lundi 7 mars 2011

COMPTE RENDU SORTIE GROTTE DU HOUX DU 06 MARS 2011

Présents : Yves, Olivier et Hugues.

Deuxième séance à la grotte du Houx (ou Frochet supérieur) pour faire les relevés topographiques. La semaine dernière avec Ludwig on s'était arrêté au pied des premières belles concrétions.

La montée jusqu'à l'entrée est toujours aussi raide mais avec une bonne météo c'est déjà un peu plus agréable. Ce coup ci on n'avait pas Jean-Jacques pour nous attendre avec un gros feu pour qu'on se réchauffe donc le beau temps était le bienvenu.

On a mis que 40 mn pour arriver jusqu'à notre terminus de la semaine dernière du coup on a pris notre temps pour manger avant d'attaquer la topo, dommage je n'avais pas pris de demi poulet ni de patates. On s'est allégé au maximum puis on a monté le premier ressaut. C'est de là que part un tuyau qui recueille l'eau et ainsi l'empêche de se mettre dans le boyau qu'on emprunte au dessous et qui couperait toute possibilité de ressortir donc il faut bien faire attention de ne pas l'accrocher.

Dés qu'on est arrivé en haut on a eu l'impression de changer de grotte, cela n'a rien à voir avec tout le niveau inférieur, c'est plein de concrétions, de draperies, de coulées de calcites. Comme la semaine passée j'ai repris le rôle du scribe, Yves a fait les mesures et Olivier a pris la mire, du coup j'étais en avance sur eux pour ne pas gêner et je n'ai pas arrêté de leur dire que c'était encore plus beau devant.

Ce qui est agréable c'est qu'en plus d'être super beau c'est aussi assez grand et on progresse toujours très facilement. On avance dans un méandre très confortable, l'eau passe dans nos pieds sur un plancher de calcite, il y a très peu de zones argileuses mais par contre chaque petite cascade est magnifique car la roche est découpée et travaillée par le passage de l'eau.

Dans un des rares dépôts d'argile sur le coté il y a ce magnifique squelette de chauve-souris, il faut espérer qu'une crue ne vienne pas l'emporter un jour. A un autre endroit on a trouvé aussi une multitude de petits os de chauve-souris, ça fait bizarre car on dirait qu'elles viennent toutes mourir à cet endroit.




On a enchaîné les visées dans une galerie de plus en plus belle, j'y ai vu des concrétions que je n'avais jamais vu ailleurs et ce qui est très intéressant c'est qu'il y en a de toutes sortes, j'avais l'impression d'avoir un échantillon de tout ce qui peut se faire sous terre.
Tout le long de la galerie il y a des petits ressauts à passer, ils sont équipés avec une corde mais c'est quand même de l'équipement "de première", heureusement que c'est plus une aide pour les escalades car juste avec l'assurance de bloqueur de poitrine on peut tous les passer.
Yves ayant récupéré une ancienne topo on avait déjà une idée du profil de la grotte donc après avoir passé une première petite salle très jolie puis grimpé un ressaut quand on s'est retrouvé dans un cul de sac on a compris qu'on avait loupé quelque chose car il nous manquait une immense salle.


On a vite trouvé le passage qui était juste au dessus de nous et après avoir franchi une large étroiture on s'est retrouvé en effet en bas d'une grande pièce. On a continué à faire les visées tout en remontant des immenses coulées de calcite et là à mesure qu'on avançait on a découvert encore pleins de choses magiques : des cristaux, des concrétions bizarres, des zones blanches comme de la neige etc ...




La salle étant si immense et l'heure ayant déjà pas mal tournée Yves a pris l'option de faire le tour de la salle pour avoir un premier aperçu du volume puis on a descendu sur le coté pour retrouver encore une autre salle toujours aussi grande et là aussi on a fait juste quelques mesures mais il va falloir qu'on y revienne pour vraiment prendre le temps de topographier ce secteur.
On a eu du mal à repartir tellement c'est beau, on avait toujours envie d'aller voir encore un peu plus loin, quand on voit des coulées de plusieurs mètres de haut ou des cristaux énormes dans une vasque ça nous laisse imaginer la joie qu'ont du éprouver les gars qui ont fait la première dans cette grotte car toute la partie du bas qui est si ingrate ne laisse pas imaginer qu'il y a tout ça plus loin.



Je l'ai dit à Yves hier sous terre et je le redis aujourd'hui sur le blog c'est très intéressant de faire de la topo car on a vraiment le temps de découvrir la grotte, on ne court pas sous terre (ce n'est pas souvent dans nos habitudes car on n'est pas des champions du monde dans le club) mais comme on s’arrête régulièrement pour faire un point on remarque pleins de choses qu'on aurait forcement loupé en progression normale.
Cette grotte mériterait qu'on y fasse une journée photo mais le gros problème c'est le passage étroit dans la partie pénible, c'est dommage que les gars qui bossent encore dans cette cavité aient pris l'option de le laisser volontairement car il ne faudrait pas grand chose pour l'agrandir. Moi j'y passe vraiment sans souci, physiquement et mentalement donc ce n'est quand même pas très difficile mais bon vous connaissez mon gabarit ...

Je mets le diaporama photo pour vous montrer toutes les photos, j'ai eu du mal à en sélectionner qu'un petit nombre pour les mettre directement dans l'article. N'hésitez pas à les regarder en plein écran quand le diaporama est lancé en cliquant en haut sur le symbole avec les deux flèches dans un cadre.

Hugues.
























samedi 5 mars 2011

COMPTE RENDU DE LA SORTIE A L'AVEN DOUBLE DU 05 MARS 2011

Présents : Amélie, Jean-Jacques et Hugues puis Cathy et Pierre JT.

Retour à l'aven double pour une sortie d'initiation, le programme de la journée était de mettre Amélie et Cathy les fesses dans le vide en leur faisant descendre un petit puits. Avec Jean-Jacques on a équipé les deux voies de la première entrée. La dernière fois l'équipement ne m'avait pas trop plu et donc j'ai pris le perfo pour planter deux spits pour mettre une déviation à chaque corde pour éviter les frottements. Cathy et Pierre sont arrivés pendant qu'on finissait de poser les cordes, après ça on a pu manger tous ensemble.


J'ai accompagné Amélie tout le long de sa descente, le premier contact avec le vide n'a pas été évident puis une fois partie elle a assuré une bonne descente bien régulière. Cathy et Pierre ont suivi derrière nous, là aussi ça c'est bien passé.

Une fois tous les quatre en bas on est parti faire la visite habituelle par les passages étroits et un peu gras. Jean-Jacques connaissant très (trop ?) bien la cavité a préféré rester dehors, moi l'ayant faite de nombreuses fois aussi j'ai préféré enlever mon baudrier avant les parties plus étroites. On a vraiment bien rigolé à progresser à plat ventre sur l'argile ou dans les boyaux de calcite. La dernière fois avec Philippe, Olivier et Michel on s'était arrêté sur une étroiture qui nous paraissait infranchissable, là il a fallu que je trouve pleins de mauvaises excuses (style : si tu passes attention tu vas être toute seule ou bien pense qu'il faut revenir, ne reste pas coincée ...) pour empêcher Amelie de passer, on va quand même pas se faire ridiculiser par une nouvelle.




Après s'être amusé un moment on est revenu aux cordes pour remonter le puits. Cathy et Pierre sont passés en premier, cela a été un peu difficile pour Cathy qui commençait à être fatiguée. On a suivi derrière eux, Amélie s'est bien débrouillée, la remontée n'a pas posée de problème.

J'étais bien content de ne pas avoir prêté de combinaison à Amélie ce coup ci quand on a vu dans l'état qu'elle est ressortie, le seul endroit non couvert par l'argile c'est sous le baudrier.


Hugues.













Un inter-club de sudiste

Ce petit mercredi 02 Mars fut rempli sur toute sa longueur. Nous sommes partis pour faire un canyon et nous en avons fait trois. Nous : Olivier et Aurore du A.S.M ( Ambiance Speleologique Mursoise ) Benoit du Club Alpin Français et moi ( Ludwig ) du M.A.S.C.

Premier canyon :
Une grosse heure de marche nous amène au départ du Vallat du Tombereau. Canyon offrant une vue splendide sur la face Nord du Mont-Ventoux.

Olivier, Aurore et Benoit au départ du Vallat du Tombereau.

Olivier avant la C30

Benoit prend le soleil avec son casque de Calimero !!!

Aurore se sépare de sa cagoule.

On fait les lézards au soleil.
De ce canyon nous sommes sortis vers 14 H. Une journée sans femmes ni enfants étant précieuse, nous avons gardé les combis pour foncer au canyon du Crestet à 30 min de voiture...

Ce canyon n'a pas beaucoup de soleil, mais a de grandes vasques émeraudes pour se jeter dedans !!!


Fin de ce canyon vers les 17 heures, on va pas en rester là !!!. On file sur Venasque pour se finir avec un tout petit canyon.

La C20 finale.

L'amarrage foireux.

Les ravis de fin de journée. On a perdu Aurore qui reste dormir dans la voiture !!

Un coucher de soleil Vauclusien que connaissent bien peu de dromois.



Merci à Maud (Madame Benoit) pour le prêt de son Zafira. Promis l'odeur de raton laveur part au bout de 15 jours...

Bref du canyon de 08h00 à 19h00. Gros soleil et pas un brin de mistral.
Je vous invite à faire un tour vers un des club spéléo le plus actif du Vaucluse (100/sortie/an env.) : http://www.speleo-vaucluse.fr/

Ludwig.

vendredi 4 mars 2011

PROGRAMME DU WEEK END DU 05 ET 06 MARS 2011

Samedi 05 mars 2011 : Aven Double à St Remèze, on profite de ce petit trou qui peut être équipé en double pour continuer l'initiation d'Amélie. Prévus pour le moment : Amélie, Jean-Jacques et Hugues, départ à 10h00 du Quick ou RDV sur place à 11h00.

Dimanche 06 mars 2011 : retour au Frochet pour continuer la topographie, Yves nous a promis du beau temps ... Si j'ai bien suivi Olivier S. est partant avec moi pour rejoindre Yves. Départ à 9h00 ça serait bien.


Hugues.

mercredi 2 mars 2011

VENDREDI 4 MARS ASSEMBLEE GENERALE DU MASC

Petit rappel : vendredi 04 mars a lieu l'AG du club à partir de 20 heures 15, c'est toujours l'occasion de faire le point sur les activités passées et futures et surtout pour se retrouver autour d'un verre et de bonnes tartes. Cette année encore cela aura lieu dans la salle du stade Tropenas, sous les tribunes.

Jean-Jacques

dimanche 27 février 2011

COMPTE RENDU DE LA SORTIE DE LA GROTTE DU HOUX DU 27 FEVRIER 2011

Présents : Jean-Jacques, Yves, Ludwig et Hugues.

On est allé à la grotte du Houx qu'on appelle aussi grotte du Frochet supérieur.

Déjà je vais régler le problème de la météo : on a eu un temps pourri avec de la pluie en continu juste entrecoupée d'averses de neige, génial donc, surtout pour redescendre de la grotte. L’accès à la grotte, c'est le deuxième point que je vais aborder : ça grimpe bien, il y a un bon dénivelé pour certains passages mais dans l'ensemble ce n'est pas monstrueux, faire ça par beau temps ça doit être sympa, par temps pourri c'est assez dangereux au retour.



Jean-Jacques ne voulant pas se casser les genoux nous a attendu à l'entrée du porche de la grotte du Frochet (celle du bas), il était à l'abri, dans un cadre superbe et pendant qu'on était sous terre il s'est bien occupé en nous faisant un bon feu qu'on a vraiment apprécié en ressortant.

Dans les premiers mètres de la galerie on a trouvé énormément de dolichopodas, la grotte étant sèche et "chaude" il y a des bonnes conditions pour eux.

Les 400 premiers mètres sont assez cassants car on est pratiquement toujours à quatre pattes, il faut jeter le kit devant et avancer ou le tirer en espérant qu'il ne reste pas coincé dans les marmites. De temps en temps il y a un peu de l'escalade à faire, ça se passe bien mais ça doit être un peu limite si on n'a pas un minimum de pratique. Avant de finir la partie pénible il y a deux étroitures à passer. Je les craignais car je n'aime pas ça mais au final ça va, elles se passent bien, surtout que Yves nous a bien guidé pour les franchir.
On a mis juste une heure avant d'arriver dans la zone à topographier. Après un rapide casse croûte (un demi poulet et des patates pour Ludwig) on s'est mis au boulot, Yves aux commandes, Ludwig à la mire et moi pour faire le scribe. On est parti vers l'aval ou l'amont je ne me rappelle plus désolé.


On a bien bossé, les mesures se sont enchaînées assez vite, toujours dans la bonne humeur, Yves a réussi à garder son petit personnel dans le droit chemin mais ça n'a pas toujours été facile.

Au bout d'un moment la galerie s'est rétrécie, elle devenue boueuse, puis s'est même pincée à en devenir impraticable. On a trouvé plusieurs araignées sur les parois ce qui nous laisse penser qu'on ne doit pas être bien loin de l'extérieur.

Il ne nous restait plus qu'à faire demi tour pour faire un peu de la topo dans l'autre branche (donc amont ou aval). Sur le retour il y a quelques passages assez acrobatiques qui demandent d'être à l'aise pour progresser surtout qu'on n'a pas la place pour aider ou assurer quelqu'un qui serait en difficulté.


La deuxième branche est agréable pendant un bon moment car on est sur du sable, c'est reposant pour faire de la topo puis on arrive dans une désob, là c'est différent car il y a quelques mètres assez "intimes". Il faut ramper pour pouvoir avancer, ce n'est pas très large ni très haut, heureusement c'est toujours du sable au sol. Dans tout ce passage il y a un tuyau qui permet de vider un siphon qui est au dessus dans la grotte. Quand l'eau monte trop haut ça déborde dans ce tuyau et ça vient se vider dans un bout d'actif, à chaque vidange ça fait un bruit bizarre.

N'ayant pas le temps pour faire la topo plus loin on s'est arrêté à ce niveau, juste au pied de la plus jolie salle de la grotte, ça donne vraiment envie d'y retourner pour voir la suite.
Il ne nous restait plus qu'à ressortir en passant à nouveau les deux étroitures, les passages délicats en désescalade, les zones de quatre pattes avec le kit qui se coince ... il nous a fallut juste une heure pour rejoindre le porche d'entrée.
Quand on est sorti il pleuvait toujours, la descente jusqu'au porche où se trouvait Jean-Jacques a été très glissante, pour rester sur nos pieds ce n'était vraiment pas évident. Quand on a eu rejoint Jean-Jacques on a pu profiter de son feu qu'il nous avait préparé, ça a été très agréable de se coller tout contre.

Le retour à la voiture a été souvent acrobatique, il fallait rester debout et ne pas descendre sur les fesses.
On a passé une bonne journée, dommage que la météo ne nous ai pas permis de profiter plus du paysage. Maintenant que je connais cette grotte je la déconseille pour les gens qui n'ont pas un minimum de pratique et de physique car elle casse pas mal les jambes et il y a quelques passages techniques où on ne peut pas aider car il n'y a pas la place pour assurer quelqu'un.

Hugues.



















samedi 26 février 2011

NOUVELLE PLONGEE "D'EMANCIPATION" A BOURG SAINT ANDEOL.




Avec Michel S, qui tend à être mon fidèle équipier en plongée souterraine, nous sommes retournés pour la troisième fois en ce début d'année à Bourg Saint Andéol pour une nouvelle immersion dans le Goul de la Tannerie.
Cette fois c'est avec deux relais 6L que nous décidons de faire la balade. Pour essayer d'aller un peu plus loin que la dernière fois où nous n'étions partis qu'avec un dorsal bi 2x8,5 L, mais aussi pour répéter les manips d'accrochage et de décrochage des relais sur le harnais et pour tester notre "vélocité" sous l'eau avec un tel barda ;-\

A cause d'un petit problème de mise en débit continu récurrente sur un de mes détendeurs je serai le premier à devoir faire demi-tour en n'ayant atteint qu'à peine plus de 500 m dans la galerie dont la profondeur reste relativement constante jusqu'à 700 m. Michel aurait sans doute pu faire faire encore quelques bonnes dizaines de mètres avec les bars qu'ils lui restaient, mais il me suivra pour le retour sans m'en tenir rigueur; aurait-il atteint le sommet du puits ? pas sûr.
Finalement la progression et les manip ne se sont pas trop mal passées, enfin pour les néophytes que nous sommes, restent bien sûr quelques réglages pour l'accessibilité et le confort de port du matériel. Mais il n'y a pas d'autre solution que de se mettre en situation.

Petit souci matériel pour Michel en sortant de la vasque qui gâche un peu la fin de journée. Hormis cela nous sommes bien satisfaits de notre petit périple.
La prochaine fois gonflage à la capacité maxi + des blocs, et je suis sûr qu'on ira jusqu'au puits.

Olivier S.

mercredi 23 février 2011

TOPOGRAPHIE A LA GROTTE DU FROCHET DIMANCHE 27 FEVRIER 2011


Cela fait pas mal de temps qu'on parle d'aller donner un coup de main à Yves pour la topo de la grotte du Frochet, ce coup ci on a fixé une date : on y monte dimanche.

Au programme : grimpette jusqu'à la grotte, topo, visite et photos. Peut être un peu de calibrage de l'étroiture qui embête Yves avec un marteau et un burin. Il y a juste trois ressauts à passer cela permettra de faire un peu de la corde.

Comme il ne faut pas arriver sur place trop tard il faudrait partir de Montélimar au maximum à 9h00.

Hugues.

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