la grotte. De plus Jean-Jacques était resté aux voitures pour assurer le coup.


L'entrée de la Grande Salamandre est toujours aussi dangereuse, il ne faut pas hésiter à faire démarrer la main courante d'assez loin. J'ai équipé par la voie de gauche car les autres étaient déjà occupées par des cordes (sauf le départ de main courante). De ce coté c'est fractionné deux fois, comme on était 5 ça nous a permis de descendre et remonter plus vite.
Pour le reste du compte rendu je vous laisse regarder les photos car à part balader dans la grande salle et remonter dans les petites escalades il n'y a pas grand chose à faire et donc à raconter. Il y a trois bons moments au niveau sensation dans cette grotte: la descente et la remontée car on se sent tout petit au milieu de ce grand vide et le plaisir des yeux de voir ces immenses concrétions qui se dressent dans ce volume impressionnant.

Même avec la grosse Scurion et ma lampe chinoise j'ai eu du mal à éclairer suffisamment pour faire des vidéos.


















CLIP0003 par MASCDU26


On est resté trois heures dans la grotte environ. Pendant qu'on était sous terre Jean-Jacques a eu la visite d'un beau renard qui est venu casser la croûte juste à coté de lui.
Il fallait faire cette visite maintenant car ce n'est pas sur qu'on puisse y retourner à nouveau ...

Hugues.

vendredi 28 octobre 2011

REPORTAGE SUR RHONEALPES.TV

Une grotte comme vous ne l'avez jamais vu

Il me semble reconnaître quelqu'un du club sur cette vidéo d'une visite de l'aven d'Orgnac. Je sens qu'on va se faire payer à boire bientôt ;-D

Pour des raisons de droit je ne préfère pas copier la vidéo sur le blog mais mettre uniquement le lien pour la regarder, il vous suffit donc de cliquer sur la ligne au dessus.

Hugues.

COMPTE RENDU GRATTAGE A LA BDA LE 27 OCTOBRE 2011

Présents : Olivier et son fils Lilian, Louis un copain de Lilian, Nicolas le papa de Louis et Hugues.

Je voulais gratter un peu dans le fameux trou appelé culs de basse fosse, j'ai profité de la venue d'Olivier avec son fils, un copain de son fils et son papa. Pendant qu'Olivier faisait faire un tour dans la BDA (salle rouge, galerie blanche etc ...) je suis descendu dans la fosse pour reprendre le chantier que j'avais attaqué l'autre jour avec Amélie. N'ayant pas d'outil je n'avais pas beaucoup avancé car je grattais juste avec les mains.

Avec une pelle US j'ai avancé de plus d'un mètre cinquante en une heure, j'ai voulu dès le départ faire un passage assez large et suffisamment haut pour ne pas s'embêter. C'est facile à creuser car c'est uniquement du sable et du limon, ça fait plaisir de pouvoir progresser aussi vite. J'ai donc avancer sur un mètre de large et presque autant de haut.



La couche de sable et limon fait une bonne soixantaine de centimètres d'épaisseur, dedans on y voit les différentes couches de remplissages et j'y ai vu ce qui me semble être deux morceaux de charbon de bois.

Au dessus du remplissage on voit bien que l'eau est passée à un moment. Je ne sais pas combien de temps on va pouvoir creuser mais pour le moment rien n'empêche de continuer car ce n'est pas rempli jusqu'au plafond, on voit que ça continue...


CLIP0001 par MASCDU26

Quand le reste de l'équipe est venue me rejoindre j'étais entrain de ressortir du trou. Olivier et Nicolas sont descendus voir la désob et le bon tas de sable que j'ai déjà sorti. Je les ai fait passer par les deux étroitures pour ressortir dans la galerie des pots, c'était dommage de leur faire manquer ça.

Avant de ressortir on est allé faire un tour dans la galerie où j'espère tomber, j'ai retrouvé la plus vieille signature que je connais à la BDA, elle est quand même datée de 1784, ça nous a fait bizarre quand on a réalisé que c'était 5 ans avant la Révolution Française, dit ainsi ça fait encore plus vieux !

Hugues.

SILENCE PLATEAU, MOTEUR, ACTION ...

Voila le ton est donné pour deux jours de tournage dans les grottes de st Marcel d’Ardèche.

Monteur, preneur de son, metteur en scène étaient là samedi matin pour nous accueillir avec un bon café et une grosse dose de texte à apprendre !

Puis il fallut charger les sherpas de matériels pour de la prise son, lumières et accessoires avant de descendre dans la grotte à la galerie des peintures.

Arrivés sur le plateau, le décor planté, on pouvait commencer à tourner.

LUMIERES, SILENCE PLATEAU, MOTEUR, ACTION


CLIP0001 par MASCDU26

Il fallut plusieurs fois recommencer les scènes pour avoir la bonne prise et voir nos talent d’acteurs s’épanouir et pour attendre le cooouper….. !




Dimanche rebelote « va-si coco tu la tiens nous semblait dire la réalisatrice »

Puis la mâtinée finira par quelques prises de vue et du texte dit en voix-off.

Pour finir Hans nous proposa de découvrir avec une partie de l’équipe de production un morceau du réseau 1.

L’équipe de tournage était composée de 15 personnes, l’équipe spéléo : 1 MASC, 2 st marcel, 3 GSV + 2 individuels (dont MR Patrick S. bien connu des membres du MASC ).


Bref ces deux jours nous ont fait côtoyer les dessous du cinéma ce qui me fait dire que les marches du festival de Cannes ne sont pas si loin … coooouper… !

Claude.

jeudi 27 octobre 2011

PROGRAMME NON DEFINITIF POUR LE WEEK END DE LA TOUSSAINT

Il y a déjà quelques sorties possibles de programmées, d'autres se rajouteront surement d'ici la fin du long week end.

Jeudi après midi 27 octobre : avec Olivier et son fils on va gratter dans le cul de basse fosse de la BDA, c'est là que j'avais repéré un passage possible pour rejoindre une galerie qui d'après la topo serait toute proche. Départ à 13h30 du Quick ou RDV à 14h sur place.


Samedi 29 octobre on va faire la Grande Salamandre. Cette cavité est entrain d'être aménagée pour devenir une grotte touristique. Deux tunnels sont en cours de percement ... le propriétaire a dis que l'accès par l'entrée naturelles serait toujours accessible aux spéléos, on préfère y retourner assez vite quand même histoire de se faire plaisir dans cet immense puits.
Le départ va se faire tôt pour libérer Cathy et Pierre de bonne heure l'après midi. Pour le moment il y a aussi Olivier et moi de la partie.
Départ à 8h30 de Montélimar, sur place vers 9h45-10h00. Donc je rajoute Jean-Jacques, Philippe et Mickael à la liste.

Mardi 01 novembre : le club de St Marcel nous invite à venir avec eux pour déséquiper l'aven de l'Anniversaire. C'est un superbe aven qui se trouve entre Bidon et St Remèze. On est quelques uns à l'avoir déjà fait, il y a pas mal de verticales dont un magnifique puits final, de magnifiques concrétions, draperies et surtout beaucoup d'argile bien grasse. Avec les spéléos de St Marcel il y a toujours une bonne ambiance donc si ça vous tente il ne faut pas hésiter. Faites vous connaitre pour qu'on les prévienne. Personnellement j'ai peur qu'il y ai beaucoup de CO² donc je vais prendre mon joker.


Si d'autres sorties s'ajoute à la liste je ferai des mises à jour de l'article.

Hugues.

lundi 24 octobre 2011

COMPTE RENDU DE LA JOURNEE DU 23 OCTOBRE 2011 AUX FORMOLIDES

Présents de bon matin : Katia, Alain (GSV), Stéphane et Hugues
Dans la journée : Daniel, Silvère, José, Laure, Audrey et Chipie.

On est retourné à nouveau aux Formolidés pour travailler au fond et surtout pour sécuriser la trémie pour ne pas faire tomber des pierres sur celui qui bosse tout en bas. A force de descendre dans la faille en cassant le rocher on a fait un bon gros tas de blocs en haut de la trémie. Même si on les a soigneusement empilé ça reste dangereux quand on attrape les bidons et qu'on les fait passer pour les vider. Je suis souvent au fond pour bosser et je peux vous assurer que je guettais en permanence le moindre bruit qui venait d'en haut.

Pendant que ça bossait dur en haut j'ai continué à élargir la base de la faille, maintenant on peut s’asseoir sur le sol ou se mettre à quatre pattes pour ramasser les cailloux sans rester coincer la tête en bas et les fesses en l'air. Par contre je n'ai pas réussir à ouvrir beaucoup plus le plancher où on voit la suite car c'est composé de calcite et de terre donc les cartouches ne sont pas du tout efficaces dedans. A part du bruit et de la poussière ça ne fait rien de bon.

En haut, Katia, Alain et Stéphane puis Silvère ont fait un très efficace barrage avec les planches qui restaient en stock dehors, maintenant les blocs ne peuvent plus redescendre jusqu'au fond. On a profité des arbres déjà coupés pour rehausser encore plus pour assurer le coup.






Après discussion on envisage de faire un gros week end pour remonter carrément un maximum de cailloux à l’extérieur pour alléger la trémie car comme la fait remarquer Stéphane on est entrain de beaucoup charger en poids et on ne sait pas trop ce qu'il y a dessous ... Quand je suis au fond je vois bien que devant la faille que je descends les 5 mètres sont que du remplissage, on est vraiment sur une énorme trémie, c'est d'ailleurs pour ça qu'on avait mis les planches pour stabiliser jusqu'au fond. Il va falloir en mettre d'autres plus bas car j'ai dépassé la dernière d'au moins 80 cm et ça commence à se vider.

J'ai fait le compte rendu de la partie technique de la journée, pour ce qui est de la partie ambiance ça c'est bien plus difficile mais je vous laisse imaginer avec l'équipe qu'il y avait sur place ... j'ai eu du mal à trouver quatre photos montrables sur le blog et j'ai censuré une vidéo car on est un blog sérieux, enfin presque ;-D.
Des journées comme ça on en refait quand vous voulez !

Hugues.

dimanche 23 octobre 2011

COMPTE RENDU SORTIE A L'AVEN VITALIE 2 DU 22 OCTOBRE 2011

Présents :
Patricia, Olivier et Michel pour le SCSM
Philippe et Hugues pour le MASC

Cela fait déjà pas mal de temps Qu'Olivier et Michel nous proposaient de venir visiter l'aven sur lequel ils travaillent depuis deux ans. On a profité qu'ils venaient pour déséquiper l'aven pour l'hiver à cause des taux trop élevé de CO² pour venir les aider à remonter les kits pleins de 370 m de cordes. Je savais à la lecture du blog d'Olivier que ça serait une belle sortie et en effet on s'est vraiment régalé à descendre de superbes puits jusqu'à - 203 m.

Il y a une bonne entente avec les chasseurs locaux, les contacts fréquents permettent d'entretenir des bonnes relations mais comme une battue était en cours sur le massif on a préféré prendre nos précautions avec les gilets fluos. La marche d'approche dure une bonne vingtaine de minutes.

Olivier et Michel nous ont raconté un peu l'historique du trou, en fait ils étaient entrain de bosser sur un aven quand en attendant que la fumée sorte ils ont ouvert un minuscule trou repéré quelques temps avant par Olivier. A partir de là l'aventure a continué jusqu'à - 203 m le terminus actuel qui n'est pas définitif car le courant d'air est toujours présent.


Il y a de nombreuses heures de travail dans le trou, les puits se sont chèrement défendus grâce à des méandres impénétrables ou par des étroitures sévères. Il a fallu faire parler la poudre pour ouvrir les passages, maintenant c'est vraiment de tailles honnêtes mais je n'aurai pas voulu les tester au départ.
On a enchaîné les superbes puits qui traversent trois couches de calcaires différentes. Tout a été ciselé par le passage de l'eau, ça montre que quand l'eau doit rentrer dans ce trou il ne vaut mieux pas être sur le passage.





Michel m'a raconté qu'au départ il fallait passer ce boyau à plat ventre, en rampant péniblement et qu'avec le CO² c'était vraiment très pénible. Maintenant après l'agrandissement il se fait sans problème à quatre pattes.

Le plus beau puits fait 42 m je crois, il est lisse, blanc, droit et très grand, un vrai régal pour les yeux à descendre.



Il reste encore un passage un peu étroit vers -100 m, une chicane à passer à plat ventre puis un boyau qui donne en haut d'un puits. A l'aller ça va, c'est un peu acrobatique pour sortir dans le puits mais ça passe. Au retour c'est un peu plus difficile car il faut s'engager dans le boyau en étant encore sur la corde donc il ne faut pas s'embrouiller avec les longes. Après il ne reste plus qu'à refaire le ramping dans l'autre sens.


A la descente on avait ressenti les méfaits du CO², à la remontée il a donc fallu adopter un rythme tranquille pour ne pas trop vite s’essouffler, mais bon on a eu des sorties bien plus gazées que celle là. Par expérience Olivier sait que ça va empirer avec la chute des températures donc il préférait retirer tout l'équipement pour le nettoyer et le contrôler avant de tout réinstaller au printemps prochain pour reprendre le gros chantier qui les attend au fond. Pour le moment le passage est gros comme un ballon de handball, c'est dans la calcite et donc pas facile à travailler. Derrière ça continue en méandre ... le courant d'air était bien présent.

Un grand merci à Olivier et Michel pour l'invitation car avec Philippe on s'est vraiment régalé, on n'a pas tous les jours la chance de descendre d'aussi jolis puits. Il ne reste plus qu'à descendre encore un peu puis à tomber dans des grandes galeries avec pourquoi pas une rivière en prime.

Hugues.





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