Présents : Philippe, Pierre JT, Jean-Luc, Michel C, Michel M, Michel B et Hugues.
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Trois Michel dans une équipe ce n'est pas évident, sous terre ils répondent tous les trois en même temps, pour faire le compte-rendu ça va être un peu plus simple.
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Après avoir acheté du pain, bu un café à Chamaloc, on est arrivé au bord du trou vers 10h00, sachant qu'il n'y avait pas de marche d'approche donc pas de perte de temps on n'était pas bousculé. On s'est changé puis Philippe est passé en premier pour équiper le trou.


Toute la première partie de la cavité est dans le même style : du rocher brut, pas une trace de boue, des rognons de silex qui dépassent de partout. Après un premier P17 de toute beauté on descend par une faille qu'on va garder un bon moment, ce n'est pas trop large mais ça va, ça passe bien, au milieu il y a un P9 et un P4 qui s'enchaînent. On descend ainsi jusqu'au dessus du superbe P31, celui là est vertical et s'élargit progressivement vers le bas. Là aussi c'est que de la roche, par endroit elle est bien déchiquetée par l'érosion.


On a le choix pour l'équiper, soit direct jusqu'en bas en posant une déviation soit en faisant un fractionnement à dix mètres du fond, Philippe a pris cette option, étant nombreux ça nous a permit de descendre et surtout de remonter plus rapidement. Le fractio du bas était juste un peu "sportif" à passer, ça rajoute un peu de l'action à la sortie.

Arrivé en bas on s'est engagé dans un petit boyau pour ressortir dans les grands volumes, c'est toujours impressionnant de tomber dans des grandes salles avec des cheminées énormes, avec mon éclairage on se rend bien compte de leurs hauteurs. La surprise c'est de se retrouver au milieu de remplissages d'argile entrecoupés de passages propres où l'on retrouve du gravier et des blocs de silex énormes. Il y a pas mal d'empilages de graviers collés entre eux qui donnent des formes originales, ça semble tout fragile mais ça tient en équilibre.
Là ça change d'ambiance car on se retrouve dans une galerie boueuse très décorée, il ne faut pas s'arrêter sinon on peut y perdre ses bottes qui restent collées dans l'argile. Au bout d'une centaine de mètres on retombe dans une grande galerie avec à nouveau des murs immenses et sans concrétions, juste du silex qui dépassent de partout.


Philippe et Pierre sont remontés en premier dans le P31 pendant ce temps le reste de l'équipe a voulu visiter le réseau amont. Pour cela il faut s'engager dans un méandre qui part du bas du P31. Je suis passé en premier, au début ça va, on est à quatre pattes et on progresse bien, ça fait 60 cm de large et 80 de haut environ. Au bout de quelques minutes la largeur se rétrécit, on peut mettre encore une jambe au fond et une autre sur le coté, le plafond est toujours haut. Encore quelques mètres et là ce n'est plus assez large pour rester à quatre pattes et il faut attaquer le ramping en ce mettant sur le coté. Là ça commençait à moins me plaire. D'un coup le sol et le plafond ont commencé à se rapprocher donc ramping avec une épaule qui frotte par terre (c'est normal) et la deuxième qui frotte au plafond (berk). J'ai commencé à me demander ce que je faisais là dedans mais j'ai continué...encore quelques mètres et là ça frottait vraiment de partout, j'ai réussi à regarder derrière moi et j'ai réalisé que je ne pouvait pas reculer facilement car j'avais quatre personnes qui me suivaient! Quand j'ai dis : tout le monde recule car ça va pas le faire ! je pense que mon message est bien passé et qu'ils ont compris que je ne rigolais pas car ils ont gentiment attaqué le ramping en marche arrière pour ne pas que je ne stresse encore plus. Devant ça se rétrécissait toujours et surtout il y avait un virage donc je ne voyais pas la fin du méandre, c'est dommage car il ne devait pas rester grand chose à faire. Quand on a pu faire demi tour dans un espace un peu plus grand j'ai bien proposé aux autres de passer devant moi pour retenter mais il n'y a pas eu de volontaire. Je n'ai pas fait de photo ou de vidéo de ce passage, à l'aller parce que je n'arrivais pas attraper mon appareil car c'était trop étroit pour ça quand j'y ai pensé et au retour car j'avais qu'une envie c'était de sortir de là.
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Une fois de retour dans des volumes corrects ça allait mieux pour moi. On est tous remonté par les puits, Michel C s'est occupé de déséquiper derrière nous. Une fois dehors on a retrouvé Colette et Jean-Jacques qui nous avaient rejoint en baladant, ils nous avaient préparé le goûter qu'on a dégusté à l'ombre des arbres, allongés dans l'herbe, le plan royal pour finir une sortie bien sympa avec un groupe qui n'a qu'une envie : se faire un maximum plaisir.

TPST : 5 heures.
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Hugues.
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